La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Giscard, la princesse et la promesse

En 2009 fut publié un curieux roman intitulé La Princesse et le Président, dont l’auteur n’était autre que Valéry Giscard d’Estaing. La chose contait la passion amoureuse d’un président de la République et d’une princesse britannique, personnages derrière lesquels il n’était pas difficile de reconnaître Giscard et Lady Diana. On sait aujourd’hui qu’un passage particulièrement torride a été supprimé de l’ouvrage au moment de sa publication.

"De l’Angleterre et des Anglais" de Graham Swift et "Réservoir 13" de Jon McGregor
Livres

God save the spleen !

Lorsque les temps sont durs, et ils le sont souvent pour elle, Theresa May se replonge dans Jane Austen. Qui traitait avec grâce de l’économie, matrimoniale du moins. Mais les divorces, même européens, dépassent toujours les affaires matérielles. Deux auteurs, Graham Swift et Jon McGregor, bien contemporains, eux, viennent à point rappeler que les livres se moquent des no deal. Et ce que l’on aime tant, dans la littérature anglaise. (Lire l’article)

Tex Avery, Cock-a-Doodle-Dog (analyse par Nicolas Witkowski)
Chroniques avéryennes, Écrans

Cock-a-Doodle-Dog

Le secret d’Avery, c’est la construction, l’enchaînement des gags. Beaucoup se trouvent dans la période Warner, mais à l’état d’éléments dispersés. Ce n’est qu’à la MGM, vers 1950, qu’ils s’assemblent. 
délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Irlande-Suède : la chance des Irlandais, mon cul !

Et puis quelque chose d’étrange advient. Je n’oublierai jamais l’heure. 18h05. Putain ! L’Irlande a marqué ! Je crie comme un dingue. Goallllllllllllllllllllllllllllllllll ! Ma femme déboule en courant dans la pièce en pensant que quelqu’un à tiré un coup de feu par la fenêtre (à Belfast, c’est très courant). J’ai mal à la gorge d’avoir hurlé comme un dément, mais j’en ai rien à faire. Le Stade de France explose ; on peut entendre le ballon toucher le filet jusqu’au fin fond de l’Irlande. Wes Hoolahan a marqué une beauté de but. Les Suédois sont sous le choc, figés sur place. Les Irlandais sont maintenant des géants et les Suédois des nains de Games of Thrones ! (Lire l’article)

Nijinsky dans La Péri de Paul Dukas, en 1911, vu par Bakst
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Diaghilev groupie

Il est difficile de croire que la première du Sacre du printemps, en 1913, a été contemporaine du travail d’élaboration des Femmes de bonne humeur, comédie de Carlo Goldoni muée en opéra-ballet par Serge Diaghilev en 1916. C’était à la fois le sacre de Stravinsky et celui de Scarlatti. Car Diaghilev, qui voulait une musique pré-romantique, était un inconditionnel de Domenico, dont il choisit 22 sonates qu’il fit, à sa façon habituelle, orchestrer. Curieuse idée que de “mélodiser” des sonates par nature “a-mélodiques” ! Mais il fallait bien que les danseurs aient du grain à moudre… (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Jean d’Ormesson au-delà des Thermopyles

Confidence glissée par notre Jean d’O national dans une interview donnée à Vogue Paris quelques mois avant sa mort : “J’aurais beaucoup aimé écrire des livres érotiques sous pseudonyme mais c’est impossible : on me reconnaîtrait immédiatement.” Il y avait dans cette phrase un demi-mensonge ainsi qu’une vérité et demie. Le demi-mensonge : Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d’Ormesson se trouve être l’auteur de quelques pages, jamais publiées, sur ses amours homosexuelles – réelles ou fantasmées, on ne sait. La vérité et demie : chaque phrase de ce texte est à ce point frappée du sceau d’ormessonnien que la foule de ses lecteurs ne s’y serait pas trompée une seule seconde. Le style Jean d’O, c’est comme le Chanel n°5, vaguement écœurant mais reconnaissable à cent mètres. La preuve… (Lire l’article)

cheval afghanistan Majid Saeedi photoreporter Saint-Brieuc
Arts plastiques, Expo, Photographie

Cheval de paix

Il arrive que l’on aime une photo pour de mauvaises raisons, par exemple parce que l’on y voit des choses qui n’y sont pas. J’ai aimé cette image, en l’apercevant de loin, parce que j’y voyais la mer. Une mer des côtes africaines. Puis je me suis approché. Ce n’était pas l’Afrique, et encore moins la mer. C’était l’Afghanistan. L’image fait partie d’une série – intitulée La Vie en temps de guerre  actuellement exposée à Saint-Brieuc dans le cadre du festival Photoreporter. Elle a été captée par le photographe iranien Majid Saeedi (…)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Alphonse Allais, ah fonce, allez !

Parmi les choses qui foutent le camp, il y a l’art des vers holorimes. Ce divertissement en vogue au XIXe et XXe siècles consistait à se faire succéder des vers parfaitement homophones, c’est-à-dire se prononçant de la même manière mais racontant des choses fort différentes. Un des distiques holorimes les plus célèbres est dû à la plume d’Alphonse Allais, lequel fut un grand spécialiste du genre… mais pas le seul. (Lire l’article)

Théâtre

Luc Bondy, mort d’un maître amoureux

De tous les amours de Luc Bondy, celui des acteurs était le plus remarquable. Séducteur, il avait dans la vie une attention en mouvement perpétuel, prompt à passer d’un sujet ou d’un interlocuteur à l’autre. Dans la salle de répétition, il était l’inverse, soudain capable d’extrême concentration, joignant le geste à la parole pour monter sur le plateau, saisir un bras, entourer une épaule, et donner au comédien la sensation d’être à cette seconde la personne la plus importante au monde, objet exclusif du désir de son metteur en scène. Luc Bondy est mort hier. Pour Paris et pour le théâtre européen, la perte est rude. (Lire la suite)

Le nombre imaginaire, Sciences

Sans décoder ?

En ces temps joyeux de hacking présidentiel et de logiciels rançonneurs, il n’est pas sans intérêt de se demander ce que peuvent apporter les maths en termes de sécurité informatique. La réponse est : beaucoup. Au-delà de la complexité assez affolante des algorithmes en jeu, il existe quelques principes de bon sens peu connus et pourtant fort éclairants, qui si nous les appliquions tous pourraient nous aider à gagner un peu de confiance en ces systèmes dont nous dépendons tellement et dont nous ignorons trop. (Lire l’article)