Wanda et ses amies
Scarlatti a couvé sous la cendre pendant tout le XIXe siècle ; c’est une jeune pianiste et claveciniste pas comme les autres qui s’est chargée d’allumer le feu et, vestale attentive, de l’entretenir. Nul attendrissement cependant : Wanda Landowska était énergique, sans concessions, et assumait pleinement ses contradictions. Une des plus anodines est que cette grande musicienne fit construire à Pleyel les monstres ferraillants qu’elle joua fièrement : elle pensait qu’il fallait à la musique ancienne un instrument moderne. (Lire l’article)
Massacre des innocents pour le Président de la République
Grâce à son sang froid et à son flair médical, le docteur Rabau a pu diagnostiquer et prendre en charge M. Macon, président de la République, bien connu au service de Médecine littéraire, alors qu’il traversait un épisode aigu de diabète politique sucré. Après une intervention en urgence au palais de l’Élysée, le patient a été admis au service de Médecine littéraire et un traitement de fond a été mis en place avec la prescription du Massacre des Innocents de Marc Biancarelli (Actes Sud, 2018). Les résultats sont encourageants et l’acidité du patient a pu être révélée. La vigilance et des soins réguliers restent toutefois nécessaires. (Lire l’article)
Karamazov, tous ensemble…
Encore un roman fleuve et un spectacle au long cours : Jean Bellorini adapte et met en scène Les Frères Karamazov de Dostoïevski dans la carrière de Boulbon. Pendant près de six heures, les corps travaillent, fatiguent, transpirent. Sans écrans témoins, sans cinéma, à mains nues, face aux spectateurs. Loin de la géniale sophistication des Damnés dans la Cour d’honneur et du savoir faire consensuel de 2666 à la Fabrica, Karamazov est un formidable spectacle prolétaire, une extension du domaine de la lutte au théâtre. (Lire l’article)
Voyage dans la Mancha
The Hispanic Museum & Library possède un des carnets d’aquarelles peintes par Daniel Vierge...
Un Vélib‘ chez les pingouins
Le nouveau jeu à la mode: conduire les Vélib’ le plus loin possible de Paris. Et le jeu semble sans limites.
Jean-Pierre Martin pour Pauline Camille
La honte est, selon Jean-Pierre Martin, l’un des grands ressorts de la littérature. À l’heure où les Américains se jettent sur 1984 de Georges Orwell pour essayer de cerner au mieux les agissements de leur président et ses fameux “faits alternatifs” ; à l’heure où en France la saga Fillon compte plus de rebondissements et de révélations dantesques que la plus audacieuse des séries américaines ; à l’heure, donc, où la réalité semble avoir clairement dépassé la fiction, il est plus que jamais nécessaire de chercher dans la littérature ce que la réalité veut dire. (Lire l’article)
Tout est bien qui finit bien
Impossible de déterminer dans quel ordre Abbey a réalisé les illustrations des quatre comédies...
Entretien d’embauche
Un aspect de la culture geek d’Internet que l’on peut juger amusant ou effrayant est la manière dont ses membres se cooptent. S’il est un domaine où la sélection par les maths est reine, c’est celui-là. Google (comme d’autres) utilise régulièrement des techniques de recrutement du type jeu de piste : une énigme est posée à la communauté internet, et les quelques petits génies qui la résoudront en premier se verront envoyer un lien secret leur offrant la possibilité d’en résoudre d’autres, puis d’être recrutés. Voici une très jolie énigme posée régulièrement, paraît-il, en entretien d’embauche. (Lire l’article)
Benoît Coutaz, accompagnateur de livres
Pour diffuser leur catalogue, cent vingt maisons d’édition indépendantes font appel à Harmonia Mundi Livres. Entretien avec son président, Benoît Coutaz.
Épictète et la Romaine
Où Épictète se souvient d’une Romaine riche et sévère : « Il est vrai, me demanda-t-elle, que les disciples de ta secte sont insensibles à la douleur ? » Épictète, insensible ? Quelques recherches dans les archives de Salt Lake City tendent à prouver le contraire…
Sauvette qui peut
Nos lectrices cinéphiles (nous savons que peu d’entre elles regardent Les Tuche) se souviennent...
Nudité Humanité
« Je suis devenu photographe par amour »: actuellement exposé à la Nue Galerie à Paris, Hervé Lassïnce publie une série de portraits qui en témoignent dans un ouvrage intitulé « Nous »
Redonner du temps au temps
En 2020, un seul mot d’ordre, décroissance, une seule résolution, ralentir ! C’est le sens du nouveau combat de Guus Grappenmaker. Nous avons rencontré le designer à l’occasion du lancement en fanfare de sa nouvelle invention.
Les bonnes idées de Federico León
À quoi rêve un ordinateur ? C’est une des questions que se pose Federico León dans Las Ideas. L’ordinateur est conçu comme une machine à remonter le temps, une galerie des glaces où les deux protagonistes se regardent se regardant se regarder, et ainsi de suite. Un spectacle sur cette tendance à tout archiver dans l’instant, sur la croissance folle d’une mémoire qui envahit le présent, comme si la vie n’existait plus qu’à travers les preuves qu’on en garde. (Lire la suite)
Les sponks aux portes de Paris !
Après les moustiques tigres, les frelons asiatiques, les punaises diaboliques… c’est au tour des sponks d’envahir nos contrées.
Hegel et la loi du cœur
“Pauvre petite quetsche ! Au lieu de me haïr, tu devrais me remercier car je suis celui qui t’a permis de te débarrasser de ta première certitude”, écrit Hegel dans une lettre qui reste la seule trace de la liaison tumultueuse qu’il entretint avec une jeune femme de Iéna.
Qu’elle était belle, ma banlieue rouge
Créé en 1960 à Paris, l’Atelier d’urbanisme et d’architecture (AUA) a conçu des unités de logements sociaux, des théâtres, des piscines, en banlieue. Habitat et culture pour tous, sport populaire, engagement politique, cette coopérative de jeunes concepteurs, oubliée, ressort de ses bétons bruts, dans une exposition à la Cité de l’architecture. Quel est le legs de ces ravaleurs du modernisme, critiques des Grands Ensembles, inventeurs de la pluridisciplinarité et du paysage urbain, qui se sont auto-dissous en 1985 ? (Lire la suite)
Chrétien de Troyes, Sodome et Gomorrhe
Du Perceval de Chrétien de Troyes, œuvre de neuf mille vers écrite vers 1180 et restée inachevée, on ne connaît en général que son (excellente) adaptation à l’écran par Éric Rohmer, et/ou sa version en français moderne. On perd ainsi le sel de la langue originelle, et parfois même son sens. Le retour à la source réserve parfois quelques surprises. (Lire l’article)


















