La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
La branlette du stabylo (une chanson de gestes de Marie-Christine Vernay)
Chanson de gestes

La branlette du Stabilo

Le geste était en tout point pareil, répétitif, allant de de gauche à droite. La main de notre voisine de train, pendant les deux heures que dura le voyage de Paris à Lyon, s’accrochait au marqueur. Elle soulignait comme elle effaçait. Les pages les unes après les autres devenaient jaune vif. Le noir disparaissait. 

Le coin des traîtres, Traduction

Question de choix

Traduire, c’est aussi se coltiner un certain nombre de contraintes au sein desquelles la traduction se réserve des choix, se ménage des espaces de liberté ou de jeu. À l’heure où les débats autour de l’écriture inclusive font l’actualité, quand certain⋅e⋅s évoquent (voire invoquent) les règles – grammaticales, syntaxiques, orthographiques– à respecter, les questions de traduction sont plus que jamais à l’ordre du jour. Nouveaux défis en perspective. (Lire l’article)

Rare représentation d'un Peekaboo (Psittacurvirostris atelerix) provenant de la collection de vélins du Muséum d'Histoire Naturelle
Choses revues, Détournements

Nuit agitée à Paris

“Il faut tuer cette femme !” Samedi, vers 2 heures du matin, les habitants d’un immeuble du XIVe arrondissement de Paris ont été réveillés par un grand bruit de vaisselle brisée, bientôt suivi par des « répliques » et un appel lugubre.
Le coin des traîtres, Traduction

Mi declaración

Hommage à France Gall qui dans les années 60 chanta, entre autres, l’Amérique. Oui, mais quelle Amérique ? Et d’abord, c’est quoi, l’Amérique ? Un pays ? Un continent ? Un rêve ? Et comment la traduire ? Tout dépend de qui en parle. Tout dépend d’où on la regarde. Tout dépend de la façon dont on la fantasme. (Lire l’article)

Diogène en banlieue: une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 9: Couloirs
Diogène en banlieue

Couloirs

L’anecdote remonte à une douzaine d’années. La salle où j’enseignais se trouvait à l’entresol d’un lycée construit sur une pente. On avait installé dans cet endroit sinistre la plupart des salles réservées aux classes techniques. Un jour, alors que mon cours était déjà bien avancé, je fus surpris par une odeur de brûlé. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Liberté+égalité+fraternité=?

Le désaccord est bien plus passionnant que le consensus quand il vous oppose à un esprit exigeant, ouvert et affuté. Mon interlocuteur, appelons-le Y., se présente comme libéral, au sens vrai et étymologique du terme : celui pour lequel la valeur de liberté est essentielle . Nous devisions santé. Y. m’expliquait qu’à son sens, il devrait – comme chacun d’entre nous – être libre de choisir entièrement son système de couverture santé, y compris la possibilité de n’en avoir aucun. Je me suis interrogé depuis sur ce que pourrait donner, traduite dans le réel, la proposition de Y. Peut-on, au moins en théorie, accommoder l’idéal de liberté avec celui de fraternité ? Et qu’en serait-il alors de notre troisième valeur, l’égalité ? (Lire l’article)