Le papa d’Anaïs
“Le grand concert donné mercredi 27 par Joaquín Nin a été la plus savante fête musicale de la saison d’hiver. Dans un public de cent dilettanti, nous citerons Gabriele d’Annunzio” relate L’Avenir d’Arcachon en mars 1912. Ce soir-là, il joue Couperin, Rameau, Bach et Scarlatti. Pour d’Annunzio, Scarlatti est une révélation fulgurante. Quant à Nin, c’est le grand intercesseur : “Par l’art merveilleux de ses doigts et de ses esprits, il révélait en lui un vrai maître claveciniste digne du XVIIIe siècle, digne du divin Napolitain.” À ceci près que le clavecin était un piano, et que c’est précisément pour avoir dit que le second était préférable au premier que Nin a subi les foudres de Wanda. (Lire l’article)
Consensus
AU NOUVEAU FRONT POPULAIRE C’EST CONSENSUS À L’ENNEMI !
J37 – Mnestérophonie (le massacre des prétendants)
De retour à Ithaque, Ulysse trouve Pénélope aux prises avec les jeunes nobles qui prétendent le remplacer sur le trône et dans le lit de la reine. S’ensuit un fameux massacre qui n’est pas sans rappeler la fin de cette saison de Ligue 1. Qui pour la deuxième place qualificative pour la Champion’s League, qui pour l’UEFA, qui pour son maintien dans l’élite… c’est la foire d’empoigne à tous les étages, comme dans le palais d’Ulysse, où certains qui se croient sauvés se cachent en espérant passer inaperçus. (Lire l’article)
Quino, face B
Le dessinateur argentin, mort le 30 septembre à Mendoza à l’âge de 88 ans, n’est pas seulement le génial créateur de Mafalda. Dans un documentaire réalisé en 2005, Mariano Llinás et Ignacio Masllorens proposaient, dessins à l’appui, une édifiante analyse de l’art de Quino.
Zénaïde Fleuriot en un torride hiver
Depuis 1993, la revue britannique Literary Review décerne annuellement un Bad Sex in Fiction Award, à savoir un prix de la pire scène de sexe dans un livre récemment paru. La chose est devenue une institution au même titre que le prix Goncourt, en plus drôle cependant. Les lauréats, tous coupables d’un “usage grossier, insipide et souvent routinier de passages redondants de description sexuelle”. Il y a des jolis noms dans la liste des (mal)heureux gagnants. Exemples… (Lire l’article)
Seva Volkov ou la mémoire ininterrompue
Petit-fils de Léon Trotsky, balloté toute son enfance entre la Russie, la Turquie, l’Allemagne, l’Autriche et la France, Seva Volkov, alors âgé de 13 ans, est arrivé à Mexico en août 1939 en compagnie d’Alfred et Marguerite Rosmer, des amis de son grand-père. Il est le dernier témoin vivant de l’assassinat de Trotsky par Ramón Mercader, le 20 août 1940, et a vécu plus de trente ans dans la maison de l’avenue Viena, dans le quartier de Coyoacán à Mexico, où il a élevé sa famille. Ingénieur chimiste à la retraite, il a fondé et préside toujours le Museo Casa de León Trotsky. À presque 90 ans, il n’a rien oublié, rien pardonné, et se souvient du séjour à Taxco, peu après son arrivée au Mexique, durant lequel ont été prises des photos jusqu’à ce jour inédites.
Ex Machina #37: Juste un coup d’œil
– Tu proposes, si je comprends bien, de remplacer notre notion de “sac” par un ensemble de concepts qui décrivent tous le balayage visuel séquentiel d’une même scène, et qui seront confondus subjectivement puisque conceptuellement équivalents. C’est astucieux. Dire que deux formes sont identiques, c’est dire que rien ne change quand je déplace mon regard de l’une vers l’autre, quel que soit le chemin précis suivi par mon regard. J’aime ça.
Captain America – Civil War, Renaissance de la Tragédie
Décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume d’Amérique… Car du dernier né Marvel à celui de son éternel rival DC Comics (Superman vs Batman), on retrouve non seulement le même dispositif mythologique – un duel entre frères et ennemis et icônes pop –, mais surtout la même question morale : celle du dommage collatéral, dans un monde toujours plus complexe, obsédé par le deuil et la culpabilité… (Lire l’article)
Arrivée à Stratford-upon-Avon
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Sans décoder ?
En ces temps joyeux de hacking présidentiel et de logiciels rançonneurs, il n’est pas sans intérêt de se demander ce que peuvent apporter les maths en termes de sécurité informatique. La réponse est : beaucoup. Au-delà de la complexité assez affolante des algorithmes en jeu, il existe quelques principes de bon sens peu connus et pourtant fort éclairants, qui si nous les appliquions tous pourraient nous aider à gagner un peu de confiance en ces systèmes dont nous dépendons tellement et dont nous ignorons trop. (Lire l’article)
Décomptes macabres
Cessons de comparer au jour le jour le nombre de décès dans des pays de population, de densité et de démographie différentes, à des stades différents de la pandémie ! Indécente et macabre caricature de Jeux olympiques où toutes les médailles reviennent in fine à la Camarde.
Les temps qui courent (4)
Le président de la République, absent à lui-même dans un trop plein de mise en scène, produit de l’angoisse. Le Premier ministre, présent à son inquiétude dans son “être au charbon”, produit de l’incertitude.
Au rythme des algos
Assurer sa sécurité informatique, c’est bien beau ; mais ce n’est pas cela qui vous préservera du marketing personnalisé intrusif, des bannières intempestives sur Internet ou du spam embarrassant dans votre boîte aux lettres – sans même parler, sauf pour les plus paranos d’entre nous, d’écoutes de la NSA. De tous les secrets, notre vie privée est le plus précieux ; c’est malheureusement également le plus difficile à préserver. D’une part parce que l’essentiel de nos interactions sur Internet ont précisément pour but, explicite ou non, de nous le faire révéler ; d’autre part, parce que les méthodes utilisées pour cela sont d’une diabolique ingéniosité. (Lire l’article)
American Cars
Pied de nez supplémentaire aux défenseurs de la planète, une nouvelle marque d’automobiles vient de voir le jour aux États-Unis. Immédiatement saluée par un tweet présidentiel : Make AMERICAN CARS great again!, cette marque ne fabriquera que des hummers.
Un éditeur décalé (à droite)
Naissance d’un nouvel éditeur indépendant : Dextrême, une maison d’édition spécialisée dans la littérature de droite et d’extrême-droite.
Là où se termine la terre
Premier tome de la trilogie sur le Chili de Désirée et Alain Frappier, publié en 2017, « Là où se termine la terre » retrace la vie d’un militant de gauche, de sa naissance en 1968 à l’élection de Salvador Allende en 1970.
















