Le muntjac variable
La seule espèce de cervidé à feuilles persistantes vit dans les forêts d’Hokkaido. Son feuillage change de couleur suivant les saisons… malgré le changement climatique. La meilleure saison pour l’observer est l’automne, quand sa parure est la plus flamboyante.
J31 – Les divins enfants
Pépite, petit prince, diamant brut : chacun y va de sa métaphore pour qualifier Killian Mbappé, le joueur monégasque de 18 ans qui a connu la semaine dernière sa première sélection en équipe de France. Ce sont les mêmes qu’on a appliquées avant lui à d’autres jeunes promesses tombées dans l’oubli depuis. D’où vient la fascination du football pour les jeunes prodiges ? La conjonction du talent et de la précocité n’explique pas tout. Entre scandales sexuels, évasion fiscale et corruption, ce qui fascine dans le jeune prodige, c’est l’innocence. (Lire l’article)
70* ans de fragments
L’histoire de l’État d’Israël envisagée du point de vue palestinien : 70* ans de fragments, une pièce de Hannah Khalil traduite de l’anglais par Ronan Mancec et présentée à La Nuit de la traduction organisée par la Maison Antoine Vitez. (Lire le début de la pièce)
Triangulation
À Arles, la Fabrique des Traducteurs a pour objectif de donner à de jeunes traducteurs en début de carrière l’occasion de travailler avec des traducteurs expérimentés et de mieux connaître le paysage de la traduction et de l’édition. Exemple de problème auquel fut confronté un traducteur mexicain lorsqu’un éditeur lui demanda de traduire The Lost City of the Monkey God, de Douglas Preston, en espagnol “neutre”. (Lire l’article)
Marronnages
Bernard Gomez photographie la Guadeloupe depuis une décennie. Sylvaine Dampierre, cinéaste, en collaboration avec Frédéric Régent, historien, président du comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, se sont chargés du texte, du contexte, et d’un indispensable glossaire, à lui seul une mine. Marronnages, lignes de fuite, un de ces livres aimés par ceux qui l’ont fait. (Lire le guide)
Roumanie-Suisse : des femmes qui jouent
Je pense alors au superbe documentaire de la réalisatrice Carmen Butta. Des femmes qui jouent au foot à 4000 mètres d’altitude. Dans les Andes péruviennes, des femmes quechuas du village Churubamba allaitent leur bébé à la mi-temps puis retournent courir après le ballon sandalettes aux pieds. Elles dribblent avec une habileté réjouissante pendant que des lamas grappillent quelques rares pousses vertes dans la terre brune. Gagner le match c’est la possibilité de rapporter au village des cochons d’Inde ou des sacs de semence de pomme de terre que les maris espèrent avec fébrilité. (Lire l’article)
[covid-19] Avancée décisive
C’est une expérience originale qui va être tentée en France afin d’atteindre au plus vite l’immunité collective face au coronavirus et ne pas laisser traîner en longueur une situation qui nous empoisonne – au sens propre et au figuré.
Murs
Des bruits dans la tête, de Drago Jancar. L’histoire d’une prison. L’allégorie de la servitude. Un homme qui se révolte, d’autres qui ne veulent que suivre ou profiter en oubliant que, si la richesse de l’autre lui est ôtée – liberté, rêves, famille, maison, argent – jamais elle ne sera partagée. La puissance de l’ordre partout. Vies, rêves et poumons piétinés dans le sable. Et pourtant. Toujours, l’homme revient. L’absence de perspectives communes dit-on ? Idée fausse ! Cette défaite supposée est une chimère à repousser comme une araignée noire. (Lire l’article)
Choisissez au hasard…
Si vous êtes comme moi, voici un jeu auquel vous n’avez guère joué depuis vos (très) jeunes années : le papier enveloppe la pierre ; la pierre casse les ciseaux ; les ciseaux coupent le papier. Je me suis amusé, il y a de nombreuses années de cela, à coder un programme d’ordinateur jouant à pierre-papier-ciseaux contre un humain. Sans tricher, ce programme en vint rapidement à battre son adversaire humain dans 70% des parties. Un programme fort simple, gagnant de manière statistiquement très significative contre son concepteur ! (Lire l’article)
Espèce de pangolin !
Il y a au moins un événement culturel dont la pandémie n’a pas eu la peau : la Journée Mondiale du Pangolin. Elle se tient chaque année le troisième samedi de février. En 2020, sa neuvième édition est tout juste passée entre les gouttes.
Lettre d’adieu pour aller nulle part
Pas un seul visage heureux le long de mes six kilomètres de marche quotidienne. Chercher à manger, c’est la spécialité nationale. Ça l’a toujours été, en dehors de quelques trêves, et encore.
No(rma) means No
Adalgisa (une prêtresse, une Gauloise) dit non à Pollione (un Romain, un ennemi, un salaud ou à peu près). Non, elle ne le suivra pas à Rome. Sauf que Pollione insiste, tellement qu’elle finit par dire oui, ou peut-être. Et de ce oui arraché naît tout un opéra.
Les chiffres parlent d’eux mêmes, mais on leur fait dire ce qu’on veut !
Il est des moments où parler de mathématiques semble bien vain au regard de ce qui se passe dans le monde si peu platonicien qui est le nôtre. Alors de quoi parler ? De chiffres, pour une fois. Ces chiffres qui gouvernent notre vie et auxquels nous ne comprenons pourtant pas grand-chose. Commençons par une liste, qui s’appuie, sauf mention contraire, sur des données mensuelles datant de 2016. Nous y parlerons en particulier du niveau de vie d’une personne, terme qu’il convient de clarifier. (Lire l’article)
Médaille d’Electrum
La glorieuse incertitude du sport – voici, en cas de défaite, de quoi rasséréner les aficionados férus d’uchronie réparatrice. Ah, si les poteaux avaient été ronds et non carrés lors de la finale de la coupe d’Europe des clubs champions de 1976 opposant Saint-Etienne au Bayern de Münich ! Ah, si Zizou avait conservé son calme face à Materazzi en finale de Coupe du Monde ! D’accord on a perdu, mais dans ces univers parallèles-là, on a tout de même gagné ! Peut-on un peu mieux quantifier le rôle du hasard dans le sport ? Un champion l’est-il uniquement de par ses capacités propres ? Usain Bolt est indéniablement un phénomène. Pour autant, la chance joue-t-elle un rôle dans ses résultats ? Il n’est pas très difficile de s’en faire une idée… (Lire l’article)
Toots Thielemans, dernière note
L’harmoniciste belge Toots Thielemans est décédé dans son sommeil à 94 ans, le lundi 22 août 2016. Ce musicien infiniment sensible et doué a joué avec Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis, Charlie Haden, Bill Evans, Ray Charles, Oscar Peterson, Joe Pass, Pepper Adams, Philip Catherine, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Elis Regina, et l’on en passe. Toots avait posé son harmonica il y a deux ans, se disant trop fatigué pour continuer à se produire sur scène. (Lire l’article)
How Jung Are You ?
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 6
La planète Michelin et autres lieux remarquables
Notre visite des espaces multi-dimensionnels fait étape cette semaine à l’aire des espaces à deux dimensions. Dans un espace à deux dimensions, on se repère par deux coordonnées. Facile, me direz-vous. C’est ce que l’on fait sur une carte au trésor : deux kilomètres à l’ouest, trois au sud ; ou à la bataille navale : B4, torpilleur coulé. Rien de bien excitant ? Des mathématiciens et physiciens très sérieux se sont penchés sur la physique d’un univers à deux dimensions. Quelles particules élémentaires pourraient exister dans un tel univers ? Quelles étoiles, quelles planètes (circulaires) ? Quelle chimie ? Les physiciens qui sont allés voir y ont parfois gagné un prix Nobel. Les lois de la physique en deux dimensions sont de fait fort différentes des nôtres. (Lire l’article)
Le jaune est mis
L’histoire de l’art offre maints exemples d’une relation initiale « inspirante » avec les mouvements sociaux indisciplinés. Bien avant les complicités mondaines de l’art contemporain et de « tout ce qui compte » en banque à la FIAC, cette relation s’est fondée sur une dépense somptuaire où création et destruction sont étroitement nouées. Le vandalisme semble d’ailleurs la contrepartie politique récurrente de toute création qui accède à l’espace public. Récemment, une main criminelle mit le feu à la sculpture de l’artiste Francis Guyot, installée au beau milieu du rond-point du péage Châtellerault-nord. L’œuvre monumentale représentait une autre main, jaune celle-là, tendue vers le ciel, sur laquelle circulait un chapelet d’automobiles noires. (Lire l’article)
















