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Retour à Birkenau pour Julien Odoul (et Nadine Morano)
Les urgences littéraires sont débordées par une épidémie de haine raciste. Julien Odoul, en soins palliatifs, se voit prescrire le livre de Ginette Kolinka et Marion Ruggieri.
Hélicozoologie
“Gers : soixante pintades meurent paniquées par un survol d’hélicoptères de combat.” C’était dans le village de Mormès, entre Auch et Mont-de-Marsan. Les hélicoptères venaient de la base de Pau. Ils n’ont pas eu à tirer un seul missile puisque le bruit a suffi à neutraliser l’ennemi. Les pintades, effrayées, se sont ruées contre le grillage où beaucoup ont péri étouffées. L’éleveur a porté plainte. L’affaire nous en rappelle une autre : une histoire de manchots tombant à la renverse lorsque des avions les survolent. (Lire la suite)
Il revient
Dimanche dernier, tard dans la soirée, François Hollande s’est fait ouvrir les portes du Panthéon. Il est descendu dans la crypte en demandant à son garde du corps de ne pas le suivre. Il est entré dans le caveau XXIV et s’est agenouillé devant le cercueil contenant les restes de Victor Hugo. Le micro Oktava MK-319 placé dans les lieux par les services secrets russes a capté ce monologue, que nous avons expurgé des passages ayant trait à l’usage de l’arme atomique. « Oh mon cher Victor Hugo, je ne sais pas, je ne sais plus. Dois-je y aller ou pas ? » (Lire l’article)
Je suis une serial…
Ah mais, parce que moi, vous comprenez, on me dit: vous le trahissez, ou tu le trahis, c’est de la trahison, c’est vrai, on peut dire que je le trahis, mais au fond, moi, je ne veux pas, je ne veux pas le trahir, ce n’est pas mon intention, parce que trahir, c’est déjà trop, c’est en faire trop, je reste à ma place, moi, si je le trahis, ce n’est pas volontaire, rien à voir avec la bonne vraie trahison, la vieille grande trahison. Pas de génie qui ne trahisse, alors, trahison, hein, trahison!
Turquie-Croatie : l’espoir d’un chemin
Lorsque le ballon frappe la barre transversale – c’est arrivé deux fois pendant ce match, sur un coup-franc de Srna à la 51ème minute suite à une charge de Rakitic, et sur une tête de Perisic à la 72ème –, je n’y peux rien, c’est une magie qui opère. Celle que porte en lui le dessin dérisoire et implacable de la cage dans l’espace, dont la vocation est de faire basculer les destins. On pense d’emblée aux poteaux carrés de la finale de Glasgow, 1976. Mais la chose se charge pour moi d’un souvenir plus personnel. Un tir lointain, décoché contre la valeureuse équipe de Bougival alors que j’avais une douzaine d’années… (Lire l’article)
Être un homme comme vous
Collapsologie : étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder. La discipline se porte fort bien : il ne se passe guère de semaine sans qu’un nouvel essai, un article ou une tribune sur le sujet ne soit publié. Pour beaucoup, le grand effondrement ne fait plus de doute, aussi l’important est-il de se pencher sur ce qui se passera après : guerres, famines, délitement des démocraties, etc. Les plus optimistes diront que c’est un mauvais moment à passer… (Lire l’article)
Bien rangée
Il abandonne sa voisine de palier – une jeune femme bien rangée – dans un désordre...
Retour à l’envoyeur
“Un soldat américain décède en Irak touché à la tête par une balle retombant du ciel.” Il arrive que, dans de grands moments de joie, certains se saisissent d’une Kalachnikov et tirent follement des coups de feu en l’air. La pratique n’est pas sans danger : une balle peut retomber sur la tête de quelqu’un. Et ces balles “lentes”, qui bourdonnent comme des frelons, font des dégâts considérables quand elles touchent le crâne. (Lire l’article)
Le skieur mal jambé
Sur une piste blanche immaculée, soulevant un nuage de poudreuse, le skieur peut avoir une certaine allure. Lorsqu’il glisse élégamment dans sa combinaison dont les différents modèles le font ressembler soit à un Inuit soit à un robot, on peut ressentir un certain plaisir esthétique à le voir débouler. Mais la chute lui est fatale. Et lorsqu’on le croise hors de son contexte, en gare par exemple lors d’une correspondance, il perd de sa superbe. (Lire l’article)
Fortuné Boniface, vrai faux-monnayeur
À l’occasion de la sortie du film qui lui a été consacré, on a beaucoup parlé dans les médias...
Vera Neylide
Les éditions Schaten nous ont depuis longtemps habitués à l’excellence, mais qu’il nous soit...
Prendre la fuite au sérieux
C’est une affaire bien curieuse qui a ébranlé une résidence du Val-de-Marne (94) ce weekend....
Repêchage: nos photos
On a beaucoup parlé pendant ces jeux des repêchages des sportifs et sportives qui se trouvaient...
Vatican : dernier flash (conclave, 7)
Ce jeudi 8 mai, à 15h, les conclavistes n’ont toujours pas fumé de la...
La rédaction enfin (dé-)connectée
Nos téléviseurs viennent de nous être livrés ce matin à la rédaction, avec une semaine de...
Sur l’avenir de nos établissements scolaires
En 1872, à Bâle, Nietzsche donnait un cycle de cinq conférences sur “l’avenir de nos établissements d’enseignement”. Dans ce texte le jeune philosophe dresse un constat accablant des établissements scolaires qui ne sont plus capables de promouvoir une culture digne de ce nom. Ses critiques sont nombreuses mais l’une d’entre elles est récurrente : les lycées n’enseignent plus la maîtrise de la langue. Il semble que nos établissements scolaires en soient aujourd’hui au même point, du moins dans l’esprit qui les anime… (Lire l’article)















