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Saint Léger
et je me souviens très bien de ses paroles, ce jour-là, où il a parlé de son projet de livre. C’est resté un projet. On entendait par le conduit de cheminée les voisins crier. Ça je n’en veux plus ! On ne comprenait pas tout.
Commerce
et le printemps dont on avait regardé les premiers jours en souriant, comme un trésor soudain,...
Jean d’Ormesson au-delà des Thermopyles
Confidence glissée par notre Jean d’O national dans une interview donnée à Vogue Paris quelques mois avant sa mort : “J’aurais beaucoup aimé écrire des livres érotiques sous pseudonyme mais c’est impossible : on me reconnaîtrait immédiatement.” Il y avait dans cette phrase un demi-mensonge ainsi qu’une vérité et demie. Le demi-mensonge : Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d’Ormesson se trouve être l’auteur de quelques pages, jamais publiées, sur ses amours homosexuelles – réelles ou fantasmées, on ne sait. La vérité et demie : chaque phrase de ce texte est à ce point frappée du sceau d’ormessonnien que la foule de ses lecteurs ne s’y serait pas trompée une seule seconde. Le style Jean d’O, c’est comme le Chanel n°5, vaguement écœurant mais reconnaissable à cent mètres. La preuve… (Lire l’article)
XXIX. Histoire de la chanteuse égyptienne
À bord du Circus, une mystérieuse passagère clandestine raconte son histoire. « Je suis née, dit la chanteuse égyptienne, en Égypte, non loin d’Alexandrie. À ma naissance, serins, canaris et colibris firent entendre un chant de joie, comme il m’a été dit. Ma famille était puissante et noble ; elle règne encore sur Alexandrie et ses alentours. Aussi vous faudra-t-il il souffrir, si vous désirez que je dise la suite de mon histoire, que je taise son nom et le mien. » Tous, Tigrovich, Démétrios, Youssef et ses trois marins firent signe qu’ils souffriraient… (Lire l’épisode)
XXXII. Prisonniers des pirates
Bientôt, tremblant de froid, de douleur et de faim (le tigre), ils se retrouvèrent, fers aux pieds, dans une cale humide et sombre, d’autant plus sombre qu’à tous les deux on avait, selon l’usage, recouvert les yeux d’un bandeau. D’abord, les sanglots de l’un répondant aux sanglots de l’autre, ils pleurèrent le sort du pauvre Demetrios, fidèle ami qui les avait réunis, avant de payer de sa vie l’accomplissement de son devoir. Or, comme ils pleuraient, des sanglots tiers se firent entendre dans l’obscurité. Le tigre et son dompteur se turent, oreilles dressées. (Lire la suite)
Rampe de sortie
Engageant son véhicule sur la rampe de sortie, John comprit: ces Belges m’aiment, fusse en...
Jean-Jacques et Maman
Les liens unissant Madame de Warens à Jean-Jacques Rousseau et Claude Anet, ses deux jeunes protégés partageant sa vie aux Charmettes, sont connus. Mais cette page inédite de l’auteur des Confessions les détaille avec une sincérité remarquablement explicite.
Sous le ciel toujours bleu
dormir rêver peut-être de prendre rendez-vous chez le coiffeur fermé consulter un catalogue de...
3 – Lundi 18 avril, 20 heures
Je comprends l’impatience du public. Sachez qu’une piste se dessine, ténue, fragile. Il s’agit...
Déjà ?!
DÉJÀ !? déchiffra Ronmoxyo B.H.J. (Marseille, un de ces fameux derniers...
Alexandre Vialatte et un marronnier en fleurs
Alexandre Vialatte est cet homme qui écrivit un jour : “L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau”. Le talentueux chroniqueur de La Montagne écrivit aussi : “Les arbres sont pleins de sève, jusques et y compris le grand marronnier en bas de chez moi. C’est le printemps sans doute”, mais cela personne ne le savait car la phrase figure dans un texte que le quotidien de Clermont-Ferrand a jugé préférable de ne pas publier, et que nous reproduisons ici en exclusivité. (Lire l’article)
VIII. C’est à Paris qu’il faut aller (méditation d’un tigre)
Enlevé à sa vie d’art et de débauche dans la ville de B. par un faux impresario, en fait un vrai détective, notre héros a été enfermé, pour son bien, dans une baraque à huîtres par le grand humain moustachu, son père adoptif et ostréiculteur. Mais il en a été libéré par sa belle amante Emma Volkovitch et ses frères, surtout un. Il se retrouve donc à faire la sieste sur un trapèze au-dessus de la piste du cirque Romanès-Volkovitch. (Lire l’épisode)
Sans nom
ce que je dis d’où je le dis je le dis d’où je gis, de sous la terre du fond du trou du ventre...
Encagé
« Oui, mais par où !? » s’affola le très encagé John H.B. Oxymoron. (Paris, Parking, 2...
1 – Lundi 11 avril, 20 heures
La bague a été dérobée hier matin, probablement vers les 11 heures. Le soleil brillait, presque trop. La température est anormalement élevée pour la saison. Nous avons chaque jour dans les 23, 24 degrés avec une pointe à 26 ce samedi. Il y a de quoi s’inquiéter.
XXXIV. La tempête
Or ce nuage n’était rien, simple et modeste avertissement, amuse-gueule de tornade. Bientôt le vent, puis les vents, se levèrent, suivis de peu par une houle déchaînée qui tantôt couchait sur le flanc la frégate pirate, tantôt la redressait poupe sur proue, proue sur poupe, le tout à l’avenant. La mer furieuse se faisait trombe, montagne, volcan, puis, dans sa rage renouvelée, abîme, crevasse, canyon d’écume, défilé rugissant. Fanfare elle bruissait d’un tintamarre infâme, orchestre désaccordé que ne dirigeait plus qu’une main affolante, sortie tout droit des profondeurs de l’Enfer pour faire jouer sur les flots une partition démoniaque. Les flots, quant à eux (c’était vraiment une tempête réglementaire), se brisaient et battaient l’air comme les mille bras d’un monstre décapité qui cherche en tous sens sa proie. (Lire le chapitre)
XV. Nuançons
Comme elle est loin l’enfance douloureuse de Tigrovich, tigre, prince et artiste, arraché dès l’âge tendre à sa Taïga orientale native. Il a presque oublié le grand humain à la grosse moustache et son épouse, ces ostréiculteurs qui l’adoptèrent. Il se souvient à peine d’Emma la belle écuyère qui fut son premier amour. C’est qu’il est monté à Paris où il a rencontré le plus merveilleux des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El-Fahed et autres noms et a signé un contrat qui marque le début de sa grande période. On a pu croire que ce contrat était au désavantage du tigre. Il faut nuancer. Nuançons. (Lire l’épisode)
Retour de VIE
Et moi qui croyais: ma vie est mon destin, la mort est ma destination, perplexa John H.B....

















