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Rue Dieu
Oui, car Tu es ma belle impasse, pair et manque, et en plus tu es mort; mais au moins tu as un...
35 – Lundi 26 juin, 20 heures
Quelle époque. J’ai été agressé dimanche matin à mon domicile. Autrefois la police était...
Tout se rejoint
John s'enquit aimablement auprès de l'hôtesse: "Il y a vingt minutes je me fait agonir parce...
Suivre la flèche
"Suis-je en train de suivre la flèche ou bien le sens inverse des aiguilles d'une flèche?" se...
14 – Jeudi 18 mai, 20 heures
Vous vous demandez probablement quelle surprise vous réserve aujourd’hui mon enquête. Elle...
Sauvons les mers, les océans
elle me tenait le bras la vie la main posée sur l’alpaga vert de mon costume en un geste qu’on ne voit plus qu’au cinéma nous allions côte à côte la vie et moi
XXVIII. La traversée
Le moteur, dont Youssef et ses trois marins corses alimentaient les pistons de divers carburants (navets, graisse d’oie et de baleine, colza déshydraté, chocolat blanc, café en grain et autres produits laissés à bord par les précédents armateurs), fit jouer ses rouages et propulsa le Circus vers l’avant. Bientôt Marseille disparut. On ne vit plus, tout autour du bâtiment, que des vagues dont le gris rivalisait avec les couleurs de la coque qui les fendait. Le début du périple acheva de guérir Tigrovich de ses récents excès. Les trois premiers jours, il ne quittait guère l’avant du bateau et sous le vent, où une main prudente l’avait placé, vomissait sans discontinuer tripes, boyaux, substances psychotropes et graisse de pâtés de tête, sans oublier son désespoir et sa honte... (Lire l'épisode)
3. Petit frère
Benito n’était pas petit et poilu comme l’âne Platero, c’était plutôt la version défectueuse d’un mini flashman : sa vitesse ne l’empêchait pas de se cogner contre toutes les portes, de renverser tous les verres, d’envoyer valser toutes les poubelles, de faire exploser toutes les bouteilles de soda. Ses exploits, majeurs et mineurs, avaient fini par devenir légendaires... (Lire la nouvelle)
22 – Mercredi 31 mai, 20 heures
J’ai reçu le résultat du relevé des empreintes effectué au domicile de Jo Baldaturian lundi...
Sans date
et la veille de sa mort — dont on ne sut bien sûr que le jour de sa mort que ça avait été la...
Victor Hugo, des vers et des pas mûres
On ne recense dans toute l’œuvre de Victor Hugo — qu’elle soit poétique, romanesque ou théâtrale — que très peu de lignes que l’on pourrait qualifier de grivoises, et aucune que l’on pourrait qualifier de licencieuse. Si l’auteur des Misérables est connu pour avoir eu une vie sexuelle plutôt débridée, ses écrits n’en gardent la trace que sous la forme d’une sublimation toute freudienne. Aussi fut-ce une énorme surprise de voir surgir un long poème inédit roulant comme un torrent impétueux pour décrire le désir sexuel et son aboutissement. Cette pièce singulière, absente de l’inventaire des collections, était enfouie dans le grenier de la maison Victor Hugo de la place des Vosges. (Lire l'article)
3. La Mort aux trousses
Tim Hetherington est un type que j’aurais aimé mieux connaître. Il ne m’en a pas laissé le temps : il est mort deux semaines après notre rencontre, fauché par un éclat d’obus ou de roquette dans une rue de Misrata en même temps que son collègue Chris Hondros — un autre éclat du même projectile. Les grands photoreporters ne couvrent pas un événement, ils sont dans l’événement, corps et âme, avec tous les risques que cela comporte pour l’un comme pour l’autre. (Lire la suite)
XXIII. Sur la mauvaise pente
Tigrovich, tigre, prince et artiste aurait tout eu pour être heureux si la main de la fatalité n’avait frappé à la porte de sa merveilleuse carrière : ce fut l’accident, puis, bien pire, la mélancolie de l’artiste, étrange langueur dont on ne se remet jamais tout à fait. Notre artistique héros a tenté un grand retour sur la piste du chapiteau, mais un soir il fuit s’alcooliser dans un bouge : il se trouve moins bon. Autant dire qu’il n’est pas exactement sur une bonne pente. (Lire l'épisode)
Une rue sans issue
Les problèmes ont commencé le jour où Edmond Mortier, notre maire, a fini de lire Les Misérables. À 78 ans, il était temps qu’il finisse. À peine la dernière page tournée, il décrétait que notre village aurait une rue Victor-Hugo.
Trahir
et le 17 novembre 1925, pensant peut-être par-là attirer sur son fils nouveau-né la gloire dont il avait rêvé pour lui-même, Thomas Shelley, hôtelier londonien enrichi, convainquit sa jeune épouse, Ann Godwin, de donner à l’enfant les mêmes prénoms que le fameux poète Shelley, Percy Bysshe.
Marguerite Duras à Calcutta
Il faut avoir vécu l’an de grâce 1969 pour avoir une juste idée du choc que fut la création à New York et à Londres de la comédie musicale Oh ! Calcutta ! : une série de sketches d’avant-garde réunis par le critique de théâtre et dramaturge britannique Kenneth Tynan. Ce grand pourfendeur de la censure voulait que chacun de ces sketchs vienne briser un tabou. Samuel Beckett, John Lennon, Sam Shepard et Edna O'Brien sont quelques-unes des plumes qui acceptèrent de participer à l’écriture du spectacle. Il manque à cette liste le nom de Marguerite Duras, dont on sait depuis peu qu’elle fut également sollicitée par Kenneth Tynan. (Lire l'article)
1. Eux (c’est-à-dire nous il y a 45 ans)
Eux, bien sûr, se croyaient immortels. Absolument convaincus que le passé, le présent et le futur étaient des éléments interchangeables dans un cycle de 24 heures. Ils avaient l’intuition que rien n’était vraiment impossible. La faute peut-être au climat, à l’atmosphère irréelle régnant à Mexico dans les années 1960, aux pluies pernicieuses de ce mois de septembre. C’étaient des jours où les illusions s’évanouissaient sans laisser l’amertume de la défaite, parce qu’elles avaient été rapidement remplacées par d’autres illusions nouvelles, tout aussi attirantes. (Lire la nouvelle)
Les Commensaux
au cimetière, je prenais quelques photos de la tombe de maman pour les envoyer à Ulysse et à...
















