La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Archives
Cinéma, Écrans

Pablo de cinq à sept

En salle, le sixième et le septième longs-métrages du Chilien Pablo Larraín : Neruda et Jackie sont des films jumeaux, nés de regards nouveaux et audacieux sur deux figures célèbres – et peut-être mineures – de la guerre froide. Deux reconstitutions historiques suscitant des émotions contraires : alors que la fuite du poète et sénateur communiste chilien déçoit rapidement, l’intensité de l’entrée en veuvage de l’ex-first lady américaine émeut et fascine durablement. (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Alphonse Allais, ah fonce, allez !

Parmi les choses qui foutent le camp, il y a l’art des vers holorimes. Ce divertissement en vogue au XIXe et XXe siècles consistait à se faire succéder des vers parfaitement homophones, c’est-à-dire se prononçant de la même manière mais racontant des choses fort différentes. Un des distiques holorimes les plus célèbres est dû à la plume d’Alphonse Allais, lequel fut un grand spécialiste du genre… mais pas le seul. (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Raymond Queneau et le 100ème exercice de style

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Raymond Queneau avait publié 99 et non 100 Exercices de style? La réponse à cette question a surgi des archives de Gallimard soixante-dix ans après la publication du livre (1947). Elle se résume à ceci : l’éditeur a tout simplement jugé inopportun de publier la centième, laquelle existait bel et bien.

American cars © Philippe Mignon - Choses revues - délibéré
Choses revues, Détournements

American Cars

Pied de nez supplémentaire aux défenseurs de la planète, une nouvelle marque d’automobiles vient de voir le jour aux États-Unis. Immédiatement saluée par un tweet présidentiel : Make AMERICAN CARS great again!, cette marque ne fabriquera que des hummers.
Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Alexandre Vialatte et un marronnier en fleurs

Alexandre Vialatte est cet homme qui écrivit un jour : “L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau”. Le talentueux chroniqueur de La Montagne écrivit aussi : “Les arbres sont pleins de sève, jusques et y compris le grand marronnier en bas de chez moi. C’est le printemps sans doute”, mais cela personne ne le savait car la phrase figure dans un texte que le quotidien de Clermont-Ferrand a jugé préférable de ne pas publier, et que nous reproduisons ici en exclusivité. (Lire l’article)

Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Tout est à refaire

Présenter ses vœux de nouvelle année à Pierre, Paul et Jacqueline est une obligation un peu lassante, mais, en ce mois de janvier 2019, l’exercice a un côté cocasse qui le rend moins pénible. Le climat devient fou, et on est à peu près sûr que cela ne va qu’empirer. Le populisme gagne lentement mais sûrement la planète. Le système économico-industriel s’approche de la rupture. La vie intellectuelle se résume peu ou prou au clapot circulaire des débats diffusés ad nauseam par les chaînes d’info en continu. Où que l’on tende l’oreille, ce ne sont que disques rayés… (Lire l’article)

Maguy Marin, Ligne de crête, 18e Biennale de la Danse de Lyon
Danse

Maguy Marin, sans commune mesure

Encore une fois, Maguy Marin frappe fort. Elle a ouvert avec fracas la 18e Biennale de la danse de Lyon. Dans Ligne de crête, Elle dénonce les manquements des politiques actuelles. Elle joue sur l’accumulation et la saturation, ménageant toutefois des chemins labyrinthiques pour les six interprètes qui s’emparent d’une partition chorégraphique millimétrée à devenir complètement dingues. Et réveille dans le fracas le désir de liberté. Un vrai bazar. (Lire l’article)

Square du Vert-Galant, 1931, René-Jacques
Expo, Photographie

René-Jacques, photographe de l’invisible

La galerie ARGENTIC à Paris nous offre l’occasion de voir ou revoir le travail de René-Jacques (1908-2003) via une sélection de « tirages vintages et modernes des photographies de Paris ». Vues de Paris, donc, rues, escaliers, gares, monuments, avec une prédilection pour la saison hivernales et ses féeries enneigées. Qui invitent à la rêverie, à la flânerie. À la découverte. À une interrogation subtile sur ce qui nous est montré. Ou plutôt à une forme d’étonnement qui n’est autre que l’intuition d’avoir affaire à quelque chose qui se cache sous la surface. Ville réelle, ville rêvée, on ne sait trop. (Lire l’article)

Photographie, Trotsky, photos inédites

Seva Volkov ou la mémoire ininterrompue

Petit-fils de Léon Trotsky, balloté toute son enfance entre la Russie, la Turquie, l’Allemagne, l’Autriche et la France, Seva Volkov, alors âgé de 13 ans, est arrivé à Mexico en août 1939 en compagnie d’Alfred et Marguerite Rosmer, des amis de son grand-père. Il est le dernier témoin vivant de l’assassinat de Trotsky par Ramón Mercader, le 20 août 1940, et a vécu plus de trente ans dans la maison de l’avenue Viena, dans le quartier de Coyoacán à Mexico, où il a élevé sa famille. Ingénieur chimiste à la retraite, il a fondé et préside toujours le Museo Casa de León Trotsky. À presque 90 ans, il n’a rien oublié, rien pardonné, et se souvient du séjour à Taxco, peu après son arrivée au Mexique, durant lequel ont été prises des photos jusqu’à ce jour inédites.

Musiques

The Tree of Forgiveness

En avril 2018, à 71 ans, John Prine sort son 24e album, The Tree of Forgiveness, un peu sous le manteau. Treize ans qu’il n’avait rien produit. Résultat bluffant. “J’espère qu’on ne va pas se rendre compte que c’est la dernière fois qu’on se dit au revoir.”