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Le nombril dans l’art
C'est la première fois qu'une telle somme est consacrée à ce sujet si originel. Des pré-nombrilistes au nombril-art en passant par le post-nombrilisme, ce livre richement illustré propose un état des lieux de la question.
Sauter du coq à l’âne
Rebondissant (Il faut bien utiliser les trampolines installés dans nos bureaux!) sur la journée...
J13 – Esse est percipi per arbitrum
“J’l’ai pas touché !” s’indigne le joueur qui vient de découper un adversaire en deux. “C’était l’épaule !” proteste un autre qui vient de marquer de la main… Pourquoi les footballeurs nient-ils l’évidence, au risque de conforter leur réputation de menteurs ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’évidence, pas de réel dans le football : seulement, des perceptions du réel qui entrent en concurrence. Or, l’une a force de loi sur les autres : celle de l’arbitre. Pour le joueur, le réel objectif compte moins que la perception subjective qu’en a l’arbitre. Sur le terrain, ce que l’arbitre ne voit pas n’existe pas. “Esse est percipi aut percipere” : sport idéaliste par excellence, le football illustre la formule de Berkeley : n’existe que ce qui est perçu ou perçoit. Et va même plus loin : esse est percipere per arbitrum. Ce n’est pas dans la réalité que se joue un match, mais dans l’esprit d’un arbitre. (Lire l'article)
Periscope ou les enfants au pouvoir
D'abord, le nom est bien trouvé. Le périscope est ce qui permet littéralement d'embrasser tout l'horizon, de le circonscrire d'un coup d'oeil rotatif. Totalitaire, il possède en outre de super pouvoirs : avec lui, nous dit le dictionnaire, on observe “par-dessus un obstacle des objets inaccessibles à la vision directe”. Deuxio, l'imaginaire du périscope est un peu celui du sous-marin. Planqué dans une boîte en fer, on peut se livrer aux délices du voyeurisme comme dans les dessins animés de la Warner, sans parler de la forme phallique de l'engin : la pulsion scopique est de sortie. Periscope permet à chacun de diffuser en direct les images que capte la caméra de son smartphone, c'est-à-dire d'être une télé. (Lire la suite)
Couloirs
L’anecdote remonte à une douzaine d’années. La salle où j’enseignais se trouvait à l’entresol d’un lycée construit sur une pente. On avait installé dans cet endroit sinistre la plupart des salles réservées aux classes techniques. Un jour, alors que mon cours était déjà bien avancé, je fus surpris par une odeur de brûlé. (Lire l'article)
Rappel à la loi
Il n’est pas inutile de rappeler à nos lectrices que la loi est très stricte en ce qui concerne...
Pièce manquante
Après un rapide examen, il nous a bien semblé qu’il manquait une pièce!
Impasse sinistre
C’est l’affichage spectaculaire qui a inondé il y a quelques mois le Val-de-Marne (94),...
Une erreur de livraison?
Des voisins réveillés en pleine nuit par des camionneurs “qui baragouinaient en breton ou une...
Annie Ernaux pour Serge Dassault
Le nécessiteux qui vient de m’être adressé s’appelle Serge Dassault, il a 91 ans et vit à Corbeil-Essonnes, dans une banlieue dite “sensible”. Alors que se passe-t-il avec ce monsieur ? Eh bien, il souffre d’une sorte d’inadaptation au réel, le diagnostic a été posé sans appel, l’été dernier, lorsque, en visite dans un hypermarché de sa ville, il s’est tourné soudain vers un caddie proche pour exclamer : “On n’a pas pris de petit véhicule ? On prend un truc comme ça ?”. Il se trouve que vient de paraître en poche l’ouvrage d’Annie Ernaux, Regarde les lumières mon amour qui, à défaut de traiter toutes les pathologies qui affectent l’honorable vieillard, pourra peut-être le remettre sur la voie d’un certain réel, celui de l’hypermarché, de ses clients, de ses lumières, de ses marchandises entassées, de ses promos, de ses queues à la caisse.... (Lire l'article)
V’là l’printemps
À Arcueil, dans la cité-jardin-on fête le printemps comme il se doit.
Jon Fosse ou la musique du silence
Si Shakespeare utilise dans son oeuvre un vocabulaire de 20.000 mots là où Racine n'en a que 2000, Fosse, lui, tournerait plutôt autour de 200. Une décroissance qui n'est pas un appauvrissement: comme ses personnages, la langue de Fosse est en retrait, en grève du brouhaha et de l'agitation du monde.
Salon du selfie
Le premier Salon international du Selfie, qui s'est tenu fin janvier à la porte de Versailles, à Paris, vient tout juste de s'achever. Petit tour des stands et sélection des innovations les plus étonnantes.
La place du mort
Tout avait commencé par un banal accrochage, si tant est qu’un accrochage puisse être qualifié...
J32 – Les fils de Samson
Contre Lille, Mario Balotelli a inscrit un doublé. L’efficacité retrouvée de la plus célèbre crête de Ligue 1 offre l’opportunité de s’interroger sur les rapports complexes des footballeurs à leur coiffure. À première vue, la coupe de cheveux participe de la mise en valeur du corps, au même titre que le tatouage. Le corps est un instrument de travail dont on prend soin. Son efficacité suscite une fierté qui mérite d’être rendue publique. On se souvient du même Balotelli, torse nu, immobile, tous muscles bandés après son chef-d'œuvre contre l’Allemagne à l'Euro 2012 : le rapport amoureux de l’artisan à ses outils. (Lire l'article)















