La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Islande-Autriche : lâchez les trolls !

Sur le papier, c’était l’affiche la moins sexy de la Voie lactée. Thomas Bernhard dans la toundra, en gros. Il faut que tu revendes ces deux places, me suis-je dit/m’a dit ma femme. Si tu te démerdes bien, tu pourras te payer un A/R pour Reykjavik et aller vaincre tes petits préjugés de merde. Mais personne n’en voulait, de ces places : les Islandais avaient dû réserver les leurs depuis 1926, et il n’était pas question de faire le moindre cadeau à des gugus ayant voté à 49,65 % pour Norbert Hofer.
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Le nombre imaginaire, Sciences

Descartes à la plage

Ah, les plaisirs de la plage ! Vous étiez en train de jouer entre copains au beach volley quand la combinaison d’une passe puissante mais maladroite et d’une bourrasque soudaine fait voler le ballon dans l’eau, à quelque distance du rivage. L’émulation s’empare des deux équipes : celle qui récupèrera le ballon aura le prochain service, à moins d’ailleurs que la partie ne se transforme en match de water-polo. En tout cas c’est clair : il faut aller récupérer ce ballon avant les autres ! Les capitaines des deux équipes s’élancent. Alice, pour les Bleus, est fluette mais rapide à la course. Basile, pour les rouges, est lourd mais nage comme un dauphin.  Lequel des deux arrivera le premier au ballon ? (Lire l’article)

Foot, Footbologies, Footbologies 2016-2017

J21 – Le secret des dieux

Le football est partout. Matchs en direct, en différé, comptes-rendus : les images du ballon rond saturent la vidéosphère, sans parler des discours infinis qu’elles suscitent. L’imagerie du football imprègne notre imaginaire collectif : les footballeurs sont des icônes, ils deviennent acteurs de publicités, mannequins pour de grandes marques, ils nous envahissent. Conséquence : le supporteur n’ignore rien d’eux. Le football, c’est le triomphe de la société du spectacle, du tout-à-voir. Et pourtant, au cœur de cette exhibition constante survit l’étrange concept de “secret du vestiaire”. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Des chiffres qui font peur

74%. C’est l’accroissement relatif, en un an, du nombre d’actes antisémites recensés par le ministère de l’Intérieur.  Encore ne parle-t-on que des actes graves ayant donné lieu à plainte ou poursuites ; la bêtise et la méchanceté ordinaires n’y sont pas comptabilisées. Pourtant, ce n’est pas vraiment ce chiffre-là qui devrait nous marquer : c’en sont d’autres, moins visibles et moins spectaculaires, mais qui reflètent une réalité peu reluisante dans laquelle nous vivons sans trop vouloir la regarder en face.
Clics diaboliques © Philippe Mignon - Choses revues
Choses revues, Détournements

Clics diaboliques

Qui n’a pas été sur le point de jeter par la fenêtre la souris d’un fils jouant frénétiquement à Animal Crossing sur son ordinateur? C’est ce que vient de faire un père excédé par ces « clics diaboliques ». Et il ne s’est pas contenté de défénestrer la souris…
Primer encuentro de Malinalli con Hernán Cortés. Códice de Diego Durán. Siglo XVI. Biblioteca Nacional, Madrid.
Le coin des traîtres, Traduction

Changer de camp

Traduttore traditore… Quels que soient l’effort, la fidélité, le talent qu’il y met, une traduction est donc toujours une “trahison” du texte original, dont il serait impossible de rendre toute la richesse… Une fois ce constat dressé, tout semble dit ou presque. Sauf si l’on entend l’expression différemment. Un traître trahit sa famille, ses amis, son amour, ses idées, son parti, sa patrie ; il change de camp. Si le traducteur est un traître, n’est-ce pas d’abord à sa propre langue ? (Lire l’article)

Le coin des traîtres, Traduction

Le syndrome de Sporgersi

Pendant longtemps mon atavisme marseillais m’a empêché de jouir des richesses des langues étrangères. Je pense que c’est dû à l’accent prononcé que nous nous trimballons. […] Depuis, tentant comme je pouvais de combler ce retard, mais sans grand progrès à l’oral, je me suis mis pendant quelques années à traduire certains textes de théâtre et puis de fil en aiguille, je n’ai pu m’empêcher de traduire tout ce que je pouvais. Ma folie m’a donc amené ces derniers jours à tenter de traduire en français un tableau de Jean-Michel Basquiat intitulé All Colored Past Part III. (Lire l’article)

"Diogène en banlieue" : Heurs et malheurs d'un prof de philo aux confins du système scolaire. Chapitre 12: "L'art et la question". Par Gilles Pétel
Diogène en banlieue

L’art et la question

Au lycée de Z, ce jour-là, j’espérais pouvoir conclure mon cours sur le mystère de l’art. Dans la classe, l’ambiance se tendait peu à peu. La question  passionnait maintenant les élèves. Louis défendait une position qui allait susciter une polémique. Selon lui, il n’existait aucun mystère. « On peut tout expliquer, Monsieur. Les mystères, quelle blague ! » (Lire l’article)