La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Live and Let Die

E pur si muove ! La Terre tourne et, mieux que Galilée, ce sont les chaînes d’info en continu qui nous le prouvent chaque premier janvier en diffusant des images des feux d’artifices successifs de Sydney, Dubaï, Paris, New York, Los Angeles (jamais celui de Bar-le-Duc, étrangement). L’humanité communie ainsi une fois par an dans les pétards, mais des pétards qui ne pètent pas tous en même temps. L’apocalypse, ce sera beaucoup mieux : le grand spectacle pyrotechnique aura lieu au même moment pour tout le monde. Quelle chanson pour accompagner la scène finale ? (Lire l'article)

Nicolas Machiavel, Le Prince, traduit de l'italien par Jacques Gohory, préface de Paul Veyne, suivi d'extraits des Œuvres politiques et des Lettres familières, Gallimard, coll. Folio classique (n° 1173), nouvelle édition en 2007. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

Machiavel pour les neutres

Facebook a récemment fait une annonce surprenante : ses employés vont devoir suivre des cours de “neutralité politique”. Parce qu’aujourd’hui, il est de mauvais ton d’être engagé. La respectabilité implique la neutralité, l’objectivité, réelles ou supposées. Ainsi, le gouvernement n’a plus vraiment d’idées politiques, il est “pragmatique”, il est neutre, comme le Medef, que Pierre Gattaz veut “apolitique”, ou le mouvement lancé par Emmanuel Macron, “pas à droite, pas à gauche”. Ceux qui dirigent, de plus en plus, déclarent être indépendants, impartiaux, sans engagements, ils aiment tout le monde et leur cœur ne penche ni vers les uns, ni vers les autres. Promis, juré. À tous les apôtres de la neutralité politique, et aux dirigeants de Facebook en particulier, je recommande fermement la lecture du Prince de Machiavel...  (Lire l'article)

Ordonnances littéraires

“Gros” n’est pas un gros mot pour Babar

Il est vert, il est gras, mais ce n’est pas une des plantes que le Dr P. entretient soigneusement dans les couloirs du service de médecine littéraire. C’est Babar l’éléphant dans son costume vert. Babar croit souffrir d’obésité. Il souffre en fait de grossophobie et nous en souffrons tou.te.s. Heureusement, la Dr R., toujours au fait des dernières avancées de la médecine littéraire, lui propose un nouveau protocole mis au point Daria Marx et Eva Perez-Bello et intitulé “Gros” n’est pas un gros mot. Si vous n’êtes pas encore vacciné contre ce mal terrible et invisible, lisez vite cette ordonnance : un remède peut vous sauver de la haine contre soi et contre autrui. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

La fin d’un monde

Se tient à Paris en 1900 le deuxième congrès international des mathématiciens. L’Allemand David Hilbert, chef de file incontesté de l’approche axiomatique, y fait sensation en présentant une liste de vingt-trois problèmes ouverts dont la résolution, selon lui, marquera le XXe siècle naissant. À ce jour, onze ont été résolus. Le premier, appelé hypothèse du continu, ne le sera jamais. Une demi-douzaine d’autres sont considérés comme presque résolus. Cinq d‘entre eux résistent encore. (Lire l'article)

François Garde, L'Effroi, Gallimard, 2016
Livres, Ordonnances littéraires

François Garde, pour ceux qui se lèvent, à Sarcelles ou même ailleurs

La haine, la peur, le rejet. Face à cela, des jeunes de Sarcelles ont décidé, à leur échelle, de réagir, avec courage et générosité. Ils ont vu les images de ces gens jetés sur les trottoirs parisiens, en plein XXIème siècle, affamés, bousculés, ignorés. Ils ont donné un peu de leur poche et ils se sont mis à cuisiner. Cent cinquante repas et sandwiches. Qu'ils sont allés distribués à Stalingrad et à Porte de la Chapelle. Avant de lancer un “défi” aux autres quartiers de banlieue pour qu'ils fassent de même. Ils se sont levés, comme le protagoniste du dernier roman de François Garde, L'Effroi. Et comme ceux qui les imiteront. (Lire l'article)

Diogène en banlieue: heurs et malheurs d'un prof de philo aux confins du système scolaire. Chapitre 18: “Canons”. Par Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Canons

Mes élèves avaient l’esprit ailleurs et le corps excité. Ils sortaient presque de trois semaines de vacances. Bien sûr, personne n’avait eu le temps de faire la dissertation sur l'art. Le sujet lui-même avait été oublié. J’eus un moment de découragement, quand Louis lança une plaisanterie qui remit malgré lui la machine en marche. (Lire l'article)

Le coin des traîtres, Traduction

Un métier de survivants

"Tout ce qu’une langue contient ne peut être transféré à une autre. Voilà pourquoi une traduction est un autre livre, la fidélité est impossible"... Mercredi 6 décembre 2017, l'écrivain et traducteur Miguel Ángel Petrecca, réunissait autour de lui à la librairie Cien Fuegos, à Paris, deux autres traducteurs argentins – Ariel Dilon et Edgardo Scott – et un traducteur français – Guillaume Contré – pour parler de traduction. Le thème de leur échange : traducteur, un métier de survivants ? (Lire l'article)

“Nuit de noces” (1904), vaudeville d’Henri Kéroul et Albert Barré.
Mot à mot

Adultère

Aucun doute, la définition du mot adultère va et vient selon les mentalités, les codes moraux et les époques. Et le passage par un moteur de recherche ajoute du piquant à la question...