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II. Jeunesse de Tigrovich
Arraché à la quiétude de son enfance princière et artistique par un malencontreux accident de chasse, Tigrovich, tigre, prince et artiste, a dû quitter la Taïga orientale vers les rivages ostréicoles de la France occidentale, en compagnie d’un couple d’humains qui ont l’air plutôt sympathique... (Lire l'épisode)
Rue Dieu
Oui, car Tu es ma belle impasse, pair et manque, et en plus tu es mort; mais au moins tu as un...
Jean Cocteau en enfer
Comme la BNF, la belle bibliothèque de l’Institut de France possède un "enfer", c’est-à-dire un rayon regroupant des ouvrages naguère jugés licencieux ou contraires aux bonnes mœurs. La chose peut sembler étonnante pour une institution aussi policée que celle du quai Conti, mais elle ne surprendra que ceux qui ignorent que l’Académie française a vu défiler sur ses fauteuils bon nombre de polissons — occasionnellement de polissonnes. L’accès à cet enfer est strictement réservé aux Immortels, et pour cause : il renferme pour l’essentiel des textes écrits par les académiciens eux-mêmes. Des textes légèrement égrillards, dont certains ont une histoire cocasse. (Lire l'article)
22 – Mercredi 31 mai, 20 heures
J’ai reçu le résultat du relevé des empreintes effectué au domicile de Jo Baldaturian lundi...
2. Un taxi pour Tobrouk
J’ai rejoint l’équipe de Libération le 16 août 1994. Son directeur Serge July s’était mis en tête de faire un quotidien de plus de quatre-vingt pages, une cinquantaine de journalistes avaient été recrutés (dont moi), quelques fonds avaient été réunis (pas suffisamment, hélas), des idées grandioses avaient été jetées sur le papier (il s’agissait de faire une sorte de New York Times français, rien de moins). Au pied du mur, l’équipe doutait, rechignait, trépignait, et c’est dans cette mêlée confuse que je débarquai. (Lire la suite)
Penser moins sans aller loin
"Je sens que mon cerveau est gluant, patiner dedans sera un jeu d'enfant!" réussit à penser...
Antonin Artaud, jonc en folie
Jamais génie et folie ne furent si proches voisins que chez Antonin Artaud. Et jamais, dans l’œuvre de ce dernier, la frontière n’est si floue que lorsque la question du sexe y est abordée. Chez Artaud, le sexe est rarement affaire joyeuse, peut-être parce que sa première expérience sexuelle, en 1914 à l’âge de 17 ans, lui avait valu une dépression carabinée. Quoi qu’il en soit, une de ses toutes dernières œuvres fut un recueil d’une centaine de pages au recto de chacune desquelles il griffonna ces mots : “Mon jonc ! Mon jonc ! Mon jonc !…” etc. , et au verso : “Ton con ! Ton con ! Ton con !”, etc. Est-ce une célébration ou au contraire le cri d’horreur d’un homme devenu absolument fou ? (Lire l'article)
2 – Mercredi 13 avril, 20 heures
L’enquête piétine. Nous manquons d’éléments. Il n’y a pas de traces d’effraction. Aucune...
I. Naissance et enfance de Tigrovich
Qui n’a pas connu Tigrovich ? Son port majestueux, son allure souple et balancée dont la cambrure arquée accentuait encore la grâce, et le soir, quelquefois, après le show, le doux frémissement d’un muscle vigoureux sous les rayures satinées ? Qui oserait imaginer que notre héros fut d’abord un jeune tigre, lourdaud, maladroit – et de rayures, point ? (Lire l'épisode)
Sans nom
ce que je dis d’où je le dis je le dis d’où je gis, de sous la terre du fond du trou du ventre...
50 – Dimanche 3 septembre, 13 heures
Le gouvernement a décidé de suspendre la rentrée des classes. Les enfants ne pourront pas...
XXXIII. Des pirates vont au cirque
Bientôt, un pirate subalterne entra dans le cachot et s’approchant du dompteur qui était le tigre lui jeta un peu de pain sec et quelques arrêtes de poisson. Puis, considérant le tigre qui était le dompteur, il sembla réfléchir ou tout comme. Se tournant de nouveau vers le tigre qui était le dompteur, il lui demanda alors en égyptien, gageant sur son apparence qu’il comprendrait cette langue que les pirates berbères maîtrisent assez bien, de quoi se nourrissait le tigre (qui était le dompteur). Le dompteur qui était le tigre resta muet et c’est dans le dos du pirate que la réponse fusa, précise : "Il ne dédaigne pas le pâté de tête, indeed". (Lire la suite)
Un moment de suspension
Voilà cinq bonnes minutes qu’ils sont coincés dans cet ascenseur et ils commencent à trouver le temps long. « Ils », ce sont deux femmes et deux hommes qui ne se connaissaient pas avant d’entrer dans la cabine.
Frédéric Dard et le chibre du siècle
Le père fécond des San-Antonio vient d’avoir l’honneur d’une nouvelle thèse de doctorat, dans laquelle Aymar Brackmill dissèque les multiples façons dont Dard expose et met en scène les corps de ses personnages. Ayant eu accès à des archives inédites, le jeune docteur s’est aussi intéressé au processus de réécriture chez Frédéric Dard. Car cet écrivain à la plume infiniment déliée retravaillait beaucoup plus ses textes qu’on ne le pensait jusqu’à présent, et si les San-Antonio donnent souvent l’impression d’un premier jet, ils s’avèrent en fait être le fruit de multiples rewritings. (Lire l'article)
48 – Vendredi 1er septembre, 20 heures
Avant de dresser le bilan de ces dernières semaines, j’aimerais rendre hommage à votre consœur...
Jean Pétrin
"Ciel, un pléonasme redondant!" John H. B. Oxymoron fut soudain pétrifié par l'apparition de...
XLIII. Sur la griffe et l’étoile
“On vous aura dit, Prince, ou vous aurez cru, qu’elle fut tuée, la noble femme, par des chasseurs mais c’est faux. Les espions de Tortovich avaient fait le coup, les perfides, profitant de la chasse pour accomplir leur lâche forfait. Ce me fut une consolation dans mon malheur que de vous recueillir, jeune tigre fougueux, et de vous ramener en France occidentale. Hélas, à cette consolation se joignaient de nouveaux malheurs car je ne pouvais, c’eût été prendre trop de risques, vous révéler votre véritable origine, que l’on vous avait cachée pour protéger votre vie.” (Lire l'épisode)
Guillaume Musso, le sexe sans métaphores
“Le petit chat est mort”. Cette phrase est passée à la postérité sans qu’on sache bien pourquoi. Quel petit chat ? Il n’en avait jamais été question jusque-là dans la pièce de Molière. Pourquoi est-il mort ? Et que vient faire cette remarque dans ce dialogue entre Arnolphe et sa jeune pupille Agnès, dont le premier tombera bientôt amoureux ? Dans une thèse intitulée La représentation du sexe féminin dans la littérature et la poésie françaises du XVIe au XXIe siècles : un art de la métaphore, Mélanie Moidan-Lay parcourt les siècles et constate l'effacement progressif de la métaphore, jusqu'à la représentation directe, presque clinique, dont usent les auteurs d’aujourd’hui pour évoquer le sexe féminin. (Lire l'article)















