Belgique-Eire : du potentiel fécond de l’ennui
Avouons-le tout net, ce premier Euro à 24 équipes (contre 16 depuis 1996, une décision prise alors suite à l’éclatement du bloc de l’Est et à l’apparition de nouveaux pays) n’a offert jusqu’ici presque que des matchs ennuyeux. Très vite, hélas, je comprends que ce Belgique – Eire risque de s’inscrire dans cette lignée. Effectivement, sur la pelouse, les joueurs ne semblent guidés que par une obsession : faire n’importe quoi n’importe comment. Alors mon esprit vagabonde... (Lire l'article)
Port du masque : vers plus de lisibilité
La reconnaissance faciale étant rendue quasiment impossible par le port du masque dans les lieux publics, certaines municipalités vont rendre le obligatoire le port de masques personnalisés.
Les Barbares
Qui seront les nouveaux Barbares ? À quoi ressemblera notre Moyen Âge ? Quand en sortirons-nous ? En sortirons-nous ? Certes, l’histoire ne se répète pas— ou alors comme une farce, disait l’autre — mais on peut tirer toujours quelques fils prospectifs. Notre effondrement sera beaucoup plus rapide, il sera violent : le retour à la terre va être plus rude que les décroissants ne l’espéraient. (Lire l'article)
Grand blond avec pantomime
Au Théâtre de l'Atelier à Paris, Pierre Richard interprète Monsieur X, un vieux peintre montmartrois. Un spectacle sans parole et sur un fil, ponctué de gags sonores et de surprises visuelles sur fond de poésie surréaliste. Léger mais non sans charme.
Chalon dans la rue, revivre à 30 ans
Lors de sa 30e édition, du 20 au 24 juillet, le festival Chalon dans la rue qui va perdre son directeur Pedro Garcia (arrivée du successeur ou successeuse le 1er janvier 2017), défenseur sans faiblir de l’espace public, a réuni une fois de plus les artistes et la rue. Au menu, plus de 150 compagnies, in et off confondus, et 200 000 spectateurs pour plus de 1000 représentations en 5 jours. L'auteure de cet article y mettait les pieds pour la première fois. Expérience concluante malgré des erreurs de débutante dans l'appréhension de l'événement. (Lire l'article)
Pas au bout de la fin
On connaissait le pop-art, le op-art, le land-art... voici maintenant le PQ-art. Certaines œuvres s'arrachent à prix d'or. Pour éviter une contamination par contact des poignées, la mairie de Paris envisage d'imposer l'ouverture de toutes les portes...
Nouveaux prénoms
Une conséquence surprenante et inattendue de l’épidémie de Sars-Cov-2 est l’apparition de nouveaux prénoms. On ne compte plus les Covid et les Corona en passe de détrôner les Gabriel, Léo, Arthur pour les garçons, Emma, Louise, Alice pour les filles.
Ex Machina #40: Pas le choix
Un choix n’est possible que si les deux branches de l’alternative sont ouvertes. Comment diantre un programme pourrait-il avoir le choix d’effectuer ou non une action donnée, puisque c’est in fine un calcul qui en décidera?
La mégère apprivoisée
Après La Tempête, Abbey illustre deux des premières comédies de Shakespeare: La Mégère...
La théorie du manchot émissaire
L’Orque, cette majestueuse bête, aime se repaître de manchots. Le fait est connu, c’est le péché mignon de l’odontocète (cétacé à grandes dents). Mais les manchots pour leur part ne le sont pas tant que ça...
Un idiot utile
Les programmes de traduction automatique ne cessent de s'améliorer. Mais traiter la langue comme un objet statistique, sujet aux calculs de probabilité, ne permet toujours pas de dégager le sens des énoncés.
Échecs et Maths
Qu’y a-t-il de commun entre l’économie et un jeu tel que les échecs, le poker ou le go ? Dans tous les cas, un certain nombre d’acteurs – les joueurs ou les agents économiques – ont à leur disposition diverses options qui peuvent leur rapporter ou leur coûter une valeur – le gain de la partie ou un bénéfice financier. Les joueurs peuvent jouer ensemble ou l’un après l’autre ; ils peuvent partager la même information (comme aux échecs, où tout est sur la table), ou n’en connaître qu’une partie (comme au poker où chacun ne voit que son jeu) ; leurs intérêts peuvent être conflictuels (un seul gagnant) ou compatibles (commerce, économie collaborative) ; le gain peut être qualitatif (un titre de champion du monde) ou quantitatif (une plus-value). (Lire l'article)
1685
Händel, Bach, Scarlatti : tel est l'ordre (février, mars, octobre) dans lequel sont apparus ces trois bébés prometteurs en l'an de grâce 1685. Une bonne année : ils eurent tous trois ce pouvoir magique de nous envoyer en l'air — ou de nous réduire à l'état de serpillère — avec trois notes ! S'il fallait les résumer d'un mot, le premier serait un musicien de cour, le deuxième un musicien d'église et le troisième un anarchiste. Mais derrière le Water Music de Händel et ses multiples opéras se cachent d'admirables Suites pour clavier, comme veillent, derrière les cantates et les grandioses Passions de Bach, les fascinantes variations Goldberg. (Lire l'article)
Aux dépossédés de l’open space
Conseil de lecture à qui n’est pas écrasé par le travail, envisage même la possibilité que l’autre puisse ne pas l’être, ratant ainsi la marche de la crédibilité professionnelle... un livre de Fanny Lederlin.
Curieuse volèrution
Sur les immeubles de nos villes, disparus les volets battants pleins, à barres et écharpes, les volets provençaux ou dauphinois, les volets persiennés, simples, mixtes ou niçois! Quelle que soit la région où vous vous trouvez, depuis des années, les volets ne sont plus que roulants ou coulissants... voire postiches.
Dernières années
En 1922, Théophanie Kley meurt des suites d’une longue maladie et l’année suivante, Heinrich...
Le drame de la rue des Cloÿs
Des locataires d'un immeuble de la rue des Cloÿs (Paris XVIIIe), incommodés par une “forte odeur de fumée” provenant de l'appartement voisin, ont alerté le commissariat le plus proche. Sur place, une surprise attendait les policiers...
Ricardo Piglia : le souffle de la fiction
Y a-t-il une histoire ?" C’est ainsi que s’ouvre Respiration artificielle, œuvre indispensable de l’Argentin Ricardo Piglia, qui vient de nous quitter. L’histoire familiale du jeune écrivain Emilio Renzi, alter ego aussi évident que mensonger de l’écrivain, s’entrelace avec l’histoire agitée de son pays. Dès les premières pages, il met en garde le lecteur : « Tout est apocryphe ». (Lire l'article)

















