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Moi, ce que j’aime, c’est les monstres pour Angela Merkel
L’été qui se prolonge invite à la torpeur et pourtant, le service de médecine littéraire a vu arriver cette semaine une patiente de tout premier plan en la personne de la chancelière allemande Angela Merkel. Victime du mandat de trop, elle évolue depuis quelque temps dans un milieu à risques qui pourrait voir survenir une nouvelle épidémie de peste brune. Pour la préserver des piqûres de nuisibles, nous avons sorti les grands moyens et lui avons prescrit l’époustouflante première œuvre d’Emil Ferris, Moi ce que j’aime c’est les Monstres (Monsieur Toussaint Louverture, 2018). Attention, traitement addictif. (Lire l’article)
Masques et cordon sanitaire : Bazaar pour celui dont il ne faut pas prononcer le nom
La médecine, fût-elle littéraire, a ses limites. Quand la maladie est trop noire, trop contagieuse, trop périlleuse pour le staff et les patients, il n’est pas question de soigner, mais de mettre en quarantaine. Où ? À Bazaar, par exemple, dans ce lieu loin de tout, imaginé par Julien Cabocel et conditionné par les laboratoires L’Iconoclaste. Non contente de protéger le service, la Dr R. n’hésite pas à modifier la composition du médicament pour le rendre plus efficace. Espérons que le patient terriblement contagieux et extrêmement dangereux qui s’est présenté aux Urgences littéraires ne reviendra jamais. Pour lire cette ordonnance, il est recommandé de s’équiper d’un masque protecteur et de consulter aux premiers symptômes qui se présenteraient dans les 48 heures suivant la lecture. (Lire l’ordonnance)
Travaux à prévoir
“Découverte de trois nouvelles planètes ’potentiellement habitables’ .” Cet intitulé semble relever des pages Sciences plus que de celles des faits divers. Erreur ! Le“potentiellement habitables” fait toute la différence. Car que nous annonce cette formule spectaculaire ? Qu’une fois que nous aurons fini de cochonner la Terre, nous pourrons toujours aller nous replier sur une de ces trois patries de rechange, lesquelles semblent déjà disposer du téléphone et de l’eau courante. On a hâte. Sauf qu’elles gravitent à 39 années-lumière de chez nous. En embarquant sur une sonde interplanétaire voyageant à 17 km par seconde, il faudrait environ 700 000 ans pour couvrir la distance. Cela rend ces astres déjà nettement moins habitables… (Lire l’article)
La grève
Contre la fin du monde, la grève ! Lycéens, étudiants, profs, chercheurs, travailleuses, travailleurs, ils feront tous grève le 15 mars pour le climat, contre le changement climatique. Pour que la Normandie ne ressemble pas à la Côte d’Azur (il reste un peu de marge), pour que février ne ressemble pas au mois d’août (c’est foutu), pour que Dunkerque ne se convertisse pas à la culture de l’ananas et Stockholm à celle de la vigne. On se prend naturellement à rêver d’une grève générale, mondiale, illimitée qui paralyserait les transports, les usines, les centrales, les open spaces et leurs scintillants écrans… (Lire la suite)
Protection rapprochée
Il n’est pas certain que les parasols assurent la protection de la...
Retour à Birkenau pour Julien Odoul (et Nadine Morano)
Les urgences littéraires sont débordées par une épidémie de haine raciste. Julien Odoul, en soins palliatifs, se voit prescrire le livre de Ginette Kolinka et Marion Ruggieri.
Un œuf de Pâques (tardif)
Quand on a le bonheur de tomber sur un grand vulgarisateur, il ne faut pas bouder son plaisir. Est sorti récemment en français un ouvrage du mathématicien américain Jordan Ellenberg qui devrait faire l’objet d’une ordonnance littéraire à tout élève de l’ENA ou parlementaire, bizuth ou non. Intitulé How not to be wrong en VO, ce livre a été publié en VF sous le titre délicieux et à mon sens bien meilleur L’art de ne pas dire n’importe quoi (un grand bravo à la traductrice, Françoise Bouillot). Sous-titre : ce que le bon sens doit aux mathématiques. (Lire l’article)
Obscur Oracle
L’intelligence artificielle est partout ces temps-ci. Selon qui vous en parle, elle va révolutionner notre vie, nous piquer nos jobs, gouverner le monde à notre place, nous rendre surhumains ou obsolètes, assurer la sécurité de nos routes, mettre fin à nos libertés, nous faire rois ou esclaves, inventer son propre successeur (et le nôtre) dans une singularité récursive infinie… la boîte de Pandore est ouverte – mais que contient-elle de fantasmes, de mythes anciens modernisés, de réalité exaltante ou effrayante ?
Les soupirs de Diderot
Diderot avait bien des raisons de s’intéresser à la musique, ne serait-ce que pour faire travailler sa fille Marie-Angélique : “Si je reste à la maison, je fais répéter à l’enfant ses leçons de clavecin. Les jolis doigts qu’elle aura ! et de l’aisance, et de la mollesse et des grâces !” Mais avec le clavecin, et avec Scarlatti, les sentiments se brouillent vite. Dans son Journal, à la date du 15 septembre 1760, il entend dans un salon une jeune fille tentant de déchiffrer une sonate de Scarlatti. La musique elle-même semble le laisser indifférent ; ce qui trouble Diderot, c’est le décalage entre la musique et son interprète, “un ange” dont les grâces et l’innocence le fascinent. (Lire l’article)
Reprise des échanges
Après bien des atermoiements, Israël et l’Iran s’entendent enfin… sur un arrêt mutuel du...
J18 – Grandeur et décadence du chevalier blanc
Quelle forme de superstition justifie les rituels des joueurs et des entraîneurs ? Qu’est-ce qui fait qu’un joueur enfile toujours sa chaussette gauche avant la droite ou qu’un entraîneur s’assoit sur sa glacière ? C’est au psychologue de répondre, et plus que l’analyse des causes, c’est l’interprétation qu’on en fait qui nourrit le discours mythique. Prenons la chemise blanche d’Hervé Renard, l’éphémère entraîneur du LOSC. À l’origine, elle a sans doute une explication pratique, liée au climat, d’autant plus déboutonnée en haut. Elle dénote les fortes chaleurs et l’Afrique, et c’est pourquoi, transplantée dans les frimas du Nord, elle se charge d’autres significations. (Lire l’article)
Le dernier jour
Eh bien voilà, nous y sommes, ou presque. Chaos politique en Grande Bretagne, climat insurrectionnel en France, shutdown historique aux États-Unis, Allemagne au bord de la récession, Belgique en miettes. Et puis l’Italie, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, le Brésil et l’on en passe. Jusqu’au Zimbabwe, hérissé de barricades depuis une brutale hausse du prix des carburants. Et après ? Prévoyons un effondrement des marchés, une dégradation accélérée du climat et de l’environnement, des migrations en tous sens. Tous aux abris ! (Lire l’article)
Vol en Réunion
(de notre envoyée spéciale à la Réunion) Il n’y a décidément pas que le climat qui se détraque....
Bien tenté
Des véhicules de la police ont pris place quai Voltaire devant un immeuble exigu qui a profité...
12
Aujourd’hui, je me suis mis en route sur les traces de la marche nocturne d’hier, exactement, pour voir les différences diurnes. J’ai remarqué un beau gratte-ciel… (Lire l’article)
Voter, ou pas
Il arrive que les grands esprits se rencontrent. Mais pas nécessairement pour partager les mêmes idées. Ainsi, la semaine dernière, dans un couloir sombre de la station Voltaire (ligne 9), lorsque le spectre d’Elisée Reclus se heurta à celui de Victor Hugo, les deux hommes se mirent à parler politique, puis élections présidentielles, et enfin suffrage universel. Ils eurent à peu près ce dialogue… (Lire le dialogue)
Accuser le coup
Après un déferlement de poings levés lors de la campagne made in USA et de la victoire de Donald Trump, nous sommes franchement tristes pour les boxeurs. Ils se sont fait voler leur job. Déjà que leur carrière était courte (comme celle de la plupart des danseurs), il leur faut accepter d’être dépossédés de leur langage corporel. Le coup bas est galvaudé, quelques États se sont emparés du swing avec peu de panache, l’uppercut est devenu monnaie courante et, apparemment l’art de l’esquive est aux oubliettes. (Lire l’article)


















