La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Fuck Corona
Insultologie appliquée, Pandémie

Fuck the Corona

Le rap est certainement le champ artistique le plus réactif à l’actualité. Si ses mélodies sont rarement surprenantes, ses textes ont un caractère printanier qui sied à la saison et aux circonstances. En témoignent ces quelques sorties récentes...
Bernard-Marie Koltès, La noche justo antes de los bosques, traduit en espagnol par Fernando Renjifo, ed. Continta me tienes, 2018
Le coin des traîtres, Traduction

Traduire Koltès (La noche justo antes de los bosques)

Un texte pensé pour la scène se révèle bien souvent à la lecture aride ou incomplet, dépourvu de toute la créativité scénique qu’il convient de lui ajouter. Mais il existe des textes lumineux, qui jouissent de cette double nature, et qui son capable de transcender la page comme la scène. La pièce de Bernard-Marie Koltès, La Nuit juste avant les forêts, est l’une de ces œuvres dont la théâtralité et la valeur littéraire ne sont pas seulement inséparables mais se nourrissent mutuellement. Préserver cette dualité – ou cette unité – incestueuse à constitué l’une des difficultés majeures pour sa traduction en espagnol.

“Qu’elle soit enchaînée ou couronnée la liberté est toujours victorieuse.” Wendell Phillips © Hélène Quanquin
L'Amérique de...

Wendell Phillips

Le 5 juillet 1915, plus de 5000 personnes se massent dans le jardin public de Boston pour assister à l’inauguration de la statue en bronze de Wendell Phillips, œuvre du célèbre sculpteur Daniel Chester French, qui, quelques années plus tard, sera l’auteur de la statue imposante d’Abraham Lincoln à Washington, D.C. L’ouvrage, qui a coûté 20 000 dollars, a été commandé par la ville en novembre 1911, à l’issue des cérémonies du centenaire de la naissance de Wendell Phillips. Une citation de celui-ci surplombe la statue : “Qu’elle soit enchaînée ou couronnée la liberté est toujours victorieuse”. (Lire l'article)

Georges Brassens - Le Vin
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Le Vin

Il est 11 heures au bar-tabac de la Poste, à Saint-Pair-sur-Mer (Manche). Au comptoir, deux hommes discutent devant un verre de calvados, qui n’est apparemment pas le premier que le patron leur ait servi. Le moins éméché des deux attrape un journal dont la manchette interroge en lettres rouges : "Faut-il croire à la fin du monde ?". Il le met sous le nez de l’autre, qui s’emporte : "Putain, ils commencent à nous faire sérieusement chier avec leur fin du monde. Un coup c’est le Brexit, un coup c’est l’apocalypse. Qu’est-ce qu’y vont nous servir, après ?" (Lire la suite)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Belgique-Italie : proposition indécente

Lucien De Girolamo avait fait un rêve ; il avait rêvé que sainte Rosalie lui disait le résultat du match Italie-Belgique. Elle ne le lui avait pas vraiment dit : c'est lui qui avait eu une vision, la vision de la sainte avec sa couronne de roses sur la tête et, à côté d'elle, trois drapeaux de l'Italie qui claquaient au vent et d'innombrables drapeaux belges qui retombaient tout flasques sur leur hampe. Le lendemain matin, il avait raconté ce rêve à sa femme et Maria l'avait interprété pour lui : ça signifiait que l'Italie allait battre la Belgique par trois buts d'écart. (Lire l'article)

Fra Angelico - Résurrection du Christ - Couvent San Marco, Florence
Sciences du fait-divers

Évaporation quantique

“Un homme disparaît sur un ferry entre Douvres et Calais.” Quand le bateau est arrivé dans le port français, tous les passagers enregistrés sont descendus du bateau à l’exception d’un Espagnol de 49 ans. Son corps n’a pas été retrouvé à ce jour. Le cas est loin d'être isolé. Prenez Ettore Majorana. Ce physicien sicilien, parmi les plus brillants du XXe siècle, semble s’être évaporé dans la nuit du 27 au 28 mars 1938 alors qu’il voyageait sur un un ferry entre Palerme et Naples. Suicide ? Enlèvement ? Assassinat ? Fuite ? Soixante-dix ans plus tard, un autre physicien, ukrainien cette fois, a proposé une autre hypothèse : Ettore Majorana se serait autoexpédié dans un monde parallèle. (Lire la suite)

L'Amérique de...

Mildred Loving

Le 11 juillet 1958, au petit matin, le shérif de Central Point en Virginie et ses deux adjoints s’introduisent dans la maison de Mildred et Richard Loving et les arrêtent pour avoir enfreint la loi de l’État qui interdit le mariage entre deux personnes de races différentes. Neuf ans plus tard, la Cour suprême des États-Unis déclare que les lois interdisant les mariages interraciaux sont contraires à la Constitution. Le 4 novembre 2016, Loving, qui raconte l’histoire de Mildred et Richard Loving, sort sur les écrans de cinéma américains après avoir été sélectionné à Cannes. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Des chiffres qui font peur

74%. C’est l’accroissement relatif, en un an, du nombre d’actes antisémites recensés par le ministère de l’Intérieur.  Encore ne parle-t-on que des actes graves ayant donné lieu à plainte ou poursuites ; la bêtise et la méchanceté ordinaires n’y sont pas comptabilisées. Pourtant, ce n’est pas vraiment ce chiffre-là qui devrait nous marquer : c’en sont d’autres, moins visibles et moins spectaculaires, mais qui reflètent une réalité peu reluisante dans laquelle nous vivons sans trop vouloir la regarder en face.
La branloire pérenne

Animaux sans paroles

À en croire le think thank Terra Nova, il faut manger moins d'animaux. Argument : l’impact désastreux de notre consommation excessive de viandes sur notre santé comme sur notre environnement. À trop manger de chairs carnées, nous creusons notre trou. Un constat qui, malgré les apparences, se situe aux antipodes des croyances véhiculées par le mouvement végan très à la mode aujourd’hui. Une question, pour y voir plus clair : peut-on respecter les animaux ? (Lire l'article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Portugal-Autriche : tout ça pour un nul

Tous mes potes sont au bar pour vanner les tos et les fritz, et moi, moi qui suis le meilleur sur la vanne portugaise et germanophobe, je me retrouve dans ce “dîner pro” entouré de couillons béats pour célébrer un premier roman à la con de nature writing d’un obscur écrivain américain, forcément tatoué comme une porte de chiottes, bien évidemment éduqué à l’école de la vie comme dirait l’autre conne, qui se glorifie dans un récit pourtant sans relief aucun d’avoir touché à tout avant de finir dans une université crasseuse du Minnesota. (Lire l'article)