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Voyage en eau lourde
L’aube fut atroce, le réveil sous la tente consternant. La pluie avait redoublé, comme leurs douleurs au dos. Si la littérature se nourrit de la vie, il n’est pas sûr que la vie gagne à se nourrir de littérature.
XXII. Le retour de Tigrovich
Au début tout alla bien. On y crut, et Tigrovich le premier, tandis que s’amassait la foule des spectateurs devant la guérite où se négociaient billets nouvellement frappés et quelques babioles orientales, reliques du stock d’Ali. À peine extrait de la brume désolée qui l’avait entouré d’un halo indistinct durant le temps de sa langueur, l’artiste en lui trop longtemps négligé piaffait, sentant l’appel de la Beauté en son âme et en ses membres ankylosés l’instinct de la cabriole. Oui, Tigrovich y crut. Et Ali ne manqua pas d’y croire. (Lire l’article)
26 – Jeudi 8 juin, 20 heures
Une enquête prend parfois un tour inattendu. J’ai beaucoup hésité avant de me décider à venir...
38 – Samedi 8 juillet, 15 heures
Bonjour Anne, merci de m’accorder ce temps d’antenne. Une émission spéciale s’imposait....
Un moment de suspension
Voilà cinq bonnes minutes qu’ils sont coincés dans cet ascenseur et ils commencent à trouver le temps long. « Ils », ce sont deux femmes et deux hommes qui ne se connaissaient pas avant d’entrer dans la cabine.
II. Jeunesse de Tigrovich
Arraché à la quiétude de son enfance princière et artistique par un malencontreux accident de chasse, Tigrovich, tigre, prince et artiste, a dû quitter la Taïga orientale vers les rivages ostréicoles de la France occidentale, en compagnie d’un couple d’humains qui ont l’air plutôt sympathique… (Lire l’épisode)
Spinoza et Mademoiselle
Une jeune fille de la bourgeoisie d’Amsterdam a-t-elle harcelé Spinoza à coups de lettres enflammées ? Oui, à en croire la réponse –inédite– du philosophe, qui lui indique comment atteindre la béatitude…
XI. Où quelques décisions sont prises
Résumé des épisodes précédents : Tigrovich est monté à Paris pour trouver l’art, la beauté et un dompteur. D’abord chu sur le quai de la gare, il va beaucoup mieux, merci. Car au buffet de la gare l’attendait un dompteur, et pas n’importe lequel, le plus extraordinaire dompteur que le cirque ait jamais connu. Ils ont trinqué au champagne. Et maintenant… (Lire l’épisode)
6. Toute histoire est personnelle
J’entretiens une relation affective forte avec L’Internationale. C’est une des chansons que l’on chante habituellement dans ma famille pour le réveillon du Nouvel An, même si le chœur est plutôt discordant. J’ai songé à laisser un petit papier avec des consignes pour qu’on la joue à mon enterrement, une version que je crois avoir écoutée, la mémoire me joue peut-être des tours, interprétée par Édith Piaf avec les chœurs de l’Armée rouge… (Lire l’article)
XXIX. Histoire de la chanteuse égyptienne
À bord du Circus, une mystérieuse passagère clandestine raconte son histoire. « Je suis née, dit la chanteuse égyptienne, en Égypte, non loin d’Alexandrie. À ma naissance, serins, canaris et colibris firent entendre un chant de joie, comme il m’a été dit. Ma famille était puissante et noble ; elle règne encore sur Alexandrie et ses alentours. Aussi vous faudra-t-il il souffrir, si vous désirez que je dise la suite de mon histoire, que je taise son nom et le mien. » Tous, Tigrovich, Démétrios, Youssef et ses trois marins firent signe qu’ils souffriraient… (Lire l’épisode)
5. L’empire que j’aime
En termes de rituels initiatiques, les Américains ont occupé pour le meilleur et pour le pire une place énorme dans ma vie. Comment résoudre alors l’apparente contradiction entre l’empire, la grande force suprême du mal qui influençait nos vies à distance, et ses fruits dorés ?
(Lire la nouvelle)
Encore toujours
on avait répudié de longtemps
les cinq sens légitimes
on s’épilait avec des précautions félines
les poils des yeux
on en tressait des nids minuscules
aux mouches de l’entendement
Dernière période
En peu de jours les passantes et les passants rentrèrent le cou dans les épaules, perdant quelques centimètres et de la visibilité sur l’avenir. On se prit bientôt à douter que ce qu’on projetait au-delà de quelques pas de soi pût réellement advenir, le froid resserra son emprise, et la peur.
XXXIX. Sur la route de D.
D’abord, allègre, il marcha vite, se réjouissant, rasséréné, de ce que ses aventures aient pris une ferme direction dont la destination, certes incertaine, présentait l’avantage de l’éloigner de Beyrouth où il laissait, avec quelques dettes, un compte vide au Crédit helvète, branche de Beyrouth. Bientôt il quitta la ville, suivant toujours la même voie rectiligne, il traversa une plaine fertile, monta et descendit quelques montages, puis avança en une vallée qu’entouraient des montagnes pelées. Chaque jour il marchait et la nuit il dormait, veillé par ces étoiles où il avait mis le peu d’espoir qui lui restait. (Lire l’épisode)
7 – Mercredi 3 mai, 20 heures
Je ne suis pas certain, Anne Balfour, de pouvoir répondre à votre question. L’enquête doit...
Kaïros
c’est un matin d’hiver ordinaire on est
sur la pente de la nuit qui mène
au travail on se demande
mais un instant
à quelle classe
moyenne on appartient et puis
François Rabelais débraguetté
À l’époque de la Renaissance, la braguette ne se résumait pas à une simple et commode fermeture Éclair mais se présentait sous la forme d’une pièce de tissu de proportions impressionnantes, rembourrée qui plus est par divers objets, des oranges par exemple, et constituait ainsi un élément central de la parure masculine. Elle est un motif récurrent dans l’œuvre de François Rabelais, peut-être même son point nodal. Ses personnages en parlent beaucoup, au point de vouloir consacrer de doctes essais au sujet. D’après certains exégètes inspirés, elle serait même une clé susceptible d’ouvrir l’ensemble de l’œuvre rabelaisienne. (Lire l’article)
36 – Lundi 26 juin, 23 heures
Tu ne m’avais pas dit que tu avais quitté ton époux. J’avais remarqué ton alliance. Une femme...















