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L’actualité
Les nouvelles sont étourdissantes par leur rapidité, leur nombre, leur éclat. Elles sont au sens propre du mot divertissantes. Divertir vient du latin « divertere » qui signifie détourner le regard de quelqu’un. Il y a comme de la magie dans le divertissement. Le prestidigitateur détourne le regard du public vers sa main gauche pendant que de la droite il arrange la supercherie. Un clin d’œil suffit et le lapin est là, tout droit sorti d’un chapeau. Dans Les Pensées, Pascal soutient que les hommes ne peuvent supporter leur existence sans se divertir. Les nouvelles détournent notre regard de l’essentiel, elles nous étourdissent, nous aveuglent et nous finissons par ne plus avoir aucune idée claire sur la marche du monde comme sur celle de nos vies. Il semble ainsi qu’un nouvel animal soit né, un animal qui a désormais besoin chaque jour de sa ration d’actualités. (Lire l’article)
Cerfs-volants
Victor Hugo n’a pas d’antipathie pour Jean-Luc Mélenchon. Mais, lisant et relisant la désormais célèbre interview que ce dernier a donné à Gala (celle de la salade au quinoa), le poète s’interroge. Qu’a donc voulu signifier Mélenchon en disant : “La cuisine est quelque chose de trop sérieux pour être confiée à Emmanuel Macron. C’est un cerf-volant : il vole haut mais on voit les ficelles” ? Hugo se tourne vers ses voisins de caveau Alexandre Dumas et Émile Zola : “Les amis, je crois que je vieillis. La politique du XXIème siècle m’échappe complètement…” (lire l’article)
Pont Alexandre III
Pont Alexandre III, la fête est finie, mais le bleu est revenu !
Un monde formidable
Une écoute distraite des informations sur une radio nationale nous apprend – sans transition...
J14 – Être debout
Des trois vagues d’attentats terroristes qui ont frappé Paris, celle qui visait le stade de France peut être considérée comme un échec. Pourquoi les trois terroristes ont-ils actionné leur ceinture d’explosifs à l’extérieur, dans des zones isolées ? L’argument des contrôles de sécurité ne satisfait pas. L’hypothèse des remords de dernière minute peine à convaincre. Un mystère demeure, où l’on peut trouver un symbole. Un stade de football est une hétérotopie, au sens que Michel Foucault donne à ce néologisme : un lieu qui réalise effectivement l’utopie dans le réel, avec des règles propres et une fonction particulière. Dans cet espace de “contestation mythique” et de liberté supérieure, on brise les codes sociaux, on hurle, on se déchaîne, on se peint le visage, on insulte parfois, mais surtout on prend du plaisir. Espace sous surveillance, dernier carré, village gaulois, le stade de football a tout de la forteresse assiégée. Ne l’appelle-t-on pas une “enceinte” ? (Lire l’article)
Réchauffer la banquise
Bill Vuzay, homme d’affaires multimilliardaire et philanthrope, a accepté de nous révéler le nouveau projet sur lequel il a travaillé de longs mois en secret avec ses équipes de chercheurs et d’ingénieurs.
À n’y rien comprendre
Au réveil, il l’a cherchée partout, sous son oreiller, derrière le traversin, en soulevant la...
Voltaire closet
Suffit-il qu’un philosophe soit mis en boîte pour que l’on puisse parler de Voltaire closet?
Le mystère Benzema
“Sex-tape : Benzema n’est plus sélectionnable.” N’est-ce pas là un énoncé formidablement singulier et synthétique, au point d’en être obscur ? Nous l’exhumons de coupures de presse datant d’il y a plus de trois siècles, c’est-à-dire juste avant que la planète n’entre dans l’épisode dit du Grand Chaos Post-Libéral (GCPL). Cette petite phrase mystérieuse a servi de titre à plusieurs articulets parus en décembre 2015, à la lecture desquels la perplexité va croissante. (Lire la suite)
Legosophie, petite philosophie du lego, pour Monsieur Maçon
Un patient s’en prend aux murs de l’hôpital qui l’accueille, tout en prétendant construire en son toit une flèche gothique. Son mal est bien difficile à guérir, surtout dans un hôpital en ruines. Mais le service de Médecine littéraire n’a pas dit son dernier mot.
La zonzonnette, une alternative à la prison ?
C’est une idée originale – et, disons-le, particulièrement bienvenue – que vient de...
Hou les corne(r)s!
Plusieurs associations de défense des animaux sont vent debout contre la proposition de lâcher...
À la recherche de l’oryctérope perdu
Perdu le 9 février à Cachan, quartier de la Mairie. Si vous le rencontrez, ne lui donnez rien à manger, sauf des termites.
Le scandale des Matotote
Un scandale de grande ampleur vient d’être révélé par des lanceurs d’alertes. On connaît désormais les raisons de la nervosité de certains enfants.
Big Trump Bang
De nombreux scientifiques s’insurgent contre l’intention du président des États-Unis de...
Une femme de rêve
Ordonnance pour un passager anonyme croisé au hasard d’un trajet en métro. Paris, matin d’automne, station Mairie des Lilas. Les regards sont happés par un point blanc qui roule d’avant en arrière, un petit cylindre brillant sous la lumière artificielle et borgne. Roulis métropolitain. Un homme âgé replie le journal pour suivre les mouvements de cet électron libre matutinal. Presque amusé. Et puis, tout à coup, son regard se détourne de l’Objet Roulant Non Identifié et reprend la lecture du quotidien. Qu’a-t-il vu ? Un tampon ! Dans mon esprit, cela n’a fait ni une ni deux. Tampon, femme, vie en rose… la couverture rose de La Faculté des rêves s’impose. Rose comme de la chick lit girly. Mais dans La Faculté des rêves de Sara Stridsberg, pas de romance. Mais du roman, du vrai ! (Lire la suite)














