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Ce dont on ne peut parler…
Je retrouvai mes élèves presque deux semaines après le conseil de classe. Le cours précédent avait été supprimé en raison des intempéries : la neige rendait les routes impraticables. Nous étions à la veille de Noël. Ce cours était le dernier avant les vacances d’hiver. (Lire l'article)
J9 – Un footballeur ne devrait pas dire ça…
Dans un livre d’entretiens publié cette semaine, le président de la République évoque la formation intellectuelle des footballeurs. Les qualifiant de “gosses mal éduqués” –comme si l’éducation ne relevait pas de ses compétences– et de “gars des cités” –comme si le problème des banlieues ne le concernait pas–, il critique leur manque de “références” et de “valeurs”, leur incapacité à discerner “le bien et le mal” et pointe leurs difficultés d’expression. Or, la communication fait partie de la mise en scène. Comme ils apprennent un rôle, les footballeurs mémorisent aussi des dialogues. La faute aux caméras qui scrutent, aux journalistes qui décortiquent le moindre propos. Pas de place pour l’improvisation. (Lire l'article)
Pas de sots métiers
Qui n’a eu l’envie au cours d’un voyage de prendre la photo – la milliardième, mais pour vous la seule, l’ultime – d’un site célèbre débarrassé de toute présence importune ? Pour cela, vous vous êtes même levé à l’aube, pour arriver sur les lieux avant les hordes de touristes…
Jean-Pierre Martin pour Pauline Camille
La honte est, selon Jean-Pierre Martin, l’un des grands ressorts de la littérature. À l’heure où les Américains se jettent sur 1984 de Georges Orwell pour essayer de cerner au mieux les agissements de leur président et ses fameux “faits alternatifs” ; à l’heure où en France la saga Fillon compte plus de rebondissements et de révélations dantesques que la plus audacieuse des séries américaines ; à l’heure, donc, où la réalité semble avoir clairement dépassé la fiction, il est plus que jamais nécessaire de chercher dans la littérature ce que la réalité veut dire. (Lire l'article)
Francis Hallé
Personne n’a encore – semble-t-il – fait remarquer cette curieuse coïncidence. Francis Hallé,...
Naissance
Hier matin, sur la ligne 7 du métro parisien, une jeune maman a donné naissance à une jolie...
Bienvenue à l’hôtel Aleph
Nos rapports avec l’infini sont un peu ceux de saint Augustin avec le temps : nous savons ce que c’est jusqu’à ce qu’on nous le demande. Bienvenue dans l’hôtel Aleph, dirigé de main de maître par l’immense mathématicien David Hilbert. Cet hôtel luxueux possède ℵ0 chambres, et la qualité du service se traduit par un taux d’occupation record : il est toujours plein. L'arrivée d'un nouveau client n’est cependant pas un problème... (Lire la suite)
Plus haut, plus loin
Afin de toujours mieux vous servir, nous venons de faire l’acquisition d’un tout nouveau modèle...
Welcome Potato
C'est l'histoire d'une fausse mauvaise traduction devenue virale. Google Translate, aka Gougueule Trad, aka Georges Traître avait de nouveau frappé. Ou peut-être pas. Un fake finalement réjouissant car, en la détournant, il met la traduction à l'honneur.
Le hérisson vous salue bien
Coder de l'information quantique dans des épis de hérisson ? C'est envisageable. Vous vous souvenez peut-être de ce résultat de topologie assez merveilleux, appelé théorème de la boule chevelue, qui démontre (en substance) que si on tente de coiffer une boule à cheveux ou, pour rendre la chose plus concrète, de lisser les piquants d’un hérisson en boule, on laissera nécessairement un épi ? Eh bien, la physique la plus avancée se saisit de ce résultat pour nous inventer des quasi-particules stables susceptibles de stocker de l’information, voire de l’information quantique. (Lire l'article)
Sur l’avenir de nos établissements scolaires
En 1872, à Bâle, Nietzsche donnait un cycle de cinq conférences sur “l'avenir de nos établissements d'enseignement”. Dans ce texte le jeune philosophe dresse un constat accablant des établissements scolaires qui ne sont plus capables de promouvoir une culture digne de ce nom. Ses critiques sont nombreuses mais l'une d’entre elles est récurrente : les lycées n’enseignent plus la maîtrise de la langue. Il semble que nos établissements scolaires en soient aujourd’hui au même point, du moins dans l’esprit qui les anime... (Lire l'article)
Essai d’anthropologie structurale autour d’un réveillon stéphanois
Saint-Etienne : elle part avec les cendres du chien, il l'agresse à la fourchette.” Nous tenons ici un spécimen exceptionnel de fait divers du type “X fait ceci, Y fait cela”, où cela est censé être une forme de réponse à ceci, et X un individu peu susceptible de passer ses prochaines vacances avec Y. Dans le cas présent, c'est un réveillon de Noël qui tourne mal. (Lire la suite)
La traduction impossible
Shakespeare pensait que nous étions faits de"l’étoffe des songes", mais nos rêves sont eux-mêmes tissés dans la trame du langage. Nous ne pouvons nous rappeler nos songes qu’en les exprimant. Rien de ce qui existe ou plus exactement rien de ce que nous percevons de façon consciente n’échappe à la langue. Mais n’existe-t-il pas une réalité extérieure au langage, un quelque chose, interne ou externe, qui ne serait pas verbal ? Qu’y a-t-il avant les mots ? Peut-être une sorte de sauvagerie antérieure à la mise en forme du réel par les mots. Une réalité précisément innommable à laquelle pourrait faire écho le titre de la très belle nouvelle de Conrad : Heart of Darkness. (Lire la chronique)
Paparité (conclave, 4)
C’est la première fois depuis le début du mouvement metoo que 133 mâles* dominants porteurs de...
La voyageuse évanescente
J’étais parti à Paris à la recherche de l’inspiration. Impossible en effet d’en trouver dans la petite ville du Val-de-Marne – que, par charité, nous ne nommerons pas - où j’ai échoué depuis un peu plus d’un lustre...
Vers l’infini et au delà
Bienvenue dans l'ensemble de Mandelbrot : notre regard s’y plonge en un zoom étourdissant, nous faisant découvrir une floraison infinie de détails, de variations, de figures biologiques cachées, d’amas galactiques infinitésimaux, d’efflorescences organiques… tous dissimulés dans la structure mathématique sous-jacente, toujours familiers, jamais monotones, toujours d’une délicatesse arachnéenne, et dont chacun est un monde infini à explorer... (Lire l'article)
Sous la vague pour Bernard Arnault
Tout ne va pas pour le mieux dans le royaume de Bernard Arnault car, c’est officiel, l’homme n’est plus le plus riche de France. De quoi envisager une sévère déprime pour celui qui, en 2014, gagnait 1 million d’euros par heure. Bon moment, sans doute, pour se mettre à la lecture : les éditions du Rouergue publient en ce mois d’août un roman d’Anne Percin, Sous la vague, dans lequel un milliardaire, Bertrand Berger-Lafitte, héritier et directeur des cognacs du même nom, s’en tape une, de déprime. (Lire l'article)















