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Vegan
et on supposa qu’ils honoraient leurs morts par des plaques ou des inscriptions commémoratives...
Diminuendo
lorsqu’il mourut, l’écriture n’était alors plus pour lui qu’une des petites tâches matinales,...
Qualité de vie
Du top management sans ménagement! Et ma « qualité de mort », elle dépendra d’un...
Au temps
J’ai à peine regardé la mer. Je me souviens que hier, sous le ciel clair de midi, elle était...
Pubicité
Vente au pubi. Rue d’Aboukir, à Paris.
5. Gravity
Je me suis réveillé comme d’un mauvais rêve, à ceci près que le cauchemar continuait. Je n’avais rien d’autre que les vêtements que je portais, trempés de sueur, ainsi que dix dollars et vingt livres égyptiennes au fond d’une poche. Plus de passeport, d’ordinateur, de portable. La ligne de la chambre était coupée. La porte était ouverte, je suis sorti. Personne nulle part. (Lire le chapitre)
XLII. Éléments d’histoire de la Taïga occidentale
« Je me nomme Augustus von Tigrovich, fils d’Augustus von Tigrovich, Empereur des toutes les Taïgas. Mon père, monarque juste et aimé, eut deux fils, moi-même, aîné et héritier de l’Empire et Raymond, mon puîné. Il nous éleva dans l’amour de l’Empire, me formant avec douceur et fermeté à mes futures charges, tandis que Raymond excellait dans les arts équestres et la musique, se préparant à tenir son rang de prince de sang. Un tigre-chambellan, Tortovich, avait reçu la charge unique de notre éducation… » (Lire l’épisode)
Une saison d’élégie
les yeux mi-clos à la chute des feuilles on les dit mortes on confond
la mort et le détachement
c’est qu’on les envie
qu’on ne sait
passer la main légère
entre les cuisses qu’égrène le temps
XVIII. De quelques numéros mémorables réalisés par Tigrovich et son dompteur (prose hardiment descriptive)
Tigrovich est devenu artiste de cirque à Paris. Sous la conduite du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, sa carrière et son arts touchent des sommets jamais atteints dans l’histoire mondiale du cirque. De ses numéros qui ont marqué à jamais la mémoire circassienne on va donc à présent toucher un mot. C’est à un chercheur suisse de l’université de Zurich que revient l’idée d’un classement de ces numéros devant lesquels, à l’époque, le monde entier hurlait d’admiration : acrobatiques, mythologiques, théologiques, queer, folkloriques, aquatiques, classiques. On n’aurait pas dit mieux. Seule une profonde imprégnation de la pratique spectaculaire d’Ali et de son tigre avait permis d’en arriver à une telle fermeté dans la taxinomie. (Lire l’épisode)
XIV. Une affiche sur les Grands Boulevards
Comme elle est loin l’enfance douloureuse de Tigrovich, tigre, prince et artiste, arraché dès l’âge tendre à sa Taïga orientale native. Il a presque oublié le grand humain à la grosse moustache et son épouse, ces ostréiculteurs qui l’adoptèrent. Il se souvient à peine d’Emma, la belle écuyère qui fut son premier amour. C’est qu’il est monté à Paris où il a rencontré le plus merveilleux de dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El-Fahed et autres noms, a signé un contrat, et maintenant commence pour lui sa grande période. (Lire l’épisode)
Victor Hugo, des vers et des pas mûres
On ne recense dans toute l’œuvre de Victor Hugo — qu’elle soit poétique, romanesque ou théâtrale — que très peu de lignes que l’on pourrait qualifier de grivoises, et aucune que l’on pourrait qualifier de licencieuse. Si l’auteur des Misérables est connu pour avoir eu une vie sexuelle plutôt débridée, ses écrits n’en gardent la trace que sous la forme d’une sublimation toute freudienne. Aussi fut-ce une énorme surprise de voir surgir un long poème inédit roulant comme un torrent impétueux pour décrire le désir sexuel et son aboutissement. Cette pièce singulière, absente de l’inventaire des collections, était enfouie dans le grenier de la maison Victor Hugo de la place des Vosges. (Lire l’article)
XXXVII. La belle dame brune de la banque
Ils marchèrent longtemps dans ce qui se révéla être une ville construite au bord du rivage et au-delà vers les montagnes. Et dans leur marche ils doublaient des maisons neuves et des maisons vieilles, des maisons tout écroulées et d’autres toutes pimpantes, des ruines et des chantiers, des chantiers et des gratte-ciels, des murs lépreux et d’autres rutilants, empruntant tantôt des ruelles, tantôt des avenues, se perdant plus que de raison, mais se retrouvant sans cesse, à en juger par la main ferme du petit qui savait bien où il allait. Tandis qu’ils progressaient, les sucs digestifs faisaient leur office et dissipaient l’engourdissement du tigre. (Lire l’épisode)
Antonin Artaud, jonc en folie
Jamais génie et folie ne furent si proches voisins que chez Antonin Artaud. Et jamais, dans l’œuvre de ce dernier, la frontière n’est si floue que lorsque la question du sexe y est abordée. Chez Artaud, le sexe est rarement affaire joyeuse, peut-être parce que sa première expérience sexuelle, en 1914 à l’âge de 17 ans, lui avait valu une dépression carabinée. Quoi qu’il en soit, une de ses toutes dernières œuvres fut un recueil d’une centaine de pages au recto de chacune desquelles il griffonna ces mots : “Mon jonc ! Mon jonc ! Mon jonc !…” etc. , et au verso : “Ton con ! Ton con ! Ton con !”, etc. Est-ce une célébration ou au contraire le cri d’horreur d’un homme devenu absolument fou ? (Lire l’article)
Par Là
Par-ci, par-là, mais pas par de-ci de-là, c’est ça!? s’écria John H. B. Oxymoron, dont la...
Impasse de l’Avenir
Et pire quoi encore !? J’y vais ? J’y vais pas ? se demanda John H. B. Oxymoron....
Moloch
ils montèrent à califourchon, nus, tout au bout des canons, les parties génitales pendant...
Sans date
et la veille de sa mort — dont on ne sut bien sûr que le jour de sa mort que ça avait été la...
Veilleur
« Tu seras le veilleur aveugle de ce mur muet. » – J’y veillerai! hurla John. (Fécamp, 02...


















