La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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L'Amie prodigieuse (épisode 1): Ludovica Nasti (Lila), Elisa Del Genio (Elena)
Écrans, Livres, Séries

De quoi L’Amie prodigieuse est-elle le nom ?

Ça ressemble à un film néoréaliste, mais ça n’en est pas un (même lorsqu’une scène sort tout droit de Rome ville ouverte). Ça à l’allure d’une vaste fresque sociale, mais n’en est pas tout à fait une (trop lissée). Tout comme les livres d’Elena Ferrante ont un air de chef d’œuvre mais n’en sont pas vraiment. Co-produite par HBO et la RAI, l’adaptation en série du premier tome de la tétralogie à succès, L’Amie prodigieuse, est arrivée sur Canal+ à la mi-décembre. (Lire le guide)

Le nombre imaginaire, Sciences

Une leçon d’humilité

Bien, nous avons donc une nouvelle sorte de nombre, appelés nombres réels à l’encontre du bon sens, et qui ne tient pas dans l’hôtel Aleph. Que ce soit un souci pour Hilbert et Russel, on le comprend, mais pourquoi devrions-nous nous sentir concernés? D’autant qu’après tout l’infini de l’hôtel Aleph, que l’on appelle l’infini dénombrable, contient tout de même une quantité proprement incroyable de choses. Que l’hôtel puisse toujours accueillir un client de plus ne paraît pas très surprenant : sinon on ne parlerait pas d’infini. (Lire la suite)

Mario Benedetti, Qui de nous peut juger, traduit de l'espagnol (Uruguay) par Serge Mestre, éditions Autrement, 2016. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

Mario Benedetti pour les crédules

Dimanche 4 septembre 2016 : Mère Teresa est déclarée sainte par le Pape. Magnifique ? Scandaleux ? Le premier roman de l’écrivain uruguayen Mario Benedetti, enfin traduit en français, s’intitule justement Qui de nous peut juger. Car toute vérité est relative, certes, mais gare tout de même à ceux qui n’essaient pas de la regarder en face. Chacun ses saints, chacun ses traîtres. À chacun, bien sûr, de choisir son camp, à moins de vouloir se retrouver, comme Miguel, l’un des personnages du roman,cocu à une seule corne”… (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Alternatives logiques

Un bon nombre de règles semblent évidentes au-delà de tout doute raisonnable. Par exemple le fait qu’une affirmation ne peut pas être vraie et fausse en même temps. Certaines formes de logique regardent pourtant avec suspicion la fameuse preuve par l’absurde : pour prouver une propriété, je suppose sa négation, et j’en déduis une contradiction. Ma propriété, qui doit être vraie ou fausse, ne peut ainsi pas être fausse et elle est donc nécessairement vraie. Raisonnement inattaquable ? Oui, pour la majorité des mathématiciens ; mais il existe une forme de logique, dite intuitionniste, qui se refuse à un tel raisonnement. (Lire l’article)

Choses revues, Détournements

Pas de sots métiers

Qui n’a eu l’envie au cours d’un voyage de prendre la photo – la milliardième, mais pour vous la seule, l’ultime – d’un site célèbre débarrassé de toute présence importune ? Pour cela, vous vous êtes même levé à l’aube, pour arriver sur les lieux avant les hordes de touristes…
Choses revues, Détournements, En bref, Foot

Drone de drame (ou presque)

L’arbitrage du Mondial devait être assisté par des drones qui, grâce à un ingénieux système que nous ne détaillerons pas ici (trop technique pour nos lectrices), suivraient au plus près tous les déplacements des ballons. D’autres suivraient les joueurs qui profiteraient d’être loin du cœur de l’action pour préparer un mauvais coup.

Le coin des traîtres, Lire Horacio Castellanos Moya, Livres, Traduction

Empathy for the Evil (Traduire Horacio Castellanos Moya)

Le vieux policier malade, ancien catcheur, loser solitaire méprisé par ses collègues, avait toute l’allure d’un personnage très attachant. Dix pages plus loin, il n’est plus qu’un être répugnant, tortionnaire, violeur, sadique, une bête immonde. Pourtant… Le don d’empathie pour le pire est inséparable de l’art narratif de Horacio Castellanos Moya. Un art diabolique.