La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
John Ironmonger, Sans oublier la baleine, traduit de l’anglais par Christine Barbaste, Stock, 2016, coll. La Cosmopolite. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne
Livres, Ordonnances littéraires

Ordonnance pour les naufragés

Un homme se réveille nu, naufragé sur une plage. “Que lui était-il arrivé ? Une semaine plus tôt à peine (une semaine ! était-ce seulement possible ?), il rectifiait son nœud de cravate et présentait devant son équipe un plan d’action qui n’omettait aucune éventualité, dans lequel chaque risque avait été pallié, chaque heure prise en compte. Et maintenant ?”. Dans Sans oublier la baleine (traduit par Christine Barbaste, Stock, 2016), John Ironmonger raconte l’histoire d’un naufrage. D’où il ressort que si le pire est sûr, les conséquences ne sont pas toujours celles que l’on croit. Le récit prémonitoire de ce qui attend François Hollande l’année prochaine ? À lire dès maintenant, ou à garder sous la main pour 2017, dans votre kit d’urgence anti-gueule de bois.
(Lire l’article)

Le coin des traîtres, Traduction

Zorro

Un cavalier, qui surgit hors de la nuit
Court vers l’aventure au galop
Son nom, il le signe à la pointe de l’épée
D’un Z qui veut dire Zorro…
À un détail près : ça veut dire quoi, Zorro ?

Zorro, Zorro… Renard rusé qui fait sa loi… Ah, merci. Il faut dire que Zorro, ça a de la gueule. Imaginez un peu : Son nom, il le signe, à la pointe de l’épée d‘un R qui veut dire Renard… Mais qui a eu la bonne idée de ne pas traduire ? Et y a-t-il une règle (à enfreindre, forcément) en matière de traduction des noms propres ? (Lire l’article)

Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Quitter la ville

S’il y a un secteur qui n’a pas à se plaindre de l’apocalypse qui vient, c’est bien celui de l’édition. Les essais sur la collapsologie, l’effondrement, la fin du monde se vendent comme des petits pains, et gageons que le succès ira croissant tant qu’il y aura des éditeurs pour les relire (vaguement), du papier pour les imprimer et des angoisses à l’horizon. Le temps approche où les tribus réfugiées en Ardèche dans des yourtes connectées ne viendront plus en ville que pour se rendre chez les libraires, après quelques courses au Biocoop. À moins qu’elles ne préfèrent être livrées par Amazon.

Élection du président de la République, 10 décembre 1848 - Liberté Egalité Fraternité
2017 Année terrible

Voter, ou pas

Il arrive que les grands esprits se rencontrent. Mais pas nécessairement pour partager les mêmes idées. Ainsi, la semaine dernière, dans un couloir sombre de la station Voltaire (ligne 9), lorsque le spectre d’Elisée Reclus se heurta à celui de Victor Hugo, les deux hommes se mirent à parler politique, puis élections présidentielles, et enfin suffrage universel. Ils eurent à peu près ce dialogue… (Lire le dialogue)

Cinéma, Écrans, Le coin des traîtres, Traduction

Chambre d’écho

Au cinéma, rien n’est plus ardu que de faire rire en version originale sous-titrée. Parce qu’il est difficile, déjà, de faire rire en traduction. Dans le cas du sous-titrage de film, aux problèmes communs à toute traduction s’ajoutent des contraintes techniques (rythme et concision) et une particularité propre : la confrontation de la traduction (à lire), de la version originale (à entendre) et de l’image (à voir). 
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Choses revues, Détournements

Toujours préférer le train

La saison d’été était finie depuis longtemps. Dans le train qui me ramenait de Nantes à Paris, je somnolais. Et pensais aux excuses qu’il me faudrait inventer une fois de plus pour justifier mon retour à l’agence avec plus d’un mois de retard.
Aux chiottes l'arbitre!
Insultologie appliquée

Aux chiottes l’arbitre !

Il arrive, lors d’un match de foot ou de rugby, que l’arbitre soit invité par une partie du public à se rendre aux toilettes. Cela signifie généralement qu’une de ses décisions est contestée, mais cela ne dit pas ce que l’intéressé est censé faire aux chiottes.