La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Fictions
Fictions, Les aventures de Tigrovich

XL. Dans la ville de D.

Le tigre est un animal fier. Les déconvenues le renfrognent. Tigrovich boudait, quand il suivit la rue rectiligne qui le menait au cœur de la cité. Bougon, il ne regardait pas les mille étals chatoyants, où des soieries se mêlaient aux pyramides d’épices et aux fontaines d’eau de rose, vanille, myrte et encens. Refusant de se laisser esbaudir par ces merveilles, il se frottait les yeux d’une patte agacée, pour calmer les effets d’une conjonctivite naissante. C’est bien trop tard qu’il avait revêtu ses lunettes noires à monture rayée et le soleil de la route avait brûlé ses yeux de feu. Bref, il n’y voyait goutte. (Lire l'épisode)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Rimbaud et Verlaine autour d’un trou du cul

En 1869 était publié à Paris un court recueil, "L’Idole", dans lequel un poète Parnassien aujourd’hui quelque peu oublié, Albert Mérat, célébrait le corps féminin en dix-huit sonnets. Chacun était dédié une partie de l’anatomie féminine. N’y manquait que l’anus. Deux ans plus tard, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud se sont employés à réparer cette lacune.

Fictions, Les aventures de Tigrovich

X. Épiphanie d’un dompteur

Il y a eu la tendre enfance en sa Taïga orientale native, le dur travail de l’huître chez les gentils humains qui l’avaient adopté.e en France occidentale, l’art, l’amour et la débauche au cirque Volkovitch-Romanès. Bref, Tigrovich se cherche, mais il a récemment trouvé sa voie et la solution à tous ses problèmes : il lui faut un dompteur, et un dompteur ça se rencontre à Paris. Pour l’instant, l’artiste a chu en descendant du train. Il se remet au buffet de la gare. (Lire l'épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXXVIII. Rêve de Tigrovich

Il lui sembla qu’il était à nouveau au cirque, perché sur un trapèze. Ali, le cher dompteur, était là, mais il avait les traits d’Emma, la belle écuyère, et conjointement ceux d’Auguste, le grand humain à la moustache. Le regretté Démétrios, aimable clown,  cabriolait, voletant autour du trapèze, et le petit garçon aux boucles châtain applaudissait à tout rompre. Tigrovich voulut faire un salto, mais ses membres étaient de marbre et tout son corps glacé. Sur son costume rose apparaissaient mille étoiles dont il ignorait le sens, et le noir tombant dans le chapiteau, les mille étoiles en occupaient les cintres et en couvraient la toile, comme en un planétarium. (Lire l'épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXIX. Histoire de la chanteuse égyptienne

À bord du Circus, une mystérieuse passagère clandestine raconte son histoire. "Je suis née, dit la chanteuse égyptienne, en Égypte, non loin d’Alexandrie. À ma naissance, serins, canaris et colibris firent entendre un chant de joie, comme il m’a été dit. Ma famille était puissante et noble ; elle règne encore sur Alexandrie et ses alentours. Aussi vous faudra-t-il il souffrir, si vous désirez que je dise la suite de mon histoire, que je taise son nom et le mien." Tous, Tigrovich, Démétrios, Youssef et ses trois marins firent signe qu’ils souffriraient... (Lire l'épisode)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Chrétien de Troyes, Sodome et Gomorrhe

Du Perceval de Chrétien de Troyes, œuvre de neuf mille vers écrite vers 1180 et restée inachevée, on ne connaît en général que son (excellente) adaptation à l’écran par Éric Rohmer, et/ou sa version en français moderne. On perd ainsi le sel de la langue originelle, et parfois même son sens. Le retour à la source réserve parfois quelques surprises. (Lire l'article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

François Rabelais débraguetté

À l'époque de la Renaissance, la braguette ne se résumait pas à une simple et commode fermeture Éclair mais se présentait sous la forme d’une pièce de tissu de proportions impressionnantes, rembourrée qui plus est par divers objets, des oranges par exemple, et constituait ainsi un élément central de la parure masculine. Elle est un motif récurrent dans l’œuvre de François Rabelais, peut-être même son point nodal. Ses personnages en parlent beaucoup, au point de vouloir consacrer de doctes essais au sujet. D'après certains exégètes inspirés, elle serait même une clé susceptible d'ouvrir l'ensemble de l'œuvre rabelaisienne. (Lire l'article)

D'épitaphes

Érato

par un jeu de mots qu’elle savait qu’on trouverait facile et peut-être même de mauvais goût, indigne en somme d’une poétesse, mais qui exprimait selon elle parfaitement, c’est-à-dire dans une forme imagée, précise et économique comme un proverbe, un dicton, une épitaphe, la manière singulière dont elle s’abandonnait à l’inspiration, elle disait...