J1 – La fontaine de Canathe
Dans l’ombre de championnats plus fortunés et plus renommés qui attirent sans cesse les nouveaux talents étrangers, la Ligue 1 a pris depuis quelques saisons l’habitude de faire du neuf avec du vieux. On recycle. Voilà qui tombe bien, l’époque est à la chasse au gaspillage. Fini les emballages jetables, les sacs sont désormais réutilisables : les joueurs et les entraîneurs aussi. Crise oblige, les Français se mettent à la récup’ et les présidents de club au système D. Après tout, pourquoi jeter un vieux footballeur qui peut encore servir ? (lire l’article)
Canular ou « Landes Art » ?
Qui se cache derrière les mystérieux CAC40 (Comités Anti-Cléricaux des Landes) ?
Lecture rythmique
Lecture rythmique, de l’artiste vénézuélien Iván Candeo, confronte des images et un texte a priori sans rapport. Gestuelle de discours politique et recette de cuisine sont seulement unies par le rythme pour créer, avec humour, un troisième langage.
L’Ukraine entre crainte et tremblement
Paru en 2019, L’Ukraine, une histoire entre deux destins de Pierre Lorrain permet de mieux comprendre le passé complexe d’un pays pour lequel le droit à exister n’est jamais allé de soi.
J9 – Féodalité du football français (FFF)
Un championnat a ses dynamiques propres. Certaines sont provisoires. D’autres correspondent à des tensions sociétales plus profondes : enjeux de suprématie régionale, enjeux de classe ou économiques, identitaires ou idéologiques, rivalités historiques. Conséquence de l’hégémonie parisienne sur la Ligue 1, l’opposition entre le PSG et Marseille ne déchaîne plus les passions. La rivalité serait artificielle, récente, montée de toutes pièces par Bernard Tapie et les dirigeants de Canal+ à des fins commerciales. Soit. Mais son succès – qui provoqua dans les années 1990 les débordements que l’on sait – tient surtout au fait que cette rivalité fait échos à des symboliques profondément enracinées. (Lire l’article)
Parce que la peinture
Les paysages de David Lefebvre exposés à la galerie Zürcher sont des mondes miniatures, des maquettes où le réalisme aurait ménagé une place pour une science-fiction plausible, nichée au creux des rochers, dans les replis des collines ou dans le bleu du ciel. Des paysages interrompus par un signe qui brise les réalismes. Sans rien cacher, ses peintures demeurent mystérieuses. Rien ne semble échapper quand on les regarde, et pourtant, elles diffusent une secrète étrangeté. Quelque chose se trame, dans le calme le plus grand et dans l’immobilité la plus parfaite. (Lire la suite)
Les déboires d’Emile Dillout
Boire ou conduire, plus besoin de choisir ! Telle était la devise de ce bricoleur de génie.
Sonate pour Leibniz
L’arithmétique est un de ses outils de composition favoris : Scarlatti adore compter, remplaçant un motif de 13 éléments par un de 6 et un de 7, en divisant un autre par deux, soumettant la patience de l’auditeur à l’épreuve d’écouter 32 fois de suite le même élément, et pas 33, ou compensant, tel un apothicaire à sa balance, le déséquilibre de deux parties voisines. Cette conception arithmétique de la musique rejoint de toute évidence celle de Leibniz, qui était de la génération précédente et mourut peu avant que Scarlatti ne s’installe à Lisbonne, mais dont les œuvres étaient dans toutes les bibliothèques. (Lire l’article)
Don’t believe in me
Une fête dans un bar, des jeunes gens dont on ne distingue pas les visages, un rituel filmé avec dérision et tendresse : Dont believe in me de Ana Esteve Reig, entre air du temps et déjà vu.
Brest, 1982 : la ville, les pauvres, le port (3)
Cette année-là, à Brest, il avait fait chaud. Une fin de semaine que d’aucuns nommeraient week-end, j’avais comme quartier libre; j’avais décidé d’aller voir les plages alentour, le port et les activités qui pouvaient s’y attarder. Flâner dans Pontanézen, retourner vers les cités qu’on disait de transit, insérées dans les cités d’HLM hâtivement construites dans les années 1960.
Bordeaux, les couleurs se font la belle
Dans l’annexe du musée des Arts décoratifs et du design, une ancienne prison, l’exposition « Oh couleurs ! » donne forme aux objets de design, dans une succession d’effets, réels ou subjectifs. Des grands applats verts, rouges, jaunes, bleus, francs et jouissifs, du designer scénographe Pierre Charpin, aux objets irisés dont les teintes s’échappent, telles des bulles de savon. Une joyeuse palette de d’observations et de sensations. (Lire l’article)
Ex Machina #5: Un lézard, par hasard
[Ex Machina #5] Et dis-moi, sais-tu pourquoi tu as pensé à un lézard ? Non, pas vraiment. J’y ai juste pensé comme ça. OK. Mais c’est bien toi qui as décidé d’y penser ? Bien sûr, qui d’autre ? Donc, tu t’es dit : tiens, je vais penser à un lézard ? Et après tu y as pensé ?
J9 – Un footballeur ne devrait pas dire ça…
Dans un livre d’entretiens publié cette semaine, le président de la République évoque la formation intellectuelle des footballeurs. Les qualifiant de “gosses mal éduqués” –comme si l’éducation ne relevait pas de ses compétences– et de “gars des cités” –comme si le problème des banlieues ne le concernait pas–, il critique leur manque de “références” et de “valeurs”, leur incapacité à discerner “le bien et le mal” et pointe leurs difficultés d’expression. Or, la communication fait partie de la mise en scène. Comme ils apprennent un rôle, les footballeurs mémorisent aussi des dialogues. La faute aux caméras qui scrutent, aux journalistes qui décortiquent le moindre propos. Pas de place pour l’improvisation. (Lire l’article)
Urgence Dry January
De nombreuses municipalités ont réduit leur empreinte carbone en renonçant aux coûteuses et...
Angleterre-Russie : no beauty in the beautiful game
Comment penser à un match alors qu’un homme se bat pour sa vie à l’hôpital, victime d’un malaise cardiaque après avoir été roué de coups par des voyous russes ? L’excitation et l’espoir de ce qu’accomplirait cette équipe d’Angleterre, et plus encore la manière – parce qu’il vaut mieux perdre avec style que gagner sans – s’en sont allés. Ce n’est que le deuxième jour de l’Euro 2016 et les autorités ont déjà perdu le contrôle. Elles doivent apprendre de leurs erreurs et réagir rapidement, avant que la situation n’empire. (Lire l’article)
Le marabout zoophobe
Les scientifiques s’accordent sur l’existence de trois espèces de marabout, deux en Asie, la troisième en Afrique. Mais il en est une quatrième : le marabout zoophobe, également misanthrope et agoraphobe. Il fuit toute vie et toute compagnie, dont il n’a d’ailleurs nul besoin.
Office déplace les murs
En invitant l’agence belge Office, le centre Arc en Rêve de Bordeaux revient aux fondements de l’architecture. « Everything architecture, affirment ces minimalistes dans leur exposition monographique, en défendant une écriture simple, des formes géométriques, une économie de moyens et de judicieux déplacements de frontières, de limites des containtes. Pour mieux se situer avec rigueur dans le monde bavard et confus, avec leur « presque rien d’architecture » tel un nuage illusionniste. (Lire l’article)
Philip
Ce paysage des environs d’Étretat c’est le cadeau que tu m’as fait, Philip, à ton départ de Paris en 1997 – je devrais écrire à ton retour aux États-Unis. Un paysage qui tient au mur, côtoyant le marchand de balais de Daniel Barraco et le notaire d’August Sander. Je t’ai connu, Philip Heying, en février 1989, lors de ta première exposition chez Agathe Gaillard. Tu montrais des paysages d’Amérique… (Lire l’article)


















