La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Fictions
D'épitaphes

Lexique

et face à la maison, de l’autre côté de la route, s’étendait un vaste cimetière qui remplaça, pour ma promenade matinale, les ruelles de mon ancien quartier.

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXXIX. Sur la route de D.

D’abord, allègre, il marcha vite, se réjouissant, rasséréné, de ce que ses aventures aient pris une ferme direction dont la destination, certes incertaine, présentait l’avantage de l’éloigner de Beyrouth où il laissait, avec quelques dettes, un compte vide au Crédit helvète, branche de Beyrouth. Bientôt il quitta la ville, suivant toujours la même voie rectiligne, il traversa une plaine fertile, monta et descendit quelques montages, puis avança en une vallée qu’entouraient des montagnes pelées. Chaque jour il marchait et la nuit il dormait, veillé par ces étoiles où il avait mis le peu d’espoir qui lui restait. (Lire l’épisode)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Johnny Hallyday, lourd comme un cheval mort

La chanson la plus torride du répertoire français a été composée en 1969, comme il se doit : c’est la célébrissime “Que je t’aime”. Les paroles équivoques de cet énorme succès de Johnny Hallyday ont affolé une ou deux générations d’adolescents ; elles sont dues à Gilles Thibaut, pseudonyme de Lucien Thibaut, mort en 2002 sans livrer tous ses secrets. Toutefois cet excellent parolier a eu le temps de confier, dans une interview au magazine Je Chante, que la version initiale de “Que je t’aime” ne comprenait pas quatre couplets — ceux qu’a chantés notre Johnny national — mais six. Pourquoi deux couplets ont-ils donc été censurés ? (Lire l’article)

Fictions, Quelque chose là-haut

1. La Passion de Jeanne d’Arc

Les faits que je vais relater, qui ne doivent pas être considérés comme des faits, se sont produits entre le 4 avril 2011 et le 15 juillet 2018. Impossible d’en donner une chronologie exacte car, entre ces deux dates, je n’ai pas toujours disposé de l’ensemble de mes facultés. La drogue, les cachets, la peur, parfois même la terreur. Il me faut tout d’abord remonter à l’année 1957 pour présenter l’un des principaux protagonistes de ces événements : moi. (Lire la suite)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXXVII. La belle dame brune de la banque

Ils marchèrent longtemps dans ce qui se révéla être une ville construite au bord du rivage et au-delà vers les montagnes. Et dans leur marche ils doublaient des maisons neuves et des maisons vieilles, des maisons tout écroulées et d’autres toutes pimpantes, des ruines et des chantiers, des chantiers et des gratte-ciels, des murs lépreux et d’autres rutilants, empruntant tantôt des ruelles, tantôt des avenues, se perdant plus que de raison, mais se retrouvant sans cesse, à en juger par la main ferme du petit qui savait bien où il allait. Tandis qu’ils progressaient, les sucs digestifs faisaient leur office et dissipaient l’engourdissement du tigre. (Lire l’épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXXII. Prisonniers des pirates

Bientôt, tremblant de froid, de douleur et de faim (le tigre), ils se retrouvèrent, fers aux pieds, dans une cale humide et sombre, d’autant plus sombre qu’à tous les deux on avait, selon l’usage, recouvert les yeux d’un bandeau. D’abord, les sanglots de l’un répondant aux sanglots de l’autre, ils pleurèrent le sort du pauvre Demetrios, fidèle ami qui les avait réunis, avant de payer de sa vie l’accomplissement de son devoir. Or, comme ils pleuraient, des sanglots tiers se firent entendre dans l’obscurité. Le tigre et son dompteur se turent, oreilles dressées. (Lire la suite)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XLII. Éléments d’histoire de la Taïga occidentale

« Je me nomme Augustus von Tigrovich, fils d’Augustus von Tigrovich, Empereur des toutes les Taïgas. Mon père, monarque juste et aimé, eut deux fils, moi-même, aîné et héritier de l’Empire et Raymond, mon puîné. Il nous éleva dans l’amour de l’Empire, me formant avec douceur et fermeté à mes futures charges, tandis que Raymond excellait dans les arts équestres et la musique, se préparant à tenir son rang de prince de sang. Un tigre-chambellan, Tortovich, avait reçu la charge unique de notre éducation… » (Lire l’épisode)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Rimbaud et Verlaine autour d’un trou du cul

En 1869 était publié à Paris un court recueil, « L’Idole », dans lequel un poète Parnassien aujourd’hui quelque peu oublié, Albert Mérat, célébrait le corps féminin en dix-huit sonnets. Chacun était dédié une partie de l’anatomie féminine. N’y manquait que l’anus. Deux ans plus tard, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud se sont employés à réparer cette lacune.

Tigre et Arc de Triomphe (Christopher Wood 1930)
Fictions, Les aventures de Tigrovich

VIII. C’est à Paris qu’il faut aller (méditation d’un tigre)

Enlevé à sa vie d’art et de débauche dans la ville de B. par un faux impresario, en fait un vrai détective, notre héros a été enfermé, pour son bien, dans une baraque à huîtres par le grand humain moustachu, son père adoptif et ostréiculteur. Mais il en a été libéré par sa belle amante Emma Volkovitch et ses frères, surtout un. Il se retrouve donc à faire la sieste sur un trapèze au-dessus de la piste du cirque Romanès-Volkovitch. (Lire l’épisode)