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Sonate pour Leibniz
L’arithmétique est un de ses outils de composition favoris : Scarlatti adore compter, remplaçant un motif de 13 éléments par un de 6 et un de 7, en divisant un autre par deux, soumettant la patience de l’auditeur à l’épreuve d’écouter 32 fois de suite le même élément, et pas 33, ou compensant, tel un apothicaire à sa balance, le déséquilibre de deux parties voisines. Cette conception arithmétique de la musique rejoint de toute évidence celle de Leibniz, qui était de la génération précédente et mourut peu avant que Scarlatti ne s’installe à Lisbonne, mais dont les œuvres étaient dans toutes les bibliothèques. (Lire l’article)
J’ai eu les jetons !
Juste après avoir publié ma précédente chronique, je me suis précipité sur Internet pour vérifier si ma solution à l’énigme des cinq cartes tenait la route ou si j’avais négligé un détail. J’y ai découvert quelques faits intéressants. Tout d’abord la confirmation que cette solution fonctionne. Je n’ai pas trompé mes lecteurs, ouf ! Une autre observation faite à la lecture des forums spécialisés est qu’on y trouve beaucoup de solutions tentantes mais fausses, parfois de manière subtile, et qu’on observe une corrélation notable entre l’arrogance du commentateur et la qualité “presque juste mais pas tout-à-fait” de sa solution. (Lire l’article)
Érection
Au Panthéon, Voltaire se couche tard, ou se lève tôt, on ne sait. Toujours est-il que, la nuit dernière, c’est à quatre heures du matin qu’il s’en est allé frapper à la porte du caveau XXIV. Victor Hugo, en chemise, a ouvert. Hugo : Le grand Voltaire ! Quelle heureuse surprise ! Est-ce une insomnie qui vous amène ? Voltaire : Non, une érection. Je pensai à ma nièce et à la fameuse lettre que je lui ai écrite un jour, du temps où je bandais ferme encore.” (Lire l’article)
Centrifugeuse
Le projet porté par Ensemble! de remplacer l’hémicycle du palais Bourbon par une centrifugeuse...
Judicieuse initiative
Estimant que les armes à feu en vente libre ne tuent pas assez, le Secrétaire à la Santé Robert...
J12 – Winter is coming
Pour son élection, François Hollande se faisait fort de rendre l’espoir aux Français. Trois ans plus tard, seuls le conservent ceux qui croient aux miracles économiques, les prophètes de la Croissance providentielle qui font passer la méthode Coué pour du volontarisme et psalmodient en prières publiques leur “aide-toi, la finance t’aidera”. Mais d’espoir social ou économique, point. Alors, délaissant emploi et pouvoir d’achat, Manuel Valls a donné cette semaine une autre orientation à la stratégie gouvernementale : l’espoir footballistique. En laissant entendre – avant de démentir – que le FC Barcelone pourrait intégrer la Ligue 1 en cas d’indépendance de la Catalogne, le premier ministre n’a pas fait que courtiser cet électorat populaire que sa politique lui vaut de perdre : il a redonné l’espoir au supporteur français, en plein marasme de la douzième journée de championnat. Car en ce week-end de fête des Morts, la Ligue 1 a revêtu ses plus sinistres atours. (Lire l’article)
Métier
J’enseigne la philosophie en classe de terminale depuis un peu plus de trente ans. La philosophie est une discipline que l’on peut enseigner en s’amusant beaucoup tout en travaillant avec le plus grand sérieux. C’est sans doute pourquoi je continue d’aimer mon métier, du moins lorsque mon ministère me permet de l’exercer. C’est pourtant un métier que j’ai cessé de conseiller à mes élèves.
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Con comme une bite
Certains personnages très (trop…) en vue nous ont conduit – bien malgré nous! – à nous demander...
Pointes médianes
ÉCRITURE INCLUSIVE Exigeons le remplacement des points médians par des pointes...
Philippe Annocque parce que, quand on voit ce que l’on voit et que l’on entend ce que l’on entend…
Il est des époques troublées où les faits, même proches, même filmés, même prouvés, se dérobent. On l’on peut dire blanc puis noir puis blanc puis noir, et même blanc et noir simultanément sans avoir le sentiment de tromper qui que ce soit. Des époques où l’on peut regarder la pluie tomber en affirmant que le soleil brille, parce que chacun peut avoir sa propre opinion, n’est-ce pas, on est des hommes et des femmes libres, hein, alors, voilà, le soleil brille. Au milieu de tout cela, sort le dernier roman de Philippe Annocque, Élise et Lise, drôle de conte de fées sans fée. Éclairant. (Lire l’article)
Coup de théâtre
Au moment où l’accusé se croyait tiré d’affaire, l’accusation dévoile une pièce à conviction...
Pleuvra ?
Une mystérieuse inconnue regarde le ciel avec inquiétude. Pleuvra ? Pleuvra...
Voltaire closet
Suffit-il qu’un philosophe soit mis en boîte pour que l’on puisse parler de Voltaire closet?
Tôt matin
Tôt matin, ce jeudi 25 juillet, sous la passerelle Debilly déjà illuminée, un zodiac de la...
9
Une vieille amie, Philippa Wehle, qui fut la correspondante new-yorkaise de Jean Vilar au Festival d’Avignon, m’attendait vers 18h30 sur le seuil de son appartement. (Lire l’article)
Fuck, indeed
D’après nos envoyés spéciaux (ils sont partout!) derrière le pupitre, Donald Trump ne se serait...
La rédaction enfin (dé-)connectée
Nos téléviseurs viennent de nous être livrés ce matin à la rédaction, avec une semaine de...
Le syndrome de Sporgersi
Pendant longtemps mon atavisme marseillais m’a empêché de jouir des richesses des langues étrangères. Je pense que c’est dû à l’accent prononcé que nous nous trimballons. […] Depuis, tentant comme je pouvais de combler ce retard, mais sans grand progrès à l’oral, je me suis mis pendant quelques années à traduire certains textes de théâtre et puis de fil en aiguille, je n’ai pu m’empêcher de traduire tout ce que je pouvais. Ma folie m’a donc amené ces derniers jours à tenter de traduire en français un tableau de Jean-Michel Basquiat intitulé All Colored Past Part III. (Lire l’article)














