Lecture rythmique
Lecture rythmique, de l’artiste vénézuélien Iván Candeo, confronte des images et un texte a priori sans rapport. Gestuelle de discours politique et recette de cuisine sont seulement unies par le rythme pour créer, avec humour, un troisième langage.
Jeu d’été #06
Ne vous hâtez jamais. Ainsi vous ne rendrez le dernier soupir qu’à la dernière minute.
Les déboires d’Emile Dillout
Boire ou conduire, plus besoin de choisir ! Telle était la devise de ce bricoleur de génie.
Patrice Kirchhofer, mort d’un cinéaste radical
Patrice Kirchhofer, un des cinéastes français les plus singuliers, réalisateur d’une vingtaine de films expérimentaux depuis les années 1970, est mort le 20 août dernier. Un hommage lui sera rendu le 10 septembre. Y seront projetés trois films rarissimes.
Chaumont, le graphisme en marchant
Sur les traces de l’ancien festival d’affiches, le Signe, nouveau Centre national du graphisme, a lancé sa première biennale de design graphique. Concours de posters internationaux, prospections d’étudiants, prémices de la recherche, ateliers participatifs, débats et médiations animent pendant quatre mois cette manifestation, encore ouverte, qui se réinvente doucement. Pour rendre plus visibles et actifs en France tous les champs très diversifiés de la discipline. (Lire l’article)
L’Amérique m’inquiète
L’Amérique m’inquiète est le joli titre d’un recueil de chroniques que Jean-Paul Dubois écrivit pour L’Obs dans les années 90. Mais cette Amérique, on la connaît mal. Deux films américains actuellement sur les écrans permettent de mieux sonder ces abysses, pour autant qu’on les regarde comme des métaphores. Deux films qui n’avaient probablement pas pour projet initial de radiographier l’Amérique : Logan Lucky, de Steven Soderbergh, et Le Musée des merveilles, de Todd Haynes. (Lire l’article)
Hugo Comics
Victor Hugo résiste à tout, même aux traits les plus fielleux. Ce sont ses adversaires qui ont pris un sacré coup de vieux. Exposition “Caricatures : Hugo à la Une” à la Maison Victor Hugo, place des Vosges à Paris.
Un certain je-ne-sais-quoi
Au moins autant que de Leibniz, le Scarlatti espagnol — Don Domingo Escarlate — dut subir l’influence des philosophes et médecins locaux qui s’exprimaient volontiers sur les effets physiologiques de la musique. Le musicologue anglais Thomas Burney, qui avait longuement interrogé Farinelli sur Scarlatti, rapporte une réponse du maître à qui l’on reprochait son mépris des règles : “Scarlatti demanda si ces écarts offensaient l’oreille. Comme on lui répondait que non, il disait penser qu’il n’y avait guère d’autre règle digne de l’attention d’un musicien que de ne pas déplaire au seul organe des sens qui soit l’objet de la musique.” (Lire l’article)
Grain de selle
Notre mission: toujours ajouter notre grain de selle! En cette période d’inflation galopante, il nous a semblé opportun d’interroger un spécialiste. L’interview exclusive de Bartabas est à retrouver en page 12.
L’étrange cas Mayeut
Fait divers à Cachan. Tout commence par une malle découverte sur le trottoir. Consternation lors de son ouverture…
Céline le Narratéen et L’école des caves (3/3)
Si l’on dépasse les appréciations de psychologie littéraire, on trouve chez l’auteur du Voyage et de Bagatelles les éléments d’une théologie qui aux premiers temps de son invention fut l’expression d’une protestation que seuls quelques esprits libres surent affirmer.
L’annuaire de Kirkpatrick
L’Américain Ralph Kirkpatrick, élève de Wanda et musicologue à Yale, est le principal biographe de Scarlatti. Son Domenico Scarlatti de 1953 est cependant à prendre avec des pincettes. La biographie est remarquable, mais la musicologie a souvent été remise en question. Non, toutes les sonates ne vont pas par paires, non, le point d’orgue de la sonate n’est pas la “crux” qu’il avait inventée, non Scarlatti n’a pas composé toutes ses sonates pendant les cinq dernières années de sa vie. Mais tout défricheur prend et assume le risque de faire fausse route. Son jugement sur l’évolution des sonates est parfois un peu énigmatique mais toujours d’une grande justesse. Il est l’auteur d’une classification “scientifique” des sonates. Mais la “vraie” classification chronologique reste à faire. (Lire l’article)
Un musicien en or
On trouve étrangement peu de plasticiens inspirés par l’œuvre de Scarlatti. Mais les sonates sont elles-mêmes des œuvres plastiques, puisque Scarlatti se pose toujours la question du lien entre l’œil et l’oreille. À cet égard, une étude fine de leur structure montre que leur constituant principal, le grand motif double symétrique dont il a beaucoup été question ici, n’a pas de position précise au début du corpus. Peu à peu, cependant, il migre vers une position bien particulière, aux deux-tiers de la sonate. À y regarder de plus près, c’est à mi-chemin entre la moitié (4/8) et les trois-quarts (6/8), soit à 5/8, à quelques millièmes près de ce qu’il est convenu d’appeler le “nombre d’or” : 0,618… (Lire l’article)
R.I.P. Tom Petty, humblement vôtre
1979 : lorsque l’album Damn the Torpedoes sort en France, Tom Petty, rocker sudiste américain, est encore un illustre inconnu dans les bacs des disquaires de l’époque. 2017 : Petty, 66 ans, fêtait son quarantième anniversaire de carrière et venait de terminer une tournée marathon de 53 dates en moins de six mois. Victime d’une crise cardiaque, il s’est éteint à l’hôpital de Santa Monica en Californie. Keep on rocking Tom ! (Lire l’article)
Toots Thielemans, dernière note
L’harmoniciste belge Toots Thielemans est décédé dans son sommeil à 94 ans, le lundi 22 août 2016. Ce musicien infiniment sensible et doué a joué avec Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis, Charlie Haden, Bill Evans, Ray Charles, Oscar Peterson, Joe Pass, Pepper Adams, Philip Catherine, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Elis Regina, et l’on en passe. Toots avait posé son harmonica il y a deux ans, se disant trop fatigué pour continuer à se produire sur scène. (Lire l’article)
Suisse-Pologne : la bicyclette rouge
On sent l’angoisse monter, et une forme de rage. Arrive enfin le moment époustouflant, le coup de génie habité par une rage de vaincre, la bicicletta de Shaqiri qui non seulement accomplit un geste exceptionnel mais réussit à donner une puissance inhabituelle au ballon qui vient heurter le poteau avant d’aller au fond des filets. Le but de l’Euro ! Et peut-être le but de l’année ! Ça vous sauve un match.
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Le turbot d’Ariane
À ne pas confondre avec le turbot étoilé, dont il est proche, ce magnifique poisson plat est remarquable par le motif au centre de son dos. Chaque spécimen en possède un différent, qui permet de l’identifier, à l’instar de nos empreintes digitales.
Parce que la peinture
Les paysages de David Lefebvre exposés à la galerie Zürcher sont des mondes miniatures, des maquettes où le réalisme aurait ménagé une place pour une science-fiction plausible, nichée au creux des rochers, dans les replis des collines ou dans le bleu du ciel. Des paysages interrompus par un signe qui brise les réalismes. Sans rien cacher, ses peintures demeurent mystérieuses. Rien ne semble échapper quand on les regarde, et pourtant, elles diffusent une secrète étrangeté. Quelque chose se trame, dans le calme le plus grand et dans l’immobilité la plus parfaite. (Lire la suite)


















