La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Archives
Fuck Corona
Insultologie appliquée, Pandémie

Fuck the Corona

Le rap est certainement le champ artistique le plus réactif à l’actualité. Si ses mélodies sont rarement surprenantes, ses textes ont un caractère printanier qui sied à la saison et aux circonstances. En témoignent ces quelques sorties récentes…
Ex Machina, Sciences

Ex Machina #40: Pas le choix

Un choix n’est possible que si les deux branches de l’alternative sont ouvertes. Comment diantre un programme pourrait-il avoir le choix d’effectuer ou non une action donnée, puisque c’est in fine un calcul qui en décidera?

Livres, Ordonnances littéraires

Soins de fin de gauche

Ces dernières années, l’allongement de l’espérance de vie politique, la chronicité de pathologies autrefois mortelles (trahison, déloyauté, infidélité, parjure, reniement…), ainsi que les progrès du cynisme et de l’ambition personnelle ont généré une augmentation sans précédent des personnes se trouvant en situation de fin de gauche à domicile ou, le plus souvent, dans des établissements publics. La prise en charge des fins de gauche est donc un défi majeur pour la médecine littéraire. À cet égard, Les Métamorphoses d’Ovide constitue un cocktail thérapeutique intéressant. (Lire l’article)

Coloriage - Le flagelet © Philippe Mignon
Coloriage, Zoologie

Le flagelet

Méfiez-vous si ce poisson mord à l’hameçon. Il est un pêcheur aguerri qui ne se méfia guère et fut piqué par un de ses deux aiguillons vénéneux. Leur piqûre peut être mortelle et l’on aura beau désinfecter la plaie ou aspirer le venin, rien n’y fera. Notre homme s’en tira avec une bonne frayeur.
Écrans, Séries

Famille, humour et patrimoine

Dans la série danoise Les Héritiers diffusée sur Arte, il est bien sûr question d’argent, de pas mal d’argent : un manoir de belle taille avec terres, et les œuvres de Veronika Grønnengaard, artiste contemporaine cotée au plus haut. Mais quand on parle d’argent, surtout en famille, on parle toujours d’autre chose.

Tisser les racines, détail © Ana Maria Lozano
Arts plastiques, Expo

Figures du continu, Ana Maria Lozano – Les Voyageurs, épisode 3

L’installation de Ana Maria Lozano Rivera, présente aux Beaux-Arts pour l’exposition Les Voyageurs, est de celles qui met en échec le principe du face-à-face muséal. Elle n’est pas un objet proposé au regard, mais un intérieur que l’on investit. Située dans l’entrée du Palais des Beaux-arts, Tisser les racines est une pièce à trois murs, un refuge, un pli fait dans la trame de l’exposition avant même qu’elle ne se déploie. (Lire la suite)

Chris Morin-Eitner - New York Green Carpet Avenue
Fictions, Pandémie, Science-fiction

Pandémie

Un virus venu d’Asie, une planète malade de ses habitants et une étrange race d’extraterrestres médecins prêts à toutes les thérapies de choc. Un roman d’anticipation écrit en 2012, qui pose sur notre modèle de civilisation des questions plus que jamais d’actualité.

Le nombre imaginaire, Sciences

Les cocus de Bagdad

L’histoire des cocus de Bagdad ne figure pas dans Les Mille et une nuits. Mais elle est un classique des problèmes de logique dont la solution repose sur un mode de raisonnement central dans les mathématiques, que l’on appelle raisonnement par récurrence ou, plus classieux, par induction. Sommés par le Vizir d’acquitter un impôt sur leur infortune conjugale, les cocus de Bagdad mettent quarante jours avant de se présenter au Palais. Combien y en a-t-il, et pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour se manifester ? Sachant qu’à Bagdad comme ailleurs, si vous êtes cocu, tout le monde le sait sauf vous… (Lire l’article)

Les Petites Chambres de Wael Kaddour, traduit de l’arabe (Syrie)par Wissam Arbache et Hala Omran, éditions Elyzad, 2014
La Nuit de la traduction, Traduction

Les Petites Chambres

Damas, 2010. Siba, Saad, Hanane et Ammar se noient dans la peur, la douleur, et les tentatives amoureuses. De cet enfermement progressif, Siba, la trentenaire encore célibataire, payera le prix fort : Les Petites Chambres de Wael Kaddour, une pièce traduite de l’arabe (Syrie) par Wissam Arbache et Hala Omran et présentée à La Nuit de la traduction organisée par la Maison Antoine Vitez. (Lire le début de la pièce)
Le nombre imaginaire, Sciences

Citius, Altius, Fortius : Terminus ?

Avec ou sans Russes, les Jeux Olympiques vont commencer et occuper les écrans pour deux semaines. Nous pouvons y trouver nous aussi notre moisson non de médailles mais de réflexions mathématiques, à commencer par celle-ci : l’athlétisme aux JO, c’est jusqu’à quand ? Car, s’il sera toujours possible en 2100 de jouer au foot et de gagner un match de boxe, d’autres disciplines pourraient bien se heurter à ce petit obstacle mathématique que l’on appelle une limite. Il y a ainsi grand risque que cette discipline reine qu’est le cent mètres masculin, un jour pas si éloigné que ça, perde tout intérêt – et ce même sans dopage. Tout d’abord, lors de chaque compétition à haut niveau règne l’espoir de voir tomber un record du monde. Mais que pouvons-nous en espérer, à Rio ou après ? (Lire l’article)

MAV © Sarah Vermande
Le coin des traîtres, Traduction

Un toit pour les traducteurs

« Écrire, traduire, jouer, mettre en scène relèvent d’une pensée unique, fondée sur l’activité même de traduire, c’est-à-dire sur la capacité, la nécessité et la joie d’inventer sans trêve des équivalents possibles : dans la langue et entre les langues, dans les corps et entre les corps, entre les âges, entre un sexe et l’autre. » Ces mots sont d’Antoine Vitez, le « saint patron laïc » de notre Maison. Un toit pour les traducteurs, tel était, en 1991, l’un des cris de ralliement de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, née dans la foulée des 6e Assises de la traduction d’Arles… (Lire l’article)

Foot, Footbologies, Footbologies 2016-2017

J21 – Le secret des dieux

Le football est partout. Matchs en direct, en différé, comptes-rendus : les images du ballon rond saturent la vidéosphère, sans parler des discours infinis qu’elles suscitent. L’imagerie du football imprègne notre imaginaire collectif : les footballeurs sont des icônes, ils deviennent acteurs de publicités, mannequins pour de grandes marques, ils nous envahissent. Conséquence : le supporteur n’ignore rien d’eux. Le football, c’est le triomphe de la société du spectacle, du tout-à-voir. Et pourtant, au cœur de cette exhibition constante survit l’étrange concept de “secret du vestiaire”. (Lire l’article)