La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Fictions
Fictions, Quelque chose là-haut

3. La Mort aux trousses

Tim Hetherington est un type que j’aurais aimé mieux connaître. Il ne m’en a pas laissé le temps : il est mort deux semaines après notre rencontre, fauché par un éclat d’obus ou de roquette dans une rue de Misrata en même temps que son collègue Chris Hondros — un autre éclat du même projectile. Les grands photoreporters ne couvrent pas un événement, ils sont dans l’événement, corps et âme, avec tous les risques que cela comporte pour l’un comme pour l’autre. (Lire la suite)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Johnny Hallyday, lourd comme un cheval mort

La chanson la plus torride du répertoire français a été composée en 1969, comme il se doit : c’est la célébrissime “Que je t’aime”. Les paroles équivoques de cet énorme succès de Johnny Hallyday ont affolé une ou deux générations d’adolescents ; elles sont dues à Gilles Thibaut, pseudonyme de Lucien Thibaut, mort en 2002 sans livrer tous ses secrets. Toutefois cet excellent parolier a eu le temps de confier, dans une interview au magazine Je Chante, que la version initiale de “Que je t’aime” ne comprenait pas quatre couplets — ceux qu’a chantés notre Johnny national — mais six. Pourquoi deux couplets ont-ils donc été censurés ? (Lire l’article)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XLIII. Sur la griffe et l’étoile

“On vous aura dit, Prince, ou vous aurez cru, qu’elle fut tuée, la noble femme, par des chasseurs mais c’est faux. Les espions de Tortovich avaient fait le coup, les perfides, profitant de la chasse pour accomplir leur lâche forfait. Ce me fut une consolation dans mon malheur que de vous recueillir, jeune tigre fougueux, et de vous ramener en France occidentale. Hélas, à cette consolation se joignaient de nouveaux malheurs car je ne pouvais, c’eût été prendre trop de risques, vous révéler votre véritable origine, que l’on vous avait cachée pour protéger votre vie.” (Lire l’épisode)

Fictions, Quelque chose là-haut

9. La Grande Illusion

J’avais déjà navigué au large de l’Afrique, il y a des années. Je n’en gardais pas un bon souvenir, quoique les mésaventures que j’ai connues à cette occasion n’ont eu que peu de choses à côté de celles que je traversais maintenant. Y repensant aujourd’hui, il m’apparaît cependant que cette première croisière m’en avait donné un bel avant-goût. C’est pourquoi je me permets d’ouvrir ici une assez longue parenthèse. (Lire la suite)

Chris Morin-Eitner - New York Green Carpet Avenue
Fictions, Pandémie, Science-fiction

Pandémie

Un virus venu d’Asie, une planète malade de ses habitants et une étrange race d’extraterrestres médecins prêts à toutes les thérapies de choc. Un roman d’anticipation écrit en 2012, qui pose sur notre modèle de civilisation des questions plus que jamais d’actualité.

Barbarella (Jane Fonda) dans l'Excessive Machine
Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

H.G. Wells, inventeur de l’orgasmotron

L’orgasmotron est une machine qui a le pouvoir de déclencher des orgasmes quasi instantanés même chez les personnes à la libido la plus effondrée. Ce n’est malheureusement qu’une machine de fiction. L’orgasmotron est apparu la toute première fois sous ce nom en 1973 : c’était dans le film Woody et les Robots de Woody Allen. Mais c’est en réalité à un Français que l’on doit cette merveilleuse invention. L’orgasmotron est né en effet sous le crayon de Jean-Claude Forest, créateur de la BD Barbarella en 1962, et il consistait alors en un diabolique dispositif capable de provoquer des orgasmes de plus en plus violents jusqu’à mort du cobaye. Hélas, mille fois hélas, voici qu’à son tour l’Angleterre vient nous disputer la paternité de cette remarquable invention. Le véritable père de l’orgasmotron serait l’écrivain H.G. Wells…. (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Zénaïde Fleuriot en un torride hiver

Depuis 1993, la revue britannique Literary Review décerne annuellement un Bad Sex in Fiction Award, à savoir un prix de la pire scène de sexe dans un livre récemment paru. La chose est devenue une institution au même titre que le prix Goncourt, en plus drôle cependant. Les lauréats, tous coupables d’un “usage grossier, insipide et souvent routinier de passages redondants de description sexuelle”. Il y a des jolis noms dans la liste des (mal)heureux gagnants. Exemples… (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

J.K. Rowling et un balai vraiment magique

“Imaginez combien d’exemplaires j’aurais pu vendre si Harry avait utilisé son balai avec un peu plus de créativité…”, déclara un jour J.K. Rowling. Son éditeur s’amusa d’abord de cette boutade, puis il eut l’idée de prendre son auteur au mot : pourquoi ne pas rédiger, pour un public adulte, une version érotique des aventures d’Harry Potter ? Rowling hésita longuement mais, devant le succès croissant de Cinquante nuances de Grey, elle accepta de relever le défi. (Lire l’article)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXII. Le retour de Tigrovich

Au début tout alla bien. On y crut, et Tigrovich le premier, tandis que s’amassait la foule des spectateurs devant la guérite où se négociaient billets nouvellement frappés et quelques babioles orientales, reliques du stock d’Ali. À peine extrait de la brume désolée qui l’avait entouré d’un halo indistinct durant le temps de sa langueur, l’artiste en lui trop longtemps négligé piaffait, sentant l’appel de la Beauté en son âme et en ses membres ankylosés l’instinct de la cabriole. Oui, Tigrovich y crut. Et Ali ne manqua pas d’y croire. (Lire l’article)

Nouvelles d'un monde ancien

Page blanche

“Sur une page blanche tout est possible”. Cette phrase de Mao, Paul l’avait trouvée merveilleuse la première fois qu’il l’avait lue. Il avait alors dix-sept ans. Il ignorait que ces mots avaient coûté la vie à plusieurs millions de Chinois. C’est ainsi que naquit chez lui une vocation d’écrivain.

À ceux qui résistent - Microscopies © Frédéric Teillard
Microscopies

À ceux qui résistent

des feuilles nous avons pris la lumière bleutée qui fait aux arbres leur robe d’ombre
et du ciel le roulement d’un coup de dés sur le tapis de l’infini
aux bouches emprunté les poissons et l’argent des paroles