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- Les aventures de Tigrovich
- Les Nouvelles aventures extraordinaires de John H.B. Oxymoron
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1. Eux (c’est-à-dire nous il y a 45 ans)
Eux, bien sûr, se croyaient immortels. Absolument convaincus que le passé, le présent et le futur étaient des éléments interchangeables dans un cycle de 24 heures. Ils avaient l’intuition que rien n’était vraiment impossible. La faute peut-être au climat, à l’atmosphère irréelle régnant à Mexico dans les années 1960, aux pluies pernicieuses de ce mois de septembre. C’étaient des jours où les illusions s’évanouissaient sans laisser l’amertume de la défaite, parce qu’elles avaient été rapidement remplacées par d’autres illusions nouvelles, tout aussi attirantes. (Lire la nouvelle)
Par Là
Par-ci, par-là, mais pas par de-ci de-là, c’est ça!? s’écria John H. B. Oxymoron, dont la...
Emporter sur place
Bon, je vais tenter, se dit John H.B. Oxymoron, mais comment éviter de ne pas réussir à...
Gauche
Il était clair que son camp allait encore se faire piétiner. John H. B. Oxymoron choisit...
Une visite de Marcel
Cet été-là, celui de 1908 je crois bien, mon tendre ami Robert nous avait loué à Benerville une villa vraiment baroque. Un gros chalet en bois surmonté d’un clocher d’au moins vingt mètres de haut !
Antonin Artaud, jonc en folie
Jamais génie et folie ne furent si proches voisins que chez Antonin Artaud. Et jamais, dans l’œuvre de ce dernier, la frontière n’est si floue que lorsque la question du sexe y est abordée. Chez Artaud, le sexe est rarement affaire joyeuse, peut-être parce que sa première expérience sexuelle, en 1914 à l’âge de 17 ans, lui avait valu une dépression carabinée. Quoi qu’il en soit, une de ses toutes dernières œuvres fut un recueil d’une centaine de pages au recto de chacune desquelles il griffonna ces mots : “Mon jonc ! Mon jonc ! Mon jonc !…” etc. , et au verso : “Ton con ! Ton con ! Ton con !”, etc. Est-ce une célébration ou au contraire le cri d’horreur d’un homme devenu absolument fou ? (Lire l’article)
L’épilogue
« Maintenant je vais dormir », disait-il chaque soir à celle d’entre nous qui quittait la...
29 – Mercredi 14 juin, 20 heures
Le profil de l’assassin se précise. Bartier est revenu me voir de sa propre initiative. Il...
Épictète et la Romaine
Où Épictète se souvient d’une Romaine riche et sévère : « Il est vrai, me demanda-t-elle, que les disciples de ta secte sont insensibles à la douleur ? » Épictète, insensible ? Quelques recherches dans les archives de Salt Lake City tendent à prouver le contraire…
XXIV. La pub
Malgré son grand retour sous le chapiteau, le tigre doute, s’alcoolise puis retrouve l’inquiétant Irénée, artiste du négoce en substances illicite. Ça ne va pas du tout, et ça ne va pas s’arranger. (Lire l’épisode)
Marcel Proust, d’une main
La découverte d’un inédit de Proust, c’est un événement. Et quand en sus cet inédit est un texte érotique, l’affaire devient tout à fait considérable. Un tel joyau a été déniché par l’universitaire américaine Kathryn Salmann-Bagels, qui s’est empressée de faire publier sa découverte aux éditions Illinois University Press en l’accompagnant d’un imposant appareil de notes et d’une longue introduction. Titre (contestable) choisi par la découvreuse : Praise of Masturbation (Éloge de la masturbation). (Lire l’article)
VII. Où notre héros se dira qu’il l’a échappé belle
Le tigre, animal instable, quitte sa vie d’art et de débauche dans la ville de B., au sein du cirque Romanès-Volkovitch, pour suivre un louche impresario qui doit l’amener vers la gloire. Mais la route de la capitale est semée de mauvaises intentions. Heureusement, le pire n’est jamais sûr. (Lire l’épisode)
XXII. Le retour de Tigrovich
Au début tout alla bien. On y crut, et Tigrovich le premier, tandis que s’amassait la foule des spectateurs devant la guérite où se négociaient billets nouvellement frappés et quelques babioles orientales, reliques du stock d’Ali. À peine extrait de la brume désolée qui l’avait entouré d’un halo indistinct durant le temps de sa langueur, l’artiste en lui trop longtemps négligé piaffait, sentant l’appel de la Beauté en son âme et en ses membres ankylosés l’instinct de la cabriole. Oui, Tigrovich y crut. Et Ali ne manqua pas d’y croire. (Lire l’article)
Roulez ou pas
« ! » s’exclama John H.B. Oxymoron. Son ami Jean-Guy-Robert Liégeois, écrasa des deux pieds le...
12 – Mardi 16 mai, 20 heures
L’enquête a pris du retard. Nous n’avons pu interroger les Brésiliens que ce matin. Leur...
Diminuendo
lorsqu’il mourut, l’écriture n’était alors plus pour lui qu’une des petites tâches matinales,...
Roland Barthes, le langage comme peau
Le 25 février 1980, vers 15h00, Roland Barthes sort d’un déjeuner avec François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle autour duquel Jack Lang a voulu réunir quelques intellectuels. A 15h45, le philosophe et sémiologue se fait renverser par une camionnette de blanchisserie devant le 44 rue des Écoles, tout près du Collège de France. Les secours le récupèrent inconscient, saignant du nez, et le transportent à la Salpêtrière. Il y meurt le lendemain, à l’âge de 64 ans. Tout a été dit sur cette mort, et même imaginé — voir La septième fonction du langage, de Laurent Binet. Tout sauf ceci : qu’est-il advenu du cartable en cuir noir que Barthes avait avec lui au moment de l’accident ? Et que contenait-il ? (Lire l’article)
8. Apocalypse Now
D’île, il n’y avait pas, bien sûr. En ce point où toutes les coordonnées géographiques s’annulent ne flotte qu’une grosse bouée rouge et blanche sur laquelle est peint en lettres capitales le mot ATLAS. J’ai appris depuis que c’est l’acronyme de Autonomous Temperature Line Acquisition System. Il s’agit d’une des bouées ancrées dans l’Atlantique pour collecter des données météorologiques et océanographiques. Elle est reliée au fond par cinq milles mètres de chaîne puis de câble en nylon, et au ciel par une balise Argos, le nom de notre bateau à une lettre près. (Lire l’épisode)

















