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7 – Mercredi 3 mai, 20 heures
Je ne suis pas certain, Anne Balfour, de pouvoir répondre à votre question. L’enquête doit...
XXXIX. Sur la route de D.
D’abord, allègre, il marcha vite, se réjouissant, rasséréné, de ce que ses aventures aient pris une ferme direction dont la destination, certes incertaine, présentait l’avantage de l’éloigner de Beyrouth où il laissait, avec quelques dettes, un compte vide au Crédit helvète, branche de Beyrouth. Bientôt il quitta la ville, suivant toujours la même voie rectiligne, il traversa une plaine fertile, monta et descendit quelques montages, puis avança en une vallée qu’entouraient des montagnes pelées. Chaque jour il marchait et la nuit il dormait, veillé par ces étoiles où il avait mis le peu d’espoir qui lui restait. (Lire l'épisode)
L’étrange cas du Dr Enid Blyton
La Britannique Enid Blyton (1897-1968) a écrit plus de 600 livres pour enfants, dont les célèbres séries des Oui-Oui et du Club des Cinq. L’auteur le plus prolifique de la littérature jeunesse a laissé derrière lui un héritage qui continue de fructifier. Pour ses lecteurs, Blyton règne sur un monde enchanté, joyeux et lumineux, simple et touchant. L’envers de la médaille est plus sombre. Un chercheur a même exhumé une vingtaine de versions extrêmement scabreuses des aventures de Oui-Oui, assurément issues de la machine à écrire de Blyton, bien que signées d'un pseudonyme. (Lire l'article)
Le prix du poisson
Un peu étonné quand même, John considérait le poisson considérer son peu de...
Marguerite Duras à Calcutta
Il faut avoir vécu l’an de grâce 1969 pour avoir une juste idée du choc que fut la création à New York et à Londres de la comédie musicale Oh ! Calcutta ! : une série de sketches d’avant-garde réunis par le critique de théâtre et dramaturge britannique Kenneth Tynan. Ce grand pourfendeur de la censure voulait que chacun de ces sketchs vienne briser un tabou. Samuel Beckett, John Lennon, Sam Shepard et Edna O'Brien sont quelques-unes des plumes qui acceptèrent de participer à l’écriture du spectacle. Il manque à cette liste le nom de Marguerite Duras, dont on sait depuis peu qu’elle fut également sollicitée par Kenneth Tynan. (Lire l'article)
53 – Jeudi 14 septembre, 13 heures
Nous ne sommes jamais à la hauteur des événements. Pendant qu’Ingrid mettait en émoi les forces...
Fauteuil croulant
Arrivé au seuil du fauteuil croulant, tout invitait John H.B. Oxymoron à se sentir vraiment...
Roland Barthes, le langage comme peau
Le 25 février 1980, vers 15h00, Roland Barthes sort d’un déjeuner avec François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle autour duquel Jack Lang a voulu réunir quelques intellectuels. A 15h45, le philosophe et sémiologue se fait renverser par une camionnette de blanchisserie devant le 44 rue des Écoles, tout près du Collège de France. Les secours le récupèrent inconscient, saignant du nez, et le transportent à la Salpêtrière. Il y meurt le lendemain, à l’âge de 64 ans. Tout a été dit sur cette mort, et même imaginé — voir La septième fonction du langage, de Laurent Binet. Tout sauf ceci : qu’est-il advenu du cartable en cuir noir que Barthes avait avec lui au moment de l’accident ? Et que contenait-il ? (Lire l'article)
P.I.B. R.I.P.
Et en ce temps-là, dont même les plus anciens parmi vous ne peuvent se souvenir, l’indicateur...
22 – Mercredi 31 mai, 20 heures
J’ai reçu le résultat du relevé des empreintes effectué au domicile de Jo Baldaturian lundi...
Jean d’Ormesson au-delà des Thermopyles
Confidence glissée par notre Jean d’O national dans une interview donnée à Vogue Paris quelques mois avant sa mort : “J’aurais beaucoup aimé écrire des livres érotiques sous pseudonyme mais c’est impossible : on me reconnaîtrait immédiatement.” Il y avait dans cette phrase un demi-mensonge ainsi qu’une vérité et demie. Le demi-mensonge : Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d'Ormesson se trouve être l’auteur de quelques pages, jamais publiées, sur ses amours homosexuelles – réelles ou fantasmées, on ne sait. La vérité et demie : chaque phrase de ce texte est à ce point frappée du sceau d’ormessonnien que la foule de ses lecteurs ne s’y serait pas trompée une seule seconde. Le style Jean d’O, c’est comme le Chanel n°5, vaguement écœurant mais reconnaissable à cent mètres. La preuve... (Lire l'article)
Mourir à l’œil
Apprendre à bien mourir, à l'œil ! s'exclama John De Bene Moriendi Oxymoron.Si j'avais su, je...
5. L’empire que j’aime
En termes de rituels initiatiques, les Américains ont occupé pour le meilleur et pour le pire une place énorme dans ma vie. Comment résoudre alors l'apparente contradiction entre l’empire, la grande force suprême du mal qui influençait nos vies à distance, et ses fruits dorés ?
(Lire la nouvelle)
50%
Mais 50 % de quoi, exactement? s'inquiéta John H. B. Oxymoron. (Avignon, 5 septembre...
Pierre mot
La mer beaucoup plus agitée. Bat la digue et la rampe qui plonge vers la plage. Les baigneurs...
24 – Vendredi 2 juin, 20 heures
Les nouvelles s’accumulent. Je ne sais pas si nous pouvons parler de bonnes nouvelles. Au moins...
Vegan
et on supposa qu’ils honoraient leurs morts par des plaques ou des inscriptions commémoratives...
Serge Gainsbourg, l’amour complexe
Avant de devenir Serge Gainsbourg, Lucien Ginsburg fut pianiste de bar. Il travaillait l’été dans les station chic, en particulier au Touquet où, à la fin des années 1950, il a tenu les ivoires du Flavio, un restaurant qui, aujourd’hui encore, chérit les quelques reliques que l’homme à la tête de chou y a abandonnées derrière lui. La plus précieuse est une partition griffonnée à la hâte (un calypso) avec au dos le texte d’une chanson intitulée L’Amour complexe. En voici le début... et les suites. (Lire l'article)















