Montévidéo dans l’impasse
Drôle de dernière semaine au festival Actoral fondé par Hubert Colas en 2001 à Marseille. Dans la salle de Montévidéo, la performance de Grand Magasin, programmée samedi 14 octobre à 21h et intitulée “Comment commencer”, pourrait bien se transformer en “Comment finir”.
Cet été-là : les deux Edie sont de retour
Quarante-cinq ans après le tournage du documentaire culte Grey Gardens des frères David et Albert Maysles, qui fit le bonheur des soirées thématiques gay, inspira film et pièce de théâtre, le Danois Göran Olsson, en assemblant quatre bobines de rushes oubliés, réalise un préquel jubilatoire et nostalgique. On y croise Andy Warhol, Truman Capote, Mick et Bianca Jagger. Mais les vraies stars sont les deux Edie, mère et fille, qui auront connu bien plus qu’un quart d’heure de célébrité. (Lire l’article)
Hassan Blasim, pour celui qui dort dans un œuf
Quel livre emporteriez-vous pour aller passer une semaine dans un oeuf ? L’ordonnance littéraire de la semaine s’attaque à cette question et prescrit Cadavre expo de Hassan Blasim : de l’art brutal, en prise directe avec les horreurs du monde, la guerre, les ruines, la mort, la violence. (Lire l’article)
Tiago Rodrigues, silence, on souffle
À partir de sa rencontre avec Cristina Vidal, souffleuse depuis près de quarante ans au Teatro nacional de Lisbonne, Tiago Rodrigues imagine un spectacle qui évite les écueils du témoignage nostalgique. Entourée de cinq interprètes, tout de noire vêtue, la souffleuse articule en silence tous les mots sortant de la bouche des autres, comme s’ils n’existaient que grâce à sa présence génératrice. Magique. (Lire l’article)
François-René de Chateaubriand, vie sexuelle
La vie sexuelle de Chateaubriand est le titre d’un ouvrage qui reste à écrire. À Combourg, le jeune Chateaubriand fut probablement la source d’un écoulement considérable de semence. C’est du moins la thèse développée par la chercheuse Aline Mapain en s’appuyant sur les divers manuscrits préparatoires aux Mémoires. Les plaisirs solitaires du jeune Chateaubriand ne vaudraient pas qu’on s’y arrête si longuement, admet-elle, s’ils ne permettaient de porter un regard nouveau sur l’égotisme d’un auteur que Jules Lemaître qualifiait en 1912 d’“écrivain le plus vaniteux de la littérature française, et probablement de toutes les littératures”. (Lire l’article)
Hayao Miyazaki : intelligence humaine
2013 : le dessinateur japonais Hayao Miyazaki, réalisateur et producteur de films d’animation mondialement connus, annonce qu’il prend sa retraite. C’est la fin du studio Ghibli, qu’il a créé en 1985 avec Isao Takahata (Le Tombeau des lucioles). Le réalisateur Kaku Arakawa le retrouve en 2016, alors que Miyazaki, un brin malicieux, déclare reprendre du service en s’engageant dans un nouveau projet : la réalisation d’un court-métrage, Boro la chenille, à partir d’images de synthèse. Documentaire sur le retour du vieux maître, Never-Ending Man, est aussi et surtout prétexte à une passionnante réflexion sur les rapports entre l’humain et l’intelligence artificielle. (Lire l’article)
Great Oak alias Grand Pingouin vs tous les Manchots du monde
Mais de quoi au juste Pingouin et Manchot sont-ils le nom? Il est temps de faire le point sur la question, tant la confusion règne alors même qu’il s’agit de deux familles ornithologiques assez distantes…
L’AENA ou comment défendre la bibliodiversité
200 maisons d’édition ont leur siège en Nouvelle Aquitaine. Pour défendre la bibliodiversité, une cinquantaine d’entre elles se sont regroupées en 2020 en une association. Esther Merino, qui a repris en 2019 les éditions Les Monédières à Limoges, revient sur le sens de leur action.
Offre d’emploi
Pour mettre fin au nouveau désordre mondial, la rédaction recrute d’urgence des technicien·ne·s de...
Les tragédies
Quand Harper’s passe à E.A. Abbey une nouvelle commande d’illustrations pour les tragédies de...
Dommage collatéral
Compte tenu des difficultés de circulation occasionnées par les Jeux Olympiques, de plus en plus...
Only The People
Si demain l’intelligence artificielle voulait prendre le contrôle de la planète, nous lui conseillerions de commencer par les zones commerciales, ces no man’s land qui croissent comme des champignons à la périphérie des villes françaises. Ces lieux — aberrations à la fois sociale, écologique et esthétique — sont ceux où l’humanité est le plus vulnérable. L’individu n’y est plus qu’un porteur de carte bancaire ; il achète, consomme, use, élimine, éventuellement recycle, puis revient. Du point de vue des machines, le plus rationnel serait qu’il y reste ad vitam… Aux derniers réfractaires, nous conseillons le maquis où, autour de feux de camps, ils pourront reprendre en chœur le Only People de John Lennon… (Lire l’article)
Le Ver à Soie fête ses dix ans
La maison indépendante fondée par Virginie Symaniec célébrera ses dix années d’édition les 24, 25 et 26 mars à la boutique éphémère du 19, rue de la Mare dans le vingtième arrondissement de Paris.
Images flottantes
On ne sait toujours pas si c’est la fête de l’Ascension qui prédisposerait certains à des visions,...
Vidéo musicale et vomi (comparatif)
L’idée de départ était de regarder deux vidéos musicales un peu contemporaines, pas trop flan façon Adele. On choisit donc Tame Impala et Oneohtrix Point Never pour la musique, soit respectivement le collectif Canada et l’artiste Jon Rafman pour la vidéo, même si dans ce second cas, le compositeur Daniel Lopatin a codirigé le clip. On regarde. L’œuvre de Rafman et Lopatin, Sticky Drama, titre idoine signifiant “drame collant”, ou en l’occurrence gluant, n’a pas manqué de détracteurs pour noter que c’était un peu dégoûtant, toutes ces pustules, ce pipi et ce vomi. Dans The Less I Know the Better de Canada, le personnage masculin aussi vomit, mais de la peinture, qui vient recouvrir le corps de la jeune fille, change de couleur et suggère des menstrues tartinant un entrejambe. (Lire la suite)
Nicolas Witkowski (1949-2020), parti comme un papillon
Il nous avait plongés, à sa manière érudite et ironique, dans les univers de Domenico Scarlatti et de Tex Avery. Écrivain, journaliste, éditeur, il avait une passion égale pour les sciences et la culture.
Window Water Baby Moving
Window Water Baby Moving (1959) est l’un des films les plus célèbres du cinéaste expérimental américain Stan Brakhage (1933-2003). Il y montre la naissance de sa première fille. Le film fit scandale à l’époque à cause de la représentation du corps de la femme.


















