La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
© Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Fini les belles phrases. Il faut agir !

Le bac approchait à grands pas. La première épreuve, celle de philosophie, était programmée pour le lundi en huit. Mon programme était pourtant loin d’être bouclé. Après notre installation au Cinéclair, les incidents s’étaient multipliés. Au total, je n’avais pu donner qu’un seul cours, et encore ! Le rideau de scène s’était décroché pour me tomber sur la tête au moment où je m’apprêtais à parler de Hegel. (Lire l'article)

Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Un baiser osé

Rien de tel qu’une apocalypse pour faire dérailler le train-train quotidien. Les factures en souffrance s’envolent au vent mauvais comme des feuilles d’automne, les problèmes de couple ne valent même plus que l’on casse la plus petite des assiettes à dessert. La perspective de la table rase balaye tous les soucis, sauf un : on va tous mourir, les amis. Last Night, du Canadien Don McKellar, est mon film apocalyptique préféré. Qui finit sur un baiser. Un premier baiser, n’est-ce pas le début d’un nouveau monde ? Ce n’est pas Alain Souchon qui me contredira. (Lire l'article)

scarlatti bion jésuite witkowski
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Un jésuite à éclipses

En 1725, Domenico Scarlatti se voit confier une mission par l'ambassadeur du Portugal à Paris : remettre au roi une lentille de lunette astronomique... L'instrument, lui explique da Cunha, a été livré à Lisbonne imperfeito, et Jean V est furieux de s'être fait rouler dans la farine par un artisan français pourtant réputé, Nicolas Bion. On sait le roi grand amateur de musique, d'art, de littérature et de sciences naturelles, mais il se passionnait aussi, comme tout honnête homme à l'époque, pour l'astronomie dont un certain Isaac Newton, président en exercice de l'académie des sciences anglaise, la Royal Society, venait de trouver le grand secret : l'attraction universelle. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

Nettoyer le ciel

“Je veux défendre le droit d’admirer les nuages sans estafilades.” À la veille de la première manifestation pour l’interdiction des traces d’avions, entretien avec le fondateur d’ÉtherNu, qui nous raconte son combat.
Ben l'Oncle Soul - Être un homme comme vous - Le livre de la jungle
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Être un homme comme vous

Collapsologie : étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder. La discipline se porte fort bien : il ne se passe guère de semaine sans qu’un nouvel essai, un article ou une tribune sur le sujet ne soit publié. Pour beaucoup, le grand effondrement ne fait plus de doute, aussi l’important est-il de se pencher sur ce qui se passera après : guerres, famines, délitement des démocraties, etc. Les plus optimistes diront que c’est un mauvais moment à passer... (Lire l'article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Roumanie-Suisse : des femmes qui jouent

Je pense alors au superbe documentaire de la réalisatrice Carmen Butta. Des femmes qui jouent au foot à 4000 mètres d’altitude. Dans les Andes péruviennes, des femmes quechuas du village Churubamba allaitent leur bébé à la mi-temps puis retournent courir après le ballon sandalettes aux pieds. Elles dribblent avec une habileté réjouissante pendant que des lamas grappillent quelques rares pousses vertes dans la terre brune. Gagner le match c'est la possibilité de rapporter au village des cochons d'Inde ou des sacs de semence de pomme de terre que les maris espèrent avec fébrilité. (Lire l'article)

Mot à mot

Ne ressembler à rien

Peut-on ne ressembler à rien?  Certainement, puisque l'expression existe. Mais quels sont les hommes, pardon les femmes, dont on dit, ou pire, qui disent d'elles-mêmes qu'elle ne ressemblent (plus) à rien ?
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Fais dodo, Colas mon p’tit frère

Qui nous pleurera ? Qui se souviendra de nous ? Ne faudrait-il pas d’ores et déjà empailler quelques spécimens de la race humaine au cas où des visiteurs d’une autre galaxie viendraient, quelque temps après la catastrophe, à passer par là et chercheraient à satisfaire une curiosité bien naturelle ? Derrière une vitrine ultrarésistante, nous pourrions présenter un échantillon aussi complet que possible de l’humanité, façon muséum d’histoire naturelle : un pygmée, un trader de Wall Street, un conchyliculteur, un éditorialiste de la presse nationale, un chauffeur de VTC, un bouilleur de cru... (Lire l'article)