Le rhinolophon
À l’inverse de la mante religieuse, le mâle rhinolophon mange sa femelle après l’accouplement, ce qui est peu favorable à la perpétuation de l’espèce. Circonstance aggravante : les femelles épargnées se nourrissent de leur progéniture.
L’incertitude nécessaire
Le gouvernement a très récemment décidé d’opérer une coupe dans le budget de la recherche publique, pour un montant de 256 millions d’euros (faut-il voir dans cette puissance de 2 un hommage involontaire aux informaticiens ?). Or la recherche se mène sur le long terme, et tenter d’infléchir sa course trop brutalement peut faire caler le moteur. Une coupe d’apparence minime peut entraîner par effet domino des conséquences bien plus importantes : c’est ce que l’on appelle une non-linéarité. Si je retire la touche ‘D’ de votre clavier, il vous en restera une grosse centaine mais vous perdrez beaucoup en productivité. (Lire l’article)
J25 – “Aux chiottes l’arbitre !”
Expulsé au Parc des Princes, l’entraîneur du Toulouse FC a déclaré après le match : « c’est comparable à ce que l’on vit dans le pays. Dès lors qu’on s’exprime, on est sanctionné ». Et alors que la plupart de ses homologues ne s’aventurent même pas à commenter l’arbitrage, Pascal Dupraz s’en est pris directement à l’État, qualifié « d’extrêmement répressif ». Voilà qui tranche avec le discours d’autorité ambiant, que servent à droite comme à gauche les candidats de l’ordre autoproclamés. D’autant que le plaidoyer anti-autoritariste de Dupraz conclue une semaine ponctuée par des manifestations de soutien du monde du football à Théo. (Lire l’article)
Vers l’infini… et on s’arrête là
Dernière étape de notre voyage dimensionnel : celle des espaces à nombre infini de dimensions. Le premier que nous allons visiter est un espace de nombres. Chacune de ses dimensions correspond à un nombre premier – un nombre supérieur à 1 qui n’est divisible que par 1 ou par lui-même. Pour définir les points de cet espace, nous nous appuierons sur le fait bien connu que tout nombre entier supérieur à zéro peut s’exprimer d’une manière unique comme un produit de puissances entières de nombres premiers. Par exemple, 24 = 6×4 = 3×23. Nous pouvons alors assigner un point de notre espace au nombre 24, en utilisant la puissance de chaque nombre premier qui apparaît dans sa décomposition comme coordonnée sur la dimension correspondante. Ce qui peut donner quelques petites choses amusantes… (Lire la suite)
Contre-histoire dansée de l’art
Le critique Philippe Verrièle et le photographe Laurent Paillier ont pris le contre-pied de ceux qui pensent que danse et arts plastiques sont intimement liés. Leur livre Danser la peinture renvoie Degas à ses danseuses – lui qui ne s’intéressa pas à la danse – et invite de jeunes chorégraphes à composer avec des peintres, de Kandinsky à Velickovic. Chacun des invités, majoritairement des jeunes pas forcément connus et reconnus, a planché sur un peintre. Il aura fallu quatre ans de travail pour que le livre sorte enfin, accompagné d’une exposition que l’on a pu voir au dernier festival Uzès Danse. À lire et à regarder. (Lire l’article)
Instable comme une saillance
La saillance : objet ou personnage émettant ou recevant des prégnances. Elle est d’une instabilité constitutive qui — acte fondateur du rire — tire le tapis sous nos certitudes les plus assurées. D’abord, un prédateur peut se transformer en proie, ou inversement, sans prévenir personne. Ensuite, une saillance peut se transformer en prégnance, ce qui pose une redoutable question, très voisine de celle que se sont posée les physiciens lors de la naissance de la physique quantique.
Histoires sans paroles
Samuel Achache au Cloître des Célestins et Marguerite Bordat et Pierre Meunier au Tinel de la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon proposent deux formes de théâtre musical. Pour Fugue, Achache a puisé dans un répertoire essentiellement baroque. Forbidden di sporgersi est une tentative d’inventer une correspondance visuelle et sonore à l’œuvre de la poétesse Hélène Nicolas, dite Babouillec, “autiste sans paroles”. (Lire l’article)
Mur anti-migrants : l’heure du choix
Un grand concours d’architecture a été lancé par Donald Trump, pour la réalisation du mur entre les États-Unis et le Mexique.
Plompistes ou Plompiens
Il fallait un événement extraordinaire pour que les Plompistes et les Plompiens décidassent enfin...
Vers un postiche universel ?
Entretien avec le célèbre capilliculteur-paysagiste et chapelier connecté Horace Gratys, qui nous parle de l’impact de la pandémie sur son activité.
Température critique
Si les riches sont riches, c’est qu’ils méritent de l’être. Ils sont plus malins, plus travailleurs, prennent plus de risques. Une étude récente vient mettre à mal de façon spectaculaire cette croyance qui percole sous une forme ou sous une autre dans toutes les couches de la société.
Évolution
Face au réchauffement climatique et à la fonte de la banquise, la mutation de certaines espèces...
Angleterre-Galles : rester dans l’Euro (2016)
La rencontre Pays de Galles-Angleterre est toujours marquée du sceau de la débilité médiatique : la soi-disant “presse galloise” (inexistante, en vérité) parle sans cesse du “vieil ennemi” et la soi-disant “presse britannique” s’obstine à refuser de couvrir les événements avec impartialité. Cette dernière ne ratera pas non plus l’occasion de se livrer à son passe-temps favori qui consiste à tout rapporter à la Seconde Guerre mondiale. Le match va donc être une énième soi-disant “Bataille d’Angleterre”. Pour être tout à fait honnête, tout ça me fait “chier aux larmes” comme le disent les Australiens avec un franc-parler admirable. (Lire l’article)
Dans le monde d’après
Après les Césars, les Molières et autres grands rendez-vous annuels, une nouvelle cérémonie devrait voir le jour dans ce qu’il est convenu d’appeler le monde d’après. Quant à la deuxième vague annoncée, elle risque de nous surprendre.
Islande-Hongrie : la baballe, je n’y connais pas grand-chose
La baballe, je n’y connais pas grand chose. Pour une bonne et belle raison : le foute est un sport où l’on n’a pas le droit de mettre la main, sauf le goal qui, du coup, est dans une cage. Sinistre métaphore. Le ballon, pour moi, c’est surtout quatorze centilitres d’un liquide immémorial. Mais, aujourd’hui, à propos d’une confrontation entre l’Islande et la Hongrie, des images puissantes et des tropes étincelants se bousculent à l’entrée (sécurisée à mort) de mon cerveau. (Lire l’article)
Un métier de survivants
« Tout ce qu’une langue contient ne peut être transféré à une autre. Voilà pourquoi une traduction est un autre livre, la fidélité est impossible »… Mercredi 6 décembre 2017, l’écrivain et traducteur Miguel Ángel Petrecca, réunissait autour de lui à la librairie Cien Fuegos, à Paris, deux autres traducteurs argentins – Ariel Dilon et Edgardo Scott – et un traducteur français – Guillaume Contré – pour parler de traduction. Le thème de leur échange : traducteur, un métier de survivants ? (Lire l’article)
Une miniature en audio-description
On a déjà vu des spectacles en audio-description même s’ils demeurent trop rares. Mais jamais un...















