La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Insultologie appliquée

Offense du chef de l’État

La visite d’Emmanuel Macron chez le professeur Didier Raoult, jeudi dernier à Marseille, s’est extrêmement mal passée. Un témoin a saisi ce bref échange entre les deux hommes à l’arrivée du convoi présidentiel. Le chef de l'État semblait passablement énervé.
La branlette du stabylo (une chanson de gestes de Marie-Christine Vernay)
Chanson de gestes

La branlette du Stabilo

Le geste était en tout point pareil, répétitif, allant de de gauche à droite. La main de notre voisine de train, pendant les deux heures que dura le voyage de Paris à Lyon, s’accrochait au marqueur. Elle soulignait comme elle effaçait. Les pages les unes après les autres devenaient jaune vif. Le noir disparaissait. 

Fuck Corona
Insultologie appliquée, Pandémie

Fuck the Corona

Le rap est certainement le champ artistique le plus réactif à l’actualité. Si ses mélodies sont rarement surprenantes, ses textes ont un caractère printanier qui sied à la saison et aux circonstances. En témoignent ces quelques sorties récentes...
Foot, Footbologies 2016-2017

J35 – Le bien et le mal

Ses détracteurs comparent souvent le football à une religion. Le terme est péjoratif pour les athées, les croyants moquent une telle prétention, et pourtant certains supporteurs revendiquent la métaphore. Le ballon leur est une divinité aux rebonds impénétrables et le stade une cathédrale où ils communient en reprenant en chœur des alléluias profanes. Selon une enquête réalisée en 2104 aux États-Unis, les amateurs de sport sont plus croyants que le reste de la population. Les liens entre sport et religion sont nombreux : superstition, déification des sportifs, sens du sacré, communautarisme, pratique de la foi… Mais surtout, football et religion ont en commun de dépeindre un monde manichéen. (Lire l'article)

Sciences du fait-divers

Nouvelles perspectives du marché chinois

“Il vend son bébé en ligne pour s'acheter un iPhone.” Il vend son bébé, soit. Il le vend en ligne, c’est original. Il le vend pour s’acheter un iPhone, c’est un fait divers. La transaction a eu lieu en Chine, pays qui produit chaque année beaucoup de bébés et plus encore d’iPhones. Trop de bébés, hélas, et pas assez d’iPhones, deux fois hélas. Surproduction d’un côté, sous-production de l’autre : les lois du marché étant ce qu’elles sont, on s’attend à ce que demain il faille vendre deux bébés pour obtenir un iPhone. Sera-ce alors deux fois plus choquant ? (Lire l'article)

La branloire pérenne

La guerre sans nom

Une “intervention militaire”, “une frappe ciblée”, “une opération de protection des populations civiles” : ce sont autant d’expressions, d’euphémismes au fond employés par les gouvernements d’ici et d’ailleurs pour requalifier ce qu’on appelait autrefois la guerre. Mais pourquoi aucun État ne déclare-t-il plus officiellement la guerre ? La question peut surprendre à une époque où les conflits armés se multiplient aux quatre coins de la planète. (Lire l'article)

Pascal Garnier, Cartons, éditions Zulma, 2012
Livres, Ordonnances littéraires

Ça cartonne

À l'intention de tous les Français qui déménagent pour une vie meilleure et des politiques qui dessinent le destin de leur France entre les lignes d'un best-seller promettant le changement, une lecture salutaire : Cartons (éditions Zulma, 2012), texte posthume de Pascal Garnier. Brice, la cinquantaine, illustrateur de livres jeunesse quitte Lyon et son appartement. Il déménage à la campagne dans une maison achetée avec sa femme. Jusque-là rien que de très normal. Mais, très vite, la mécanique rêvée de l’accession à la propriété d’un gentil couple qui réussit se grippe. Entre une visite au magasin de bricolage du coin et la rencontre de Blanche, une femme meurtrie, Brice dégringole. Pour Brice, le déménagement devient “une catastrophe naturelle” dans une France des lisières et de la marge. (Lire l'article)

La Liberté guidant le peuple... 2017, Année terrible
2017 Année terrible

Résistance

Il est aux alentours de trois heures du matin lorsque René Cassin fait irruption dans le caveau XXIV du Panthéon où Victor Hugo repose du sommeil du juste, Alexandre Dumas ronfle et Émile Zola fait des mots croisés. “Hugo, debout ! Une grande mission vous attend.” (Lire l'article)