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Planté-déplanté
Planté-déplantéGâché du piedL'arbre qui assassinait les forêts ? (Paris, 2, avenue de...
4. L’Île du Docteur Moreau
Je crois bien que, durant des jours et des nuits, j’ai parlé aux arbres et qu’ils m’ont répondu. J’allais de l’un à l’autre en dansant, en riant aux éclats, et à chacun je lançais entre deux hoquets : et toi, mon grand, qui es-tu, que fais-tu ? Les palmiers et les cocotiers sont incroyablement bavards et, bien que leur langue soit fort différente de la nôtre, je pense avoir compris tout ce qu’ils m’ont dit. (Lire la suite)
Ticul
Encore hésitant, John H. B. Oxymoron choisit d'avoir recours à sa technique habituelle de prise...
Au carrefour du présent
l’entrée se fit imperceptiblement dans des temps beaucoup plus difficiles les murs disent...
12 – Mardi 16 mai, 20 heures
L’enquête a pris du retard. Nous n’avons pu interroger les Brésiliens que ce matin. Leur...
Jean d’Ormesson au-delà des Thermopyles
Confidence glissée par notre Jean d’O national dans une interview donnée à Vogue Paris quelques mois avant sa mort : “J’aurais beaucoup aimé écrire des livres érotiques sous pseudonyme mais c’est impossible : on me reconnaîtrait immédiatement.” Il y avait dans cette phrase un demi-mensonge ainsi qu’une vérité et demie. Le demi-mensonge : Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d'Ormesson se trouve être l’auteur de quelques pages, jamais publiées, sur ses amours homosexuelles – réelles ou fantasmées, on ne sait. La vérité et demie : chaque phrase de ce texte est à ce point frappée du sceau d’ormessonnien que la foule de ses lecteurs ne s’y serait pas trompée une seule seconde. Le style Jean d’O, c’est comme le Chanel n°5, vaguement écœurant mais reconnaissable à cent mètres. La preuve... (Lire l'article)
Récit, prière
les nuages qu’on disait
les troupeaux du ciel
et qu’on savait les vents
mener par-dessus les têtes
à pâturer les horizons
passèrent un jour les fenêtres
XXXIII. Des pirates vont au cirque
Bientôt, un pirate subalterne entra dans le cachot et s’approchant du dompteur qui était le tigre lui jeta un peu de pain sec et quelques arrêtes de poisson. Puis, considérant le tigre qui était le dompteur, il sembla réfléchir ou tout comme. Se tournant de nouveau vers le tigre qui était le dompteur, il lui demanda alors en égyptien, gageant sur son apparence qu’il comprendrait cette langue que les pirates berbères maîtrisent assez bien, de quoi se nourrissait le tigre (qui était le dompteur). Le dompteur qui était le tigre resta muet et c’est dans le dos du pirate que la réponse fusa, précise : "Il ne dédaigne pas le pâté de tête, indeed". (Lire la suite)
Guillaume Musso, le sexe sans métaphores
“Le petit chat est mort”. Cette phrase est passée à la postérité sans qu’on sache bien pourquoi. Quel petit chat ? Il n’en avait jamais été question jusque-là dans la pièce de Molière. Pourquoi est-il mort ? Et que vient faire cette remarque dans ce dialogue entre Arnolphe et sa jeune pupille Agnès, dont le premier tombera bientôt amoureux ? Dans une thèse intitulée La représentation du sexe féminin dans la littérature et la poésie françaises du XVIe au XXIe siècles : un art de la métaphore, Mélanie Moidan-Lay parcourt les siècles et constate l'effacement progressif de la métaphore, jusqu'à la représentation directe, presque clinique, dont usent les auteurs d’aujourd’hui pour évoquer le sexe féminin. (Lire l'article)
Finir comme un légume
je tranche des carottes
de l’ail et du fenouil
dans la nuit
j’aime le craquement
du couteau dans la chair ferme
H.G. Wells, inventeur de l’orgasmotron
L'orgasmotron est une machine qui a le pouvoir de déclencher des orgasmes quasi instantanés même chez les personnes à la libido la plus effondrée. Ce n’est malheureusement qu’une machine de fiction. L’orgasmotron est apparu la toute première fois sous ce nom en 1973 : c’était dans le film Woody et les Robots de Woody Allen. Mais c’est en réalité à un Français que l’on doit cette merveilleuse invention. L’orgasmotron est né en effet sous le crayon de Jean-Claude Forest, créateur de la BD Barbarella en 1962, et il consistait alors en un diabolique dispositif capable de provoquer des orgasmes de plus en plus violents jusqu’à mort du cobaye. Hélas, mille fois hélas, voici qu’à son tour l’Angleterre vient nous disputer la paternité de cette remarquable invention. Le véritable père de l’orgasmotron serait l’écrivain H.G. Wells.... (Lire l'article)
Hamlet à Venise
Je viens de fourrer les vêtements et sous-vêtements de Catherine dans mon sac et je m’apprête à quitter la chambre. Elle va se retrouver à poil dans cet hôtel comme une idiote. Cette perspective me rend euphorique...
Saint Léger
et je me souviens très bien de ses paroles, ce jour-là, où il a parlé de son projet de livre. C’est resté un projet. On entendait par le conduit de cheminée les voisins crier. Ça je n’en veux plus ! On ne comprenait pas tout.
Rue Dieu
Oui, car Tu es ma belle impasse, pair et manque, et en plus tu es mort; mais au moins tu as un...
Commerce
et le printemps dont on avait regardé les premiers jours en souriant, comme un trésor soudain,...
7. Eux (c’est-à-dire nous cinquante ans plus tard)
Ils s’étaient fabriqué des tee-shirts où l’on pouvait lire sur le devant : “Nés pour perdre”, et dans le dos : “Mais pas pour négocier”. Ils avaient appris qu’une chose telle que la “victoire finale” n’existe pas, que tout n’est qu’une succession de victoires et d’échecs qui nous obligent à accepter que la guerre contre l’État et ses démons doit se livrer à perpétuité. (Lire la nouvelle)
XVI. La presse (Patrick)
Comme elle est loin l’enfance douloureuse de Tigrovich, tigre, prince et artiste, arraché dès l’âge tendre à sa Taïga orientale native. Il a presque oublié le grand humain à la grosse moustache et son épouse, ces ostréiculteurs qui l’adoptèrent. Il se souvient à peine d’Emma la belle écuyère qui fut son premier amour. C’est qu’il est monté à Paris où il a rencontré le plus merveilleux des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El-Fahed et autres noms, a signé un contrat, moins malhonnête qu’il n’a semblé au lecteur distrait, a vécu l’émotion d’une première, et voici à présent que la presse s’en mêle. Oui, la presse. (Lire l'épisode)
3 – Lundi 18 avril, 20 heures
Je comprends l’impatience du public. Sachez qu’une piste se dessine, ténue, fragile. Il s’agit...

















