La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Au cœur de l’estivant
| 02 Août 2020

j’allais à vide
l’âme le sol rincé
le ventre plein de chien mordant
l’œil aiguisé d’appétit d’ombre
j’allais ma force était
telle que la mer d’un coup
l’aurais tirée sur le rivage et là
laissée sécher riant
de l’agonie désordonnée des créatures
j’allais elle me suivait
à peine en boitillant
la squelettique

 

Microscopies © Frédéric Teillard

© Frédéric Teillard

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l’océan qu’on voit bat contient déjà
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l’océan bat
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de la colline