La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Archives
Ray Davies © Alex Lake
Musiques

Ray Davies, un Kinks de retour

Americana était déjà le titre de son livre autobiographique publié en 2014. C’est aujourd’hui aussi le titre du dernier album solo du leader des Kinks, ce groupe britannique légendaire des années 60. A 73 ans, Ray Davies, n’a rien perdu de sa voix qui redevient vite familière dès qu’il entonne Americana, son ode à la mythique Amérique de sa jeunesse, véritable muse des compositions des Kinks. (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Zénaïde Fleuriot en un torride hiver

Depuis 1993, la revue britannique Literary Review décerne annuellement un Bad Sex in Fiction Award, à savoir un prix de la pire scène de sexe dans un livre récemment paru. La chose est devenue une institution au même titre que le prix Goncourt, en plus drôle cependant. Les lauréats, tous coupables d’un “usage grossier, insipide et souvent routinier de passages redondants de description sexuelle”. Il y a des jolis noms dans la liste des (mal)heureux gagnants. Exemples… (Lire l’article)

Photographie, Trotsky, photos inédites

Il était dix-huit négatifs…

Pendant plus de quarante ans, Gilles Walusinski a conservé la pochette que lui avait remise son père et qui contenait dix-huit négatifs représentant Trotsky et ses proches au Mexique. Pour lui, ces photos ne sont pas seulement des documents historiques mais une clé qui ouvre sur sa propre histoire, sur celle de son père, Gilbert Walusinski, et de toute une génération de militants révolutionnaires anti-staliniens, regroupés autour du journal La Révolution prolétarienne, animé par Pierre Monatte et Alfred Rosmer. Vieil ami de Trotsky, Rosmer avait prêté en novembre 1938 sa maison de Périgny en région parisienne pour la réunion de fondation de la IVe Internationale. Une maison où Gilles Walusinski enfant a souvent séjourné dans les années cinquante.

Philippe Annocque: Elise et Lise, Quidam éditeur
Livres, Ordonnances littéraires

Philippe Annocque parce que, quand on voit ce que l’on voit et que l’on entend ce que l’on entend…

Il est des époques troublées où les faits, même proches, même filmés, même prouvés, se dérobent. On l’on peut dire blanc puis noir puis blanc puis noir, et même blanc et noir simultanément sans avoir le sentiment de tromper qui que ce soit. Des époques où l’on peut regarder la pluie tomber en affirmant que le soleil brille, parce que chacun peut avoir sa propre opinion, n’est-ce pas, on est des hommes et des femmes libres, hein, alors, voilà, le soleil brille. Au milieu de tout cela, sort le dernier roman de Philippe Annocque, Élise et Lise, drôle de conte de fées sans fée. Éclairant. (Lire l’article)

“Big Bad Wolf chez Ibn al-Haytham”: Une chronique avéryenne de Nicolas Witkowski
Chroniques avéryennes, Écrans

Big Bad Wolf chez Ibn al-Haytham

Le regard, chez Tex Avery, c’est toute une histoire… On a déjà vu les yeux du méchant loup palper Droopy pour s’assurer de sa présence. Bien plus souvent, ils vont palper le petit chaperon rouge ou Cendrillon avec des buts moins avouables. Grande est la variété graphique des représentations du regard — de l’œil exorbité et “sonnant et trébuchant” à l’onde impalpable mais transportant de l’énergie. Cette obsession visuelle est-elle un simple fantasme avéryen ? Pas du tout. La fixation pathologique de Tex Avery sur le regard a, comme son homoncule sensoriel, de très anciennes racines historiques. (Lire l’article)

Mère migrante, photo Dorothea Lange, 1936
Photographie

Dorothea Lange, retour sur icône

Mère migrante est une des photos les plus célèbres de Dorothea Lange, et figure en bonne place dans l’exposition que le Musée du Jeu de Paume à Paris consacre à la photographe américaine. Retracer son histoire permet de reposer plusieurs questions fondamentales : sur le statut de la photo documentaire, sur les rapports entre le photographe et son modèle, sur la liberté artistique, sur le copyright, sur le droit d’auteur et sur le droit à l’image. Des questions que Dorothea Lange était loin d’envisager ce jour froid et pluvieux de février 1936 où elle décida d’arrêter sa voiture, sur l’U.S. Route 101, à proximité de la petite ville de Nipomo, entre San Francisco et Los Angeles. (Lire l’article)

Manchots, Zoologie

La patte ou la bourse

Quand, à l’aube du XXe siècle, le marin James Paton transforme la patte d’un manchot en porte-monnaie lors de ses veillées en Antarctique, il est loin d’imaginer que son “œuvre”, collectée par un musée, témoignera plus d’un siècle plus tard de la condition de l’homme moderne et désœuvré dans la glace.

Photographie

Alfred Soyer, photographe

Septembre 1967, c’est décidé, je veux devenir photographe. Fidèle alliée, ma grand-mère Georgette, encourageant l’affirmation de ma vocation, me propose de rendre visite à son frère Paul, qu’elle voit peu. Paul nous reçoit et me donne une petite valise en cuir noir. C’est, me dit-il, la valise qui contient un appareil de ton arrière grand-père Alfred Soyer, le dernier qu’il avait acheté en 1910, deux ans avant son décès. Avec l’appareil, il y a aussi des plaques de verre, des tirages, des albums. Le tout permettant, à travers la reconstitution d’une histoire familiale, un retour aux sources de la photographie. (Lire l’article)

El Pacto de Adriana, un documentaire de Lissette Orozco, Chili, 2018
Cinéma, Écrans

Le pacte d’Adriana

Le Pacte d’Adriana, premier film réalisé par Lissette Orozco, intime, bousculé, avec vidéos familiales bancales, où certains parents ont fait flouter leurs visages, avec longues conversations par Skype, portables… est une investigation erratique et cruelle au sein d’une famille portée sur le silence, et d’un pays qui oublie.

Sépànd Danesh, Soulèvement, 2015. Huile, spray et acrylique sur toile, 140 x 200 cm, Courtesy de l’artiste, Backslash
Arts plastiques, Expo

Rêver à l’envers

Il y a les œuvres qu’on aime parce qu’on les a comprises : le plaisir du déchiffrement, du terrain conquis et du sentiment de sa propre intelligence contribuent à la vivacité du souvenir qu’on en garde et au plaisir qu’on a à y revenir. Et il y a les œuvres qui, au contraire, vous poursuivent parce qu’elles vous échappent, parce qu’elles se présentent comme autant de paradoxes, sphinx silencieux proposant de muettes énigmes. Les toiles de Sépànd Danesh appartiennent à cette seconde catégorie. Si l’on voulait résumer leur énigme, sans doute pourrait-on la formuler ainsi : ces toiles sont peuplées de figures et pourtant, on pourrait les dire abstraites. L’exposition Des ruines pour origine est à voir jusqu’au 2 avril chez Backslash Gallery, à Paris. (Lire l’article)

Marianne Brandt, L’Atelier se reflétant dans la boule (autoportrait dans l’atelier Bauhaus à Dessau), photographie, 1928-1929 © Bauhaus-Archiv Berlin / A.D.A.G.P. 2016
Architecture, Design, Expo

Épris du Bauhaus

Le musée des Arts décoratif de Paris revient sur “L’esprit du Bauhaus”, le mouvement fondé en 1919 par l’architecte allemand Walter Gropius à Weimar. En mettant simplement en scène l’école du plus grand collectif artistique du début du XXe siècle, qui s’est épanoui à Dessau, et s’est dissout en 1933 à Berlin, réprimé par le nazisme. L’œuvre totale y est décortiquée au fil des enseignements de tous les arts, en liaison avec l’artisanat et l’industrie. Jaillissent des centaines de pièces, symboles d’un art de vivre moderne, esthétique, festif et social, créées en commun par une troupe fameuse, de Paul Klee à Mies Van der Rohe. (Lire l’article)

Beth Hart, Fire on the Floor
Musiques

Hart attaque

Beth Hart est une interprète tout en finesse, en puissance et en justesse. Pour son dernier album, Fire on the Floor, la chanteuse californienne s’est entourée des plus grands (Michael Landau, Waddy Wachtel, Jim Cox, Ivan Neville, Dean Parks…). Elle attaque dès le mois prochain une tournée en France, qui se conclura à l’Olympia le 13 décembre. À ne pas rater. (Lire l’article)