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La pochette du jour
L’essor des plateformes de streaming conduit peu à peu nombre de nos lectrices – qui sont aussi...
Sots à la perche
“Il meurt foudroyé à cause de sa perche à selfie.” Très mauvaise idée de déployer une perche à selfie quand le tonnerre gronde, sauf à vouloir laisser une photo-souvenir de son suicide. Le selfie, ses motivations et ses accessoires sont entrés dans le champ des sciences sociales juste avant d’envahir la rubrique des faits divers. Dans les revues savantes de toute la planète, ce renouveau du mythe de Narcisse a fait rouler un torrent d’encre qu’il n’est pas illégitime de qualifier d’impétueux. (Lire l'article)
Représentation unique, ou le suicide comme spectacle
“Un acteur japonais tué d'un coup de sabre en pleine répétition.” L’affaire n’aurait sans doute pas fait autant de bruit autour de la planète si, quelque jours auparavant lors d’une représentation théâtrale à Pise, un acteur italien n’était mort lors d’une fausse scène de pendaison qui s’est terminée par une vraie strangulation. Loi des séries ? Ce genre d’accidents frappe l’opinion car les morts non simulées surgissant dans le cadre de spectacles nous font pénétrer dans une zone trouble où s’ébattent de concert Eros, Thanatos et Dionysos. (Lire l'article)
Mer d’huile et pierres plates
Tout avait commencé il y a bien longtemps par une passion enfantine pour les ricochets. À peine...
On ne saurait être plus clair
"C’est dans la dernière ligne droite avant les élections européennes que va sans aucun doute...
Et le désir
Brève n°7 pour marimba, interprétée par Gaston Sylvestre. Captée à l'Opéra-Bastille en 1991.
Oubli
À partir du 1er juillet 2025, le gouvernement va interdire de fumer dans les lieux publics...
Disparition
Nous apprenons au moment du bouclage la mort du chanteur de charme André Desartys des suites...
Vers le zéro absolu?
Laurent Wauquier a annoncé que la région Auvergne-Rhône-Alpes sortait du dispositif Zéro...
Sifr
Ainsi nous voilà, sédentaires et commerçants, avec ces systèmes de numération assez mal fichus qu’on passait des années à maîtriser, et qui donnaient donc un pouvoir exorbitant à la caste de ceux qui en connaissaient les secrets ; ça arrangeait bien les gens qui comptent, somme toute. On aurait donc pu en rester là. Seulement voilà, malgré la vigilance des académies il y a toujours quelque part un petit malin ou un emmerdeur patenté pour poser la question qui gêne. (Lire la suite)
N’appelez pas votre fils Marcel!
La semaine dernière, nous avons identifié un mécanisme mental qui peut, même en toute bonne foi, transformer un quart en deux tiers, 25% en 67%, énorme erreur qui doit nous inciter à ne toucher aux pourcentages qu’avec des pincettes. Mais nous n’en avons pas fini avec cette histoire car nous devons maintenant nous colleter avec un autre mécanisme mental, tout aussi insidieux, et que nos politiques utilisent à qui mieux mieux. Pour en juger, je vous propose de nous exercer tout d’abord sur la théorie suivante : s’appeler Marcel porte malheur ; en effet les Marcel consomment deux fois plus que la moyenne nationale en frais de santé. (Lire l'article)
J18 – Retour à la nature
Un match décalé d’un jour, un autre reporté et deux qui se sont joués dans la purée de pois : le brouillard a sévi ce week-end sur les pelouses de Ligue 1. L’occasion de se souvenir que la nature existe. Les origines du football sont rurales. Héritiers du harpastum romain, la soule française et le hurling over country anglais mettaient aux prises des villages entiers rivalisant les jours de fête pour porter une balle dans des camps distants de plusieurs kilomètres. On franchissait des haies, on sautait des fossés, on traversait des rivières, on pataugeait dans la boue. On luttait contre l’adversaire autant que contre la nature. Désormais, le football n'est plus que le combat de l’homme contre l’homme. (Lire l'article)
Arnaud Friedmann pour madame Nicole B., agent comptable d’une université française
Ils résistent, ils résistent, les personnages d’Arnaud Friedmann, et il leur faut pour cela une foi hors du commun, celle peut-être que vous n’avez plus, madame Nicole B., pour écrire des épître aussi incompréhensibles, ravagées de fautes et de bêtise. Lisez donc La Vie secrète du fonctionnaire, d’Arnaud Friedmann (JC Lattès). (Lire l'article)
Collimateur
Son voisin était visé par une enquête. Il se prend une balle perdue....
Les Corsaires de Salé, pour savoir ce que concocte Fillon
Mais qu'est donc devenu François Fillon? On le suppose généralement en retraite, et on a généralement raison, mais c'est bien d'une retraite combative qu'il s'agit non pas d’une capitulation en rase campagne – impensable pour un combattant de son propre aveu “balafré” et “au cuir solide” – mais bien d’un repli tactique, en ordre, avec ses généraux, visant à préparer une nouvelle offensive depuis un bastion solide, imprenable : la république de Sablé. (Lire l'article)
Essai d’anthropologie structurale autour d’un réveillon stéphanois
Saint-Etienne : elle part avec les cendres du chien, il l'agresse à la fourchette.” Nous tenons ici un spécimen exceptionnel de fait divers du type “X fait ceci, Y fait cela”, où cela est censé être une forme de réponse à ceci, et X un individu peu susceptible de passer ses prochaines vacances avec Y. Dans le cas présent, c'est un réveillon de Noël qui tourne mal. (Lire la suite)
Ida avec flèches
Échoué à Arcachon comme Hugo à Guernesey, le très scarlattien d'Annunzio affronte la dune du Pyla, les lames de l'Atlantique et quelques femmes exigeantes. Parmi elles, Ida Rubinstein, qui lui commande le livret d'un Martyre de saint Sébastien (musique de Debussy) où elle jouera Sébastien ; mais aussi Romaine Brooks, compagne d'Ida, qui l'héberge et fait son portrait, avant de le fuir et de se réfugier auprès de Natalie Barney. En 1912, Ida et Gabriele s'entraînent au tir à l'arc dans la forêt landaise. Les flèches d'Ida ne sauraient tuer personne. En revanche, celles de son “frère” Gabriele ne ratent pas le vrai Sébastien de l'histoire, Romaine Brooks. C'est aussi compliqué qu'une sonate de Scarlatti : faut suivre ! (Lire l'article)
J14 – L’art de la simulation
Contre Rennes vendredi, l’entraîneur de Toulouse a reçu un avion en papier sur la tête. Interloqué, Pascal Dupraz observe un instant l’objet volant non identifié avant de porter les mains à sa tête et de tomber à genoux pour le plus grand affolement de ses adjoints, plus habitués à ce genre de saynète de la part des joueurs que d’un entraîneur qui se fait par ailleurs le chantre de la sincérité. Un des plus grands paradoxes du football moderne est de prétendre promouvoir le spectacle tout en bannissant la simulation. Or, qui peut nier qu’ils soient liés ? La simulation relève de la performance. Pas la performance physique chère aux sportifs ; la performance artistique. Le geste de Pascal Dupraz est un happening au sens strict. (Lire l'article)















