La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
2017 Année terrible

Union

“Victor Hugo nous montre le chemin de la nouvelle France.” Le 21 août dernier à Frangy-en-Bresse, au terme de la grosse heure de discours qui formait l’écrin magnifique de sa candidature à l’élection présidentielle, Arnaud Montebourg s’est rangé sous la bannière du poète national. On s’attendait plutôt à l’entendre invoquer Jeanne d’Arc. Depuis que l’Archange saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite réunis lui ont annoncé qu’il avait un destin national, il laboure la Saône-et-Loire du Mont Beuvray jusqu’à Frangy-en-Bresse, levant des troupes pour bouter roidement la mondialisation hors du Royaume de France. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Au piquet les mains sur la tête !

Une récente chronique sur les salaires des enseignants et leur évolution a soulevé un tollé, notamment chez les premiers concernés, qui n’ont pas retrouvé ces chiffres sur leur fiche de paye. Revenons sur les chiffres en question et les erreurs de calcul du chroniqueur. 
POW
Insultologie appliquée

Petite conne

En France, le réseau Twitter est devenu la première arène politique, loin devant les chambres parlementaires. Des textes de quelques dizaines de signes et des vidéos de quelques dizaines de secondes orientent les débats, font et défont les carrières.
Chroniques avéryennes, Écrans

Des effets figuratifs

Si l’on suppose un émetteur (à peu près) stable, et une prégnance qui atteint sa cible, qu’advient-il du récepteur, troisième élément de la chaîne sémiophysique, et dernier élément de la syntaxe avéryenne ? Il subit des « effets figuratifs » d’une grande variété…
"Le skieur mal jambé", un article de Marie-Christine Vernay. Photo: Le robot Nao, par Aldebaran.
Chanson de gestes

Le skieur mal jambé

Sur une piste blanche immaculée, soulevant un nuage de poudreuse, le skieur peut avoir une certaine allure. Lorsqu’il glisse élégamment dans sa combinaison dont les différents modèles le font ressembler soit à un Inuit soit à un robot, on peut ressentir un certain plaisir esthétique à le voir débouler. Mais la chute lui est fatale. Et lorsqu’on le croise hors de son contexte, en gare par exemple lors d’une correspondance, il perd de sa superbe. (Lire l’article)

You stupide shit. Let me educate you
Insultologie appliquée

Débile profond

Par les temps qui courent, on se balance tant de noms d’oiseaux sur Internet et dans les assemblées parlementaires qu’il vaut mieux savoir à quoi l’on a affaire. Ça tombe bien : les insultes et injures font l’objet d’un nombre croissant de travaux de recherche.
Le coin des traîtres, Traduction

Les maquilleurs de mots

Escroc, maquilleur d’autos, contrebandier, cambrioleur : le traducteur ouvre ce qu’on croit hermétiquement fermé, il crochète les langues et les cultures, il met en circulation. Il n’aime pas plus l’idée d’une œuvre achevée que le braqueur un coffre-fort. Son butin, il le refourgue ailleurs. Il prend, il donne, il fait profiter.

Chroniques avéryennes, Écrans

L’irréductible Gaulois du cartoon

L’empereur du dessin animé s’appelle Walt Disney. Mais à son empire de bambis pelucheux et de mièvres cendrillons qui en est venu à conquérir la planète, s’est vite adjoint un groupuscule d’irréductibles cartoonistes qui se sont choisi un roi : Tex Avery. Cet anti-Disney, ce Walt qui aurait fumé la moquette, est coopté à l’unanimité par Bob Clampett, Preston Blair, Chuck Jones ou Bob Cannon : Avery a géré une fine équipe d’animateurs dévoués, pour produire, à raison de 4 ou 5 cartoons par an pendant plus de 20 ans, une extraordinaire série de dessins animés. (Lire l’article)

scarlatti bion jésuite witkowski
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Un jésuite à éclipses

En 1725, Domenico Scarlatti se voit confier une mission par l’ambassadeur du Portugal à Paris : remettre au roi une lentille de lunette astronomique… L’instrument, lui explique da Cunha, a été livré à Lisbonne imperfeito, et Jean V est furieux de s’être fait rouler dans la farine par un artisan français pourtant réputé, Nicolas Bion. On sait le roi grand amateur de musique, d’art, de littérature et de sciences naturelles, mais il se passionnait aussi, comme tout honnête homme à l’époque, pour l’astronomie dont un certain Isaac Newton, président en exercice de l’académie des sciences anglaise, la Royal Society, venait de trouver le grand secret : l’attraction universelle. (Lire l’article)