La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Livres, Ordonnances littéraires

Pour être moins seul·e·s dans le bourbier

De nos jours, les femmes bossent, les hommes aussi, ou ils chôment mais provisoirement, les logis sont petits, les humains sont mobiles par choix ou par implication professionnelle subie, et, éloignés, les vieux parents trinquent. Ils n’ont pas même, du moins en France, le droit de choisir de mourir dignement. Si ce fardeau prévisible vous échoit, vous trouverez réconfort et idées concrètes pour tenir, dans deux ouvrages parus récemment. (Lire l'article)

© Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Fini les belles phrases. Il faut agir !

Le bac approchait à grands pas. La première épreuve, celle de philosophie, était programmée pour le lundi en huit. Mon programme était pourtant loin d’être bouclé. Après notre installation au Cinéclair, les incidents s’étaient multipliés. Au total, je n’avais pu donner qu’un seul cours, et encore ! Le rideau de scène s’était décroché pour me tomber sur la tête au moment où je m’apprêtais à parler de Hegel. (Lire l'article)

Choses revues, En bref

Le lit oui, mais en portefeuille

Un proche d’Emmanuel Macron – qui a souhaité garder l’anonymat - s’exprime: "On nous accuse de faire le lit du Rassemblement National. Peut-être, mais nous allons le faire EN PORTEFEUILLE !" Dont acte. On ne sait pas si des soirées pyjama sont prévues.

Lola Arias: Minefield / Campo de minas / Champ de mines © Manuel Abramovich
Le coin des traîtres, Théâtre, Traduction

Campo minado / Minefield: la guerre des mots

Dans Champ de mines, l'Argentine Lola Arias continue à œuvrer à la (re)construction d'une mémoire collective, avançant le long d'une ligne ténue entre réalité et fiction. Elle y met en scène six hommes ayant appartenu à deux camps ennemis: l'armée argentine et l'armée britannique, en 1982, au moment de la guerre des Malouines. En revenant sur cet épisode de l'histoire des deux pays, Champ de mines place les questions de traduction au cœur de ses préoccupations.

Le coin des traîtres, Traduction

Entre écriture et traduction : la langue étrangère d’Elena Ferrante

“Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère”, affirmait Proust. Étrangement, cette phrase pourrait s'appliquer à la littérature d'Elena Ferrante, plus étrangère qu'il n'y paraît : elle brouille les pistes en rendant troubles les confins entre traduction et écriture. Ferrante, en effet, traduit le napolitain dans une langue apparemment incolore, inodore, surveillée, voire étouffée. Mais l'effacement du napolitain le rend plus présent que jamais. (Lire l'article)

Insultologie appliquée

Insulter l’avenir

Fini le petit confort et le grand inconfort du confinement. Retour au monde d’avant, en pire bien entendu. Une sidération durable s’annonce : celle qui va frapper quand nous aurons le nez dans la facture économique et sociale.
Le coin des traîtres, Traduction

So fraîche

“Allez, on y va mon pote, ça va te plaire, tu verras, les filles elles sont fraîches !” lance-t-il à son interlocuteur, sur son téléphone portable. “Fraîches” ? Il fut une époque – celle où “fraîche” s'écrivait systématiquement avec un accent circonflexe – où les filles attiraient les hommes parce qu'elles étaient “chaudes”. Autres temps, autres mœurs ? Ou autres temps, autres mots ? La traduction se loge partout. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Économaths

Les maths et l'économie ont une relation la fois très intime et très conflictuelle. Pourquoi donc ? Les maths échappent à l'exigence empirique dans la mesure où une théorie mathématique n’a de comptes à rendre qu’à elle-même. Ce qu’on lui demande ? D’être cohérente, c’est-à-dire de ne pas démontrer tout et son contraire ; et d’être la plus expressive et complète possible. À l’opposé du spectre, l’économie vise à étudier les règles (s’il en est) qui régissent les échanges entre individus, entre groupes sociaux, entre “acteurs” du marché. Il est difficile de trouver une discipline plus ancrée dans le réel. Force est pourtant de reconnaître qu’à première vue l’empirisme y bat souvent de l’aile. Est-ce donc à dire que les économistes sont des charlatans et les mathématiciens des solipsistes ? (Lire l'article)

Giboulée de brèves de mars par Philippe Mignon
Choses revues, Détournements

Brèves de mars

On a retrouvé les petites Astra et Zénéca saines et sauves, mais perdues en conjectures. À Lourdes, installation de canons à vierge. Nouvelles mesures en faveur (?) des théâtres. Interdiction de la drague à la glu...