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Alphonse Allais, ah fonce, allez !
Parmi les choses qui foutent le camp, il y a l’art des vers holorimes. Ce divertissement en vogue au XIXe et XXe siècles consistait à se faire succéder des vers parfaitement homophones, c’est-à-dire se prononçant de la même manière mais racontant des choses fort différentes. Un des distiques holorimes les plus célèbres est dû à la plume d’Alphonse Allais, lequel fut un grand spécialiste du genre… mais pas le seul. (Lire l’article)
Kant et son valet Lampe
« Il faut donc admettre que les relations entre hommes sont préférables à la masturbation et considérer que la sodomie reste le premier impératif catégorique »: un texte inédit et sulfureux de l’auteur des Fondements de la métaphysique des mœurs.
Tout se rejoint
John s’enquit aimablement auprès de l’hôtesse: « Il y a vingt minutes je me fait...
Marcel Proust, d’une main
La découverte d’un inédit de Proust, c’est un événement. Et quand en sus cet inédit est un texte érotique, l’affaire devient tout à fait considérable. Un tel joyau a été déniché par l’universitaire américaine Kathryn Salmann-Bagels, qui s’est empressée de faire publier sa découverte aux éditions Illinois University Press en l’accompagnant d’un imposant appareil de notes et d’une longue introduction. Titre (contestable) choisi par la découvreuse : Praise of Masturbation (Éloge de la masturbation). (Lire l’article)
41 – Lundi 10 juillet, 20 heures
Je sors du bureau du procureur. Nous avons fait le point. Émile Poisson m’a félicité sur les...
Sous la peau
Sa boîte à musique jouait une version métallique et aigrelette de Hey Jude tandis qu’une aube...
XXII. Le retour de Tigrovich
Au début tout alla bien. On y crut, et Tigrovich le premier, tandis que s’amassait la foule des spectateurs devant la guérite où se négociaient billets nouvellement frappés et quelques babioles orientales, reliques du stock d’Ali. À peine extrait de la brume désolée qui l’avait entouré d’un halo indistinct durant le temps de sa langueur, l’artiste en lui trop longtemps négligé piaffait, sentant l’appel de la Beauté en son âme et en ses membres ankylosés l’instinct de la cabriole. Oui, Tigrovich y crut. Et Ali ne manqua pas d’y croire. (Lire l’article)
À poêle Landru !
Henri Désiré Landru fut un grand séducteur, un petit escroc et un auteur pas inintéressant. Cette dernière qualité reste méconnue. Il suffit pourtant de se pencher sur les carnets du tueur en série — conservés aux archives de la Préfecture de police de Paris et bizarrement peu consultés — pour s’apercevoir que cet homme avait un étonnant sens de l’humour servi par une belle plume. Dans le petit carnet noir où Landru a consigné les noms des 283 femmes qu’il a séduites durant sa « carrière » (il sera guillotiné en 1922 pour le meurtre de onze d’entre elles), on trouve quelques lignes charmantes sur les attraits de telle ou telle. (Lire l’article)
1 – Lundi 11 avril, 20 heures
La bague a été dérobée hier matin, probablement vers les 11 heures. Le soleil brillait, presque trop. La température est anormalement élevée pour la saison. Nous avons chaque jour dans les 23, 24 degrés avec une pointe à 26 ce samedi. Il y a de quoi s’inquiéter.
Jules et Edmond de Goncourt : Dieu au bordel
“La religion est une partie du sexe de la femme.” Voilà une des citations des frères Goncourt qui se colporte de page web en page web sans que l’on sache trop d’où elle vient ni ce qu’elle signifie vraiment. La source est assez simple à trouver : c’est une phrase extraite du Journal, inscrite à la date du 11 avril 1857. Notre aphorisme sibyllin pourrait bien être une condamnation simultanée du sexe, de la religion et de la femme. Certes, mais la question reste entière : cette phrase, que signifie-t-elle réellement ? (Lire l’article)
VII. Où notre héros se dira qu’il l’a échappé belle
Le tigre, animal instable, quitte sa vie d’art et de débauche dans la ville de B., au sein du cirque Romanès-Volkovitch, pour suivre un louche impresario qui doit l’amener vers la gloire. Mais la route de la capitale est semée de mauvaises intentions. Heureusement, le pire n’est jamais sûr. (Lire l’épisode)
2. Un taxi pour Tobrouk
J’ai rejoint l’équipe de Libération le 16 août 1994. Son directeur Serge July s’était mis en tête de faire un quotidien de plus de quatre-vingt pages, une cinquantaine de journalistes avaient été recrutés (dont moi), quelques fonds avaient été réunis (pas suffisamment, hélas), des idées grandioses avaient été jetées sur le papier (il s’agissait de faire une sorte de New York Times français, rien de moins). Au pied du mur, l’équipe doutait, rechignait, trépignait, et c’est dans cette mêlée confuse que je débarquai. (Lire la suite)
XXXII. Prisonniers des pirates
Bientôt, tremblant de froid, de douleur et de faim (le tigre), ils se retrouvèrent, fers aux pieds, dans une cale humide et sombre, d’autant plus sombre qu’à tous les deux on avait, selon l’usage, recouvert les yeux d’un bandeau. D’abord, les sanglots de l’un répondant aux sanglots de l’autre, ils pleurèrent le sort du pauvre Demetrios, fidèle ami qui les avait réunis, avant de payer de sa vie l’accomplissement de son devoir. Or, comme ils pleuraient, des sanglots tiers se firent entendre dans l’obscurité. Le tigre et son dompteur se turent, oreilles dressées. (Lire la suite)
Vie chrétienne
Le Cervin, Cervin, Cervin… John H.B. Oxymoron se souvenait parfois de son catéchisme de...
Fragment météorologique : l’orage
dans le petit jour gris les corneilles animent seules le feuillage des platanes figé dans l’air lourd
depuis la veille on est pris dans la l’étreinte épaisse d’une pensée médusée on dirait du gras
Mise au point
n’oublier pas que le migrant de l’homme est le semblable et le sédentaire le différent ...
Rampe de sortie
Engageant son véhicule sur la rampe de sortie, John comprit: ces Belges m’aiment, fusse en...
Chetumal
D’après mes calculs, l’hôtel que j’ai réservé à Chetumal se trouve donc à...

















