Toulouse, quatre jours au centre de la Terre
Nouvelle édition du 12 au 15 mai, du festival toulousain L’histoire à venir. Sous le titre « Vingt-mille lieux sur la terre », des dizaines de débats sur le passé, le présent et l’avenir de la planète,
Gaëlle Bourges divague sur Lascaux
Invitée du festival les Inaccoutumés de la Ménagerie de Verre, la chorégraphe Gaëlle Bourges entraîne le spectateur dans une de ses grottes secrètes en divaguant sur celle de Lascaux fermée au public depuis 1963. Un texte instructif nous renseigne sur l’art pariétal qui sent l’animal. On est curieux comme les quatre adolescents qui découvrirent la grotte en 1940 et on s’amuse. (Lire la suite)
Scènes de rue maintient la flamme
Scènes de rue, festival des arts de la rue de Mulhouse, se tient les 17 et 18 octobre. Une éclaircie pour un secteur sinistré, après l’annulation de la plupart des manifestations dédiées aux artistes de la rue.
Alfred Soyer, photographe
Septembre 1967, c’est décidé, je veux devenir photographe. Fidèle alliée, ma grand-mère Georgette, encourageant l’affirmation de ma vocation, me propose de rendre visite à son frère Paul, qu’elle voit peu. Paul nous reçoit et me donne une petite valise en cuir noir. C’est, me dit-il, la valise qui contient un appareil de ton arrière grand-père Alfred Soyer, le dernier qu’il avait acheté en 1910, deux ans avant son décès. Avec l’appareil, il y a aussi des plaques de verre, des tirages, des albums. Le tout permettant, à travers la reconstitution d’une histoire familiale, un retour aux sources de la photographie. (Lire l’article)
3 x 3 = Les Oiseaux
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 2
Essais transformés à l’ENSATT
Ils ont entre 20 et 25 ans, charmants ils affrontent pour la première fois le plateau et le public à l’ENSATT (École nationale supérieur de arts et techniques du théâtre) de Lyon. À l’aube de leur troisième et dernière année d’études des techniques et arts du théâtre, les étudiants ont l’air plutôt sûrs d’eux mais sans insolence. Ce qui rassure car on ne sait ce que l’on va découvrir en quatre fois 25 minutes. Disons-le de suite, la 77e promotion placée sous la responsabilité de Joël Pommerat est de bon augure pour l’avenir du théâtre. (Lire l’article)
Le chaud et le froid
Nous avons souvent condamné dans nos pages l’aberration que constituent à l’heure du...
Mèches à vendre
Vous avez encore quelques secrets à percer ? Pas de souci, nous avons à votre disposition une...
Le lancer de poids marseillais aux J.O. 2024 ?
Un nouveau sport encore méconnu du grand public pourrait faire son entrée aux Jeux olympiques 2024.
Pourquoi je suis devenu écrivain
Rescapé d’un long voyage d’exil depuis son Cameroun natal, Stephen Ngatcheu, 22 ans, auteur de Chez moi ou presque, revient sur son itinéraire et sur le sens de son témoignage.
Nos ennemies les bêtes
Jacques Rebotier a écrit Contre les bêtes il y a quinze ans. Un texte drôle et en colère, interprété pour la première fois en 2004, au festival d’Avignon, par le comédien Alain Fromager. Un poème-manifeste égrenant quelques propositions pour éradiquer de la surface, et même des profondeurs du globe, les quelque 6 800 000 autres espèces qui encombrent l’horizon des (h)ommes. Au festival « off » d’Avignon, c’est la version lue-jouée par Rebotier lui-même, qui est donnée. (Lire l’article)
Hors d’œuvres – Les Voyageurs, épisode 1
Chaque année, quelques vingt étudiants des Beaux-arts de Paris obtiennent leur diplôme national supérieur d’arts plastiques avec les félicitations du jury. Et chaque année, le travail de ces félicités est exposé au Palais des Beaux-arts. L’exposition 2015 vient d’ouvrir sous le titre Les Voyageurs. Un titre simple. Étrange pourtant. Car plutôt que de qualifier les œuvres, il qualifie les artistes exposants. Parce qu’il s’agit de jeunes artistes, devraient-ils d’abord justifier d’une personnalité pour pouvoir ensuite se prévaloir d’une œuvre et, finalement, être reconnus comme artistes ? (Lire la suite)
J14 – Être debout
Des trois vagues d’attentats terroristes qui ont frappé Paris, celle qui visait le stade de France peut être considérée comme un échec. Pourquoi les trois terroristes ont-ils actionné leur ceinture d’explosifs à l’extérieur, dans des zones isolées ? L’argument des contrôles de sécurité ne satisfait pas. L’hypothèse des remords de dernière minute peine à convaincre. Un mystère demeure, où l’on peut trouver un symbole. Un stade de football est une hétérotopie, au sens que Michel Foucault donne à ce néologisme : un lieu qui réalise effectivement l’utopie dans le réel, avec des règles propres et une fonction particulière. Dans cet espace de “contestation mythique” et de liberté supérieure, on brise les codes sociaux, on hurle, on se déchaîne, on se peint le visage, on insulte parfois, mais surtout on prend du plaisir. Espace sous surveillance, dernier carré, village gaulois, le stade de football a tout de la forteresse assiégée. Ne l’appelle-t-on pas une “enceinte” ? (Lire l’article)
L’imagination des créateurs n’est pas confinée
Coronabelt, canne à shake-hand, trottoir d’appartement… Plusieurs inventions nous prouvent que l’imagination des créateurs est loin d’être confinée.
Coucou la Suisse
Les Journées de danse contemporaine suisses se sont déroulées à Genève et ont réuni programmateurs et public. Bilan mitigé des premiers jours malgré le respect pour le travail entrepris. Reste La Ribot, somptueuse, le regard fixé dans les yeux de ses partenaires. Sur la scène que le public peut contourner, le parc d’attraction est fermé sous une bâche noire. La fête est finie. Il ne reste que des individus qui cherchent encore un peu de chaleur. (Lire l’article)
J6 – Les beaux infidèles
En football, il n’est pas de crime assez grave que les performances d’un joueur ne puissent racheter, ou presque. Le but est rédempteur, il purifie de tout péché. Incarnation vivante de cette grâce : Evaeverson Lemos da Silva, dit Brandão. Accusé de viol en 2011 (non-lieu), condamné à un mois de prison ferme pour violence avec préméditation en 2014, il traîne aujourd’hui son club devant les prud’hommes pour réclamer les salaires impayés pendant les six mois de sa suspension. Et malgré tout Brandão joue toujours pour le FC Bastia, et ses buts pèsent dans la balance plus que tous ses écarts. On pardonne tout à l’attaquant qui marque : la violence, le dopage, la débauche, l’arrogance et l’appât du gain. Tout, sauf l’infidélité au maillot. (Lire l’article)
Aux quatre coins du temps
Un espace à trois dimensions est le premier dans lequel on puisse faire un nœud ou inventer la vis, ce qui n’est pas rien. Mais passons et dirigeons-nous vers l’espace à quatre dimensions. Là, il est impossible de ne pas parler en premier lieu du temps, la quatrième dimension par excellence, enfant chérie des auteurs de science-fiction. L’univers de la Relativité, le fameux espace-temps, est ainsi un monde à quatre dimensions – trois d’espace et une de temps. Ce monde est régi par une géométrie particulière… (Lire l’article)
Le Souci de souffrir
Pourquoi vouloir souffrir ? Mais peut-on seulement vouloir souffrir ? Telles sont les principales questions qui rythment le dernier livre du philosophe Bertrand Binoche.


















