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The day after
Trois semaines après le second tour des élections législatives, au palais Bourbon, c’est...
J14 – L’art de la simulation
Contre Rennes vendredi, l’entraîneur de Toulouse a reçu un avion en papier sur la tête. Interloqué, Pascal Dupraz observe un instant l’objet volant non identifié avant de porter les mains à sa tête et de tomber à genoux pour le plus grand affolement de ses adjoints, plus habitués à ce genre de saynète de la part des joueurs que d’un entraîneur qui se fait par ailleurs le chantre de la sincérité. Un des plus grands paradoxes du football moderne est de prétendre promouvoir le spectacle tout en bannissant la simulation. Or, qui peut nier qu’ils soient liés ? La simulation relève de la performance. Pas la performance physique chère aux sportifs ; la performance artistique. Le geste de Pascal Dupraz est un happening au sens strict. (Lire l’article)
Émile de Boucheau, peintre
Le peintre Emile de Boucheau est mort samedi 27 octobre à son domicile de Bagneux, laissant derrière lui une œuvre pléthorique et singulière.
Question de principes
« On ne peut pas dire que les nations participant au Mondial du Qatar soient vraiment à...
Just for fun
Dans une lettre au Congrès, Donald Trump déclare que les hostilités avec l’Iran sont à présent...
Ailleurs l’herbe est plus jaune
Depuis quelques mois, on ne parle que des à-côtés du mondial du Qatar. Pots-de-vin, esclavage, chantiers mortels, catastrophe écologique à tous les étages et diverses autres broutilles collatérales que nous passerons sous silence. Bizarrement, on a peu souligné le fait que tous les matchs se joueront… sur du sable.
Urgence Dry January
De nombreuses municipalités ont réduit leur empreinte carbone en renonçant aux coûteuses et...
Fleuron(s)
Ce fleuron de l’architecture de la fin du XXe siècle a particulièrement bien vieilli, à l’instar d’autres réalisations de l’époque…
Tourner les talons
En décembre 2018, nous rendions hommage à la disparition du gaucher Nicolas Théral “des suites...
Homunculus averyensis
Les personnages d’Avery, comme ceux des autres dessins animés, possèdent cette merveilleuse plasticité qui assure leur survie, même après s’être fait aplatir ou enfoncer dans le sol. Mais chez Avery, on peut aussi se fragmenter, clignoter, s’effriter. Chaque partie du corps acquiert son autonomie, reprend sa liberté. En opposition catégorique avec la notion d’“individu”, le corps avéryen est décidément du genre “dividu”. Un simple coup de marteau suffit à montrer que, loin d’être un assemblage visqueux de choses molles, le corps avéryen est un béton (mal) armé mais bien structuré en couches concentriques se fragmentant l’une après l’autre. On meurt pour de bon mais, à la mort violente, Avery préfère l’émotion pure, dont les effets sont bien plus spectaculaires.
Aux chiottes l’arbitre !
Il arrive, lors d’un match de foot ou de rugby, que l’arbitre soit invité par une partie du public à se rendre aux toilettes. Cela signifie généralement qu’une de ses décisions est contestée, mais cela ne dit pas ce que l’intéressé est censé faire aux chiottes.
J12 – Winter is coming
Pour son élection, François Hollande se faisait fort de rendre l’espoir aux Français. Trois ans plus tard, seuls le conservent ceux qui croient aux miracles économiques, les prophètes de la Croissance providentielle qui font passer la méthode Coué pour du volontarisme et psalmodient en prières publiques leur “aide-toi, la finance t’aidera”. Mais d’espoir social ou économique, point. Alors, délaissant emploi et pouvoir d’achat, Manuel Valls a donné cette semaine une autre orientation à la stratégie gouvernementale : l’espoir footballistique. En laissant entendre – avant de démentir – que le FC Barcelone pourrait intégrer la Ligue 1 en cas d’indépendance de la Catalogne, le premier ministre n’a pas fait que courtiser cet électorat populaire que sa politique lui vaut de perdre : il a redonné l’espoir au supporteur français, en plein marasme de la douzième journée de championnat. Car en ce week-end de fête des Morts, la Ligue 1 a revêtu ses plus sinistres atours. (Lire l’article)
Horoscope littéraire de la rentrée
En cette rentrée 2018, la revue délibéré et le service de médecine littéraire qu’elle héberge ont décidé de fournir aux lecteurs exigeants un horoscope digne de ce nom, un horoscope littéraire pour commencer d’un pied serein et assuré l’année, des livres plein les poches. Douze signes astrologiques, douze livres recommandés, tous choisis au sein de la pléthorique rentrée littéraire 2018. Car il ne s’agit pas de lire n’importe quoi, il s’agit de lire ce qui vous convient : le capricorne n’a pas les mêmes besoins de lecture que le lion, le sagittaire que la balance, cela tombe sous le sens mais cela, trop souvent, on l’oublie. (Lire l’horoscope complet)
Autriche-Hongrie : contre qui ?
Je le vois venir de loin ce 14 juin qui sent la poudre. Pas seulement à cause des fumigènes de la manif contre la loi travail et le 49-3 (qui est davantage un score de rugby que de foot). Autriche-Hongrie, je l’ai choisi pour son côté pittoresque sinon historique, pour cette anecdote inoubliable qui risque d’avoir traîné dans toutes les gazettes aujourd’hui. À la fin du XXème siècle, un journaliste avait demandé au prince archiduc Otto von Habsbourg ce qu’il pensait de la rencontre Autriche-Hongrie qui avait lieu le soir-même. Sa réponse avait été laconique et réjouissante. Contre qui ? (Lire l’article)
Prendre la fuite au sérieux
C’est une affaire bien curieuse qui a ébranlé une résidence du Val-de-Marne (94) ce weekend....
Les Joyeux Bouchers
Le monde court à sa perte. Chacun de nous en a conscience, plus ou moins : réchauffement climatique, disparition accélérée des espèces animales et végétales, raréfaction des ressources naturelles, dissémination des matières fissiles, mort des utopies politiques, montée subséquente des populismes et des intégrismes, prise du pouvoir par l’intelligence artificielle dessinent un horizon que personne ne voit rose. “Signes précurseurs de la fin du monde” : chaque semaine, l’Apocalypse en cinquante leçons et chansons. Ou peut-être moins si elle survenait plus tôt que prévu. (Lire l’article)
















