Tout est bien qui finit bien
Impossible de déterminer dans quel ordre Abbey a réalisé les illustrations des quatre comédies...
La Bible entre les lignes
La Bible peut difficilement passer pour un manuel d’éducation sexuelle, même si l’on y trouve un certain nombre d’injonctions qui, au fil des âges, ont plus ou moins régi la sexualité des croyants. Ainsi, dans l’Ancien testament, le Deutéronome ne fait pas de l’adultère une simple bricole puisqu’on y lit : “Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux”. Heureusement le Deutéronome n’est plus vraiment pris au pied la lettre, et cela se comprend d’autant mieux qu’on y lit des choses aussi exotiques que “Tu ne laboureras point avec un bœuf et un âne attelés ensemble” ou “Tu ne porteras point un vêtement tissé de diverses espèces de fils, de laine et de lin réunis ensemble”. C’était avant les tracteurs, le Nylon et Tinder. (Lire l’article)
Les choix de délibéré – 27 sept. 2017
Danse, livres, films, expos, théâtre… Chaque semaine, les choix de délibéré.
Pour la fin du monde
Pour la fin du monde prends ta valise / Et va là-haut sur la montagne on t’attend / Mets dans ta valise une simple chemise / Pour la fin du monde pas de vêtements. Bon, rien de dramatique jusque-là. Derrière l’apocalypse annoncée se cache un retour à la terre, assez dans l’air du temps — on serait plus volontiers parti avec un sac à dos qu’une valise, mais ça n’aurait pas rimé avec chemise. En tout cas, il est déjà clair que le titre Pour la fin du monde n’est pas celui d’un manifeste mais d’une invitation. (Lire l’article)
Un vœu bientôt exaucé
Douze heures d’enregistrements inédits des sœurs Rosio, dont 35 prises de Minuit chrétien ! Les fans vont s’arracher le coffret prochainement mis en vente.
La Fille de Londres
La fin du monde ne ressemblera pas à la fin du monde. Pas de gros nuages noirs annonciateurs d’orage terminal, pas de raz de marée de cauchemar balayant les cités, pas de champignon nucléaire s’élevant au loin comme une mauvaise blague. Vous saurez que la fin du monde approche lorsque vous décrocherez votre téléphone et qu’une voix synthétique vous répondra : si ceci tapez 1, si cela tapez 2, sinon tapez étoile pour revenir au sommaire. Tout indique (en particulier les services d’assistance de ces entreprises connues sous le nom de “fournisseurs d’accès”) que nous en sommes déjà là. (Lire l’article)
Les Barbares
Qui seront les nouveaux Barbares ? À quoi ressemblera notre Moyen Âge ? Quand en sortirons-nous ? En sortirons-nous ? Certes, l’histoire ne se répète pas— ou alors comme une farce, disait l’autre — mais on peut tirer toujours quelques fils prospectifs. Notre effondrement sera beaucoup plus rapide, il sera violent : le retour à la terre va être plus rude que les décroissants ne l’espéraient. (Lire l’article)
The Tree of Forgiveness
En avril 2018, à 71 ans, John Prine sort son 24e album, The Tree of Forgiveness, un peu sous le manteau. Treize ans qu’il n’avait rien produit. Résultat bluffant. “J’espère qu’on ne va pas se rendre compte que c’est la dernière fois qu’on se dit au revoir.”
La bande sauvage
Où sont ces mystérieux cavaliers, ces Rimbaud de la roue, l’haleine chargée de haschich et les yeux clignotants comme s’ils venaient de traverser le désert avec un savoir secret, où sont-ils maintenant ? Les poètes d’antan ou de demain, où sont-ils passés ?
L’éland drapé
Il se distingue de l’éland du Cap par sa spectaculaire encolure, qui évolue avec le temps : avec un nouveau pli chaque année, celle-ci s’allonge et blanchit au fil du temps, contrastant chez les plus vieux mâles avec la couleur sable de son poil ras.
Fabcaro, pour Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières, et ses sympathisants
M. Boris Ravignon, premier édile carolomacérien et disciple sarkozien, n’est pas content car le gouvernement lui a demandé d’accueillir cinquante migrants dans sa ville. Qu’il lise donc de toute urgence le “road-movie” graphique à large spectre de Fabcaro : Zaï Zaï Zaï Zaï. Le postulat de ce chef-d’œuvre en 35 pages bichromatiques pourrait sembler absurde, même à nos patients : un dessinateur de bande dessinée oublie un jour sa carte de fidélité de supermarché, doit en conséquence fuir, devient l’ennemi public numéro 1 et déclenche l’implacable mécanisme politique, social et médiatique qui nous est depuis trop longtemps déjà si familier. (Lire l’article)
Une pépite au bidonville
Rue des pâquerettes, le dernier livre de Mehdi Charef, est le récit de l’arrivée en France de l’auteur-réalisateur, de son enfance dans une baraque d’un bidonville à Nanterre. Les enfants immigrés portent en eux la blessure de l’arrachement au pays d’origine, qu’ils sont obligés de soigner comme ils peuvent, puisque « le retour est un mythe. On ne s’enrichit pas, quand on est ouvrier on le reste toute sa vie ». (Lire l’article)
Montévidéo dans l’impasse
Drôle de dernière semaine au festival Actoral fondé par Hubert Colas en 2001 à Marseille. Dans la salle de Montévidéo, la performance de Grand Magasin, programmée samedi 14 octobre à 21h et intitulée “Comment commencer”, pourrait bien se transformer en “Comment finir”.
Les femmes de Bidibidi ou le bruissement des ailes brisées, par Charline Effah
Dans Les Femmes de Bidibidi, Charline Effah raconte la violence subie par les femmes, du cercle familial à un camp de réfugiés en Ouganda. Un récit d’une grande fluidité sur lequel elle était longuement revenue en septembre dernier lors d’un grand entretien organisé à Paris à la Quincave, partenaire de délibéré.
Centrifugeuse
Le projet porté par Ensemble! de remplacer l’hémicycle du palais Bourbon par une centrifugeuse...
Tex Avery existe-t-il ?
Robert Benayoun (1926-1996), historien du cinéma, scribe de l’érotisme et du rire surréalistes, a vécu avec Tex Avery, et surtout sans lui, une étrange aventure. Fasciné par une oeuvre qu’il qualifie magnifiquement de “déculottage darwinien, tarte à la crème relativiste et kugelhof freudien”, il monte dans les années 1960, avec quelques amis de la revue Positif, un “Bureau de recherches texaveriennes” qu’il situe quelque part entre le CNRS et l’Oulipo. Surtout : il tente dès 1951 d’entrer en contact avec Tex Avery… (Lire l’article)
L’Amérique m’inquiète
L’Amérique m’inquiète est le joli titre d’un recueil de chroniques que Jean-Paul Dubois écrivit pour L’Obs dans les années 90. Mais cette Amérique, on la connaît mal. Deux films américains actuellement sur les écrans permettent de mieux sonder ces abysses, pour autant qu’on les regarde comme des métaphores. Deux films qui n’avaient probablement pas pour projet initial de radiographier l’Amérique : Logan Lucky, de Steven Soderbergh, et Le Musée des merveilles, de Todd Haynes. (Lire l’article)


















