Beth Hart et Joe Bonamassa, un “Black Coffee” de qualité
Revoilà Beth Hart et Joe Bonamassa dans Black Coffee, une production prolifique et énergique qui livre un blues de choix puisé dans l'American Songbook. La chanteuse californienne a déjà montré tout le talent qui l'habite. Mais à chaque fois que Joe Bonamassa vient l'accompagner, cette voix inimitable s'en retrouve transcendée, comme si le guitariste virtuose sacrifiait le devant de la scène pour mieux servir le feeling exceptionnel de Beth. (Lire l'article)
Le projet Soubirous 2020
Grâce à la technique de l'hologramme, la ville de Lourdes s'apprêtait à revivre une fois par an, au mois de février, l'apparition de la vierge. Le projet était lancé et plutôt en bonne voie, mais des rumeurs ont mis fin à la vague d'enthousiasme qu'il avait soulevée.
Dovlatov, la revanche d’un invisible
Jamais publié en Union soviétique de son vivant, exilé à New York où il est mort en 1989, l'écrivain russe Sergueï Dovlatov a connu une scoumoune éditoriale hors pair. On peut dire que, depuis, le monde se rattrape. Succès durable en Russie, thèses sur son œuvre aux États-Unis, texte adapté au théâtre par Peter Stein, festival Dovlatov, prix Dovlatov, statue de Dovlatov dans la rue de Saint-Pétersbourg où il vécut et, cette année, un film d’Alexeï Guerman Jr couronné à Berlin, vendu dans trente pays et à Netflix. Qui pourtant ne raconte qu’une semaine assez morne dans la vie de Dovlatov, géant au regard velouté, héros bartlebyen. (Lire l'article)
Kate Morton, les méandres de l’histoire
Vient de paraître en mars dernier un nouvel opus de l’Australienne Kate Morton, qui s’est fait connaître notamment avec Les Brumes de Riverton (traduit par Hélène Collon). La Prisonnière du temps (traduit par Anne-Sylvie Homassel), un roman de plus de six cents pages, qui rassemble tous les ingrédients d’une histoire familiale courant sur plusieurs générations avec mystères et révélations, amours contrariées et morts précoces, trahisons et sacrifices… Un page-turner de plus ? Non, justement.
Italie-Irlande : à la tienne, Roddy Doyle !
Le problème, c'est que l'Italie n'a pas l'habitude de certaines situations, voilà, disons-le clairement dès le départ. Se présenter au dernier match avec la qualification déjà en poche, et en tant que premier du groupe : a-t-on déjà vu ça ? Nous, les Italiens, on n'est vraiment pas à l'aise dans ce rôle de forts en thème, de premiers de la classe. Sans même un complot des puissants au pouvoir, juste une promenade de santé et ce classement triste, tout germanique, à carton plein… (Lire l'article)
Sharon Eyal, du tac au toc
Dans OCD Love de la chorégraphe israélienne Sharon Eyal, les “personnages” sont comme électrocutés à la base, dès qu’ils entrent en scène. Puis, tout est question de doigté, dans la gestion des ensembles, comme dans celle de deux duos millimétrés, l’un masculin, l’autre féminin. Inutile de chercher un sens : les corps sont renversés au point que l’on ne sait plus s’ils se présentent de face ou de dos et offrent le tableau d’une société stressée sans issue de secours. C’est dans la sensualité, dans les cuisses qui se frôlent, ou dans les gestes réparateurs, comme les mains qui passent et lavent les visages que l’on quitte la noirceur. (Lire l'article)
À l’abri des hommes et des choses
L'air du temps et des livres: une nouvelle chronique pour relier l’actualité, petite ou grande, avec des livres qui paraissent, la frôlent ou la percutent, de front ou même de biais. Pour l'inaugurer, il sera ici question du roman de Stéphanie Boulay, "À l'abri des hommes et des choses" (éditions de l’observatoire, 2023).
Les livres et le capital
Dans Brève histoire de la concentration dans le monde du livre (Libertalia), Jean-Yves Mollier montre que la récente tentative de fusion entre Hachette et Editis n'est que le nouvel avatar d'une longue histoire.
La Somme en quarantaine
Trois cas d'accidents mortels en un seul jour dans le département de la Somme ont poussé le gouvernement à prendre des mesures drastiques. En application stricte du principe de précaution, tous les véhicules ont été placés en quarantaine.
Comment Pierre Paulin est devenu Paulin
De ses sièges suaves et colorés à ses intérieurs en forme de tentes ou de cocons, le designer français (1927-2009) a conçu un monde de mobilier et de mini-architectures organiques qui ne renient pas le confort mais s'épanouissent comme des fleurs ou des igloos. Ce pragmatique si inventif n'a pas été reconnu en France avant les années 2000. Le Centre Pompidou lui consacre enfin une exposition qui retrace le parcours rigoureux et chaotique de celui qui ne revendiquait qu'un titre, celui de “dessinateur industriel”. Un modeste tourmenté qui avait un art tout à fait singulier de se projeter dans l'espace et qui a su inventer un paysage domestique complet et continu. (Lire l'article)
Marie Cosnay, histoires d’îles et d’exils, suite
Texte indispensable, ce deuxième volume de la série «Des îles» que Marie Cosnay consacre à ceux et celles qu'illégalisent la politique migratoire européenne, est un livre de mémoire mais, avant tout, de combat.
Belial
Devant sa maison, une femme cueille des herbes. Surgit un inconnu, qui commence à la questionner. En arrière-plan, une réflexion sur l’intoxication sécuritaire et ses mensonges : Belial, de Yànnis Mavritsàkis, une pièce traduite du grec par Michel Volkovitch et présentée à La Nuit de la traduction organisée par la Maison Antoine Vitez. (Lire le début de la pièce)
Niko Pirosmani ou le naïf clairvoyant
Le peintre géorgien Niko Pirosmani (1862-1918) est un de ces artistes dits “naïfs” qui, leur vie durant, ont œuvré dans le périmètre de leur environnement immédiat et peint leur quotidien, celui des petites gens. Mais aussi, pour Pirosmani, quelques grands événements de l’histoire et des aperçus de la vie des couches aisées de la société. À Arles, jusqu'au 20 octobre, la fondation Van Gogh expose une trentaine de ses toiles. C’est un éblouissement où tout voisine avec une égale dignité et une même importance, hommes, bêtes et plantes. (Lire l'article)
Ivre de mots
Dans la petite ville balnéaire britannique de Sheerness, un homme surgit de la mer. C’est un inconnu, et il se tait. Il se contente de jouer du piano : Ivre de mots de Frank Siera, une pièce traduite du néerlandais par Esther Gouarné et Mike Sens et présentée à La Nuit de la traduction organisée par la Maison Antoine Vitez. (Lire le début de la pièce)
Beaux livres : coups de cœur de la rédaction
Trois beaux livres recommandés par la rédaction de délibéré.
Les enfants de la guerre
Les photographies d'Yvonne Kerdudo sauvées le l'oubli par Pascale Laronze: un choix commenté et publié par Françoise Morvan pour les Éditions Mesures qu'elle a fondées avec André Markowicz.
Valérie Zenatti : le voyage à Czernowitz
Il suffisait de les avoir croisés ensemble une fois : ce qui unissait Aharon Appelfeld et Valérie Zenatti dépassait la complicité qui existe parfois entre écrivain et traducteur. Comme s’ils veillaient l’un sur l’autre. Comme s’ils étaient de la même famille. Après la mort d’Appelfeld, Valérie Zenatti était la seule à pouvoir écrire ce livre, de filiation et tendresse autant que de deuil. Dans le faisceau des vivants, aux éditions de l'Olivier. (Lire l'article)
Offre d’emploi
Pour mettre fin au nouveau désordre mondial, la rédaction recrute d’urgence des technicien·ne·s...


















