La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Le déjeuner sur l’herbe
| 06 Déc 2019

Nous donnions alors aux séismes, aux tempêtes, aux éruptions des prénoms humains, c’est dire que malgré tout l’aveuglement et l’inconscience que manifestaient nos actes quotidiens, nous savions que nous vivions entre le ventre d’Ouranos et celui de Gaïa, et que cet espace de quelques milliers de kilomètres entre terre et ciel n’était pas le décor inerte d’un théâtre privé où nous étions entrés en scène deux cent mille ans plus tôt et dont la possession nous était assurée, mais bien un partenaire de jeu, et possiblement de catastrophe.


sur l’appui de fenêtre

les gouttes de pluie
mon cœur encore bat

Soleil © Frédéric Teillard

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dans la même catégorie

De la connaissance matriochka

savoir qu’au pied de la colline
l’océan qu’on voit bat contient déjà
ne plus savoir
qu’au pied de la colline
l’océan bat
et savoir qu’au pied
de la colline