La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Choses revues, Détournements

Réforme des musées (suite)

Réactionnaires, retardataires, amishes, elles ou ils n’ont toujours pas de smartphones ! « Quel est l’intérêt de se rendre dans les musées pour contempler des QR codes, je vous le demande ? » nous a demandé un des protestataires les plus virulents. 
Los Beatles: Por favor, yo / Please please me
Le coin des traîtres, Traduction

Mot à mot

Traduction mot à mot, littérale, ou libre, transposition, adaptation, recréation... Autant de variantes sur lesquelles la traductologie s'est longuement penchée et qui en disent long sur ce qu'est un choix de traduction. La traduction dite “mot à mot” peut parfois prêter à rire, mais l'affaire est plus sérieuse qu'il n'y paraît. (Lire l'article)

Le Caravage, L'incrédulité de saint Thomas
Mot à mot

Stigmates (II)

Le Dormeur du Val, avec ses deux trous rouges au côté droit, ne serait-il pas un saint ? Et d'abord, que sont donc ces deux trous ? Comme toujours, les mots en disent davantage que ce que l’on pense.
BlaKkKlansman - Un film de Spike Lee
La branloire pérenne

Mon semblable

BlaKkKlansman, le dernier film de Spike Lee, sorti en salles le 22 août, traite sur le mode de la comédie du racisme purulent aux États-Unis. Adapté d’une histoire vraie, le film raconte comment un policier noir réussit à infiltrer le Ku Klux Klan à l’aide d’une ruse qui vaut bien celles d’Ulysse. L’action se situe dans les années 1970, époque du Black Power, époque aussi où le Ku Klux Klan, bien qu’il n’ait plus d’existence légale, continue de mener des actions d’intimidation à l’égard des Noirs. Pourtant au-delà du portrait féroce et burlesque des hommes de cette organisation raciste, suprémaciste et identitaire, c’est l’Amérique de Trump qui est directement visée par Spike Lee comme en témoignent les quelques “great America” que se lancent régulièrement les adeptes du Klan. L'occasion de s'interroger sur ce que nous appelons “mon semblable”. (Lire l'article)

Victor Hugo, Les Misérables, Bibliothèque nouvelle illustrée
2017 Année terrible

Cinématographie

Un chercheur pense avoir identifié Marcel Proust sur un film tourné lors d’un mariage à Paris en 1904. François Fillon a envoyé au Parquet national financier une vidéo sur laquelle on verrait son épouse Penelope travailler pour lui. Victor Hugo, qui, depuis la crypte du Panthéon, suit heure par heure cette campagne présidentielle, se passionne soudain pour le cinématographie, un art qui manquait cruellement à son temps. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Axiomatique

Au regard des mouvements sociaux en cours et des réponses qu’y apporte le gouvernement, une formule étrange me vient à l’esprit : nous faisons face à une crise axiomatique. Un axiome, en logique, c’est une assertion supposée vraie et dont on pourra déduire d’autres énoncés appelés théorèmes. Une fois défini un jeu d’axiomes et les règles de déduction que nous entendons lui appliquer, n’importe qui, en théorie, doit en déduire le même ensemble de théorèmes ; et un ordinateur bien programmé pourra vérifier que ce que nous présentons comme un théorème en est bien un. Or, si l'on écoute les politiques de tout bord, on sera frappé de la prégnance le plus souvent inconsciente du système d’axiomes qui nourrit leur discours. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Une revanche du bon sens

Le bon sens mérite d’être réhabilité, surtout en cette phase où le citoyen recouvre sa légitimité à intervenir dans les débats politiques, économiques et sociaux. Afin d’y contribuer, voici trois énigmes dont le seul bon sens offre la clé.
Mario Benedetti, Qui de nous peut juger, traduit de l'espagnol (Uruguay) par Serge Mestre, éditions Autrement, 2016. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

Mario Benedetti pour les crédules

Dimanche 4 septembre 2016 : Mère Teresa est déclarée sainte par le Pape. Magnifique ? Scandaleux ? Le premier roman de l'écrivain uruguayen Mario Benedetti, enfin traduit en français, s'intitule justement Qui de nous peut juger. Car toute vérité est relative, certes, mais gare tout de même à ceux qui n'essaient pas de la regarder en face. Chacun ses saints, chacun ses traîtres. À chacun, bien sûr, de choisir son camp, à moins de vouloir se retrouver, comme Miguel, l'un des personnages du roman,cocu à une seule corne”... (Lire l'article)