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J13 – Esse est percipi per arbitrum
“J’l’ai pas touché !” s’indigne le joueur qui vient de découper un adversaire en deux. “C’était l’épaule !” proteste un autre qui vient de marquer de la main… Pourquoi les footballeurs nient-ils l’évidence, au risque de conforter leur réputation de menteurs ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’évidence, pas de réel dans le football : seulement, des perceptions du réel qui entrent en concurrence. Or, l’une a force de loi sur les autres : celle de l’arbitre. Pour le joueur, le réel objectif compte moins que la perception subjective qu’en a l’arbitre. Sur le terrain, ce que l’arbitre ne voit pas n’existe pas. “Esse est percipi aut percipere” : sport idéaliste par excellence, le football illustre la formule de Berkeley : n’existe que ce qui est perçu ou perçoit. Et va même plus loin : esse est percipere per arbitrum. Ce n’est pas dans la réalité que se joue un match, mais dans l’esprit d’un arbitre. (Lire l'article)
Du nouveau chez Wagner
Nous avons pu interviewer en exclusivité mondiale Evgueni Prigojine, le sulfureux homme...
On aura ta peau, Socrate !
Socrate est humain. Tous les humains sont mortels. Donc Socrate est mortel. Logique? Non, bon sens n'est pas logique. L’évidence n’est pas plus une preuve en logique qu’elle n’en est une en droit ; il nous faut une règle. Voire plusieurs. Dans le cas de Socrate, on pourra faire appel à la règle d'élimination du quantificateur universel et au modus ponens avant de conclure que Socrate est mortel et qu’il peut donc en toute légalité prendre sa ciguë comme l’en ont aimablement prié les autorités. Tout ça pour ça me direz-vous. Sans doute. Mais ce formalisme, ce rigorisme, ce sens du détail, sont tout ce qui sépare les maths d’un vague agrégat de croyances et de raisonnements approximatifs. (Lire l'article)
Rétropédalage
Laurent Wauquiez fait machine arrière et renonce à sa suggestion de déplacer les OQTF à...
Biodiversité
De nombreuses lectrices nous ayant demandé ce que pouvait bien produire l’alliance* de la carpe...
Une réaction céleste
Ayant entendu sur une radio nationale que “Jean-Marie Le Pen avait été rappelé à Dieu“, nous...
Ibsen à la source
Enseignant, metteur en scène, germaniste, Éloi Recoing a traduit sa première pièce d'Ibsen en 1992, alors qu'il ne savait pas encore le norvégien. Il s'est rattrapé depuis et Un ennemi du peuple est la septième pièce d'Ibsen qu'il traduit pour les éditions Actes Sud-Papiers. Ses traductions sont toujours un plaisir à lire et à entendre, elles coulent de source.
Feu de poubelle
Conserver la montgolfière olympique après les jeux, voilà une bonne idée, mais ne pourrait-on...
Halloween… oh, non
Disons-le, nous n'avons jamais aimé Halloween. Cette année, moins encore.
Nuit 5
Brève n°11 pour glockenspiel, captée à l'Opéra-Bastille en 1991, avec Gaston Sylvestre.
France-Allemagne : il est écrit que tout serait à l’envers
C’était hier soir donc. La France a battu l’Allemagne 2-0. Je me suis réveillé ce matin et c’était toujours vrai. Il semblerait que cela reste vrai pour toujours, cette chose qui n’arrive jamais. Les Anglais le savent, les Brésiliens le savent, les Français le savent : le football est un sport qui se joue à onze et à la fin… etc, etc. Sauf cette fois. Hier soir et ce matin encore : cette année, il est écrit que tout serait à l’envers. (Lire l'article)
Contrôle inopiné (conclave, 3)
Pour la première fois dans l’histoire du Vatican, tous les conclavistes seront susceptibles...
Shakespeare « revisité »
Un manque peut parfois devenir obsessionnel au point de conduire à des comportements totalement...
Une partie d’échecs avec mon grand-père, pour Pinocchio
Au paroxysme de l’été caniculaire, le service de médecine littéraire reste ouvert et reçoit cette semaine un patient bien embêté par son état, Pinocchio, qui, à force de mentir, ne passe plus les portes. Pour traiter les symptômes et faire en sorte qu’il fasse de sa maladie chronique une force, nous lui avons administré un roman étonnant, entre fiction et réalité, Une partie d’échecs avec mon grand-père de l'Argentin Ariel Magnus (Rivages, 2018, traduit de l’espagnol par Serge Mestre), au risque de nous y perdre nous-mêmes. (Lire l'article)
Les Géants d’Ermanno Cavazzoni pour les Schtroumpfs
Le service de médecine littéraire s'interroge sur ses propres pratiques thérapeutiques. Sur ce, les Schtroumpfs, atteints de stress post-traumatique, y débarquent. Débarrassés de Gargamel, ils ne supportent nerveusement pas l’activisme de Jupiter. Nous leur proposons un protocole psychiatrique en plusieurs étapes basé sur la somme unique d’Ermanno Cavazzoni, Les Géants, de leurs caractéristiques physiques et sociales à l’histoire de leur chute. La thérapie devrait rassurer les patient.e.s sur leur propre condition. (Lire l'article)
Le nom du chaton
Scène de rue ordinaire dans le Val-de-Marne (94). « Salut mon chaton » lance l’automobiliste...















