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Hamlet à Venise
Je viens de fourrer les vêtements et sous-vêtements de Catherine dans mon sac et je m’apprête à quitter la chambre. Elle va se retrouver à poil dans cet hôtel comme une idiote. Cette perspective me rend euphorique...
52 – Mardi 12 septembre, 20 heures
La semaine a été chargée. L’enquête s’emballe. Nous avons arrêté Ingrid en gare du Nord alors...
Jean Cocteau en enfer
Comme la BNF, la belle bibliothèque de l’Institut de France possède un "enfer", c’est-à-dire un rayon regroupant des ouvrages naguère jugés licencieux ou contraires aux bonnes mœurs. La chose peut sembler étonnante pour une institution aussi policée que celle du quai Conti, mais elle ne surprendra que ceux qui ignorent que l’Académie française a vu défiler sur ses fauteuils bon nombre de polissons — occasionnellement de polissonnes. L’accès à cet enfer est strictement réservé aux Immortels, et pour cause : il renferme pour l’essentiel des textes écrits par les académiciens eux-mêmes. Des textes légèrement égrillards, dont certains ont une histoire cocasse. (Lire l'article)
XXVII. À bord du Circus
Sortit de la cabine de pilotage un petit homme à la chevelure bouclée dont les mains graisseuses qu’il venait, selon toute apparence, de plonger dans un moteur, n’enlevaient rien à l’élégance naturelle. C’était un petit corse qui savait naviguer. Il se nommait Joseph et se faisait appeler Youssef, ou parfois, selon l’humeur, Pepe. Youssef installa clowns et tigre sur le gaillard d’avant du coursier et, lançant quelques ordres en corse, fit se mouvoir le bâtiment. Le large lança son appel. Le Circus fit entendre le hululement d’une corne de brume. Enfin ils mirent à la voile. (Lire l'épisode)
Commerce
et le printemps dont on avait regardé les premiers jours en souriant, comme un trésor soudain,...
Encagé
"Oui, mais par où !?" s'affola le très encagé John H.B. Oxymoron. (Paris, Parking, 2 rue...
À l’horizon
bientôt le sentiment se mit à prévaloir qu’on ratait tout qu’on ne manquait pas seulement à...
Osiris
et l’année de sa mort, je l’ai connu. Il habitait une petite maison au-dessus des rails de...
Gauche
Il était clair que son camp allait encore se faire piétiner. John H. B. Oxymoron choisit...
Ne pas deposer l’ordure ici
Pris d'un stupide élan de générosité John H.B. Oxymoron voulut déposer Jean-Pierre Liégeois...
Penser moins sans aller loin
"Je sens que mon cerveau est gluant, patiner dedans sera un jeu d'enfant!" réussit à penser...
Roland Barthes, le langage comme peau
Le 25 février 1980, vers 15h00, Roland Barthes sort d’un déjeuner avec François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle autour duquel Jack Lang a voulu réunir quelques intellectuels. A 15h45, le philosophe et sémiologue se fait renverser par une camionnette de blanchisserie devant le 44 rue des Écoles, tout près du Collège de France. Les secours le récupèrent inconscient, saignant du nez, et le transportent à la Salpêtrière. Il y meurt le lendemain, à l’âge de 64 ans. Tout a été dit sur cette mort, et même imaginé — voir La septième fonction du langage, de Laurent Binet. Tout sauf ceci : qu’est-il advenu du cartable en cuir noir que Barthes avait avec lui au moment de l’accident ? Et que contenait-il ? (Lire l'article)
2 – Mercredi 13 avril, 20 heures
L’enquête piétine. Nous manquons d’éléments. Il n’y a pas de traces d’effraction. Aucune...
Aller simple
alors au seuil de la vieillesse c’est bien des coups que m’a portés mon père lorsque j’étais...
III. Vocation de Tigrovich
Tigre, prince et artiste, Tigrovich a dû abandonner sa native Taïga pour vivre en France occidentale avec le couple d'humains ostréiculteurs originaires qui l'a adopté. Tout semble s'opposer à son artistique destin car il faut travailler l'huître et, pire, affronter l'école dure aux tigres sensibles… Mais la Beauté n'est jamais loin quand on est noble, tigre et artiste… (Lire l'épisode)
2. La petite fourmi
En me servant un coca glacé, j’ai découvert une petite fourmi qui flottait dans le verre. Deux options s’offraient à moi : la gastronomique, après tout, c’est des protéines, et hop j’avale ; ou la franciscaine : lui tendre un crayon pour l’aider à sortir. La deuxième option a pris le dessus et j’ai déposé le petit animal ivre sur le rebord de la fenêtre pour qu’il sèche au soleil, même s’il devait rester tout poisseux. J’ai lancé un regard aimable à la petite fourmi, qui était complètement bourrée au coca et j’ai bu une longue gorgée que j’ai savourée.
(Lire la nouvelle)
Jean Pétrin
"Ciel, un pléonasme redondant!" John H. B. Oxymoron fut soudain pétrifié par l'apparition de...
1. Eux (c’est-à-dire nous il y a 45 ans)
Eux, bien sûr, se croyaient immortels. Absolument convaincus que le passé, le présent et le futur étaient des éléments interchangeables dans un cycle de 24 heures. Ils avaient l’intuition que rien n’était vraiment impossible. La faute peut-être au climat, à l’atmosphère irréelle régnant à Mexico dans les années 1960, aux pluies pernicieuses de ce mois de septembre. C’étaient des jours où les illusions s’évanouissaient sans laisser l’amertume de la défaite, parce qu’elles avaient été rapidement remplacées par d’autres illusions nouvelles, tout aussi attirantes. (Lire la nouvelle)

















