Pays de Galles-Irlande du Nord : Zizou président !
À l’écran, le stade est une cathédrale illuminée où les hommes rendent grâce au veau d’or. La caméra explore les gradins. Les bipèdes font de grands signes cabalistiques. Certains visages arborent d’étonnantes compositions colorées. Les bouches hurlent des chants guerriers. Une houle profonde agite la masse. Gros plan sur les joueurs suants qui se congratulent et s’étreignent. Les commentateurs, qui sont aussi pertinents que mon cousin Robert, reviennent pour la vingtième fois sur les moments forts de cette soirée historique. (Lire l'article)
J38 – Ecce homo
En cette dernière journée de la saison, une question demeure : pourquoi une telle popularité du football ? Parce que le supporteur s’y reconnaît mieux que dans n’importe quel autre sport. Assurément, le football est le sport le plus humain. Trop humain. Le football est un miroir où le supporteur contemple son propre portrait. Le spectateur se regarde lui-même. Pas comme Méduse qui se pétrifie elle-même à la vue de son reflet dans le bouclier que lui tend Persée. Au contraire, c’est Narcisse tombé amoureux de son propre visage à la surface de l’eau. (Lire l'article)
Hausse des températures: Bill Vuzay casse le thermomètre!
Bonjour Bill Vuzay. Tout d’abord, nous tenons à vous remercier infiniment d’avoir choisi, une...
René-Jacques, photographe de l’invisible
La galerie ARGENTIC à Paris nous offre l’occasion de voir ou revoir le travail de René-Jacques (1908-2003) via une sélection de "tirages vintages et modernes des photographies de Paris". Vues de Paris, donc, rues, escaliers, gares, monuments, avec une prédilection pour la saison hivernales et ses féeries enneigées. Qui invitent à la rêverie, à la flânerie. À la découverte. À une interrogation subtile sur ce qui nous est montré. Ou plutôt à une forme d’étonnement qui n’est autre que l’intuition d’avoir affaire à quelque chose qui se cache sous la surface. Ville réelle, ville rêvée, on ne sait trop. (Lire l'article)
Oscar Deuthon, compositeur
Oscar Deuthon, compositeur, est mort. Moins d’un mois après le célèbre trianguliste Théo Reyme de Talaysse, c’est une autre grande figure de la musique contemporaine qui disparaît.
N’appelez pas votre fils Marcel!
La semaine dernière, nous avons identifié un mécanisme mental qui peut, même en toute bonne foi, transformer un quart en deux tiers, 25% en 67%, énorme erreur qui doit nous inciter à ne toucher aux pourcentages qu’avec des pincettes. Mais nous n’en avons pas fini avec cette histoire car nous devons maintenant nous colleter avec un autre mécanisme mental, tout aussi insidieux, et que nos politiques utilisent à qui mieux mieux. Pour en juger, je vous propose de nous exercer tout d’abord sur la théorie suivante : s’appeler Marcel porte malheur ; en effet les Marcel consomment deux fois plus que la moyenne nationale en frais de santé. (Lire l'article)
Le Conte d’Hiver
La troisième (tragi)comédie illustrée au cours de l’année 1892 fut Le Conte d’Hiver. Après La...
Le drame de la rue des Cloÿs
Des locataires d'un immeuble de la rue des Cloÿs (Paris XVIIIe), incommodés par une “forte odeur de fumée” provenant de l'appartement voisin, ont alerté le commissariat le plus proche. Sur place, une surprise attendait les policiers...
Islande-Hongrie : la baballe, je n’y connais pas grand-chose
La baballe, je n’y connais pas grand chose. Pour une bonne et belle raison : le foute est un sport où l’on n’a pas le droit de mettre la main, sauf le goal qui, du coup, est dans une cage. Sinistre métaphore. Le ballon, pour moi, c’est surtout quatorze centilitres d’un liquide immémorial. Mais, aujourd’hui, à propos d’une confrontation entre l’Islande et la Hongrie, des images puissantes et des tropes étincelants se bousculent à l’entrée (sécurisée à mort) de mon cerveau. (Lire l'article)
Aurillac en pleine forme
Soit, d'un côté, un festival dont le désordre public est la raison d'être, et de l'autre un contexte politique –l'état d'urgence– à la philosophie radicalement contraire. Le festival des arts de la rue d'Aurillac, qui s'est terminé samedi 20 août, a bien surmonté le dilemme, et ce n'est pas l'état d'urgence qui a gagné. Trente ans après sa fondation, en 1986, la manifestation se porte bien. Ce n'est pas qu'une question de chiffres –vingt compagnies dans la programmation officielle et plus de six-cents autres dites “de passage” dans le off. C'est aussi que les arts de la rue continuent d'inventer et de frapper fort, toutes générations confondues. (Lire l'article)
Amer et Colette, d’amour et d’exil
Dans Amer M. et Colette B., un diptyque écrit et mis en scène par Joséphine Serre au théâtre de la Colline, deux vies se déploient entre Paris et Alger et entre grande et petite histoire, sur tous les tons et à tous les temps.
Les mathémagies de Martin Gardner
Vulgarisateur de génie, magicien, grand ennemi des charlatans, Martin Gardner était un explorateur passionné et passionnant du territoire mathématique. La preuve par trois de ses casse-têtes, l'hexaflexagone (qui rappelle les cocottes en papier de notre enfance), le jeu de la vie (à partir d'une grille et de pions qui prolifèrent ou disparaissent selon leur position), et un tour de cartes dont nous vous fournirons la solution la semaine prochaine. Qui a dit que les mathématiques n'étaient pas amusantes ?
(Lire l'article)
Kung Fu Panda / The Assassin… en quête du “chi-néma”
À l’affiche, deux films que tout semble opposer tentent de se réapproprier le film d’arts martiaux chinois. D’un côté, Assassin, le wu xia pian de l’auteur Hou Hsiao-hsien, Sifu d’une modernité esthète et intimiste... De l’autre, Kung Fu Panda 3, la franchise la plus populaire de sa Seigneurie Dreamworks, dans la lignée des Jackie Chan... A priori, pas plus à voir entre ces deux là qu’entre un moine en tunique et un colosse en armure qu’on mettrait face à face.Mais l'un et l'autre parviennent-ils à saisir le “Chi”, ce principe de l’énergie vitale cher à la cosmologie bouddhiste ? (Lire l'article)
Patrick Bouchain, l’art d’être passeur
Pour construire, Patrick Bouchain, architecte, scénographe et enseignant n'a de cesse de regarder, rechercher, capter, fédérer, transmettre... Il a su inventer un réseau complice, affectif, imaginatif, politique, pour lutter contre ses propres découragements et fait aujourd'hui figure d'animateur d'une jeune architecture française.
La discothèque, architecture des flux
Voom Voom de Saint-Trop, Piper de Turin, Club 54 de New York, Palace parisien, Hacienda de Manchester... Et bien d'autres lieux mythiques qui ont mené les corps yéyé, jerk ou disco jusqu'au bout de la nuit. Lumière, son, drogues ont sculpté les espaces de ces discothèques nées dans les années 60. L'exposition La Boîte de nuit, à la Villa Noailles (Hyères), s'immerge dans ces architectures intangibles. Des bulles métaphoriques d'innovations sociales, artistiques et technologiques, imaginées par des architectes expérimentaux, d'ambiance plutôt que d'intérieur. Éclate phénoménologique, entre boules à facettes, décibels et utopies. (Lire l'article)
Second tour sur les chapeaux de roues
Le 2e tour des municipales aura lieu en juin, si tout va bien. À défaut d'adopter le vote électronique et pour conserver le lien entre les électeurs, le gouvernement a proposé une autre forme de scrutin : le vote en drive-in.
Le livre d’artiste ou la passion des deux arts
Poète et imprimeur, Roland Chopard a fondé sa maison en 1978. Les éditions Æncrages & co ont depuis publié plusieurs centaines de titres, tous cousus main. Explications.
La planète Michelin et autres lieux remarquables
Notre visite des espaces multi-dimensionnels fait étape cette semaine à l'aire des espaces à deux dimensions. Dans un espace à deux dimensions, on se repère par deux coordonnées. Facile, me direz-vous. C’est ce que l’on fait sur une carte au trésor : deux kilomètres à l’ouest, trois au sud ; ou à la bataille navale : B4, torpilleur coulé. Rien de bien excitant ? Des mathématiciens et physiciens très sérieux se sont penchés sur la physique d’un univers à deux dimensions. Quelles particules élémentaires pourraient exister dans un tel univers ? Quelles étoiles, quelles planètes (circulaires) ? Quelle chimie ? Les physiciens qui sont allés voir y ont parfois gagné un prix Nobel. Les lois de la physique en deux dimensions sont de fait fort différentes des nôtres. (Lire l'article)















