La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Le nombre imaginaire, Sciences

Transcendance

Les maths entretiennent un rapport de toujours avec le transcendant – plus qu’avec le divin en soi, avec lequel il ne se confond pas. Il ne semble pas, en effet, que la philosophie aristotélicienne du Nombre ait beaucoup fait intervenir les dieux de l’Olympe, lesquels pour leur part ne sont guère férus de mathématiques, occupés qu’ils sont à leurs guerres et amours bien humaines. Ces dieux-là héritent de notre finitude, de notre médiocrité même, et c’est pourquoi ils ne posent guère de questions auxquelles nous ne puissions répondre sans maths. (Lire l’article)

Scott Ross avec son chat, mais sans son poisson
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Poisson d’avril

À force de jouer des sonates de Scarlatti, on finit par être capable d’en écrire. Trois grands interprètes ont ainsi laissé de “vraies fausses” sonates : un Caprice à la Scarlatti du pianiste polonais (et Premier ministre en 1919) Ignace Paderewski, une superbe sonate por el señor Escarlate du claveciniste colombien Rafael Puyana… Scott Ross s’est quant à lui offert, lors de la diffusion de son intégrale Scarlatti sur France Musique, le 1er avril 1985, il y a 31 ans exactement, un poisson d’avril scarlattien : une magnifique sonate que l’auteur de ces lignes est allé pêcher dans les archives de l’INA, et qui dévoile un Scott Ross plus scarlattien que Scarlatti… (Lire l’article)

Footbologies, par Sébastien Rutés
Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J36 – L’ordre des choses

Un coup d’œil au classement à deux journées de la fin du championnat fait apparaître une curieuse équivalence : en tête le Paris Saint-Germain (premier budget de Ligue 1), devant l’Olympique Lyonnais (troisième budget) à égalité de points avec l’AS Monaco (deuxième budget). Les plus riches aux premières places, les plus pauvres en fin de classement. Pas de surprise, chacun à sa place. Bien sûr, le supporteur préfèrerait voir son club remporter le championnat contre toute attente, mais l’ordre des choses le rassure. (Lire l’article)

Choses revues

Révolution sur les écrans

Avec l’intelligence artificielle, tout devient possible. Y compris de remplacer Clark Gable par Louis de Funès dans « Autant en emporte le vent ». Illustration avec « Joan of Arc », le film de Victor Fleming, qui ressort en salle avec une nouvelle distribution…

Jean Restout: La Mort de sainte Scolastique (détail)
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Les soupirs de Diderot

Diderot avait bien des raisons de s’intéresser à la musique, ne serait-ce que pour faire travailler sa fille Marie-Angélique : “Si je reste à la maison, je fais répéter à l’enfant ses leçons de clavecin. Les jolis doigts qu’elle aura ! et de l’aisance, et de la mollesse et des grâces !” Mais avec le clavecin, et avec Scarlatti, les sentiments se brouillent vite. Dans son Journal, à la date du 15 septembre 1760, il entend dans un salon une jeune fille tentant de déchiffrer une sonate de Scarlatti. La musique elle-même semble le laisser indifférent ; ce qui trouble Diderot, c’est le décalage entre la musique et son interprète, “un ange” dont les grâces et l’innocence le fascinent. (Lire l’article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

France-Islande : faites entrer les Vikings !

L’heure est venue. Les Vikings montent sur scène, dans le monumental Colisée. On ne parle pas de Vikings pilleurs et meurtriers mais d’une armée bien entraînée d’Immortels – de batailleurs Dieux païens du XXIème siècle. Ou peut-être seulement de onze jeunes gars pleins de santé, robustes et fiers – sans peur et ready to rock ! Les Français ne sont pas des boy-scouts non plus, ce sont de rudes adversaires, presque impossibles à battre sur leurs Terres, entourés de leurs supporters… (Lire l’article)

La branloire pérenne

Gone with the Wind

Banksy donc est depuis quelque temps déjà un artiste célèbre. Son street art peut être aperçu dans différentes capitales du monde, dont Londres bien sûr mais aussi Paris : après la tragédie du Bataclan, Banksy avait laissé un dessin au pochoir sur une des portes de cette salle de spectacle. Les Parisiens ainsi que la presse étaient venus en nombre admirer l’œuvre éphémère. Mais, vendredi 5 octobre, Banksy a franchi un nouveau cap dans la notoriété en faisant le buzz chez Sotheby’s. Un de ses dessins s’est autodétruit à peine adjugé, vendu à 860 000 livres sterling à un acheteur dont l’identité n’a bien sûr pas été révélée. Mais quelle est la valeur esthétique de cette Jeune fille au ballon ? Et comment une œuvre d’art s’apprécie-t-elle ? (Lire l’article)