Le coronavirus bouleverse les rendez-vous sportifs
L’annulation d’événements sportifs pour cause de coronavirus oblige à imaginer des solutions alternatives. Bientôt des marathons en chambre sur tapis connectés ?
J12 – Winter is coming
Pour son élection, François Hollande se faisait fort de rendre l’espoir aux Français. Trois ans plus tard, seuls le conservent ceux qui croient aux miracles économiques, les prophètes de la Croissance providentielle qui font passer la méthode Coué pour du volontarisme et psalmodient en prières publiques leur “aide-toi, la finance t’aidera”. Mais d’espoir social ou économique, point. Alors, délaissant emploi et pouvoir d’achat, Manuel Valls a donné cette semaine une autre orientation à la stratégie gouvernementale : l’espoir footballistique. En laissant entendre – avant de démentir – que le FC Barcelone pourrait intégrer la Ligue 1 en cas d’indépendance de la Catalogne, le premier ministre n’a pas fait que courtiser cet électorat populaire que sa politique lui vaut de perdre : il a redonné l’espoir au supporteur français, en plein marasme de la douzième journée de championnat. Car en ce week-end de fête des Morts, la Ligue 1 a revêtu ses plus sinistres atours. (Lire l’article)
The Counterfeit Cat
Ce n’est pas le nonsense surréaliste qui fait rire chez Avery, c’est la logique imparable qui se cache derrière. The Counterfeit Cat est sans doute le plus bel exemple de sémiophysique avéryenne, et d’une complexité logique parfaitement maîtrisée.
Brest 1982 : la ville, les pauvres, le port (2)
Le quotidien des “nouveaux pauvres” tels qu’on nommait en 1982 ceux que la société laissait en marge, pouvait se vivre dans ce qu’on nommait cités de transit. Des logements très modestes, d’un confort sommaire, offraient des solutions qu’on souhaitait temporaires à ceux qui en bénéficiaient.
Emballages : le problème bientôt résolu ?
Un designer et une nutritionniste ont joint leurs efforts pour trouver enfin l’emballage comestible parfait qui règlera une fois pour toutes leur accumulation de plus en plus incontrôlable. Ils y sont presque parvenus. Presque.
Le drame de la rue des Cloÿs
Des locataires d’un immeuble de la rue des Cloÿs (Paris XVIIIe), incommodés par une “forte odeur de fumée” provenant de l’appartement voisin, ont alerté le commissariat le plus proche. Sur place, une surprise attendait les policiers…
Éric Vuillard pour les enragés du réel
L’époque est pragmatique. On aime aujourd’hui plus que tout l’efficacité pratique, on veut que les choses soient d’une utilité palpable et évidente. C’est pourquoi on a tendance à vouloir mettre au rancard ce qu’autrefois on arborait fièrement dès qu’on le pouvait : les idées, les théories. Qui maintenant sont perçues comme des pertes de temps : c’est avec le réel qu’il faut interagir, le bon gros réel, celui qui abrite les vrais gens. Le dernier ouvrage d’Éric Vuillard pourrait permettre à certains de ces de ces enragés du réel de retrouver le chemin de la fiction, de ses fulgurances, de ses beautés, de ses vérités cachées sous la surface des faits. (Lire l’article)
Fin
Voyage en train, poème circulaire. Un court-métrage du cinéaste arménien Artavazd Pelechian, créateur du montage à distance, un antidote contre “la bactérie du temps qui nous consume”.
Queenxit
À force d’écouter la radio, à la rédaction nous n’avions pas le moral. Nous avions donc choisi de...
Le diabolin
Un nouveau coloriage pour enfants – et adultes – confinés. Aujourd’hui, le diabolin, ou manis longispinis, probablement le seul mammifère pholidote à ne pas être menacé d’extinction. Il est le seul manidé dont les écailles changent de couleur en fonction des milieux dans lesquels il évolue.
Traduire l’impossible (entretien avec Alena Lapatniova)
Dans Les Enfants d’Alendrier, du romancier biélorussien Alhierd Bacharevič, la langue est non seulement le thème central du livre, mais un personnage à part entière. Rencontre avec l’une des deux traductrices, Alena Lapatniova.
Annie Le Brun, ou l’art de la résistance
Il reste bien peu de vrais rebelles dans ce monde sans horizon et sans boussole, mais Annie Le Brun en fait assurément partie. Chacun de ses livres est un pavé dans la mare de la crétinisation ambiante, et son tout dernier, Ce qui n’a pas de prix (Stock), est à ce titre une lecture particulièrement jubilatoire, un manifeste contre l’enlaidissement du monde qui sévit depuis les années 90 et résulte de la collusion de l’art et de l’argent orchestrée en particulier par les industries du luxe. Cet “art des vainqueurs” se nourrit en effet de sidération, de gigantisme et de vide esthétique et, face à ce matraquage, il est urgent de réagir, affirme l’auteur… (Lire l’article)
Chaumont, le graphisme en marchant
Sur les traces de l’ancien festival d’affiches, le Signe, nouveau Centre national du graphisme, a lancé sa première biennale de design graphique. Concours de posters internationaux, prospections d’étudiants, prémices de la recherche, ateliers participatifs, débats et médiations animent pendant quatre mois cette manifestation, encore ouverte, qui se réinvente doucement. Pour rendre plus visibles et actifs en France tous les champs très diversifiés de la discipline. (Lire l’article)
Hegel et la loi du cœur
“Pauvre petite quetsche ! Au lieu de me haïr, tu devrais me remercier car je suis celui qui t’a permis de te débarrasser de ta première certitude”, écrit Hegel dans une lettre qui reste la seule trace de la liaison tumultueuse qu’il entretint avec une jeune femme de Iéna.
L’Afrique ne danse pas pour rien
Le festival Instances, qui s’est tenu en novembre à Chalon-sur-Saône, le confirme : les chorégraphes africains ne baissent pas les bras. La preuve par trois spectacles, dont Via Kanana, des Sud-Africains Via Katlehong et Gregory Maqoma, présenté cette semaine à la Grande Halle de la Villette à Paris. (Lire l’article)
L’État libre de Bavière
En 1913, Franz Joseph Brakl inaugure une nouvelle galerie avec une grande exposition d’environ 250...
J29 – Le travail du bonnet
Dominique Arribagé est le neuvième entraîneur de Ligue 1 à céder la place cette saison. Il laisse le souvenir d’une élégance fragile, dandy perdu sur les terrains boueux comme Antinoüs dans la fange du Nil, déjà parti avant d’arriver. Pour le remplacer au chevet d’un Toulouse FC aux portes de la relégation, Pascal Dupraz, qui n’a pas oublié son bonnet pour sa première séance d’entraînement. Les hivers toulousains sont parfois humides, mais le bonnet de Dupraz produit sous ces climats méridionaux le même effet décontextualisé que la chemise blanche d’Hervé Renard à Lille : un décalage porteur de sens, qui convertit le vêtement en symbole. (Lire l’article)
Merci d’avoir joué
Le pourcentage est un animal rétif, difficile à maîtriser et qui échappe facilement à notre intuition. Il en existe une variété particulièrement vicieuse, qui nourrit une industrie florissante dont le chiffre d’affaire annuel en France est à peu près égal au service de la dette publique ; elle justifie les atermoiements répétés concernant les mesures à prendre contre le réchauffement climatique ; elle explique que bon nombre de nos choix personnels ou collectifs se révèlent d’une irrationalité touchante (ou terrifiante). Je vous parle ici des probabilités, qui déterminent aussi bien les gains de la Française des Jeux et consorts que les estimations quant à l’accroissement de la température moyenne d’ici 2050. (Lire l’article)


















