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Penser moins sans aller loin
"Je sens que mon cerveau est gluant, patiner dedans sera un jeu d'enfant!" réussit à penser...
L’Oulipo tète à queue
À peine était-il né que l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle, fondé par le mathématicien François Le Lionnais et l'écrivain Raymond Queneau) plongeait dans les entrailles du langage à la recherche d’improbables pépites. Ainsi, dès 1961, Jean Lescure inventait la méthode dite S+7 qui consiste à remplacer, dans un texte donné, chaque substantif par le septième substantif qui le suit dans le dictionnaire. Une méthode susceptible de produire quelques horreurs... (Lire l'article)
21 – Mardi 30 mai, 13 heures
J’ai hésité à rejoindre le plateau. Avec une telle canicule. Comment voulez-vous. Dimanche déjà...
Augustin et Monique
Où notre chroniqueur fait main basse sur une lettre dans laquelle saint Augustin confie son amour à sa mère, Monique : “Qui saura donner un nom au trouble que j’éprouve quand ma mémoire ravive l’image de mes premières années...”
Aux demeurants
aucune sépulture ici n’en dépasse une autre, comme si le code de l’art funéraire qui régit...
Pousse encore hier
peser aussi les mots
que l’on adresse aux morts
— ils sont un peu de notre poussière et
les entendent chacun le sait
ou tout au moins s’émeuvent
à leur manière
Trahir
et le 17 novembre 1925, pensant peut-être par-là attirer sur son fils nouveau-né la gloire dont il avait rêvé pour lui-même, Thomas Shelley, hôtelier londonien enrichi, convainquit sa jeune épouse, Ann Godwin, de donner à l’enfant les mêmes prénoms que le fameux poète Shelley, Percy Bysshe.
Rimbaud et Verlaine autour d’un trou du cul
En 1869 était publié à Paris un court recueil, "L’Idole", dans lequel un poète Parnassien aujourd’hui quelque peu oublié, Albert Mérat, célébrait le corps féminin en dix-huit sonnets. Chacun était dédié une partie de l’anatomie féminine. N’y manquait que l’anus. Deux ans plus tard, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud se sont employés à réparer cette lacune.
A room without a view
Et ce soir-là, quelques heures durant, quatre, cinq, je ne leur donnai pas de nouvelles. Aussi, lorsque je les appelai quatre, cinq heures plus tard, au sortir du cinéma, pour leur dire que les rues de la ville qui grouillaient de touristes quatre, cinq heures plus tôt, étaient désertes
Fragment météorologique : l’orage
dans le petit jour gris les corneilles animent seules le feuillage des platanes figé dans l’air lourd
depuis la veille on est pris dans la l’étreinte épaisse d’une pensée médusée on dirait du gras
XVIII. De quelques numéros mémorables réalisés par Tigrovich et son dompteur (prose hardiment descriptive)
Tigrovich est devenu artiste de cirque à Paris. Sous la conduite du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, sa carrière et son arts touchent des sommets jamais atteints dans l’histoire mondiale du cirque. De ses numéros qui ont marqué à jamais la mémoire circassienne on va donc à présent toucher un mot. C'est à un chercheur suisse de l'université de Zurich que revient l'idée d'un classement de ces numéros devant lesquels, à l’époque, le monde entier hurlait d’admiration : acrobatiques, mythologiques, théologiques, queer, folkloriques, aquatiques, classiques. On n’aurait pas dit mieux. Seule une profonde imprégnation de la pratique spectaculaire d’Ali et de son tigre avait permis d’en arriver à une telle fermeté dans la taxinomie. (Lire l'épisode)
14 – Jeudi 18 mai, 20 heures
Vous vous demandez probablement quelle surprise vous réserve aujourd’hui mon enquête. Elle...
Fleurs en laisse
John H. B. Oxymoron s'interrogeait:Cueillir les chiens?Tenir vos fleurs en laisse?Couper des...
20 – Lundi 29 mai, 20 heures
J’ai reçu ce matin un coup de fil de Simone. Elle ne reconnaît plus son mari. Il s’est mis à...
XLI. Tu parles tigre, à présent ?
C’était Auguste tel qu’en lui-même, n’eût été son costume local, mais différent cependant, imperceptiblement, la stature, peut-être, plus altière que de coutume, et dans l’attitude quelque chose de fluidement souple. Mais c’était bien Auguste, à n’en pas douter, ses bras forgés par la culture de l’huître et le port du fusil, sa voix haute et sonore, et ses mains énormes, promptes à frapper. Il est rare, pourtant, qu’un citoyen du village de P. se laisse aller aux charmes du voyage en Orient, où la chasse au sanglier n’est guère répandue. Tout cela était vraiment bien surprenant. (Lire l'épisode)
XXIII. Sur la mauvaise pente
Tigrovich, tigre, prince et artiste aurait tout eu pour être heureux si la main de la fatalité n’avait frappé à la porte de sa merveilleuse carrière : ce fut l’accident, puis, bien pire, la mélancolie de l’artiste, étrange langueur dont on ne se remet jamais tout à fait. Notre artistique héros a tenté un grand retour sur la piste du chapiteau, mais un soir il fuit s’alcooliser dans un bouge : il se trouve moins bon. Autant dire qu’il n’est pas exactement sur une bonne pente. (Lire l'épisode)
45 – Vendredi 14 juillet, 13h.
L’événement s’est produit ce matin. Je ne pensais pas intervenir sur votre antenne mais les...
X. Épiphanie d’un dompteur
Il y a eu la tendre enfance en sa Taïga orientale native, le dur travail de l’huître chez les gentils humains qui l’avaient adopté.e en France occidentale, l’art, l’amour et la débauche au cirque Volkovitch-Romanès. Bref, Tigrovich se cherche, mais il a récemment trouvé sa voie et la solution à tous ses problèmes : il lui faut un dompteur, et un dompteur ça se rencontre à Paris. Pour l’instant, l’artiste a chu en descendant du train. Il se remet au buffet de la gare. (Lire l'épisode)















