La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Archives
Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X, Le coin des traîtres, Traduction

Sade lost in translation

Partant du principe que les langues charrient de manière souvent clandestine des éléments profonds des cultures qui leur sont associées, Julia Vagrot et Bernard Mongin ont eu l’idée de soumettre des textes érotiques à la moulinette de la traduction automatique, afin de voir ce qui passait ou ne passait pas à travers ce filtre. Ainsi, la traduction de Sade en tamoul, puis sa retraduction en français déborde de surprises édifiantes... (Lire l'article)

Danse, Théâtre

Chalon dans la rue, revivre à 30 ans

Lors de sa 30e édition, du 20 au 24 juillet, le festival Chalon dans la rue qui va perdre son directeur Pedro Garcia (arrivée du successeur ou successeuse le 1er janvier 2017), défenseur sans faiblir de l’espace public, a réuni une fois de plus les artistes et la rue. Au menu, plus de 150 compagnies, in et off confondus, et 200 000 spectateurs pour plus de 1000 représentations en 5 jours. L'auteure de cet article y mettait les pieds pour la première fois. Expérience concluante malgré des erreurs de débutante dans l'appréhension de l'événement. (Lire l'article) 

Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J1 – La première gorgée de bière

Pendant l'intersaison, le supporteur de football pratique l’abstinence forcée et ne goûte pas les plaisirs freudiens de la sublimation du désir. Est-ce à dire qu'il est à l’image de son temps, ennemi du vide, en constante demande de divertissement, en phase avec le consumérisme à outrance de l’époque ? Conclusion hâtive ! C’est le romancier espagnol Javier Marías qui a la réponse, pour qui le football est “la récupération hebdomadaire de l’enfance”(Lire l'article)

Soudain l'été dernier. Une mise en scène de Stéphane Braunschweig. Jean-Baptiste Anoumon, Virginie Colemyn et Marie Rémond © Thierry Depagne
Théâtre

Soudain la vérité

Jardin d’Éden ou jungle menaçante ? Sur la scène de l’Odéon, troncs, lianes, plantes carnivores et fleurs vénéneuses se disputent un enclos tropical à l’abandon, projection organique du chaos régnant dans la tête de Sébastien, le poète improductif dont la mort, soudain l’été dernier, obsède les personnages de Tennessee Williams dont Stéphane Braunschweig signe la mise en scène. (Lire l'article)

Amphitryon, mise en scène en russe de Christophe Rauck
Théâtre

Amphitryon, cauchemar à la russe

L’Amphitryon en version russe que Christophe Rauck met en scène avec les acteurs de l’atelier Piotr Fomenko à Moscou est plus proche de la comédie noire -voire du cauchemar- que de la farce. Les malheurs de Sosie bastonné par Mercure, et d’Amphitryon humilié par Jupiter qui lui pique Alcmène sa légitime, prêtent moins au rire qu’à l’inquiétude et ce qui se joue sur la scène du Théâtre du Nord à Lille, renvoie plus à la lutte des classes (l’arrogance des maîtres de l’Olympe face à l’impuissance des simples mortels) qu’au divertissement carnavalesque. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

Mort d’un consonantiste

Le monde de l'édition perd en la personne d'Aimé Oiseau un de ses représentants les plus singuliers. Toute sa vie, il aura défendu l'écriture consonantique, ne récoltant souvent que l'incompréhension, voire l'hostilité, de ses professeurs d'abord, puis de ses pairs. 
Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Zénaïde Fleuriot en un torride hiver

Depuis 1993, la revue britannique Literary Review décerne annuellement un Bad Sex in Fiction Award, à savoir un prix de la pire scène de sexe dans un livre récemment paru. La chose est devenue une institution au même titre que le prix Goncourt, en plus drôle cependant. Les lauréats, tous coupables d’un “usage grossier, insipide et souvent routinier de passages redondants de description sexuelle”. Il y a des jolis noms dans la liste des (mal)heureux gagnants. Exemples... (Lire l'article)

Danse

Trisha Brown tire son irrévérence

La danseuse et chorégraphe américaine Trisha Brown est décédée. Elle avait 80 ans et c’est sa compagnie qui a annoncé la nouvelle ce lundi dans un twitt qui nous a immédiatement renvoyés à cette belle dame que nous n’avions jamais quittée, même si elle se déplaçait moins dernièrement. D’une parfaite élégance décalée, à l’américaine, robe longue et baskets pour des cocktails d’après-première, elle savait aussi se souiller au sol en dessinant des trajectoires sur un papier blanc. Elle était peintre. Elle traçait. (Lire l'article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

France-Albanie : crampons sur canapé

Parfois, il est bon de se surprendre soi-même. En acceptant de regarder un match de foot, par exemple. Jusqu’au bout. Et d’en faire une chronique. L’Homme-de-la-maison a validé ma présence sur le canapé. Une seule condition : ne pas poser les deux questions dont je suis coutumière, c’est qui contre qui ? et Qui c’est qui gagne ? sans en écouter les réponses. Va pour France-Albanie. Préparation du plateau télé, chiffonnade de Parme, roquette, tomates cerises, fromages. L’Homme ouvre une bouteille de Rioja en l’honneur de mon exceptionnelle présence à ses côtés pour ce genre d’événement. (Lire l'article)

Vers une inconditionnelle liberté, documentaire de Vartan Ohanian et Serge Challon
Cinéma, Écrans, Théâtre

Un documentaire réparateur

Ce n’est pas l’histoire d’un taulard, ni l’histoire de ce qui a fait de lui un taulard (1). C’est l’histoire de portes qui ne se sont jamais ouvertes et qui se referment sur un jeune homme de 17 ans et 6 mois, qui s’entrouvriront pour une libération conditionnelle en 2003 et s’ouvriront à la fin de sa peine en 2013. Le film (56’) Vers une inconditionnelle liberté, de Vartan Ohanian et Serge Challon, ne pose aucune question directement, il fait confiance à son sujet, Jean-Marc Mahy, pour les poser. (Lire l'article)

El Jaleo, de John Singer Sargent, 1882
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Olé !

Il paraît que la musique de Scarlatti est dans le goût espagnol. Les musicologues s'ingénient à y distinguer les jotas des fandangos et des séguidilles. À quoi bon ? Ayant vécu en Espagne, Scarlatti a certes utilisé le matériau local, d'autant que le clavecin se prête mieux que tout autre instrument à l'imitation. Dans les sonates, on entend l'Espagne du XVIIIe siècle comme si on y était, ses cris de rues, ses guitares, ses jets d'eau et ses fanfares, mais on entend surtout une musique qui transcende tous les régionalismes. C'est elle qui compte. (Lire l'article)

Bernard-Marie Koltès, La noche justo antes de los bosques, traduit en espagnol par Fernando Renjifo, ed. Continta me tienes, 2018
Le coin des traîtres, Traduction

Traduire Koltès (La noche justo antes de los bosques)

Un texte pensé pour la scène se révèle bien souvent à la lecture aride ou incomplet, dépourvu de toute la créativité scénique qu’il convient de lui ajouter. Mais il existe des textes lumineux, qui jouissent de cette double nature, et qui son capable de transcender la page comme la scène. La pièce de Bernard-Marie Koltès, La Nuit juste avant les forêts, est l’une de ces œuvres dont la théâtralité et la valeur littéraire ne sont pas seulement inséparables mais se nourrissent mutuellement. Préserver cette dualité – ou cette unité – incestueuse à constitué l’une des difficultés majeures pour sa traduction en espagnol.

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Ukraine-Pologne : dans la ville électrique

Les deux Albanais étaient plus jolis que des Italiens. On a parlé encore jusqu’à épuiser notre vocabulaire international. Et puis on a regardé nos verres et nos mains. J’ai croisé les jambes, ils ont souri, ils appréciaient. Si Marco arrivait maintenant, ça m’éviterait d’aller plus loin, je me sais beaucoup trop gourmande quand ces regards-là me frôlent. (Lire l'article)

Bror Gunnar Jansson - Moan Snake Moan
Musiques

Bror Gunnar Jansson, gentleman bricoleur

Gentleman bluesman, bricoleur ingénieux, mais aussi homme orchestre, Bror Gunnar Jansson est l'un des rares musiciens suédois à s'être fait connaître au-delà du pont de Malmö. Rien que le nom est une énigme : Bror pour frère, comme le fameux compagnon de Robin des Bois, puis “Gugges”, soit le diminutif de Gunnar en suédois, et enfin “Enmanna”, signifiant One Man Band. Tout cela dans un seul personnage. Un an après avoir enregistré son deuxième album Moan Snake Moan, le dandy de 28 ans est en concert ce mois-ci en France. (Lire la suite)