La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
Le nombre imaginaire, Sciences

… Mais certains sont plus égaux que d’autres

Soit une entreprise où il apparaît qu’à fonction égale les femmes gagnent 5% de plus que les hommes. Le résultat d’une politique de discrimination positive ? Ou l’effet “plafond de verre”, qui veut qu’à compétence égale, les femmes seront promues moins souvent et plus tard que les hommes, et avanceront moins vite dans la hiérarchie ? La comparaison des salaires à l’intérieur d’un même grade, si elle est juste d’un point de vue comptable, est tout simplement trompeuse. (Lire l’article)

La branloire pérenne

Paradise lost

Dans une affaire comme celle des Paradise papers, est-il judicieux d’invoquer la morale à tout va comme on le voit faire depuis quelques jours ? Ne devons-nous pas en effet choisir entre la morale et le droit ? Doit-on reprocher aux évadés fiscaux leur manque de moralité ? Ne vaudrait-il pas mieux abandonner les jérémiades moralisantes pour leur préférer le langage du droit ? (Lire l’article)

Choses revues, Détournements

Coronalines

On l’a encore vu récemment avec le départ précipité de milliers d’Anglais venus passer leurs vacances en France, les quatorzaines imposées aux voyageurs à leur arrivée compliquent ou rendent impossibles les déplacements d’un pays à l’autre…
Donald Trump, Insultologie appliquée

Un gros cul imbaisable

En politique l’insulte n’est pas précisément une nouveauté. Ce qui est neuf, c’est son usage croissant (pour ne pas dire sa banalisation) jusqu’au sommet de l’État. Révolue est l’époque où les grands de ce monde avaient la vacherie drôle et feutrée.
Le Divan © Freud Museum London
Le coin des traîtres, Traduction

Je suis une serial

Ah mais, parce que moi, vous comprenez, on me dit: vous le trahissez, ou tu le trahis, c’est de la trahison, c’est vrai, on peut dire que je le trahis, mais au fond, moi, je ne veux pas, je ne veux pas le trahir, ce n’est pas mon intention, parce que trahir, c’est déjà trop, c’est en faire trop, je reste à ma place, moi, si je le trahis, ce n’est pas volontaire, rien à voir avec la bonne vraie trahison, la vieille grande trahison. Pas de génie qui ne trahisse, alors, trahison, hein, trahison!

La branloire pérenne

En vacances

La peur que notre société éprouve à l’égard du chômeur, du migrant, du sans domicile fixe, du vagabond et du romanichel vient sans doute de ce que ces catégories échappent, au moins en partie, au contrôle de l’État. La grande question qui revient sans cesse à propos des chômeurs est de savoir ce qu’ils font tout au long de la journée. À quoi s’ajoute la question de savoir où ils vont. Se promènent-ils ? Les vacances devraient nous délivrer au moins une fois l’an des chaînes du travail. Elles devraient être un temps de liberté et de désordre. Éloigné des centres de contrôle (usine, entreprise, atelier, administration), l’homme devrait pouvoir souffler un peu et faire ce qui lui plaît, aller où ça lui chante, avec qui il l’entend ou bien seul s’il le préfère. Un rapide coup d’œil sur l’organisation des congés payés montre que nous sommes loin d’une pareille liberté. (Lire l’article)

La branloire pérenne

La guerre sans nom

Une “intervention militaire”, “une frappe ciblée”, “une opération de protection des populations civiles” : ce sont autant d’expressions, d’euphémismes au fond employés par les gouvernements d’ici et d’ailleurs pour requalifier ce qu’on appelait autrefois la guerre. Mais pourquoi aucun État ne déclare-t-il plus officiellement la guerre ? La question peut surprendre à une époque où les conflits armés se multiplient aux quatre coins de la planète. (Lire l’article)

2017 Année terrible, présidentielle 2017

Harmonie

Marre de cette ambiance funèbre, de ces compagnons endormis, de ces couloirs humides, d’autant qu’il commence à faire vraiment froid en ce début novembre. L’esprit de Victor Hugo s’extrait de la crypte, puis du Panthéon. Il descend la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, entre dans le premier cybercafé venu et tombe, mais vraiment par hasard, sur Jean-Luc Mélenchon en plein discours. (Lire l’article)

Diogène en banlieue: une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 7: Lettre anonyme
Diogène en banlieue

Lettre anonyme

Il y a une règle d’or dans le métier de professeur qui est la règle de “non-confidentialité”. Il ne faut jamais garder pour soi les problèmes rencontrés avec une classe ou un élève en particulier, les difficultés en tous genres, les lettres anonymes a fortiori. Le silence est ici désastreux. Et pourtant… 
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Malcolm Lowry, Au-dessous du volcan, traduit de l'anglais par Clarisse Francillon et Stephen Spriel, Gallimard, coll. Folio
Le coin des traîtres, Traduction

Métaphores

Longtemps, j’ai lu de la littérature étrangère en me couchant de bonne heure, sans jamais trop me soucier de la manière dont elle avait été traduite. Puis un jour, me réveillant tard, l’envie m’a pris de relire Au-dessous du Volcan. Cependant ma bibliothèque est un tel foutoir que je n’ai pas été capable de remettre la main sur mon vieil exemplaire. J’en ai donc racheté un neuf qui, aussitôt ouvert, m’a interloqué : je n’y retrouvais pas le même roman ou, plus exactement, les images qu’il faisait surgir étaient très différentes de celles que j’avais gardées en tête… (Lire l’article)