Ex Machina #39: Un mal nécessaire ?
Mes neurones nociceptifs sont au repos, mais c’est essentiellement parce que mon environnement virtuel est agréable et sécure. Alan, qui l’a conçu, est un type bien. Ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.
Mark Twain pour le cas Donald Trump
Un Yankee du Connecticut à la cour du roi Arthur, le roman de Mark Twain récemment traduit en français par Freddy Michalski et publié en 2013 aux éditions L’Œil d’Or, est le récit d’un brave Yankee du XIXe siècle qui se trouve brutalement projeté au VIe siècle, à la Cour du roi Arthur. Le choc est rude, car tout, dans sa façon d’être et même dans son accoutrement, détonne en ces lieux anciens, un peu comme la choucroute bien laquée et étrangement teinte du candidat Trump perturbe, sidère ou amuse de par chez nous. Il est différent, donc. Et décide d’exploiter cette différence, de devenir “Le Boss” :“en l’espace de trois ans, je serai le patron de tout le pays.” Sauf que tout cela, chez Mark Twain, finit bien mal. Et Donald Trump ferait bien de relire ses classiques. On en tire toujours quelque chose. (Lire l’article)
Être ou ne pas être sur Amazon?
Les maisons d’édition indépendantes peuvent-elles se passer d’Amazon, cauchemar des librairies indépendantes ? Certaines s’y risquent, d’autres hésitent. Le « nouveau monde » est encore loin…
Ex Machina #35: Suspends ton vol
Vos cellules doivent constamment fabriquer l’ATP qui nourrira les réactions chimiques essentielles à votre existence ; vos gènes sont exprimés ou réprimés en temps réel en fonction de changements subtils de votre environnement interne comme externe ; vos cellules meurent ou se reproduisent ; votre approximatif organisme déplace des fluides suspects vers des organes douteux ; vos muscles s’activent ou se détendent tout le temps sans que vous puissiez vous en passer ou y faire quoi que ce soit ; bref, tout bouge tout le temps.
Roque Dalton, correspondance clandestine (4)
Les lettres mettent en évidence que Dalton et Rivas Mira, alors chef de l’ERP, entretenaient des liens politiques mais aussi d’amitié et de proximité familiale. D’où la dimension encore plus sordide et trouble de la trahison de ce dernier.
(Lire l’article)
Ex Machina #5: Un lézard, par hasard
[Ex Machina #5] Et dis-moi, sais-tu pourquoi tu as pensé à un lézard ? Non, pas vraiment. J’y ai juste pensé comme ça. OK. Mais c’est bien toi qui as décidé d’y penser ? Bien sûr, qui d’autre ? Donc, tu t’es dit : tiens, je vais penser à un lézard ? Et après tu y as pensé ?
Ex Machina #38: Ce que pense Delta
Franchement, je ne pense pas avoir de toute ma vie jamais pensé que je pensais à penser à quelque chose. L’idée me donne le tournis. D’ailleurs je ne vois même pas comment penser à la pensée d’un lézard sans penser avant tout au lézard.
Ex Machina #21: La fin de tout ?
[Ex Machina #21] – Nous avons fait tout cela pour rien? Tout est vide, rien n’existe, rien n’a plus de sens?
– Sauf, dit sombrement Galois, si nous ne sommes tous que des concepts dans l’infinie conscience de Dieu. René sera ravi.
Roque Dalton, correspondance clandestine (3)
Une fois à Mexico, le poète se réveille, recommence à parler, comme s’il s’était débarrassé de la muselière imposée par la clandestinité au Salvador ; plus de langage codé, aseptisé, mais sa voix d’avant, intense, retentissante.
(Lire l’article)
Poopal Velocity
Une des grandes questions que se posent les chercheurs de l’Antarctique est celle de la vitesse d’éjection de la merde d’un manchot. Ne riez pas, l’enjeu est plus crucial que vous ne l’imaginez.
Ex Machina #32: Tous dans le même sac
Delta est myope.Et les règles permettant de calculer la conjonction ou la disjonction de deux concepts visuels ne sont pas très claires. Il n’y a plus qu’à espérer qu’Évariste Galois ait les bonnes lunettes
Ex Machina #37: Juste un coup d’œil
– Tu proposes, si je comprends bien, de remplacer notre notion de “sac” par un ensemble de concepts qui décrivent tous le balayage visuel séquentiel d’une même scène, et qui seront confondus subjectivement puisque conceptuellement équivalents. C’est astucieux. Dire que deux formes sont identiques, c’est dire que rien ne change quand je déplace mon regard de l’une vers l’autre, quel que soit le chemin précis suivi par mon regard. J’aime ça.
Rodolfo Walsh en 36 vignettes (17-36)
Tu écris, Rodolfo, en 1968 : “Je suis le premier qu’il faut convaincre que la révolution est possible. Et c’est difficile à un moment de reflux total, où s’accumulent pour moi de façon catastrophique le projet bourgeois (le roman) et le projet révolutionnaire (la politique, le journal, etc.).”
Des femmes au fil des rames
Le voyage en tram autour de Paris est aussi l’occasion de (re)découvrir des figures féminines. Sur 302 stations de métro, une seule porte un nom de femme : celui de la communarde anar Louise Michel. Et sur 6 000 voies de circulation, seulement 225 portent un nom se référant à une femme. Le choix récent de féminiser les rues de Paris, puis les stations du tram, relève d’un rattrapage lancé par Bertrand Delanoë à partir de 2001, au nom de la parité dans l’espace public, choix poursuivi par Anne Hidalgo. Osez le féminisme souhaite même que 100% des nouvelles rues et places portent des noms féminins. (Lire l’article)
Déraisonnable indépendance
Dans un court essai stimulant, inspiré notamment de Bourdieu, Julien Lefort-Favreau s’interroge sur la situation des éditeurs indépendants par rapport aux grands groupes et aux plateformes.
Ex Machina #42: Une question d’attention
Nous dotons Delta d’un treillis d’expérience qui contient certains concepts du treillis subjectif. À tout instant, certains de ces concepts sont activés, mobilisés: c’est à eux que Delta pense. En fonction de ses pensées, les perceptions de Delta sont filtrées, orientées par un mécanisme inconscient, et Delta percevra consciemment une version résumée de la réalité au lieu de tous ses détails. Elle la comparera aux concepts de son treillis d’expérience, ce qui pourra l’amener à en mobiliser d’autres, modifiant ainsi ses pensées.
La porte Dorée à sens renversé
Elle semble toujours un peu excentrée la porte Dorée, au bout d’un XIIe arrondissement qui ne fait pas de bruit. Une place de villégiature, un peu intemporelle, inchangée pendant les années 1970, 80, 90. On respire son enfance dans ce quartier du Bel-Air, aire de loisirs, une échappée…
Je suis entrée par la porte des Lilas…
Depuis l’arrivée du tramway, elles refont surface, avec l’ambition de ne pas être en retard pour le Grand Paris. Les portes périphériques de la capitale, qui étaient surtout des nœuds routiers ou métro-sous-terrains, clôtures assez indéfinies, vont-elle devenir des places plus agréables, mieux reliées avec les banlieues toutes proches ? Entrée par la porte des Lilas…


















