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XXVII. À bord du Circus
Sortit de la cabine de pilotage un petit homme à la chevelure bouclée dont les mains graisseuses qu’il venait, selon toute apparence, de plonger dans un moteur, n’enlevaient rien à l’élégance naturelle. C’était un petit corse qui savait naviguer. Il se nommait Joseph et se faisait appeler Youssef, ou parfois, selon l’humeur, Pepe. Youssef installa clowns et tigre sur le gaillard d’avant du coursier et, lançant quelques ordres en corse, fit se mouvoir le bâtiment. Le large lança son appel. Le Circus fit entendre le hululement d’une corne de brume. Enfin ils mirent à la voile. (Lire l’épisode)
Sur le pont
quand même l’équarrissage du temps quand même les dépeceurs de l’espérance les égorgements...
28 – Dimanche 11 juin, 14 heures
Je comprends que le public ait inondé la chaîne de questions et de commentaires à la suite de...
Augustin et Monique
Où notre chroniqueur fait main basse sur une lettre dans laquelle saint Augustin confie son amour à sa mère, Monique : “Qui saura donner un nom au trouble que j’éprouve quand ma mémoire ravive l’image de mes premières années…”
Des lendemains qui chanteront
rien ne se fait dit-il sans éviscération de l’impossible
sans rupture du col de l’interdit
et le voilà barbouillé d’entrailles qui paraît
3. La Mort aux trousses
Tim Hetherington est un type que j’aurais aimé mieux connaître. Il ne m’en a pas laissé le temps : il est mort deux semaines après notre rencontre, fauché par un éclat d’obus ou de roquette dans une rue de Misrata en même temps que son collègue Chris Hondros — un autre éclat du même projectile. Les grands photoreporters ne couvrent pas un événement, ils sont dans l’événement, corps et âme, avec tous les risques que cela comporte pour l’un comme pour l’autre. (Lire la suite)
Auto-épuration
Hélas, son ami Jean-Pierre Liégeois avait refermé aussitôt la porte derrière lui. (Marseille,...
42 – Mardi 11 juillet, 20 heures
Isabelle a décidé de parler. J’ai reçu hier soir un appel du directeur de la prison, Étienne...
Guillaume Musso, le sexe sans métaphores
“Le petit chat est mort”. Cette phrase est passée à la postérité sans qu’on sache bien pourquoi. Quel petit chat ? Il n’en avait jamais été question jusque-là dans la pièce de Molière. Pourquoi est-il mort ? Et que vient faire cette remarque dans ce dialogue entre Arnolphe et sa jeune pupille Agnès, dont le premier tombera bientôt amoureux ? Dans une thèse intitulée La représentation du sexe féminin dans la littérature et la poésie françaises du XVIe au XXIe siècles : un art de la métaphore, Mélanie Moidan-Lay parcourt les siècles et constate l’effacement progressif de la métaphore, jusqu’à la représentation directe, presque clinique, dont usent les auteurs d’aujourd’hui pour évoquer le sexe féminin. (Lire l’article)
Un anniversaire mémorable
Jean exècre les anniversaires. Il déteste ces rites stupides, le gâteau, les photos, les...
Pousse encore hier
peser aussi les mots
que l’on adresse aux morts
— ils sont un peu de notre poussière et
les entendent chacun le sait
ou tout au moins s’émeuvent
à leur manière
XXXIV. La tempête
Or ce nuage n’était rien, simple et modeste avertissement, amuse-gueule de tornade. Bientôt le vent, puis les vents, se levèrent, suivis de peu par une houle déchaînée qui tantôt couchait sur le flanc la frégate pirate, tantôt la redressait poupe sur proue, proue sur poupe, le tout à l’avenant. La mer furieuse se faisait trombe, montagne, volcan, puis, dans sa rage renouvelée, abîme, crevasse, canyon d’écume, défilé rugissant. Fanfare elle bruissait d’un tintamarre infâme, orchestre désaccordé que ne dirigeait plus qu’une main affolante, sortie tout droit des profondeurs de l’Enfer pour faire jouer sur les flots une partition démoniaque. Les flots, quant à eux (c’était vraiment une tempête réglementaire), se brisaient et battaient l’air comme les mille bras d’un monstre décapité qui cherche en tous sens sa proie. (Lire le chapitre)
3. Petit frère
Benito n’était pas petit et poilu comme l’âne Platero, c’était plutôt la version défectueuse d’un mini flashman : sa vitesse ne l’empêchait pas de se cogner contre toutes les portes, de renverser tous les verres, d’envoyer valser toutes les poubelles, de faire exploser toutes les bouteilles de soda. Ses exploits, majeurs et mineurs, avaient fini par devenir légendaires… (Lire la nouvelle)
Pointillés
John B. Oxymoron se demanda alors:manger les pointillés ?suivre le morceau ?boire en gros ?...
Encore toujours
on avait répudié de longtemps
les cinq sens légitimes
on s’épilait avec des précautions félines
les poils des yeux
on en tressait des nids minuscules
aux mouches de l’entendement
Net et clair
Passant devant une vitre, lumière se fit et John H. B. Oxymoron vit clair et net en lui: Je...
XXII. Le retour de Tigrovich
Au début tout alla bien. On y crut, et Tigrovich le premier, tandis que s’amassait la foule des spectateurs devant la guérite où se négociaient billets nouvellement frappés et quelques babioles orientales, reliques du stock d’Ali. À peine extrait de la brume désolée qui l’avait entouré d’un halo indistinct durant le temps de sa langueur, l’artiste en lui trop longtemps négligé piaffait, sentant l’appel de la Beauté en son âme et en ses membres ankylosés l’instinct de la cabriole. Oui, Tigrovich y crut. Et Ali ne manqua pas d’y croire. (Lire l’article)
Sauvons les mers, les océans
elle me tenait le bras la vie la main posée sur l’alpaga vert de mon costume en un geste qu’on ne voit plus qu’au cinéma nous allions côte à côte la vie et moi

















