Picadors, matadors, rétiaires et mirlitons
Difficile quand on est né à Madrid, que l’on a passé une partie de son enfance à Pinto et que...
Panne informatique géante
“Tout devrait rapidement rentrer dans le désordre“, nous a confié au téléphone un des...
Roumaine humanité
Terre des affranchis de Liliana Lazar. Premier roman, écrit en français par une femme née au début des années 70 dans un village de Moldavie roumaine : “un récit policier aussi inquiétant qu’un conte” dit la quatrième de couverture. Un roman qui n’a rien à voir avec le contemporain, mais qui parle aussi de résistance et permet l’évasion. Atypique. Polar assurément. (Lire l'article)
V’là le printemps (de la traduction)
ATLAS, l’association pour la promotion de la traduction littéraire, va fêter le printemps et,...
Miró pyromane
1973 : la tour Montparnasse est inaugurée, Libération publie son premier numéro, les ouvriers de Lip sont en grève, Picasso meurt, les derniers soldats américains quittent le Viet-nam, le collège Édouard-Pailleron brûle. Pendant ce temps, Joan Miró prépare la grande rétrospective qui doit le mettre en vedette l’année suivante au Grand Palais à Paris. (Lire la suite)
Le mbetteel
Une aquarelle signée Iphigénin Plomb représente un mbetteel. Son authenticité n'est pas plus avérée que l'existence de l'animal représenté. C'est donc avec toutes les réserves d'usage que nous en publions le dessin.
Les frères Bouroullec, de la fontaine à la source
Le 21 mars, jour du printemps, l'eau des six fontaines taries du Rond-Point des Champs-Élysées – elles avaient été piétinées lors de la Coupe du monde de foot 98 – va jaillir à nouveau, quinze mètre au-dessus du sol. Elle s'écoulera du haut de six mâts, dans du cristal, vers les six bassins conservés, datant du XIXe siècle. Ces pièces exceptionnelles ont été redessinées, complètement réinventées par Ronan et Erwan Bouroullec, dans l'esprit de celles conçues par le verrier Lalique en 1930. Leurs mâts des Champs, projet précieux, fragile et onéreux, feront sans doute l'objet de critiques, au temps des gilets jaunes sur rond-point. En attendant, les deux frères font un pas de côté. Et exposent leur dessins personnels et respectifs, chez kreo, leur dixième monographie en cette galerie parisienne. (Lire l'article)
Allemagne-Pologne : et à la fin, l’Allemagne n’a pas gagné
Nous revoilà embourbés dans la logorrhée habituelle : “les joueurs de foot doivent être exemplaires, un exemple pour la jeunesse” et autres variantes. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les joueurs de foot, eux et eux seuls, devraient être exemplaires. Nous acceptons sans broncher qu’un célèbre escroc préside notre Conseil Constitutionnel pendant cinq ans, nous réélisons sans faiblesse des députés connus pour détourner l’argent public et frauder le fisc... mais nos footballeurs devraient être exemplaires ? Mystère. (Lire l'article)
Loin des courants de son temps
Nous terminerons notre série d’articles consacrés à Heinrich Kley par une dernière sélection de...
Pierre Charpin en villégiature
Le designer est l'invité du 10e Festival international Design Parade organisé à la Villa Noailles, folie moderniste conçue de 1923 à 1933 par l'architecte Robert Mallet-Stevens à Hyères (Var) et nourrie par l’esprit mécène et extravagant de ses propriétaires Marie-Laure et Charles de Noailles. Un festival au croisement de la mode, de la photographie, du design et de l'architecture, toutes ces disciplines, ici souvent indisciplinées, des arts appliqués. (Lire la suite)
Pour une nouvelle architecture
Grand lecteur d’Alain Robbe-Grillet, l’architecte Philippe Rahm l’a rencontré en 2006 après lui avoir commandé des textes pour accompagner son installation “Météorologie d’intérieur” (Canadian Centre for Architecture, 2006).
Jon Fosse ou la musique du silence
Si Shakespeare utilise dans son oeuvre un vocabulaire de 20.000 mots là où Racine n'en a que 2000, Fosse, lui, tournerait plutôt autour de 200. Une décroissance qui n'est pas un appauvrissement: comme ses personnages, la langue de Fosse est en retrait, en grève du brouhaha et de l'agitation du monde.
Devoirs de vacances
Plaisirs de farniente et de lecture… une fois n’est pas coutume, cette (courte) chronique offre quelques suggestions pour occuper votre esprit s’il en est besoin. D’abord, la toujours intéressante chronique de Jean-Paul Delahaye dans Pour la Science, intitulée Logique et Calcul. Au programme de ce mois de juillet, on trouve un problème dit “des 50 prisonniers”. Dans le même numéro de cet excellent magazine, une réflexion passionnante de Christian Walter sur la finance dite éthique, et en particulier sur le caractère performatif des algorithmes qu’elle utilise. Enfin, on pourra lire ou relire avec profit l’hilarante et autoproclamée unique trilogie en cinq volumes de Douglas Adams, Le Guide du Voyageur Galactique. (Lire l'article)
Une nutritionniste engagée
Régine Sancelle, nutritionniste, revient sur la curieuse multiplication dans notre pays des “séminaires de jeûne” et propose, en retour, la mise en place de lieux de “jeûne de prestige”.
Choisissez au hasard…
Si vous êtes comme moi, voici un jeu auquel vous n’avez guère joué depuis vos (très) jeunes années : le papier enveloppe la pierre ; la pierre casse les ciseaux ; les ciseaux coupent le papier. Je me suis amusé, il y a de nombreuses années de cela, à coder un programme d’ordinateur jouant à pierre-papier-ciseaux contre un humain. Sans tricher, ce programme en vint rapidement à battre son adversaire humain dans 70% des parties. Un programme fort simple, gagnant de manière statistiquement très significative contre son concepteur ! (Lire l'article)
Femmes en attitudes
Contre les poses que la société leur impose pour faire du corps féminin un objet propice au commerce, les chorégraphes de DañsFabrik, festival organisé jusqu'à samedi par le Quartz de Brest, érigent des postures, des attitudes politiques frontales et quasiment guerrières. Ainsi Arranged by date, solo où la Grecque Lenio Kaklea dit beaucoup sur notre dépendance à de simples chiffres, sur notre identité sociale construite sur ces chiffres et sur le corps déboussolé qui ne sait plus quelle attitude adopter : la grimace, l’agitation, le tremblement, le “faire face” dignement dans une sublime cambrure… jusqu’à l’acte final d’avaler les chiffres, de les incorporer. (Lire la suite)
Georges Monti, ou l’indépendance à l’épreuve du Temps
Fondateur en 1981 des éditions Le Temps qu'il fait (700 livres au catalogue), Georges Monti revient, sans illusion et sans amertume, sur les quarante ans de sa maison et son combat permanent pour l'indépendance.


















