Nous n’avons pas besoin que justice soit faite
Une jeune femme est morte massacrée dans sa chambre. Tout le monde s’en fiche. Fouiller dans le quotidien des gens de peu n’est pas rentable. Face à des vivants morts debout, murés dans le silence, le journaliste enquêteur va se concentrer sur la victime. Son intuition lui hurle de ne pas lâcher le morceau. Se profilent alors les années Mitterrand et les nôtres dans la foulée. Le scandale est énorme et banal. Les Insatiables, le roman de Gila Lustiger est une réussite qui, en 2017, éclaire par le noir la campagne électorale française. (Lire l'article)
Une lecture ’pataphysique de Lucky Luke
La bande dessinée peu être assimilée à une forme de ’pataphysique, discipline inventée par Alfred Jarry et définie comme “science des solutions imaginaires”, nous invitant à adopter sur les choses un nouveau point de vue et casser nos attentes habituelles. C’est aussi ce que nous propose Bouzard dans Jolly Jumper ne répond plus, en nous faisant découvrir une interprétation hilarante et très personnelle du personnage de Lucky Luke, qui modifiera complètement la vision que vous aviez du Lonesome cowboy. (Lire l'article)
Et vous trouvez ça drôle ?
36e Assises de la traduction littéraire à Arles, sur le thème : l'humour en traduction. Au programme, des conférences, des lectures, des débats, des ateliers, des spectacles et des conversations. “Et vous trouvez ça drôle ?”
François Rabelais débraguetté
À l'époque de la Renaissance, la braguette ne se résumait pas à une simple et commode fermeture Éclair mais se présentait sous la forme d’une pièce de tissu de proportions impressionnantes, rembourrée qui plus est par divers objets, des oranges par exemple, et constituait ainsi un élément central de la parure masculine. Elle est un motif récurrent dans l’œuvre de François Rabelais, peut-être même son point nodal. Ses personnages en parlent beaucoup, au point de vouloir consacrer de doctes essais au sujet. D'après certains exégètes inspirés, elle serait même une clé susceptible d'ouvrir l'ensemble de l'œuvre rabelaisienne. (Lire l'article)
Quino, face B
Le dessinateur argentin, mort le 30 septembre à Mendoza à l'âge de 88 ans, n'est pas seulement le génial créateur de Mafalda. Dans un documentaire réalisé en 2005, Mariano Llinás et Ignacio Masllorens proposaient, dessins à l'appui, une édifiante analyse de l'art de Quino.
Les Ballets Jazz Montréal font le plein d’Essence
Les Ballets Jazz Montréal achèvent ce mois de mars une longue tournée en France . Avec deux de leurs récentes créations, "Essence" et "Dance me" où se mélangent joyeusement styles variés et interprètes aux personnalités singulières
À l’abri des hommes et des choses
L'air du temps et des livres: une nouvelle chronique pour relier l’actualité, petite ou grande, avec des livres qui paraissent, la frôlent ou la percutent, de front ou même de biais. Pour l'inaugurer, il sera ici question du roman de Stéphanie Boulay, "À l'abri des hommes et des choses" (éditions de l’observatoire, 2023).
Un tatou inconnu
Ce curieux tatou à trompe est apparu si furtivement à son dessinateur que celui-ci a dû le représenter de mémoire. C'est, du moins, ce qu'il prétend, car d'aucuns sont convaincus que ce dasypus fantaisiste n'est autre qu'une mystification.
J’en suis tout retourné
Solution de la petite énigme posée la semaine dernière... Rappelons les faits : j’ai préparé un jeu de 52 cartes dont j’ai retourné un certain nombre face visible, avant de vous laisser mélanger le paquet. Après m’être bandé les yeux, j’ai alors pris une partie de ce paquet, je vous ai laissé compter – sans me le dire – le nombre de cartes face visible qu'il vous restait, je l’ai lu dans vos pensées, je vous ai tourné le dos et grâce à mes pouvoirs psychiques j’ai moi-même retourné dans mon paquet ce qu’il fallait de cartes pour avoir exactement le même nombre de cartes face visibles que vous. Comment ai-je fait ? (Lire l'article)
La traduction impossible
Shakespeare pensait que nous étions faits de"l’étoffe des songes", mais nos rêves sont eux-mêmes tissés dans la trame du langage. Nous ne pouvons nous rappeler nos songes qu’en les exprimant. Rien de ce qui existe ou plus exactement rien de ce que nous percevons de façon consciente n’échappe à la langue. Mais n’existe-t-il pas une réalité extérieure au langage, un quelque chose, interne ou externe, qui ne serait pas verbal ? Qu’y a-t-il avant les mots ? Peut-être une sorte de sauvagerie antérieure à la mise en forme du réel par les mots. Une réalité précisément innommable à laquelle pourrait faire écho le titre de la très belle nouvelle de Conrad : Heart of Darkness. (Lire la chronique)
Jeunesse
Au moment où Heinrich Kley commença ses études d’art, les relations avec ses parents étaient...
Roma d’Alfonso Cuarón :
des sous-titres polémiques
Une polémique inattendue est née autour du dernier film d'Alfonso Cuarón, Roma. Elle est apparue en Espagne, où le film a été programmé dans cinq salles, accompagné de sous-titres en espagnol. Tollé sur les réseaux sociaux, très vite relayé dans la presse. Les réactions sont vives, le débat est riche. (Lire l'article)
(N.d.T.)
Dans un texte consacré à la la traduction vue comme “un autre livre”, selon les mots de Thomas Bernhard, Olivier Mannoni brossait il y a quelques semaines un tableau du “traducteur en spectre et en auteur”, en “écrivain de l'ombre”. Mais dans quel recoin obscur, cave ou placard ce fantôme est-il tapi ? Il existe un espace réservé au traducteur, un territoire où il règne en maître : la note du traducteur, dite (N.d.T.). Un espace investi voire réinventé de façon parfois surprenante par certains. Exemples avec André Markowicz et Brice Matthieussent. (Lire l'article)
Vers la fin des fake news ?
Deux jeunes Français viennent d'inventer un produit qui devrait nous permettre, sinon de nous débarrasser des fake news, au moins de les identifier.
Coupe gratuite
Réagissant à l’image – plus exactement la photo – diffusée hier, Horace Gratys, le célèbre...
Montévidéo dans l’impasse
Drôle de dernière semaine au festival Actoral fondé par Hubert Colas en 2001 à Marseille. Dans la salle de Montévidéo, la performance de Grand Magasin, programmée samedi 14 octobre à 21h et intitulée “Comment commencer”, pourrait bien se transformer en “Comment finir”.
Au bout de la Nationale 7
Les mathématiciens détestent les nombres imposés arbitrairement, et parmi eux le nombre de dimensions de l’espace : trois. Hauteur, largeur, épaisseur (ou bien : latitude, longitude, altitude). Ce diktat de trois dimensions, pas plus pas moins, est insupportable au matheux, qui va immédiatement se faire un plaisir d’imaginer autre chose. Pourquoi pas deux dimensions, ou quatre ? pourquoi pas une infinité ? Pourquoi pas, même, 3/2 ou Pi ? Et un espace à zéro dimension ? Pas très excitant, on s'y sent vite à l'étroit. Et un espace de dimension un ? Tout point y est identifié par une seule coordonnée, par exemple un nombre. C’est ce qui se passe sur la mythique Nationale 7. (Lire l'article)

















