La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Archives
Théâtre

Jonathan Capdevielle en construction

Au Festival d'automne, Jonathan Capdevielle a présenté deux spectacles. Après À nous deux maintenant, adaptation du roman de Georges Bernanos Un crime, l'acteur-danseur-chanteur-metteur en scène reprend au Théâtre du Rond-Point à Paris Adishatz/Adieu, un solo créé en 2009. Une heure étonnante, où l'interprète retourne en adolescence pour convoquer sur scène les voix et les fantômes de plusieurs de ses proches et raconter un pan de son histoire. (Lire l'article)

Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

The Pusher

Cinq petits mois après le début de l’année, l’Europe a déjà pêché plus de poissons et coupé plus d'arbres que ce que les océans et les forêts sont capables de produire en un an, et elle a émis plus de carbone que ce que la nature est capable d'absorber. Si le monde entier vivait comme les Européens, il faudrait quasiment trois planètes pour subvenir aux besoins de l'humanité... (Lire l'article)

Martin Monchicourt, Escalier, 2015 Sapin, MDF peinture glycero, 267 x 267 x 128 cm, © Martin Monchicourt
Arts plastiques, Expo

Mises à l’épreuve, Martin Monchicourt – Les Voyageurs, épisode 2

Béton, dalle en bois aggloméré, bâche d’ensilage, MDF (pour médium density fiberboard, dit “médium”)… voici quelques-uns des matériaux qui composent Escalier et Scanner, les deux œuvres que Martin Monchicourt présente dans le cadre de l’exposition Les Voyageurs, réunissant les diplômés félicités des Beaux-arts de Paris. Du matériau à sa destination, aucune sublimation ni métaphorisation n’est mise en scène. Le geste de Martin Monchicourt relève de l’artisanat, du savoir-faire et du protocole technique. (Lire la suite)

Chroniques scarlattiennes / Ramón Casas, Jeune décadente (1899), Musée de Montserrat
Chroniques scarlattiennes, Musiques

L’annuaire de Kirkpatrick

L'Américain Ralph Kirkpatrick, élève de Wanda et musicologue à Yale, est le principal biographe de Scarlatti. Son Domenico Scarlatti de 1953 est cependant à prendre avec des pincettes. La biographie est remarquable, mais la musicologie a souvent été remise en question. Non, toutes les sonates ne vont pas par paires, non, le point d'orgue de la sonate n'est pas la “crux” qu'il avait inventée, non Scarlatti n'a pas composé toutes ses sonates pendant les cinq dernières années de sa vie. Mais tout défricheur prend et assume le risque de faire fausse route. Son jugement sur l'évolution des sonates est parfois un peu énigmatique mais toujours d'une grande justesse. Il est l'auteur d'une classification “scientifique” des sonates. Mais la “vraie” classification chronologique reste à faire. (Lire l'article)

Coloriage - La méduse volante © Philippe Mignon
Coloriage, Zoologie

La méduse volante

Mode d'attaque imparable que celui de cet étonnant cnidaire: il nage près de la surface, repère sa proie, enroule ses tentacules puis les détend dans un mouvement giratoire qui le propulse hors de l'eau. Il ne lui reste qu'à planer grâce à son ombrelle en forme de cloche.
Couverture du livre de Yannick Le Marec, Eugène Atget. La photographie des hommes libres, éditions LOCO, 2025
Livres, Photographie

Eugène Atget en zones libres

Dans son livre "Eugène Atget. La photographie des hommes libres" (éditions LOCO), Yannick Le Marec éclaire la dimension politique du travail réalisé par le photographe auprès des chiffonniers des "zones" en périphérie de Paris, à la veille de la Première Guerre mondiale.

Pablo Picasso, Le Pingouin (1907), sérigraphie
Manchots, Zoologie

Le Pingouin ou la révolution avortée

En 1907, Apollinaire et Picasso projetaient de réaliser ensemble un bestiaire, avec des poèmes du premier en regard de dessins du second. Il en reste une sérigraphie, un Pingouin tracé d'un seul trait. Si le projet avait abouti, l'histoire de l'art n'aurait peut-être pas été la même...

Gilles Walusinski par André Kertész (1982)
Entomologie photographique, Photographie

André

C'est un jour de 1983 qu'une enveloppe m'est arrivée de New York. André Kertész m'envoyait le portrait qu'il avait fait l'année précédente, en 1982 sur le balcon de sa chambre d'hôtel, rue Saint Séverin. C'était en hiver et André passait une bonne partie de son temps dans la galerie d'Agathe Gaillard qui l'exposait. Ce n'était pas la première fois que je raccompagnais Kertész de la galerie jusqu'à son hôtel. Nous faisions le trajet bras-dessus bras-dessous à petits pas, André s'arrêtant à toute occasion, me disant regarde cette photo que je ne fais pas. Ce pigeon me le reproche ! (Lire la suite)