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J5 – Porter sa croix
Il faut s’être comporté bien mal dans une vie antérieure pour se réincarner en supporteur de certains petits clubs destinés à ne jamais rien gagner. Une malédiction qui se transmet d’une vie à l’autre et à travers les générations, car on hérite de la passion de son père, comme de sa fortune ou ses dettes, comme d’une maladie congénitale. On vient au monde avec, on n’y peut rien. Le supporteur de petit club, c’est Sisyphe qui pousse chaque semaine son rocher vers le sommet de la colline, et le voit dévaler chaque samedi dans l’avalanche de ses espoirs. C’est Tantale, plongé dans un fleuve de gloire où il ne peut boire, sous un arbre chargé des fruits de la victoire qu’il ne peut atteindre. (Lire l'article)
La voix de Nathalie Espallier, mezzo
La voix de Nathalie Espallier, mezzo... Un portrait de voix, par Sophie Rabau. (Lire le portrait)
Bénévolat fictif
C’est une affaire tout à fait inédite qui est jugée à Paris depuis hier. Le prévenu doit...
Des Raisons de se plaindre pour Mary Poppins
La révolte des blouses roses s’est levée dans le service de médecine littéraire : malades et personnels sont tous unis contre l’augmentation des frais d’hospitalisation des malades étrangers. Cette réforme n’est que la face visible d’une politique néo et archéo libérale : après avoir presque réussi à détruire l’hôpital et la médecine médicale, le capitalisme triomphant s’en prend à la médecine non médicale. Heureusement que la plus grande ennemie de l’économie de marché arrive dans le service par la voie des airs. La Dr. Poppins est venue consulter car elle se languit : on n’exploite pas assez ses talents ; on la confine à la thérapie familiale alors qu’elle ne rêve que de faire s’effondrer toutes les bourses du monde. Avec l’aide de Jeffrey Eugenides, La Dr R. va lui trouver des Raisons de se plaindre. (Lire l'article)
Molière : un point, c’est tout !
Après les espaces à deux, trois, quatre voire cinq dimensions, en voici un autre qui s’enorgueillit, lui, du nombre fort respectable de cent mille dimensions, à quelques dizaines de milliers près. Cet espace, c’est celui défini par les mots de la langue française. Chaque dimension de cet espace est un mot. Si chaque mot est une dimension, quels sont les points de cet espace ? Associons donc à un texte une coordonnée pour chaque mot, qui est tout simplement le nombre de fois où ce mot figure dans le texte. Les pièces de Molière, par exemple... (Lire l'article)
Le syndrome de Sporgersi
Pendant longtemps mon atavisme marseillais m’a empêché de jouir des richesses des langues étrangères. Je pense que c’est dû à l’accent prononcé que nous nous trimballons. [...] Depuis, tentant comme je pouvais de combler ce retard, mais sans grand progrès à l’oral, je me suis mis pendant quelques années à traduire certains textes de théâtre et puis de fil en aiguille, je n’ai pu m’empêcher de traduire tout ce que je pouvais. Ma folie m’a donc amené ces derniers jours à tenter de traduire en français un tableau de Jean-Michel Basquiat intitulé All Colored Past Part III. (Lire l'article)
Allemagne-Pologne : et à la fin, l’Allemagne n’a pas gagné
Nous revoilà embourbés dans la logorrhée habituelle : “les joueurs de foot doivent être exemplaires, un exemple pour la jeunesse” et autres variantes. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les joueurs de foot, eux et eux seuls, devraient être exemplaires. Nous acceptons sans broncher qu’un célèbre escroc préside notre Conseil Constitutionnel pendant cinq ans, nous réélisons sans faiblesse des députés connus pour détourner l’argent public et frauder le fisc... mais nos footballeurs devraient être exemplaires ? Mystère. (Lire l'article)
Absolument ravi
Une troisième affaire d’enlèvement dans le monde (décidément très fréquenté! NDLR) de la...
Nouvelles révélations
Après les tristes révélations de cette semaine sur les turpitudes présumées de l’abbé préféré...
Suffrage
Si, au Panthéon, le caveau de Victor Hugo est vide depuis près d’un mois, c’est parce que son locataire est parti à Guernesey. Si Hugo s’en est allé à Guernesey, c’est parce qu’il voulait retourner sur les lieux de son dernier exil. S’il voulait retrouver l’exil insulaire, c’est parce qu’il brûlait de contempler la mer à nouveau. (Lire l'article)
The End (le jeu)
De quel film cette image est-elle la fin? Saurez-vous le deviner? C'est le jeu de l'été 2022 proposé à nos lectrices.
À chaque brève suffit sa peine
On lui reprochait son laxisme et les peines trop légères infligées à de nombreux condamnés... Le ministre de la Justice a réagi.
La Fille de Londres
La fin du monde ne ressemblera pas à la fin du monde. Pas de gros nuages noirs annonciateurs d’orage terminal, pas de raz de marée de cauchemar balayant les cités, pas de champignon nucléaire s’élevant au loin comme une mauvaise blague. Vous saurez que la fin du monde approche lorsque vous décrocherez votre téléphone et qu’une voix synthétique vous répondra : si ceci tapez 1, si cela tapez 2, sinon tapez étoile pour revenir au sommaire. Tout indique (en particulier les services d’assistance de ces entreprises connues sous le nom de “fournisseurs d’accès”) que nous en sommes déjà là. (Lire l'article)
Marcus Malte pour la France vieillissante
La primaire de la droite, c’est fini mais ce n’est que le début. Le spectacle d’une France vieillissante, conservatrice, apeurée et fermée nous a bien occupés, mais elle nous occupera de nouveau bien souvent à l’avenir, n’en doutons pas. Le France se fait vieille. C’est un fait, écrit Marcus Malte dans son dernier roman, Le garçon (Zulma), “le monde se fait chaque jour un peu plus vieux”. Il y raconte l’histoire d’un drôle de gamin qui, un beau jour, surgit des bois. On est en 1908. “Il ignore tout du reste du monde et cela est réciproque". De nos jours le gars qui débarquerait ainsi de nulle part serait vite étiqueté : ce serait un “migrant”. (Lire l'article)
Le libre arbitre imposé et autres paradoxes
Impossible de parler de logique sans consacrer une chronique à l’un des esprits les plus fins, les plus iconoclastes, les plus inventifs et drôles du vingtième siècle : Raymond Smullyan. Logicien, pianiste, adepte du Tao, magicien, grand vulgarisateur, il a inventé quelques perles de magie logique. Notamment Le Livre qui rend fou avec ses énigmes d'une implacable rigueur qui, conformément à son titre, peut conduire aux confins de la folie, sans pour autant prendre les lecteurs de haut. (Lire l'article)
À ceux qui, de nuit, décollent les affiches anti-féminicides
Les murs de nos villes se sont couverts d’affiches blanches ornées de lettres noires. La nuit, certains viennent les arracher. Pourquoi ? La réponse, peut-être, en lisant Martha Gellhorn : Le Monde sur le vif.
Salon du selfie
Le premier Salon international du Selfie, qui s'est tenu fin janvier à la porte de Versailles, à Paris, vient tout juste de s'achever. Petit tour des stands et sélection des innovations les plus étonnantes.
Fabcaro, pour Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières, et ses sympathisants
M. Boris Ravignon, premier édile carolomacérien et disciple sarkozien, n’est pas content car le gouvernement lui a demandé d'accueillir cinquante migrants dans sa ville. Qu'il lise donc de toute urgence le “road-movie” graphique à large spectre de Fabcaro : Zaï Zaï Zaï Zaï. Le postulat de ce chef-d’œuvre en 35 pages bichromatiques pourrait sembler absurde, même à nos patients : un dessinateur de bande dessinée oublie un jour sa carte de fidélité de supermarché, doit en conséquence fuir, devient l’ennemi public numéro 1 et déclenche l’implacable mécanisme politique, social et médiatique qui nous est depuis trop longtemps déjà si familier. (Lire l'article)
















