Jusqu’à son dernier jour, Alain Fourneau, disparu en mars dernier, a travaillé à son ouvrage: un livre collectif retraçant l’histoire du théâtre des Bernardines à Marseille qu’il dirigea de 1987 à 2015. Pas une rétrospective nostalgique mais une contribution à l’histoire du théâtre vivant que l’on peut lire aussi comme un manifeste très actuel pour la défense d’un théâtre public d’art et d’essai. Une présentation publique de ces Bernardines de papier (éditions Parenthèses) est organisée ce vendredi 16 octobre aux Archives municipales de Marseille, de 16h à 18h, suivie, à partir de 18h30, d’une rencontre conviviale à la Friche de la Belle de Mai. En avril 2024, Alain Fourneau avait publié un texte pour présenter le projet auquel il travaillait: « un livre qui soit à la fois un passionnant récit choral et un outil susceptible de faire retentir plus fortement les questions du présent en les historicisant. Un « livre-outil » donc où chacun pourra aller puiser » L’outil est prêt.
La technocratie contre les puissances de la vie
Il existe plusieurs manières de faire mourir. On peut détruire un corps. On peut aussi épuiser une existence, étouffer une parole, interdire une œuvre, condamner une génération à l’impuissance. On peut rendre un territoire inhabitable, supprimer les lieux où ses habitants se rencontrent, retirer à ceux qui soignent les moyens de soigner.










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