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XVI. La presse (Patrick)
Comme elle est loin l’enfance douloureuse de Tigrovich, tigre, prince et artiste, arraché dès l’âge tendre à sa Taïga orientale native. Il a presque oublié le grand humain à la grosse moustache et son épouse, ces ostréiculteurs qui l’adoptèrent. Il se souvient à peine d’Emma la belle écuyère qui fut son premier amour. C’est qu’il est monté à Paris où il a rencontré le plus merveilleux des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El-Fahed et autres noms, a signé un contrat, moins malhonnête qu’il n’a semblé au lecteur distrait, a vécu l’émotion d’une première, et voici à présent que la presse s’en mêle. Oui, la presse. (Lire l'épisode)
1. Eux (c’est-à-dire nous il y a 45 ans)
Eux, bien sûr, se croyaient immortels. Absolument convaincus que le passé, le présent et le futur étaient des éléments interchangeables dans un cycle de 24 heures. Ils avaient l’intuition que rien n’était vraiment impossible. La faute peut-être au climat, à l’atmosphère irréelle régnant à Mexico dans les années 1960, aux pluies pernicieuses de ce mois de septembre. C’étaient des jours où les illusions s’évanouissaient sans laisser l’amertume de la défaite, parce qu’elles avaient été rapidement remplacées par d’autres illusions nouvelles, tout aussi attirantes. (Lire la nouvelle)
À deux mètres au moins de soi
amnésiques des jours
et des visages
ignorants des leçons
de lumière comme de ténèbres
la joie
à notre vue que le risque
XII. Y compris l’URSS (contrat liant les parties)
Tigrovich – tigre, prince et artiste – est monté à Paris pour trouver l’art, la beauté et un dompteur. D’abord chu sur le quai de la gare, il a rencontré non pas un dompteur, mais le Dompteur de sa vie. Ils ont trinqué au champagne, se sont rendus au cirque où Tigrovich exercerait son art, quand il l’aurait convenablement appris sous la houlette de son Maître et dompteur. Maintenant ils vont signer un contrat. Que voici. (Lire l'épisode)
Bords de mère
mais je rêvai cette nuit-là que je descendais le flanc d’une montagne, hors de tout sentier, le...
V. Vie d’artiste ou Débauche de Tigrovich
Envoûté par la belle Emma Romanès-Volkovitch, écuyère et autres qualités, Tigrovich, jeune tigre d’origine russe, artistique, et princière, a quitté sans se retourner les gentils humains ostréiculteurs qui l’avaient adopté.e, pour suivre le cirque Romanès-Volkovitch. (Lire l'épisode)
Le Paradis
Le travail rend libreLa liberté c’est l’enferLa paresse c’est... John H.B. franchit sans plus...
Se souvenir de Jonas
les bêtes disparues jamais cependant ne prit fin le temps d’enfance où nous parlions aux animaux aux animaux vivants ou morts les bêtes empaillées des musées d’histoire naturelle ou des cabinets de curiosité les sauvages les domestiques les plumeuses les écailleuses...
XXII. Le retour de Tigrovich
Au début tout alla bien. On y crut, et Tigrovich le premier, tandis que s’amassait la foule des spectateurs devant la guérite où se négociaient billets nouvellement frappés et quelques babioles orientales, reliques du stock d’Ali. À peine extrait de la brume désolée qui l’avait entouré d’un halo indistinct durant le temps de sa langueur, l’artiste en lui trop longtemps négligé piaffait, sentant l’appel de la Beauté en son âme et en ses membres ankylosés l’instinct de la cabriole. Oui, Tigrovich y crut. Et Ali ne manqua pas d’y croire. (Lire l'article)
Osiris
et l’année de sa mort, je l’ai connu. Il habitait une petite maison au-dessus des rails de...
X. Épiphanie d’un dompteur
Il y a eu la tendre enfance en sa Taïga orientale native, le dur travail de l’huître chez les gentils humains qui l’avaient adopté.e en France occidentale, l’art, l’amour et la débauche au cirque Volkovitch-Romanès. Bref, Tigrovich se cherche, mais il a récemment trouvé sa voie et la solution à tous ses problèmes : il lui faut un dompteur, et un dompteur ça se rencontre à Paris. Pour l’instant, l’artiste a chu en descendant du train. Il se remet au buffet de la gare. (Lire l'épisode)
Les Commensaux
au cimetière, je prenais quelques photos de la tombe de maman pour les envoyer à Ulysse et à...
Chasse interdite sur 20 mètres
Enfin on agit ! L’effondrement de la biodiversité avait donc fini par pénétrer profondément les...
35 – Lundi 26 juin, 20 heures
Quelle époque. J’ai été agressé dimanche matin à mon domicile. Autrefois la police était...
8. Apocalypse Now
D’île, il n’y avait pas, bien sûr. En ce point où toutes les coordonnées géographiques s’annulent ne flotte qu’une grosse bouée rouge et blanche sur laquelle est peint en lettres capitales le mot ATLAS. J’ai appris depuis que c’est l’acronyme de Autonomous Temperature Line Acquisition System. Il s’agit d’une des bouées ancrées dans l’Atlantique pour collecter des données météorologiques et océanographiques. Elle est reliée au fond par cinq milles mètres de chaîne puis de câble en nylon, et au ciel par une balise Argos, le nom de notre bateau à une lettre près. (Lire l'épisode)
Érato
par un jeu de mots qu’elle savait qu’on trouverait facile et peut-être même de mauvais goût, indigne en somme d’une poétesse, mais qui exprimait selon elle parfaitement, c’est-à-dire dans une forme imagée, précise et économique comme un proverbe, un dicton, une épitaphe, la manière singulière dont elle s’abandonnait à l’inspiration, elle disait...
Rue de l’Avenir
"Mais comment avons-nous pu (en) arriver là?" murmura John H. B. Oxymoron. (Bagnolet, 13 mai...
4. L’amour, le vrai
C’est devenu un lieu commun de dire qu’on est relié à cette ville comme par un cordon ombilical, attrapé dans un mélange d’amour et de haine. Je relis mes propres mots. Je me sens comme le dernier des Mohicans. Je constate, je confirme. Il n’y a pas de haine. Seulement un énorme, un infini sentiment d’amour pour la ville mutante où j’habite et qui m’habite, dont je rêve et qui me rêve. (Lire la nouvelle)


















