La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Archives
Théâtre

Bernardines, suite et pas fin

Directeur du théâtre des Bernardines à Marseille de 1987 à 2015, Alain Fourneau travaille à la réalisation d’un « livre-outil » à partir de l’histoire d’un lieu majeur pour le théâtre d’essai en Europe.

Écrans, Machines à voir

Prendas corpus

Dans Prendas Corpus  du Cubain Jeosviel Abstengo, petit chef d’œuvre de violence froide, plusieurs personnes cachent des morceaux de viande sous leurs vêtements. Violence clinique, documentaire, dont l’efficacité est inversement proportionnelle à la brièveté du film.
Livres, Théâtre

Critique au poing

Critique de théâtre à L’Humanité depuis cinquante ans, Jean-Pierre Léonardini publie, chez Les Solitaires intempestifs, Qu’ils crèvent les critiques !, ni une autobiographie, ni un livre de souvenirs, plutôt un inventaire dans le désordre ou un retour d’expérience, sous le signe de l’humour et de l’élégance. Avec une conviction forte : “la critique procède avant tout d’un genre littéraire. On ne doit la juger qu’à cette aune-là.” (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

J’ai eu les jetons !

Juste après avoir publié ma précédente chronique, je me suis précipité sur Internet pour vérifier si ma solution à l’énigme des cinq cartes tenait la route ou si j’avais négligé un détail. J’y ai découvert quelques faits intéressants. Tout d’abord la confirmation que cette solution fonctionne. Je n’ai pas trompé mes lecteurs, ouf ! Une autre observation faite à la lecture des forums spécialisés est qu’on y trouve beaucoup de solutions tentantes mais fausses, parfois de manière subtile, et qu’on observe une corrélation notable entre l’arrogance du commentateur et la qualité “presque juste mais pas tout-à-fait” de sa solution. (Lire l’article)

Le coin des traîtres, Le nombre imaginaire, Sciences, Traduction

Ce titre était vraiment trop long, il a fallu cou

Traduire les mathématiques : l’exercice est-il, si ce n’est passionnant, du moins pertinent ? Le théorème de Fermat ne peut-il être compris par n’importe quel mathématicien sur cette planète ? La mathématique serait-elle donc la langue d’avant Babel ? Mais, dans ce cas, de quoi nous parle-t-elle si ce n’est d’elle-même ? Les mathématiques sont-elles, comme certains le pensent de la musique, un langage qui est son propre signifié ? Et cette réflexivité est-elle liée à l’universalité perçue de l’une comme de l’autre ? (Lire l’article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Espagne-Croatie : justice immanente et mauvaise foi

J’ai l’insigne honneur de faire partie d’une confrérie secrète et néanmoins joyeuse (dont il est, bien évidemment, hors de question que je révèle le nom ici) qui a pour habitude, voire pour principe, de se réunir virtuellement un nombre assez peu calculable de fois quotidiennes afin de deviser en désordre de l’état footballistique des choses, qu’il pleuve, vente, que l’heure soit grave ou ordinaire, que l’Euro galvanise les foules ou que Lyon reçoive Guingamp. (Lire l’article)

Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Une Belle Histoire

Au printemps 2017, Stephen Hawking déclarait à la BBC que les humains, s’ils voulaient survivre, devaient quitter la Terre d’ici 100 ans afin de coloniser une autre planète. En cause : une éventuelle guerre nucléaire, le changement climatique, une épidémie virale et/ou les progrès incontrôlables de l’intelligence artificielle. Un an plus tard, le célèbre physicien quittait lui-même la Terre, pas pour la planète Zorglub mais pour une tombe à l’abbaye de Westminster, aux côtés de celles de Newton et de Darwin. Ses cendres reposent désormais sous une pierre engravée de la formule T= hc³/ 8πGMk. C’est l’équation dite de Bekenstein-Hawking qui décrit l’entropie des trous noirs, en d’autres termes (très simplifiés) la quantité d’information qu’ils renferment. Et si cette inscription, choisie par le savant lui-même, était un ultime message ? (Lire la suite)

Livres, Ordonnances littéraires

Jérôme Baschet pour un gouvernement victime d’hyperactivisme frénétique et d’étouffement présentiste

Parce qu’une “sortie du présentisme” est possible, parce que “sortir du présentisme, c’est aussi et avant tout rouvrir le futur”, nous recommandons l’ingurgitation par tous les adhérents à La République en Marche ainsi qu’à ceux qui, d’une façon ou d’une autre, s’y sont frottés, l’ingestion complète de l’ouvrage de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, qui, nous l’espérons, pourra percer une brèche, fût-elle modeste, fût-elle lointaine, dans notre avenir un peu bouché. (Lire l’article)

Square du Vert-Galant, 1931, René-Jacques
Expo, Photographie

René-Jacques, photographe de l’invisible

La galerie ARGENTIC à Paris nous offre l’occasion de voir ou revoir le travail de René-Jacques (1908-2003) via une sélection de « tirages vintages et modernes des photographies de Paris ». Vues de Paris, donc, rues, escaliers, gares, monuments, avec une prédilection pour la saison hivernales et ses féeries enneigées. Qui invitent à la rêverie, à la flânerie. À la découverte. À une interrogation subtile sur ce qui nous est montré. Ou plutôt à une forme d’étonnement qui n’est autre que l’intuition d’avoir affaire à quelque chose qui se cache sous la surface. Ville réelle, ville rêvée, on ne sait trop. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

De l’art d’être banal

Il existe une catégorie essentielle de secrets pour chacun de nous : ceux qui nous permettent de prouver notre identité sur Internet – mots de passe, codes confidentiels, réponses à des questions secrètes. Si nous laissons échapper ces secrets, alors n’importe qui peut se faire passer pour nous. Il existe des recommandations de bon sens : utiliser des mots de passe complexes, jamais deux fois le même, ne jamais les confier à un tiers, utiliser un “coffre-fort à mots de passe”. Force est de reconnaître que nous n’appliquons que rarement ces recommandations, dont certaines sont d’ailleurs contre-productives. Parlons-en un peu. (Lire l’article)

footbologies être debout
Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J14 – Être debout

Des trois vagues d’attentats terroristes qui ont frappé Paris, celle qui visait le stade de France peut être considérée comme un échec. Pourquoi les trois terroristes ont-ils actionné leur ceinture d’explosifs à l’extérieur, dans des zones isolées ? L’argument des contrôles de sécurité ne satisfait pas. L’hypothèse des remords de dernière minute peine à convaincre. Un mystère demeure, où l’on peut trouver un symbole. Un stade de football est une hétérotopie, au sens que Michel Foucault donne à ce néologisme : un lieu qui réalise effectivement l’utopie dans le réel, avec des règles propres et une fonction particulière. Dans cet espace de “contestation mythique” et de liberté supérieure, on brise les codes sociaux, on hurle, on se déchaîne, on se peint le visage, on insulte parfois, mais surtout on prend du plaisir. Espace sous surveillance, dernier carré, village gaulois, le stade de football a tout de la forteresse assiégée. Ne l’appelle-t-on pas une “enceinte” ?  (Lire l’article)

Bror Gunnar Jansson - Moan Snake Moan
Musiques

Bror Gunnar Jansson, gentleman bricoleur

Gentleman bluesman, bricoleur ingénieux, mais aussi homme orchestre, Bror Gunnar Jansson est l’un des rares musiciens suédois à s’être fait connaître au-delà du pont de Malmö. Rien que le nom est une énigme : Bror pour frère, comme le fameux compagnon de Robin des Bois, puis “Gugges”, soit le diminutif de Gunnar en suédois, et enfin “Enmanna”, signifiant One Man Band. Tout cela dans un seul personnage. Un an après avoir enregistré son deuxième album Moan Snake Moan, le dandy de 28 ans est en concert ce mois-ci en France. (Lire la suite)

Danse

17ème Biennale de la danse de Lyon : chemins de traverse

Ils n’ont franchement rien à voir l’un avec l’autre. Les uns du collectif Petit Travers proposent un jonglage scénique où la trajectoire de la balle est plus visible que le jongleur. Les autres de la compagnie Roy Assaf Dance mêlent les danses religieuses, militaires ou de couple. Leur vocabulaire intrigue dans cette 17ème Biennale de la danse de Lyon très touffue. (Lire l’article)