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Victoria Woodhull
En mai 1872, Victoria Woodhull déclare sa candidature à l’élection présidentielle. Elle n’a pas le droit de vote, et a deux ans de moins que l’âge minimal de 35 ans requis par la Constitution américaine pour devenir président.e des États-Unis. Comme candidat à la vice-présidence, elle propose le nom de Frederick Douglass, l’ancien esclave devenu abolitionniste, qui déclinera la proposition – il n’avait pas été consulté au préalable. Trois jours avant l’élection, elle publie un article dans lequel elle accuse le pasteur Henry Ward Beecher d’avoir eu une liaison avec la femme de l’un de ses meilleurs amis. Elle est arrêtée pour “obscénité”. (Lire l'article)
Une erreur de livraison?
Des voisins réveillés en pleine nuit par des camionneurs “qui baragouinaient en breton ou une...
J13 – Esse est percipi per arbitrum
“J’l’ai pas touché !” s’indigne le joueur qui vient de découper un adversaire en deux. “C’était l’épaule !” proteste un autre qui vient de marquer de la main… Pourquoi les footballeurs nient-ils l’évidence, au risque de conforter leur réputation de menteurs ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’évidence, pas de réel dans le football : seulement, des perceptions du réel qui entrent en concurrence. Or, l’une a force de loi sur les autres : celle de l’arbitre. Pour le joueur, le réel objectif compte moins que la perception subjective qu’en a l’arbitre. Sur le terrain, ce que l’arbitre ne voit pas n’existe pas. “Esse est percipi aut percipere” : sport idéaliste par excellence, le football illustre la formule de Berkeley : n’existe que ce qui est perçu ou perçoit. Et va même plus loin : esse est percipere per arbitrum. Ce n’est pas dans la réalité que se joue un match, mais dans l’esprit d’un arbitre. (Lire l'article)
Flagrant débit
Un écrivain éméché a été interpellé hier soir dans un café proche de son domicile alors qu’il...
Éternité incompressible
Donald Trump ayant affirmé sans rire, peu après sa séance de piercing à l’oreille droite,...
Aux quatre coins du temps
Un espace à trois dimensions est le premier dans lequel on puisse faire un nœud ou inventer la vis, ce qui n’est pas rien. Mais passons et dirigeons-nous vers l’espace à quatre dimensions. Là, il est impossible de ne pas parler en premier lieu du temps, la quatrième dimension par excellence, enfant chérie des auteurs de science-fiction. L’univers de la Relativité, le fameux espace-temps, est ainsi un monde à quatre dimensions – trois d’espace et une de temps. Ce monde est régi par une géométrie particulière... (Lire l'article)
[#presidentielles] Grand concours
Afin de rendre la campagne pour l'élection présidentielle un peu moins morose, nous avons décidé de lancer un grand concours de détournement d'affiches des différents candidats. Dans un esprit joyeux – à la bonne franquette (de souche) – et sans aucune méchanceté.
De justesse
Le cycliste est passé de justesse sur la laisse à enrouleur reliant Mme veuve Dumollet à son...
Votation du 23 mars
À Paris, 65,96% des votants ont choisi la végétalisation et la piétonnisation de 500 nouvelles...
Gaîté lyrique
Le 15 novembre 2017, les Australiens ont massivement voté en faveur du mariage pour tous. Le même jour, sous nos latitudes, la présidente par intérim de Sens commun, Madeleine de Jessey, déclarait sur les ondes de RTL que son groupuscule “ne renonce pas à être opposé à la loi” sur le mariage pour tous votée en 2013. Mais pourquoi la loi qui autorise les couples du même sexe à convoler en justes noces serait-elle une infamie ? En quoi les couples hétérosexuels seraient-ils de meilleurs couples et de meilleurs candidats à la procréation ou à l’adoption ? Y aurait-il une bonne et une mauvaise sexualité ? Existe-t-il seulement une sexualité naturelle ? (Lire l'article)
Le coup de la pompe
“Il oublie sa femme à la station-service et ne s'en aperçoit qu'après 100 km.” L'incident n'est pas rare. En effet, on peut oublier quantité de choses près d’une pompe à essence ou sur une aire d’autoroute : ses enfants, sa femme, son mari, son chien, son portefeuille, sa tête (rarement sa voiture). Quoi qu'il en soit, ce beau fait divers sans sang ni sexe ni violences a rapidement fait le tour du monde, probablement parce qu’il encapsulait en peu de mots les difficultés de la vie de couple. (Lire la suite)
Transcendance
Les maths entretiennent un rapport de toujours avec le transcendant – plus qu’avec le divin en soi, avec lequel il ne se confond pas. Il ne semble pas, en effet, que la philosophie aristotélicienne du Nombre ait beaucoup fait intervenir les dieux de l’Olympe, lesquels pour leur part ne sont guère férus de mathématiques, occupés qu’ils sont à leurs guerres et amours bien humaines. Ces dieux-là héritent de notre finitude, de notre médiocrité même, et c’est pourquoi ils ne posent guère de questions auxquelles nous ne puissions répondre sans maths. (Lire l'article)
Bikini, chirurgie et tutti quanti
Les beaux jours sont là. Le tourisme reprend. Les masques tombent. Le soleil, les voyages, la plage… Malheur! Finis les apéros, les douceurs, le farniente. La dictature du bikini a sonné.
Quelque chose de Beckett
Enseigner est une drôle d’expérience. Quelle que soit votre état de fatigue ou de santé, votre envie ou non de travailler, vos problèmes personnels, vos amours, quelle que soit votre condition, il faut faire cours. Cette contrainte qui pourrait être insupportable est en réalité ce qui transporte un professeur. (Lire l'article)
1er avril
Le flotteur vit aux dépens de celui qui l'égoutte.
Cette citation n'est pas d'Iphigénin Plomp.
Victoire !
Nul n’est à l’abri d’une bonne surprise. Aussi Jean-Luc Mélenchon prépare-t-il dès maintenant le texte de l’allocution qu’il délivrera le soir du premier tour, alors que la France viendra d’apprendre – à sa plus complète stupéfaction – que le candidat de France Insoumise était arrivé en tête des suffrages. Mélenchon, comme à son habitude lorsqu’il prépare un discours, a jonché des œuvres complètes de Victor Hugo le sol de la pièce où il se tient. (Lire l'article)
Mon semblable
BlaKkKlansman, le dernier film de Spike Lee, sorti en salles le 22 août, traite sur le mode de la comédie du racisme purulent aux États-Unis. Adapté d’une histoire vraie, le film raconte comment un policier noir réussit à infiltrer le Ku Klux Klan à l’aide d’une ruse qui vaut bien celles d’Ulysse. L’action se situe dans les années 1970, époque du Black Power, époque aussi où le Ku Klux Klan, bien qu’il n’ait plus d’existence légale, continue de mener des actions d’intimidation à l’égard des Noirs. Pourtant au-delà du portrait féroce et burlesque des hommes de cette organisation raciste, suprémaciste et identitaire, c’est l’Amérique de Trump qui est directement visée par Spike Lee comme en témoignent les quelques “great America” que se lancent régulièrement les adeptes du Klan. L'occasion de s'interroger sur ce que nous appelons “mon semblable”. (Lire l'article)













