Albanie-Suisse : diasporama
On attendait beaucoup de cette affiche mineure de l'Euro 2016 qui opposait l’Albanie, nouvelle venue dans la compétition, à la Suisse, équipe à tendance bi (binationale, avec dans ses rangs six joueurs helvético-albanais). Autant le dire tout de suite, dans ce mini-derby chargé d'affects politiques migratoires, que d'aucuns ont malicieusement nommé Albanie B vs Albanie A, on était quand même davantage supporteur de l'équipe officielle d'Albanie. (Lire l'article)
Rose Envy de Dominique de Rivaz pour les auto-dévorants : tous cannibales !
Aux obtus qui pensent qu’on peut difficilement faire du beau avec de l’apparent dégueulasse et aux cannibales, présents et à venir ! À ceux qui grignotent les bulbes de leurs cheveux, à ceux qui picorent les peaux mortes de leurs bouches et se régalent de leurs cuticules, à ceux qui se rongent tout ce qu’ils peuvent se ronger, aux meurtriers victimes d’eux-mêmes, pris de troubles obsessionnels compulsifs des plus divers et des plus inavouables et particulièrement “du calvaire de l’auto-dévoration”, aux self-eaters et fiers de l’être, une prescription : Rose Envy, de la cinéaste et auteure suisse Dominique de Rivaz. (Lire l'article)
L’imagination des créateurs n’est pas confinée
Coronabelt, canne à shake-hand, trottoir d'appartement... Plusieurs inventions nous prouvent que l'imagination des créateurs est loin d'être confinée.
Brève histoire en temps de QR-code
Le pass sanitaire peut pousser à la créativité. Une scène bien curieuse, à l'occasion d'un contrôle à bord d'un TGV, est l'occasion de découvrir les mille et un variants du QR-code.
Les doubles faces d’une Maison magique
À la Maison de la culture du Japon à Paris, l'Atelier tokyoïte Bow-Wow et le Franco-Portugais Didier Faustino proposent deux concepts de maisons très différentes. L'une est un toit accueillant, aux parois en gradins. L'autre est une sorte de grosse lanterne, fermée, inquiétante. Opposées, ces deux installations se rencontrent en faisant l'éloge du bois venu de la forêt du Portugal. Mais l'une met les humains en réseau pour recréer du commun, l'autre provoque l'usager, crée de l'incertitude. Deux visions critiques et oniriques de la relation tendue entre corps et architecture. (Lire l'article)
La Pavlova
Elle fut la première véritable diva du ballet. La star des tsars. Mondialement connue elle contribua à faire passer la danse de l'artisanat à l'industrie du rêve. Un livre, signé Martine Planells, retrace la vie d'Anna Pavlova, danseuse et chorégraphe de légende.
Les tragédies
Quand Harper’s passe à E.A. Abbey une nouvelle commande d’illustrations pour les tragédies de...
Et vos enfants, survivraient-ils dans le désert ?
Archives des enfants perdus de Valeria Luiselli, ou comment aborder dans un roman la politique migratoire des États-Unis.
Philip
Ce paysage des environs d'Étretat c'est le cadeau que tu m'as fait, Philip, à ton départ de Paris en 1997 – je devrais écrire à ton retour aux États-Unis. Un paysage qui tient au mur, côtoyant le marchand de balais de Daniel Barraco et le notaire d'August Sander. Je t'ai connu, Philip Heying, en février 1989, lors de ta première exposition chez Agathe Gaillard. Tu montrais des paysages d'Amérique... (Lire l'article)
Skizzenbuch (1)
Les dessins d’Heinrich Kley étant rarement datés, il est difficile de savoir quand ont été...
Pierre Choderlos de Laclos et ses gros ciseaux
Comment est-il possible que Pierre Choderlos de Laclos — homme rangé à la “conversation froide et méthodique”, époux fidèle, professionnel rigoureux, en rien un séducteur aux moeurs dissolues — ait réussi à produire un roman aussi dépravé que Les Liaisons dangereuses ? Réponse d'une universitaire : Choderlos n’est tout simplement pas l’auteur du livre. Et toutes les lettres qu’échangent la marquise Merteuil, le vicomte de Valmont, Cécile de Volanges et les autres seraient de vraies lettres, que Laclos s'est permis d'“élaguer”, supprimant notamment les passages où les correspondants évoquent l’anatomie féminine. (Lire l'article)
Les romantiques n’aiment pas les cerises
Il est une éclipse que l'astronome jésuite Carbone ne put étudier : celle de Scarlatti durant la période romantique. Certes, il ne fut pas le seul musicien baroque à en être victime, mais son occultation, parsemée de fugitifs éclats, dura près d'un siècle. Il est vrai que les préoccupations théoriques et distanciées de Scarlatti sont très éloignées de l'exaltation romantique du moi. À cette époque, seul Muzio Clementi, qui fut londonien avant d'être viennois, écrivit quelques sonates dans le goût de Scarlatti. D'autres se permirent de faire subir aux sonates les pires outrages... (Lire la suite)
Panique chez les hipsters
Le milieu branché de l'est parisien est en émoi depuis la révélation de plusieurs cas de naissances de bébés barbus.
François-René de Chateaubriand, vie sexuelle
La vie sexuelle de Chateaubriand est le titre d’un ouvrage qui reste à écrire. À Combourg, le jeune Chateaubriand fut probablement la source d’un écoulement considérable de semence. C’est du moins la thèse développée par la chercheuse Aline Mapain en s’appuyant sur les divers manuscrits préparatoires aux Mémoires. Les plaisirs solitaires du jeune Chateaubriand ne vaudraient pas qu’on s’y arrête si longuement, admet-elle, s’ils ne permettaient de porter un regard nouveau sur l’égotisme d’un auteur que Jules Lemaître qualifiait en 1912 d’“écrivain le plus vaniteux de la littérature française, et probablement de toutes les littératures”. (Lire l'article)
Olivia Ruiz, la “Zizi” de Jean-Claude Gallotta
Dans Volver, leur nouvelle création révélée à la 17ème Biennale de la danse de Lyon, la chanteuse et le chorégraphe font bon ménage. Tout à la fois portrait de la chanteuse et faux biopic, la pièce évoque plus largement la question épineuse des migrants actuels et de leur accueil. Dans une chorégraphie aérée, mettant souvent en scène des couples comme des doubles du couple vedette, le spectacle n’est que rythme, envolées, tendresse. (Lire l'article)
J13 – Le désert des Tartares
Alors qu’il suscite chaque jour des tombereaux de discours souvent redondants et vains, le football se prête mal au récit littéraire. D’excellents romans ont pris pour sujet le supportariat ou le hooliganisme, d’autres les biographies réelles ou fictives de joueurs ou d’entraîneurs, tandis que le monde interlope des agents et du dopage, des intérêts mafieux et de la corruption a fait les délices du roman noir. Mais si l’on met de côté la chronique sportive, le match en lui-même a rarement fait l’objet d’un traitement romanesque. Pourquoi un tel phénomène planétaire résiste-t-il ainsi au fait littéraire ? (Lire l'article)
Clément-Édouard Bellenger
Clément-Édouard Bellenger (1851-1898) fut un graveur sur bois régulier de Daniel Vierge, dont...


















