La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
Paco Ignacio Taibo II, John Reed, Pancho Villa en Torreón, Para Leer en Libertad
Ordonnances littéraires

Des livres pour ceux qui ne lisent pas…

Je ne crois généralement pas aux miracles, mais si je me pose un moment pour essayer d’écrire un résumé de ce qu’ont signifié les sept années de la Brigada para Leer en Libertad (Brigade pour lire en liberté), j’ai la folle impression qu’il y a dans cette expérience quelque chose de magique. Sept ans de fête continue : 159 marchés aux livres ambulants, 1350 conférences, 467 manifestations artistiques, 3 Foires du Livre alternatives. En tout, plus de six millions de livres vendus à prix réduit ou offerts dans tous les recoins de Mexico, y compris les plus improbables. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Économaths

Les maths et l’économie ont une relation la fois très intime et très conflictuelle. Pourquoi donc ? Les maths échappent à l’exigence empirique dans la mesure où une théorie mathématique n’a de comptes à rendre qu’à elle-même. Ce qu’on lui demande ? D’être cohérente, c’est-à-dire de ne pas démontrer tout et son contraire ; et d’être la plus expressive et complète possible. À l’opposé du spectre, l’économie vise à étudier les règles (s’il en est) qui régissent les échanges entre individus, entre groupes sociaux, entre “acteurs” du marché. Il est difficile de trouver une discipline plus ancrée dans le réel. Force est pourtant de reconnaître qu’à première vue l’empirisme y bat souvent de l’aile. Est-ce donc à dire que les économistes sont des charlatans et les mathématiciens des solipsistes ? (Lire l’article)

Le coin des traîtres, Traduction

Des mots, des mots, des maux

Et puis un jour, travaillant à la traduction d’une pièce dont l’écriture présente de beaux défis, je m’aperçois que non, je n’y arrive pas, tout résiste, il y a un hic. Serait-ce un nouvel épisode d’overdose de mots ? J’en ai déjà connu, comme, j’imagine, bon nombre de traducteurs. Dans ces cas-là, une fois le mal reconnu, le remède est simple : trois jours sans mots, trois jours de peinture, d’expositions, de broderie, de promenades en forêt ou ailleurs, de vélo le long du canal, trois jours sans lectures, bref, une pause sans mots et rapidement tout rentre dans l’ordre. Mais non. Ce n’est pas ça… (Lire l’article)