La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
La branloire pérenne

Les meilleures intentions

Le suicide de Slobodan Praljak en pleine audience du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pose plusieurs questions, dont la plus importante : le TPIY est-il une juridiction compétente et légitime ? La réponse ne va pas de soi  : L’ONU est censé prévenir les conflits, éventuellement y mettre fin, mais non juger les acteurs individuels de ces conflits… (Lire l’article)

Choses revues, En bref

Le lit oui, mais en portefeuille

Un proche d’Emmanuel Macron – qui a souhaité garder l’anonymat – s’exprime: « On nous accuse de faire le lit du Rassemblement National. Peut-être, mais nous allons le faire EN PORTEFEUILLE ! » Dont acte. On ne sait pas si des soirées pyjama sont prévues.

Diogène en banlieue: une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 6: Art
Diogène en banlieue

Art

Peut-on apprendre à vivre ? Désirer, est-ce nécessairement souffrir ? Y a-t-il une vie avant la mort ? L’expérience instruit-elle ? Travailler, est-ce perdre son temps ? Peut-on expliquer une œuvre d’art ? Passé le premier moment de stupéfaction, les élèves regardaient la dissertation d’un nouvel œil. Les questions leur plaisaient, certaines mêmes leur parlaient un peu. Je choisis de traiter la dernière malgré plusieurs protestations. (Lire l’article)

Livres, Ordonnances littéraires

Martin Veyron, pour les obsédés du parpaing

Ce conseil est pour toi, le promoteur, l’homme pressé, l’obsédé du parpaing, de la bétonnière, de la brique alvéolaire. Lis, s’il te plaît, cette très belle BD de Martin Veyron, Ce qu’il faut de terre à l’homme (Dargaud), adaptée de la nouvelle de Léon Tolstoï, parue en 1886. Indémodable. Édifiante, crois-moi. “Si seulement j’avais plus de terre”, c’est le leitmotiv qui obsède, tout comme toi, Pacôme, ce paysan et père de famille. Nous sommes à la fin du XIXe siècle en Sibérie, et si la vie est un labeur harassant, elle lui sourit pourtant. Les efforts payent, la réussite et le gain le grisent, justifient trahisons et fuites en avant jusqu’à l’absurde. Plus dure sera la chute. (Lire l’article)

Anne Percin, Sous la vague, éditions du Rouergue, août 2016. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

Sous la vague pour Bernard Arnault

Tout ne va pas pour le mieux dans le royaume de Bernard Arnault car, c’est officiel, l’homme n’est plus le plus riche de France. De quoi envisager une sévère déprime pour celui qui, en 2014, gagnait 1 million d’euros par heure. Bon moment, sans doute, pour se mettre à la lecture : les éditions du Rouergue publient en ce mois d’août un roman d’Anne Percin, Sous la vague, dans lequel un milliardaire, Bertrand Berger-Lafitte, héritier et directeur des cognacs du même nom, s’en tape une, de déprime. (Lire l’article)

Casper ou la (N.d.T.) Une chronique de Christilla Vasserot.
Le coin des traîtres, Traduction

(N.d.T.)

Dans un texte consacré à la la traduction vue comme “un autre livre”, selon les mots de Thomas Bernhard, Olivier Mannoni brossait il y a quelques semaines un tableau du “traducteur en spectre et en auteur”, en “écrivain de l’ombre”. Mais dans quel recoin obscur, cave ou placard ce fantôme est-il tapi ? Il existe un espace réservé au traducteur, un territoire où il règne en maître : la note du traducteur, dite (N.d.T.). Un espace investi voire réinventé de façon parfois surprenante par certains. Exemples avec André Markowicz et Brice Matthieussent. (Lire l’article)