Patrolin : J’ai décidé d’arrêter d’écrire
On ne se méfie jamais assez des écrivains à la langue fluide. C’est beaucoup de travail ingrat. Ainsi Patrolin, l’auteur, décide-t-il de cesser. Vivre le monde, sans se balader avec des trucs notés sur des facturettes, des courriers du gaz, la marge du journal, avec cette ambition, mettre en mot l’instant, le bruissement des feuilles, l’idée traversante, la rue. Laisser vivre le monde. J’ai décidé d’arrêter d’écrire serait donc l’histoire d’une désintoxication. Il y a double bind romanesque : l’écrivain se tait, tandis que le narrateur rapporte le détail du renoncement. Mais ils ne font qu'un. (Lire l'article)
Grand blond avec pantomime
Au Théâtre de l'Atelier à Paris, Pierre Richard interprète Monsieur X, un vieux peintre montmartrois. Un spectacle sans parole et sur un fil, ponctué de gags sonores et de surprises visuelles sur fond de poésie surréaliste. Léger mais non sans charme.
France-Portugal : Dieu n’existe que de temps en temps
Pire encore, dans les prolongations, ce but portugais venu de nulle part qui scelle l’injuste destin du match.
Qu’a fait le Portugal pour mériter de soulever la coupe ?
Rien.
Ce qui confirme ma théorie que Dieu n’existe que de temps en temps, et que les rares fois où il existe, c’est pour récompenser l’injustice, la médiocrité et le conservatisme.
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J18 – Retour à la nature
Un match décalé d’un jour, un autre reporté et deux qui se sont joués dans la purée de pois : le brouillard a sévi ce week-end sur les pelouses de Ligue 1. L’occasion de se souvenir que la nature existe. Les origines du football sont rurales. Héritiers du harpastum romain, la soule française et le hurling over country anglais mettaient aux prises des villages entiers rivalisant les jours de fête pour porter une balle dans des camps distants de plusieurs kilomètres. On franchissait des haies, on sautait des fossés, on traversait des rivières, on pataugeait dans la boue. On luttait contre l’adversaire autant que contre la nature. Désormais, le football n'est plus que le combat de l’homme contre l’homme. (Lire l'article)
Clics diaboliques
Qui n'a pas été sur le point de jeter par la fenêtre la souris d'un fils jouant frénétiquement à Animal Crossing sur son ordinateur? C'est ce que vient de faire un père excédé par ces "clics diaboliques". Et il ne s'est pas contenté de défénestrer la souris...
Black is Black
Ceux qui sont nés dans les années 80 ont intégré dès le berceau le concept de crise. Ils ont vu le jour dans la crise, ils ont appris très vite que la crise serait leur unique horizon, ils ont été des enfants puis des adultes de la crise. Mais aujourd'hui c’est pire. Maintenant les maternités grouillent d’enfants de la fin du monde. Ces poupons-là viennent de débarquer sur une planète qui court à sa fin, ils sont programmés pour l’autodestruction, la fin du monde est leur unique horizon. (Lire l'article)
Finissons-en avec le braconnage !
Une pétition exigeant la fin du braconnage préconise l'éradication des espèces concernées.
Marathon en chambre : premières réactions
Suite à la publication de l'article annonçant la nouvelle formule de marathon qui sera expérimentée dans quelques mois à Rio, nous avons reçu un abondant courrier.
Le chapotame
L'existence de ce drôle de mammifère n'est absolument pas certifiée. Un photographe prétend néanmoins en avoir rencontré un au cours de ses voyages. Il en aurait réalisé quelques clichés qui, comme de bien entendu, auraient été perdus.
“La traduction est un autre livre”
Le moins que l’on puisse dire, c’est que lorsqu’il porte des jugements sur la traduction et les traducteurs, Thomas Bernhard n’y va pas avec le dos de la cuiller. “Une traduction est un autre livre", affirme-t-il. Et celui-ci n’a plus rien à voir avec l’original. C’est un livre de celui qui l’a traduit.” L'occasion de revenir sur le personnage du traducteur en spectre et en auteur. (Lire l'article)
Le Manchot et les conserves
A priori, manchots et lions ne sont pas faits pour se rencontrer. Sauf quand une conserve de sirop de sucre Lyle échoue dans l'Antarctique. La suite des surprenantes aventures des sphéniscidés...
Traduire l’impossible (entretien avec Alena Lapatniova)
Dans Les Enfants d'Alendrier, du romancier biélorussien Alhierd Bacharevič, la langue est non seulement le thème central du livre, mais un personnage à part entière. Rencontre avec l’une des deux traductrices, Alena Lapatniova.
Il Miracolo, une histoire du trouble
Dieu, ces derniers temps, visite souvent Arte et c’est tant mieux. Après Au nom du père, co-production avec le Danemark, et son ravageur pasteur, voici Il Miracolo, co-production avec l’Italie, avec sa vierge en plastoc qui pleure des litres de sang. Serait-ce un rien passéiste ? Parce que l’Italie, là, semble moins habitée par les miracles de la madone que par de bons vieux démons. Erreur. (Lire le guide)
Heinrich Kley
Le peintre et illustrateur allemand Heinrich Kley (1863 Karlsruhe - 1945 Berlin) serait-il...
J24/25 – Tragédie en trois actes
Dimanche, le stade Vélodrome fut pendant quatre-vingt-quatorze minutes le théâtre d’une tragédie des plus classiques, respectant unité de lieu, unité de temps, et l’unité d’action d’une intrigue simple : la vaine lutte d’un club aspirant à retrouver sa gloire passée contre des forces implacables incarnées par un club rival, plus talentueux et plus expérimenté. Rien ne manque à la tragédie : le héros refusant d'abdiquer face au destin (Cabella), le chœur (les supporters), le titan (Zlatan), le deus ex machina (une erreur d'arbitrage) et les dieux du stade (le PSG). Le tout en trois actes. (Lire l'article)
Une Belle Histoire
Au printemps 2017, Stephen Hawking déclarait à la BBC que les humains, s'ils voulaient survivre, devaient quitter la Terre d'ici 100 ans afin de coloniser une autre planète. En cause : une éventuelle guerre nucléaire, le changement climatique, une épidémie virale et/ou les progrès incontrôlables de l'intelligence artificielle. Un an plus tard, le célèbre physicien quittait lui-même la Terre, pas pour la planète Zorglub mais pour une tombe à l'abbaye de Westminster, aux côtés de celles de Newton et de Darwin. Ses cendres reposent désormais sous une pierre engravée de la formule T= hc³/ 8πGMk. C’est l'équation dite de Bekenstein-Hawking qui décrit l'entropie des trous noirs, en d’autres termes (très simplifiés) la quantité d'information qu'ils renferment. Et si cette inscription, choisie par le savant lui-même, était un ultime message ? (Lire la suite)


















