Je suis une serial…
Ah mais, parce que moi, vous comprenez, on me dit: vous le trahissez, ou tu le trahis, c’est de la trahison, c’est vrai, on peut dire que je le trahis, mais au fond, moi, je ne veux pas, je ne veux pas le trahir, ce n’est pas mon intention, parce que trahir, c’est déjà trop, c’est en faire trop, je reste à ma place, moi, si je le trahis, ce n’est pas volontaire, rien à voir avec la bonne vraie trahison, la vieille grande trahison. Pas de génie qui ne trahisse, alors, trahison, hein, trahison!
Farewell, California !
Les indépendantistes californiens soulignent que leur État représente la sixième puissance économique mondiale. Dans la même veine ourquoi ne pas considérer d’autres entités géographiques ? La ville de Tokyo exhibe un PIB (en 2014) de 1,6 trillons de dollars. Si elle ne menace pas le classement de la Californie, cela la place tout de même au dixième rang mondial, juste avant le Canada. Assez loin derrière, Paris dépasse tout de même la Suisse et talonne la Turquie, ce qui la mettrait en vingtième position des économies mondiales… ( Lire l’article)
De la démocratisation culturelle à la démocratie du vivant
La décentralisation culturelle française est née d’une intuition fondatrice : les grandes œuvres ne devaient plus être le privilège d’une élite sociale ou géographique. Elles devaient devenir accessibles à tous les citoyens. Les Maisons de la culture imaginées par André Malraux répondaient à cette ambition. Mais soixante ans plus tard, le monde dans lequel cette politique s’est élaborée n’est plus le nôtre.
José Triana de l’autre côté du miroir
L’écrivain José Triana (1931-2018) vient de mourir. Comme nombre de ses compatriotes, il est mort loin de Cuba. À Paris, en l’occurrence. Mais il n’aura jamais cessé d’être un auteur cubain. Une façon de rester au pays : ne jamais cesser de l’écrire. Sans nostalgie. Sans rêver de retour. (Lire l’article)
Top 50 du JDD
Notre confrère Le Journal Dit du Manche publie cette semaine le baromètre 2024 des obsédés...
Sarajevo, Athènes, vite fait
Impossible de reprocher à la compagnie Birgit Ensemble un manque d’ambition. Les deux spectacles présentés à Avignon, Memories of Sarajevo et Dans les ruines d’Athènes constituent les deux derniers volets d’une tétralogie intitulée Europe, mon amour. Le deuxième est plus abouti que le premier, mais le propos, dans les deux cas, souffre d’un manichéisme bien intentionné. (Lire l’article)
Scripts plastiques
“Pictures seemed not to know how to behave” à la galerie Jérôme Pauchant : une galerie qui ne se contente pas d’être l’intouchable et immuable contenant des œuvres mais qui assume son caractère d’espace plastique ; une exposition qui n’est pas une simple juxtaposition d’objets déliés les uns des autres, mais qui s’est élaborée comme une “zone d’activité”, selon les mots de l’artiste qui y présente son travail, Quentin Lefranc. (…)
Évolution
Face au réchauffement climatique et à la fonte de la banquise, la mutation de certaines espèces...
La clairière de Clichy en zig ZAC (2)
Ils sont nombreux les architectes à avoir œuvré ici, avec toutes sortes de promoteurs, sous la houlette de la Ville de Paris. Formellement, fini le continuum gris monotone haussmannien, les sériels HBM, remballé le grand ensemble… Tous ces nouveaux immeubles dessinent un kaléidoscope de silhouettes et de volumes encore inhabituels.
Un documentaire réparateur
Ce n’est pas l’histoire d’un taulard, ni l’histoire de ce qui a fait de lui un taulard (1). C’est l’histoire de portes qui ne se sont jamais ouvertes et qui se referment sur un jeune homme de 17 ans et 6 mois, qui s’entrouvriront pour une libération conditionnelle en 2003 et s’ouvriront à la fin de sa peine en 2013. Le film (56’) Vers une inconditionnelle liberté, de Vartan Ohanian et Serge Challon, ne pose aucune question directement, il fait confiance à son sujet, Jean-Marc Mahy, pour les poser. (Lire l’article)
D’Arequipa à Paris: une cartographie de l’invisible. Entretien avec Robert Baca Oviedo
Entretien avec le poète péruvien Robert Oviedo Baca à l’occasion de la présentation du recueil de poèmes “Cartografía de lo invisible” à Paris.
Cannibalisme et traduction : Dmitri Nabokov traducteur de Vladimir Nabokov
Dmitri Nabokov fut l’un des traducteurs les plus assidus de l’œuvre de Vladimir Nabokov. Il fut également un exécuteur testamentaire inspiré. Inspiré par son père qui, à ses dires, l’accompagna toujours, en lui soufflant les bonnes décisions à prendre. L’occasion d’aborder sous l’angle des rapports père-fils la question du cannibalisme en traduction.
Un concert absolument inouï
Le public parisien se pressait hier soir à une soirée très émouvante à la Philharmonie de Paris.
Montpellier Danse : des chocs venus du Sud
Le 36ème festival Montpellier Danse s’est achevé le 9 juillet. Il a été le reflet d’un bouillonnement certain, du surgissement d’une danse traversée et concernée par les tragédies de l’époque (l’homophobie grandissante, la montée des fascismes, la crise économique, la revendication de cultures ignorées ou méprisées par l’Occident, la question des migrants, des réfugiés et de l’exil). Tous les chorégraphes ont visé dans le mille, sans trop se soucier de formater leurs spectacles pour plaire ou être dans l’air du temps. (Lire l’article)
Ex Machina #7: Les pensées de Mr Cross
[Ex Machina #7]– Euh… qui êtes-vous, exactement?
– La bonne formule serait “Qu’êtes-vous”. Je ne suis pas quelqu’un, je suis un programme informatique. Je suis la preuve que Turing ne disait que des bêtises et que l’Intelligence Artificielle ne peut pas exister.
Soins de fin de gauche
Ces dernières années, l’allongement de l’espérance de vie politique, la chronicité de pathologies autrefois mortelles (trahison, déloyauté, infidélité, parjure, reniement…), ainsi que les progrès du cynisme et de l’ambition personnelle ont généré une augmentation sans précédent des personnes se trouvant en situation de fin de gauche à domicile ou, le plus souvent, dans des établissements publics. La prise en charge des fins de gauche est donc un défi majeur pour la médecine littéraire. À cet égard, Les Métamorphoses d’Ovide constitue un cocktail thérapeutique intéressant. (Lire l’article)
Une revanche du bon sens
Le bon sens mérite d’être réhabilité, surtout en cette phase où le citoyen recouvre sa légitimité à intervenir dans les débats politiques, économiques et sociaux. Afin d’y contribuer, voici trois énigmes dont le seul bon sens offre la clé.
Contre-histoire dansée de l’art
Le critique Philippe Verrièle et le photographe Laurent Paillier ont pris le contre-pied de ceux qui pensent que danse et arts plastiques sont intimement liés. Leur livre Danser la peinture renvoie Degas à ses danseuses – lui qui ne s’intéressa pas à la danse – et invite de jeunes chorégraphes à composer avec des peintres, de Kandinsky à Velickovic. Chacun des invités, majoritairement des jeunes pas forcément connus et reconnus, a planché sur un peintre. Il aura fallu quatre ans de travail pour que le livre sorte enfin, accompagné d’une exposition que l’on a pu voir au dernier festival Uzès Danse. À lire et à regarder. (Lire l’article)

















