La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Fictions
Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Jules Verne, au rayon X

Les lecteurs de Vingt mille lieues sous les mers ignoraient que la bibliothèque du Nautilus possédait un imposant rayon de livres érotiques. Ils l’ignoraient parce que Jean-Jules Hetzel, l’éditeur de Jules Verne, a coupé d’autorité les paragraphes où l’écrivain faisait un inventaire gourmand du rayon rose du capitaine Nemo. Fort heureusement, un éminent vernien a retrouvé une version du manuscrit où figure le passage manquant.

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X, Le coin des traîtres, Traduction

Sade lost in translation

Partant du principe que les langues charrient de manière souvent clandestine des éléments profonds des cultures qui leur sont associées, Julia Vagrot et Bernard Mongin ont eu l’idée de soumettre des textes érotiques à la moulinette de la traduction automatique, afin de voir ce qui passait ou ne passait pas à travers ce filtre. Ainsi, la traduction de Sade en tamoul, puis sa retraduction en français déborde de surprises édifiantes… (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Jane Austen et James Joyce, pleins gaz

Les écrivains sont des hommes et des femmes comme les autres : ils et elles pètent. Ce n’est pas la partie la plus passionnante de leur activité, il est d’ailleurs extrêmement rare que pets et écriture soient produits de manière coordonnée. Ceci étant posé, le pet a tracé dans la littérature un fil plus ou moins rouge qui permet de revisiter les grands classiques depuis, mettons, Aristophane (Ve siècle avant notre ère) jusqu’à René Fallet (1927-1983), l’auteur de La Soupe aux choux, en passant par Madame de Staël, Jane Austen et James Joyce… (Lire l’article)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Roland Barthes, le langage comme peau

Le 25 février 1980, vers 15h00, Roland Barthes sort d’un déjeuner avec François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle autour duquel Jack Lang a voulu réunir quelques intellectuels. A 15h45, le philosophe et sémiologue se fait renverser par une camionnette de blanchisserie devant le 44 rue des Écoles, tout près du Collège de France. Les secours le récupèrent inconscient, saignant du nez, et le transportent à la Salpêtrière. Il y meurt le lendemain, à l’âge de 64 ans. Tout a été dit sur cette mort, et même imaginé — voir La septième fonction du langage, de Laurent Binet. Tout sauf ceci : qu’est-il advenu du cartable en cuir noir que Barthes avait avec lui au moment de l’accident ? Et que contenait-il ? (Lire l’article)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXIX. Histoire de la chanteuse égyptienne

À bord du Circus, une mystérieuse passagère clandestine raconte son histoire. « Je suis née, dit la chanteuse égyptienne, en Égypte, non loin d’Alexandrie. À ma naissance, serins, canaris et colibris firent entendre un chant de joie, comme il m’a été dit. Ma famille était puissante et noble ; elle règne encore sur Alexandrie et ses alentours. Aussi vous faudra-t-il il souffrir, si vous désirez que je dise la suite de mon histoire, que je taise son nom et le mien. » Tous, Tigrovich, Démétrios, Youssef et ses trois marins firent signe qu’ils souffriraient… (Lire l’épisode)

Fictions, Quelque chose là-haut

2. Un taxi pour Tobrouk

J’ai rejoint l’équipe de Libération le 16 août 1994. Son directeur Serge July s’était mis en tête de faire un quotidien de plus de quatre-vingt pages, une cinquantaine de journalistes avaient été recrutés (dont moi), quelques fonds avaient été réunis (pas suffisamment, hélas), des idées grandioses avaient été jetées sur le papier (il s’agissait de faire une sorte de New York Times français, rien de moins). Au pied du mur, l’équipe doutait, rechignait, trépignait, et c’est dans cette mêlée confuse que je débarquai. (Lire la suite)

Sept histoires de la mémoire

2. La petite fourmi

En me servant un coca glacé, j’ai découvert une petite fourmi qui flottait dans le verre. Deux options s’offraient à moi : la gastronomique, après tout, c’est des protéines, et hop j’avale ; ou la franciscaine : lui tendre un crayon pour l’aider à sortir. La deuxième option a pris le dessus et j’ai déposé le petit animal ivre sur le rebord de la fenêtre pour qu’il sèche au soleil, même s’il devait rester tout poisseux. J’ai lancé un regard aimable à la petite fourmi, qui était complètement bourrée au coca et j’ai bu une longue gorgée que j’ai savourée.
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Ombres © Frédéric Teillard
Microscopies

Par notre ombre portés

ce qui nous heurtait alors dans le fait que les industriels programmassent l’obsolescence de leurs produits, c’était que cette planification de la panne, ce paramétrage de l’accident, cette organisation du vieillissement nous renvoyait sourdement et en la déplaçant sur des objets