Sérénade pour manchots
La photo a été prise en 1982 sur l’île de Géorgie du Sud. On y voit dans un décor grandiose, mêlant mer, neige et montagnes, un joueur de cornemuse (à droite) et des manchots indolents. Le cornemuseur est le célèbre (en Écosse) et regretté Alasdair Gillies (1963–2011). Et la photo mérite un décryptage. Dont acte.
La Machine à lire, une librairie « de choix et d’engagement »
Pour Hélène des Ligneris, propriétaire de la librairie La Machine à lire à Bordeaux, qui fait partie des partenaires de délibéré, « il est essentiel de suivre les maisons d’édition indépendantes », même s’il est « impossible de tout prendre, tout lire, tout défendre »
La porte Dorée à sens renversé
Elle semble toujours un peu excentrée la porte Dorée, au bout d’un XIIe arrondissement qui ne fait pas de bruit. Une place de villégiature, un peu intemporelle, inchangée pendant les années 1970, 80, 90. On respire son enfance dans ce quartier du Bel-Air, aire de loisirs, une échappée…
J’aime rouler sur les Grands Boulevards…
Aimer le tram, le prendre pour le plaisir, sans l’obligation d’être transporté d’un lieu à un autre. Voyager dans le T3a parisien pour faire une autre boucle autour de la capitale, de la Porte de Vincennes au Pont du Garigliano. Des entrées dans Paris bien connues, Italie et Orléans, des petits arrêts mal identifiés, Montempoivre ou Poterne… et Balard, un non-lieu contemporain. Une autre vision de Paris, à l’orée de considérables transformations urbaines. (Lire l’article)
Ex Machina #14: Voir Rouge
[Ex-Machina #14] « Nous avons en un sens trop de concepts mais par ailleurs il nous en manque ». Mais qu’est-ce qu’Evariste Galois a-t-il voulu dire par là? Pour le comprendre, rien de tel qu’un passage par la perception des couleurs.
Ex Machina #3: Va te faire voir, vieux chnops!
[Ex Machina #3] Je possède un très joli caillou, un Œil de Taureau, translucide avec de magnifiques éclats de rouge brun. Est-il conscient ? Est-ce un sujet ? Non, bien sûr. À moins que…
Dernière lanière vers la Porte d’Asnières
Il y a enfin de l’herbe sur ces grands boulevards du Nord de Paris… Après les tranchées d’un chantier interminable, après un retard d’un an dû au comblement de cinq tunnels routiers et au désamiantage de la chaussée. Habitants, commerçants, automobilistes, cyclistes, piétons, usagers des bus et métros ont longtemps souffert, et beaucoup râlé… Le Citadis 402 d’Alstom parade enfin, familier, comme s’il avait toujours roulé là. (Lire l’article)
Des revenants
Bien avant qu’ils ne redeviennent les vecteurs roulants des récents réaménagements urbains, il y a eu des trams partout. Hippomobiles, puis à vapeur, puis à l’électricité… puis dépassés. Après être devenus folklos, restaurés comme à San Francisco sur Market Street, ou transformés en trains-trains vernaculaires à touristes, les trams sont revenus ! Entre temps, ils ont même joué de petits rôles dans le cinéma et la littérature. (Lire l’article)
Déraisonnable indépendance
Dans un court essai stimulant, inspiré notamment de Bourdieu, Julien Lefort-Favreau s’interroge sur la situation des éditeurs indépendants par rapport aux grands groupes et aux plateformes.
Indépendances solidaires
Le choc de la pandémie et des confinements a fait naître des envies de solutions alternatives pour assurer une meilleure diffusion aux petits éditeurs. En voici deux exemples.
Le Pingouin ou la révolution avortée
En 1907, Apollinaire et Picasso projetaient de réaliser ensemble un bestiaire, avec des poèmes du premier en regard de dessins du second. Il en reste une sérigraphie, un Pingouin tracé d’un seul trait. Si le projet avait abouti, l’histoire de l’art n’aurait peut-être pas été la même…
Banksy vs Marcel : un siècle de retard sur l’art en morceaux (1)
L’artiste et performer Banksy a récemment machiné la destruction publique de l’un de ses tableaux mis aux enchères. Diriger un tel acte vers un ramassis de milliardaires et d’experts incultes pour jouir d’un beau chahut mondain, c’est abandonner en chemin la vraie question qui gît dans un acte de destruction de l’art. Un siècle plus tôt, la destruction des œuvres fut l’objet, au sens matériel et philosophique, d’un hasard expérimental moins tapageur mais ô combien plus intéressant puisque aucunement prémédité et sans complicité médiatique. Les protagonistes de cette histoire s’appellent Marcel Duchamp et Man Ray. (Lire l’article)
Ex Machina #17: Symétrie m’était contée
[Ex Machina #17] Où l’on retrouve Evariste Galois sur une piste particulièrement prometteuse… « Votre treillis de concepts subjectifs ne contient aucune symétrie et n’a en fait pas besoin d’être explicitement calculé pour exister; pour vous, il est pourtant la seule chose qui existe ».
Roque Dalton, correspondance clandestine (2)
L’idée de l’écrivain qui fait table rase, qui renonce à son métier et abandonne ses ambitions pour se transformer en révolutionnaire à plein temps, n’était pas celle qui guidait Dalton pour son retour au Salvador. Son modèle était autre : l’écrivain guérillero. (Lire l’article)
Ex Machina #12: Un hommage tardif
[Ex Machina #12] En parcourant divers articles concernant les treillis, j’ai trouvé qu’il existe un champ des mathématiques appelé analyse formelle des concepts, qui s’appuie justement sur la notion de treillis!
DJT 1987 : l’archi-héros
Il s’appelle Patrick Bateman, il est le psychopathe le plus superficiel de l’histoire, il est un serial killer obsédé par le graphisme des cartes de visite, un cannibale éperdu d’obtenir une table — une bonne table — au Dorsia, il est l’American Psycho de Bret Easton Ellis et, de page en page, il pense à Donald. (Lire l’article)
Great Oak alias Grand Pingouin vs tous les Manchots du monde
Mais de quoi au juste Pingouin et Manchot sont-ils le nom? Il est temps de faire le point sur la question, tant la confusion règne alors même qu’il s’agit de deux familles ornithologiques assez distantes…
Ex Machina #37: Juste un coup d’œil
– Tu proposes, si je comprends bien, de remplacer notre notion de “sac” par un ensemble de concepts qui décrivent tous le balayage visuel séquentiel d’une même scène, et qui seront confondus subjectivement puisque conceptuellement équivalents. C’est astucieux. Dire que deux formes sont identiques, c’est dire que rien ne change quand je déplace mon regard de l’une vers l’autre, quel que soit le chemin précis suivi par mon regard. J’aime ça.


















