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Jean Tardieu pour mon banquier
La “gamification”, vous connaissez ? Ce concept à la mode dans les entreprises, les universités ou la communication gouvernementale est une version modernisée du pain et du cirque, avec peu de pain et beaucoup de cirque. Concrètement, on applique au citoyen, au client, au collaborateur – disons au “peuple” – des méthodes qui sont celles que l’on utilise par ailleurs avec les enfants de maternelle : des activités incessantes encadrées par des consignes régulièrement répétées, très simples et très claires, de la pédagogie, le tout sous une forme qui doit toujours être ludique. Illustration à partir des techniques bancaires actuelles, et avec Jean Tardieu. (Lire l’article)
Triangulation
À Arles, la Fabrique des Traducteurs a pour objectif de donner à de jeunes traducteurs en début de carrière l’occasion de travailler avec des traducteurs expérimentés et de mieux connaître le paysage de la traduction et de l’édition. Exemple de problème auquel fut confronté un traducteur mexicain lorsqu’un éditeur lui demanda de traduire The Lost City of the Monkey God, de Douglas Preston, en espagnol “neutre”. (Lire l’article)
Désembouteiller nos cimetières
Jamais à court d’idées innovantes, le grand architecte Jérémy Decker propose de débarrasser les cimetières de leurs tombes. Une façon d’en refaire des lieux de vie.
Économaths
Les maths et l’économie ont une relation la fois très intime et très conflictuelle. Pourquoi donc ? Les maths échappent à l’exigence empirique dans la mesure où une théorie mathématique n’a de comptes à rendre qu’à elle-même. Ce qu’on lui demande ? D’être cohérente, c’est-à-dire de ne pas démontrer tout et son contraire ; et d’être la plus expressive et complète possible. À l’opposé du spectre, l’économie vise à étudier les règles (s’il en est) qui régissent les échanges entre individus, entre groupes sociaux, entre “acteurs” du marché. Il est difficile de trouver une discipline plus ancrée dans le réel. Force est pourtant de reconnaître qu’à première vue l’empirisme y bat souvent de l’aile. Est-ce donc à dire que les économistes sont des charlatans et les mathématiciens des solipsistes ? (Lire l’article)
Arrêt de travail
Vous souhaitez obtenir un arrêt de travail? Qui pourrait vous le reprocher ? Mais hélas vous...
Queenxit
À force d’écouter la radio, à la rédaction nous n’avions pas le moral. Nous avions donc choisi...
Marathon en chambre : premières réactions
Suite à la publication de l’article annonçant la nouvelle formule de marathon qui sera expérimentée dans quelques mois à Rio, nous avons reçu un abondant courrier.
Dévoyé spécial en zone grise
Non seulement notre envoyé spécial à bicyclette se permet de s’introduire subrepticement sans...
Le nom du chaton
Scène de rue ordinaire dans le Val-de-Marne (94). « Salut mon chaton » lance l’automobiliste...
Dernier coup de balai
Les débits de boissons gazeuses sont déjà sous pression ! Plus que quelques heures pour les...
Hommages collatéraux
Depuis ce matin sur tous les médias, nous avons droit à la grande valse des poncifs. Icone (à...
J12 – Winter is coming
Pour son élection, François Hollande se faisait fort de rendre l’espoir aux Français. Trois ans plus tard, seuls le conservent ceux qui croient aux miracles économiques, les prophètes de la Croissance providentielle qui font passer la méthode Coué pour du volontarisme et psalmodient en prières publiques leur “aide-toi, la finance t’aidera”. Mais d’espoir social ou économique, point. Alors, délaissant emploi et pouvoir d’achat, Manuel Valls a donné cette semaine une autre orientation à la stratégie gouvernementale : l’espoir footballistique. En laissant entendre – avant de démentir – que le FC Barcelone pourrait intégrer la Ligue 1 en cas d’indépendance de la Catalogne, le premier ministre n’a pas fait que courtiser cet électorat populaire que sa politique lui vaut de perdre : il a redonné l’espoir au supporteur français, en plein marasme de la douzième journée de championnat. Car en ce week-end de fête des Morts, la Ligue 1 a revêtu ses plus sinistres atours. (Lire l’article)
Les mots de l’année
Le dictionnaire de la Real Academia española a mis en ligne sa mise à jour de l’année 2020. La liste des nouveaux mots offre une lecture passionnante. Sans rire. Et certains d’entre eux témoignent de l’un des enjeux de la traduction : l’intraduisible.
Déjà sur la piste
Déjà sur la piste la veille de l’ouverture des jeux, l’ombre de notre photographe cherche son...
Open AI à la peine
Souhaitant devancer tous nos confrères en publiant en exclusivité mondiale la photo tant...
Le géographe
Ne sachant plus où donner de la paix, le géographe de Mar-a-Lago s’emmêle les méridiens (et ne...
J19 – David, Goliath et les Philistins
Symboliquement, comme pour marquer la fin d’une anomalie, la dernière journée de la phase aller a vu la défaite des deux dauphins du Paris Saint-Germain, le SCO d’Angers (1-0 à Saint-Etienne) et le Stade Malherbe Caen (0-3 à domicile contre le leader), et l’AS Monaco leur passer devant au classement, rétablissant ainsi une forme de logique dans le championnat : la logique économique. Désormais, les deux premiers budgets de Ligue 1 occupent les deux premières places et le troisième, l’Olympique Lyonnais, n’est qu’à quatre points du podium. Une ligue 1 que les présidents des clubs professionnels aimeraient transformer en un club privé… (Lire l’article)
















