Vers l’apaisement ?
L’idée belle et généreuse proposée par Joe Biden à l’intention de son malheureux prédécesseur devrait satisfaire les deux parties et apaiser la tension toujours très vive outre-Atlantique. Idée doublée d’une prouesse technique extraordinaire qu’il convient de saluer.
À poêle Landru !
Henri Désiré Landru fut un grand séducteur, un petit escroc et un auteur pas inintéressant. Cette dernière qualité reste méconnue. Il suffit pourtant de se pencher sur les carnets du tueur en série — conservés aux archives de la Préfecture de police de Paris et bizarrement peu consultés — pour s’apercevoir que cet homme avait un étonnant sens de l’humour servi par une belle plume. Dans le petit carnet noir où Landru a consigné les noms des 283 femmes qu’il a séduites durant sa « carrière » (il sera guillotiné en 1922 pour le meurtre de onze d’entre elles), on trouve quelques lignes charmantes sur les attraits de telle ou telle. (Lire l’article)
L’écrivain que personne n’a lu
L’écrivain mexicain Paco Ignacio Taibo II a fouillé dans sa bibliothèque. Il y a trouvé des livres du Russe Vladimir Bogomolov, jamais traduit en français. Personnage discret à la biographie mystérieuse, Bogomolov, mort à Moscou en 2003, est entre autres l’auteur de Ivan, la nouvelle qui a inspiré le premier film d’Andreï Tarkovski. (Lire l’article)
Véronique Ovaldé pour les nostalgiques de la fin de l’été
La fin de l’été est propice à la nostalgie. Il est essentiel alors pour tout un chacun de mettre au point “des stratégies performantes pour éloigner la tristesse”. Parmi celles-ci, je recommande la lecture du dernier roman de Véronique Ovaldé, Soyez imprudents les enfants. Lisez Véronique Ovaldé, dès les premiers jours de rentrée, et avant même que les premiers symptômes de mélancolie post-été ne se fassent sentir, laissez-vous embarquer dans ses itinéraires tortueux et souvent réjouissants. Plongez dans ces mots-là, ils vous feront digérer bien mieux tous les autres. (Lire l’article)
Philip
Ce paysage des environs d’Étretat c’est le cadeau que tu m’as fait, Philip, à ton départ de Paris en 1997 – je devrais écrire à ton retour aux États-Unis. Un paysage qui tient au mur, côtoyant le marchand de balais de Daniel Barraco et le notaire d’August Sander. Je t’ai connu, Philip Heying, en février 1989, lors de ta première exposition chez Agathe Gaillard. Tu montrais des paysages d’Amérique… (Lire l’article)
Et le Radeau va
Tout spectacle du Théâtre du Radeau tient du rêve plus ou moins éveillé. Inutile de suivre le fil, le sens échappe dès qu’il affleure, reste la sensation, une mélancolie certaine. Approche en désordre de l’idée d’harmonie, Item est particulièrement réussi.
Bonne année des Beatles !
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 4
Miró pyromane
1973 : la tour Montparnasse est inaugurée, Libération publie son premier numéro, les ouvriers de Lip sont en grève, Picasso meurt, les derniers soldats américains quittent le Viet-nam, le collège Édouard-Pailleron brûle. Pendant ce temps, Joan Miró prépare la grande rétrospective qui doit le mettre en vedette l’année suivante au Grand Palais à Paris. (Lire la suite)
Ex Machina #33: Ce qui compte
– Allons allons, m’interrompit joyeusement Galois, vous ne voudriez pas que je vous mâche le travail, n’est-ce pas? Au reste, c’est un détail sans réelle importance.
– Sans réelle importance? bondit Corty. Ça fait trois semaines qu’on bosse sur ce détail sans importance, nom d’un chien!
Vidéopoésie sur YouTube
L’offre poétique fleurit sur Internet et les jeunes poètes latino-américains se montrent particulièrement inventifs en la matière. On trouve même une playlist poétique sur YouTube. Attention, ça décoiffe…
Doggerland, beau comme la météo marine
Doggerland dure soixante siècles, vingt-deux ans et quarante-huit heures. Temps géologique et temps des amours humaines. Écriture de haute précision avec souffle poétique, aventure prométhéenne, rêverie insulaire : on embarque. (Lire l’article)
Les chiffres parlent d’eux mêmes, mais on leur fait dire ce qu’on veut !
Il est des moments où parler de mathématiques semble bien vain au regard de ce qui se passe dans le monde si peu platonicien qui est le nôtre. Alors de quoi parler ? De chiffres, pour une fois. Ces chiffres qui gouvernent notre vie et auxquels nous ne comprenons pourtant pas grand-chose. Commençons par une liste, qui s’appuie, sauf mention contraire, sur des données mensuelles datant de 2016. Nous y parlerons en particulier du niveau de vie d’une personne, terme qu’il convient de clarifier. (Lire l’article)
Le théâtre explore la télé
Inégal mais au bout du compte réjouissant, Une télévision française de Thomas Quillardet, à l’affiche du théâtre des Abbesses à Paris, revient à travers la privatisation de TF1, sur neuf ans d’histoire déformés par le petit écran.
(Ne pas) Voir la guerre en peinture avec Vassili Verechtchaguine (1842–1904)
Vétéran de l’armée des tsars, le peintre Vassili Verechtchaguine, né en 1842 à Tcherepovets dans le Nord de la Russie européenne, a participé pendant les années 1860 à la brutale et douloureuse conquête coloniale du Turkestan par la Russie. Il avait été invité à se joindre aux troupes impériales en tant que peintre officiel…
Portugal-Islande : à quoi bon s’étonner ?
Quant au Portugal, quant à l’Islande, l’opposition promettait monts et merveilles, la subtile saudade, l’inclination maritime et l’ivresse comme ascétique des Lusitaniens relevant le défi des navigateurs septentrionaux qui – “nous sommes presque uniquement constitués de ténèbres” assène Jón Kalman Stefánsson – se déclaraient prêts à verser leurs tripes de glace et de lave dans la cocotte-minute de la cité manufacturière. On ne rit pas des Vikings. Formés en salle, ils n’accusent plus rien des poulets de batterie dont on plaisantait le plumage, la “génération dorée” qu’entraîne le suédois Lars Lagerbäch se présentant sans complexe face à la seleção de Fernando Santos. (Lire l’article)
Les mathémagies de Martin Gardner
Vulgarisateur de génie, magicien, grand ennemi des charlatans, Martin Gardner était un explorateur passionné et passionnant du territoire mathématique. La preuve par trois de ses casse-têtes, l’hexaflexagone (qui rappelle les cocottes en papier de notre enfance), le jeu de la vie (à partir d’une grille et de pions qui prolifèrent ou disparaissent selon leur position), et un tour de cartes dont nous vous fournirons la solution la semaine prochaine. Qui a dit que les mathématiques n’étaient pas amusantes ?
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Combats de rue
Collaborateurs de délibéré, Juliette Keating (texte) et Gilles Walusinski (photos) publient chez L’Ire des marges À la rue, livre-enquête engagé dont le point de départ est l’expulsion à l’été 2016, de treize familles roms de leur lieu de vie de Montreuil, en Seine-Saint-Denis.
L’hypoténuse est inéluctable
Le carré de l’hypoténuse / Est égal, si je ne m’abuse / À la somme des carrés / Des deux autres côtés… Certes, mais pourquoi est-ce pour ça et pas autrement ? En fait, cela n’a rien d’évident. On peut prouver le théorème de Pythagore, bien sûr, et de multiples manières. Mais démontrer un théorème, est-ce en soi suffisant pour comprendre pourquoi ça doit être comme ça et pas autrement ? Comprendre, c’est sentir de manière organique, charnelle, pourquoi les règles du jeu que nous avons inventées rendent inévitable le résultat. (Lire l’article)
















