Autriche-Hongrie : contre qui ?
Je le vois venir de loin ce 14 juin qui sent la poudre. Pas seulement à cause des fumigènes de la manif contre la loi travail et le 49-3 (qui est davantage un score de rugby que de foot). Autriche-Hongrie, je l'ai choisi pour son côté pittoresque sinon historique, pour cette anecdote inoubliable qui risque d'avoir traîné dans toutes les gazettes aujourd'hui. À la fin du XXème siècle, un journaliste avait demandé au prince archiduc Otto von Habsbourg ce qu'il pensait de la rencontre Autriche-Hongrie qui avait lieu le soir-même. Sa réponse avait été laconique et réjouissante. Contre qui ? (Lire l'article)
Jamais n’existe pas
Des gens cherchent une place dans le monde. Pas même au soleil. Un proverbe créole le dit : "Plus tu es déchiré, plus les chiens te déchirent." Comment peut-on croire que ce qui se passe ailleurs n’est qu’un dépaysement ? Obia, de Colin Niel, éditions Rouergue Noir.
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Nuit agitée à Paris
“Il faut tuer cette femme !” Samedi, vers 2 heures du matin, les habitants d'un immeuble du XIVe arrondissement de Paris ont été réveillés par un grand bruit de vaisselle brisée, bientôt suivi par des "répliques" et un appel lugubre.
Des cornets contre les masques
À défaut d’avoir l’esprit civique, certains créateurs ont de l’imagination. Voyant que la police faisait preuve d’indulgence vis-à-vis des mangeurs de glace qui ôtaient leur masque, un entrepreneur a eu une idée pour le moins inattendue…
New York City
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 2
La fabrique de l’indépendance
Désireuses de publier de bons livres qui soient aussi de beaux objets, de nombreuses maisons d’éditions indépendantes renouvellent l’attention portée à la maquette et à la fabrication.
Hijo de puta
Il y a quelques années, des pancartes ont fait leur apparition dans des manifestations organisées en Espagne, demandant à ce que l’on cesse d’attribuer à des prostituées la maternité des pires salauds de la terre, plus particulièrement celle des hommes politiques. La traduction de l'argot, des insultes, des grossièretés nous invite aussi à réfléchir au sens des mots, à leur emploi, aux sous-entendus véhiculés, à ce qu'ils disent de la société qui les galvaude ou les bannit. Alors comment traduire "hijo de puta" ? (Lire l'article)
Jalousie tropicale
Florian Viel travaille sur un thème unique: les tropiques et la manière dont le regard occidental les perçoit. C’est en même temps qu’il lisait La Jalousie qu’il a conçu la Sculpture pour fenêtre ou sculpture pour observer discrètement la piscine de ses voisins.
Warhol, année 2015
Andy Warhol… Le nom a beaucoup résonné en 2015. Il a surgi à Metz d’abord, au Centre Pompidou, avec l'exposition “Warhol Underground”, dans laquelle le Warhol peintre s’effaçait pour laisser passer sur le devant de la scène le Warhol de la Factory, celui qui créa et filma les “Superstars”, produisit le Velvet Underground, et scénographia pour eux les concerts-happenings du Exploding Plastic Inevitable. Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris propose jusqu'au 7 février 2016 “Warhol Unlimited”, une exposition plus sage mais tout aussi finement conçue. Le Warhol 2015 est un Warhol formidable, qui échappe aux réductions qui cantonnent son œuvre à une imagerie bien sentie. (Lire la suite)
Lazare frappe à la porte
Lazare est candidat à la direction du Centre dramatique national de Gennevilliers, pour succéder à Pascal Rambert. Dans une lettre adressée à Régine Hatchondo, Directrice générale de la création artistique au ministère de la Culture, il explique les raisons de sa candidature.
Window Water Baby Moving
Window Water Baby Moving (1959) est l'un des films les plus célèbres du cinéaste expérimental américain Stan Brakhage (1933-2003). Il y montre la naissance de sa première fille. Le film fit scandale à l'époque à cause de la représentation du corps de la femme.
Instapoésie : poésie instantanée ?
Vous en avez marre de ne voir que des photos de chats, de chiens, de gens musclés, des dernières tendances déco, #foodporn et j’en passe sur Instagram ? Allez, parlons poésie. Sur Instagram.
Kate Morton, les méandres de l’histoire
Vient de paraître en mars dernier un nouvel opus de l’Australienne Kate Morton, qui s’est fait connaître notamment avec Les Brumes de Riverton (traduit par Hélène Collon). La Prisonnière du temps (traduit par Anne-Sylvie Homassel), un roman de plus de six cents pages, qui rassemble tous les ingrédients d’une histoire familiale courant sur plusieurs générations avec mystères et révélations, amours contrariées et morts précoces, trahisons et sacrifices… Un page-turner de plus ? Non, justement.
Aboiements d’en France
Jusque dans vos bras, nouvelle création des Chiens de Navarre, reprend des procédés chers au collectif, à commencer par une construction au fil de saynètes ou de numéros où les situations de départ (souvent une réunion amicale ou de famille) dégénèrent. C'est d'abord un enterrement très officiel qui se termine en pugilat sanglant autour du cadavre renversé. C'est ensuite un déjeuner sur l'herbe entre trentenaires parisiens qui vire au déballage abject – racisme, homophobie – dans une surenchère outrancière pas du tout rassurante. (Lire l'article)
Une femme de rêve
Ordonnance pour un passager anonyme croisé au hasard d’un trajet en métro. Paris, matin d'automne, station Mairie des Lilas. Les regards sont happés par un point blanc qui roule d'avant en arrière, un petit cylindre brillant sous la lumière artificielle et borgne. Roulis métropolitain. Un homme âgé replie le journal pour suivre les mouvements de cet électron libre matutinal. Presque amusé. Et puis, tout à coup, son regard se détourne de l'Objet Roulant Non Identifié et reprend la lecture du quotidien. Qu’a-t-il vu ? Un tampon ! Dans mon esprit, cela n’a fait ni une ni deux. Tampon, femme, vie en rose… la couverture rose de La Faculté des rêves s’impose. Rose comme de la chick lit girly. Mais dans La Faculté des rêves de Sara Stridsberg, pas de romance. Mais du roman, du vrai ! (Lire la suite)
Mastication passive
Qui, dans les salles, obscures, n'a jamais ressenti de violentes pulsions de meurtre et une irrépressible envie de passer à l'acte ? Débarrasser l'humanité de ce voisin fourrageant dans un véritable conteneur XXL débordant de ces infâmes pop-corns !
Retour à la case départ
On ne parle que de leur fin. Aussi, il nous a semblé, à la rédaction, qu’il était grand temps de revenir au début** des haricots. En l’absence de la page 12, le dossier complet est à retrouver – sans fils – en page 13.
Jaime Avilés, dernier combat
Journaliste, chroniqueur politique, polémiste, militant de gauche, romancier, Jaime Avilés, auteur de La Nymphe et le sous-commandant, traduit en 2006 aux éditions Métailié, est mort le 8 août à Mexico. Sa capacité à rire de tout et d'abord de lui-même était l'un de ses traits les plus marquants. (Lire l'article)


















