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À nos chères lectrices
8 mars, journée internationale des droits des femmes, une occasion comme une autre d’évoquer...
Aristote à Hollywood (2)
Aux causes finales, explications commodes mais illusoires, Aristote adjoignait les causes “formelles”, celles qui sont censées expliquer la forme des choses, vivantes ou inanimées. Et c'est sans doute la partie de sa philosophie qui a le plus mal vieilli, puisque la forme, dans le cadre de la science moderne, s'explique entièrement par les propriétés de la matière, guidées par une éventuelle “information”, matérielle elle aussi. Pour les créatures vivantes, cette information est d'ordre génétique et codée chimiquement dans leur ADN. La forme d'Aristote, elle, était une “essence”, une “idée” venant d'un mystérieux monde extérieur pour informer la matière brute. Tex Avery, bien sûr, se saisit de cette notion surprenante. (Lire l'article)
Deux et deux font n’œuf
Nous avons découvert la semaine dernière l’arithmétique Shadok dans laquelle deux et deux font cinq (entre autres). Il y a de quoi être légitimement fier ; mais le travail n’est malheureusement pas fini. Car il se trouve que les mathématiciens sérieux, voyant venir le coup, ont adjoint aux nombres entiers naturels quelques axiomes supplémentaires et fort contrariants. Certes, aucune loi ne nous empêche d’ajouter des axiomes contradictoires à une théorie ; le problème, c’est que dans ce cas on peut prouver à peu près tout et son contraire, ce qui fait que la théorie ne nous sert strictement plus à rien. Voilà qui est fâcheux. (Lire l'article)
Agent de sécurité
De nombreux agents de sécurité privée ont été recrutés pour défendre les sites sensibles. Qui...
Panique chez les hipsters
Le milieu branché de l'est parisien est en émoi depuis la révélation de plusieurs cas de naissances de bébés barbus.
Un musicien en or
On trouve étrangement peu de plasticiens inspirés par l'œuvre de Scarlatti. Mais les sonates sont elles-mêmes des œuvres plastiques, puisque Scarlatti se pose toujours la question du lien entre l'œil et l'oreille. À cet égard, une étude fine de leur structure montre que leur constituant principal, le grand motif double symétrique dont il a beaucoup été question ici, n'a pas de position précise au début du corpus. Peu à peu, cependant, il migre vers une position bien particulière, aux deux-tiers de la sonate. À y regarder de plus près, c'est à mi-chemin entre la moitié (4/8) et les trois-quarts (6/8), soit à 5/8, à quelques millièmes près de ce qu'il est convenu d'appeler le “nombre d'or” : 0,618... (Lire l'article)
Lâcher prise
Une fin d’après-midi tranquille à la terrasse du Café Beaubourg où tout semble se dérouler, pour une fois bénite, sans agitation, on sirote un demi qui n’a jamais été un demi et qui ici l’est encore moins. Quand soudain on aperçoit des attroupements qui ne nous disent rien qui vaillent. Des jeunes gens entourent une scène qui nous laisse coite quand, soudain, l’incroyable se produit. (Lire la suite)
J32 – Le mythe du messi(e)
À l’heure du concert des Rolling Stones à La Havane, les vieux footballeurs – comme les vieux rockers – ne meurent jamais. Le mythe du retour fonctionne à plein. La Ligue 1, cette saison, a des airs de Ligue des gentlemen extraordinaires, ou de maison de retraite, c’est selon. Après les retours gagnants d’Hatem Ben Arfa et de Lassana Diarra, c’est Abou Diaby qu’on attendait. Nostalgie il y a eu, à le voir promener sur le terrain sa longue silhouette d’Huggy les bons tuyaux, mais Starsky et Hutch n’étaient pas au rendez-vous. Eux, ils gagnaient toujours à la fin : pas l’OM d’Abou Diaby, battu 2-1 par Bastia et désormais treizième à six points du premier relégable. (Lire l'article)
Philippe Annocque parce que, quand on voit ce que l’on voit et que l’on entend ce que l’on entend…
Il est des époques troublées où les faits, même proches, même filmés, même prouvés, se dérobent. On l’on peut dire blanc puis noir puis blanc puis noir, et même blanc et noir simultanément sans avoir le sentiment de tromper qui que ce soit. Des époques où l’on peut regarder la pluie tomber en affirmant que le soleil brille, parce que chacun peut avoir sa propre opinion, n’est-ce pas, on est des hommes et des femmes libres, hein, alors, voilà, le soleil brille. Au milieu de tout cela, sort le dernier roman de Philippe Annocque, Élise et Lise, drôle de conte de fées sans fée. Éclairant. (Lire l'article)
La sémiophysique pour les nuls
À force de regarder de près, on remarque dans les cartoons d'Avery l'omniprésence d'une structure particulière, qui revient inchangée sous des aspects toujours différents : un personnage ou un objet émet un “influx” (un son, une onde, une parole, une pulsion) qui est capté par un autre personnage, ou objet, dont le comportement ou la forme est soudain modifié(e).
Champagne sur le tarmac !
Des salles de théâtre, de cinéma, de concert fermées... Pendant ce temps, des avions volent. Pas tous. Certains sont cloués au sol et le sont même volontairement. Entretien avec le PDG de FrenchAir.
Ne ressembler à rien
Peut-on ne ressembler à rien? Certainement, puisque l'expression existe. Mais quels sont les hommes, pardon les femmes, dont on dit, ou pire, qui disent d'elles-mêmes qu'elle ne ressemblent (plus) à rien ?
Entretien d’embauche
Un aspect de la culture geek d’Internet que l’on peut juger amusant ou effrayant est la manière dont ses membres se cooptent. S’il est un domaine où la sélection par les maths est reine, c’est celui-là. Google (comme d’autres) utilise régulièrement des techniques de recrutement du type jeu de piste : une énigme est posée à la communauté internet, et les quelques petits génies qui la résoudront en premier se verront envoyer un lien secret leur offrant la possibilité d’en résoudre d’autres, puis d’être recrutés. Voici une très jolie énigme posée régulièrement, paraît-il, en entretien d’embauche. (Lire l'article)
Ça cartonne
À l'intention de tous les Français qui déménagent pour une vie meilleure et des politiques qui dessinent le destin de leur France entre les lignes d'un best-seller promettant le changement, une lecture salutaire : Cartons (éditions Zulma, 2012), texte posthume de Pascal Garnier. Brice, la cinquantaine, illustrateur de livres jeunesse quitte Lyon et son appartement. Il déménage à la campagne dans une maison achetée avec sa femme. Jusque-là rien que de très normal. Mais, très vite, la mécanique rêvée de l’accession à la propriété d’un gentil couple qui réussit se grippe. Entre une visite au magasin de bricolage du coin et la rencontre de Blanche, une femme meurtrie, Brice dégringole. Pour Brice, le déménagement devient “une catastrophe naturelle” dans une France des lisières et de la marge. (Lire l'article)
Gone with the Wind
Banksy donc est depuis quelque temps déjà un artiste célèbre. Son street art peut être aperçu dans différentes capitales du monde, dont Londres bien sûr mais aussi Paris : après la tragédie du Bataclan, Banksy avait laissé un dessin au pochoir sur une des portes de cette salle de spectacle. Les Parisiens ainsi que la presse étaient venus en nombre admirer l’œuvre éphémère. Mais, vendredi 5 octobre, Banksy a franchi un nouveau cap dans la notoriété en faisant le buzz chez Sotheby’s. Un de ses dessins s’est autodétruit à peine adjugé, vendu à 860 000 livres sterling à un acheteur dont l’identité n’a bien sûr pas été révélée. Mais quelle est la valeur esthétique de cette Jeune fille au ballon ? Et comment une œuvre d'art s'apprécie-t-elle ? (Lire l'article)
Confidences sur l’oreillette
"Si je ne suis pas reconduit à mon poste, l’annus 2024 en plus d’être bissextilis sera...
Le croire pour le voir
Contrairement à ce que l’on dit souvent, il faut le croire pour le...
















