La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Fictions
Fictions, Les aventures de Tigrovich

XVII. L’attente (et ses heureuses conséquences)

Comme elle est loin à présent l’enfance de Tigrovich, tigre, prince et artiste, dans sa native Taïga orientale, comme elle s’éloigne sa première jeunesse sur les rivages ostréicoles du bassin d’A et dans le petit cirque des Romanès-Volovitch où il avait connu la gloire et l’amour avec la belle Emma. Car maintenant notre héros est à Paris, sous la férule du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, qui lui a fait signer un contrat, pas si malhonnête que ça, et a pris en main la promotion de sa carrière et le progrès de son art. Or, après un premier éclatant et succès, voici qu’Ali a décidé de faire attendre le public. Où l’on verra qu’il a bien raison… (Lire l’épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXXVII. La belle dame brune de la banque

Ils marchèrent longtemps dans ce qui se révéla être une ville construite au bord du rivage et au-delà vers les montagnes. Et dans leur marche ils doublaient des maisons neuves et des maisons vieilles, des maisons tout écroulées et d’autres toutes pimpantes, des ruines et des chantiers, des chantiers et des gratte-ciels, des murs lépreux et d’autres rutilants, empruntant tantôt des ruelles, tantôt des avenues, se perdant plus que de raison, mais se retrouvant sans cesse, à en juger par la main ferme du petit qui savait bien où il allait. Tandis qu’ils progressaient, les sucs digestifs faisaient leur office et dissipaient l’engourdissement du tigre. (Lire l’épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XII. Y compris l’URSS (contrat liant les parties)

Tigrovich – tigre, prince et artiste – est monté à Paris pour trouver l’art, la beauté et un dompteur. D’abord chu sur le quai de la gare, il a rencontré non pas un dompteur, mais le Dompteur de sa vie. Ils ont trinqué au champagne, se sont rendus au cirque où Tigrovich exercerait son art, quand il l’aurait convenablement appris sous la houlette de son Maître et dompteur. Maintenant ils vont signer un contrat. Que voici. (Lire l’épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXVI. En route !

Malgré son grand retour sous le chapiteau, le tigre doute, s’alcoolise puis retrouve l’inquiétant Irénée, artiste du négoce en substances illicite. Il s’endette et se prostitue, prêtant son image à de vulgaires publicités. Un jour son dompteur disparaît. Est-ce la fin ? Pas tout à fait, car Démétrios, un clown de bonne composition persuade notre héros de prendre la route à la recherche de l’étoile de sa vie, son dompteur qui a opportunément laissé quelques indications permettant de le retrouver un jour, mais pas tout de suite. (Lire l’épisode)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Les refusés d’“Osez”

La Musardine est une maison d’édition française spécialisée dans les textes érotiques. Elle est connue en particulier pour sa collection Osez, dont les ouvrages sont tous dédiés à des pratiques plus ou moins transgressives ainsi que l’indiquent leurs titres : Osez la sodomie, Osez le libertinage, Osez coucher pour réussir, etc. La collection regroupe à ce jour près de soixante-dix titres, et pourrait en compter de deux plus si Osez la zoophilie et Osez l’acromotophilie avaient été publiés. Mais ces manuscrits sont restés dans les tiroirs de l’éditeur, peut-être par peur de poursuites judiciaires, peut-être parce que le marché de ces deux ouvrages s’annonçait extrêmement limité. Il est possible enfin que les textes en question n’aient pas eu une qualité littéraire suffisante, ce dont nous n’allons pas tarder à juger. (Lire l’article)

Sept histoires de la mémoire

4. L’amour, le vrai

C’est devenu un lieu commun de dire qu’on est relié à cette ville comme par un cordon ombilical, attrapé dans un mélange d’amour et de haine. Je relis mes propres mots. Je me sens comme le dernier des Mohicans. Je constate, je confirme. Il n’y a pas de haine. Seulement un énorme, un infini sentiment d’amour pour la ville mutante où j’habite et qui m’habite, dont je rêve et qui me rêve. (Lire la nouvelle)

Sept histoires de la mémoire

6. Toute histoire est personnelle

J’entretiens une relation affective forte avec L’Internationale. C’est une des chansons que l’on chante habituellement dans ma famille pour le réveillon du Nouvel An, même si le chœur est plutôt discordant. J’ai songé à laisser un petit papier avec des consignes pour qu’on la joue à mon enterrement, une version que je crois avoir écoutée, la mémoire me joue peut-être des tours, interprétée par Édith Piaf avec les chœurs de l’Armée rouge… (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Sacha Guitry, enfin raide

Un jour, Sacha Guitry et sa femme de l’époque, Yvonne Printemps, se promènent dans un cimetière. Soudain Sacha dit à sa femme : “Tu sais, un jour on écrira sur ta tombe Yvonne Guitry, enfin froide.” Et l’intéressée de répondre aussi sec : « Sur la tienne, on mettra Sacha Guitry, enfin raide« . Les troubles de la fonction érectile nourrissent rarement les épitaphes mais ils peuvent être un joli sujet de théâtre. La preuve… (Lire l’article)

Photo Circuit court © Frédéric Teillard
Microscopies

Circuit court

fondu les plombs
trouver la lumière dans la chair
d’une courge dans
l’aveu que font à demi
les pétales des renoncules
dans ce qu’il reste à découvert
des visages
Fictions, Les aventures de Tigrovich

III. Vocation de Tigrovich

Tigre, prince et artiste, Tigrovich a dû abandonner sa native Taïga pour vivre en France occidentale avec le couple d’humains ostréiculteurs originaires qui l’a adopté. Tout semble s’opposer à son artistique destin car il faut travailler l’huître et, pire, affronter l’école dure aux tigres sensibles… Mais la Beauté n’est jamais loin quand on est noble, tigre et artiste… (Lire l’épisode)