La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Fictions
Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Alexandre Vialatte et un marronnier en fleurs

Alexandre Vialatte est cet homme qui écrivit un jour : “L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau”. Le talentueux chroniqueur de La Montagne écrivit aussi : “Les arbres sont pleins de sève, jusques et y compris le grand marronnier en bas de chez moi. C’est le printemps sans doute”, mais cela personne ne le savait car la phrase figure dans un texte que le quotidien de Clermont-Ferrand a jugé préférable de ne pas publier, et que nous reproduisons ici en exclusivité. (Lire l’article)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XVII. L’attente (et ses heureuses conséquences)

Comme elle est loin à présent l’enfance de Tigrovich, tigre, prince et artiste, dans sa native Taïga orientale, comme elle s’éloigne sa première jeunesse sur les rivages ostréicoles du bassin d’A et dans le petit cirque des Romanès-Volovitch où il avait connu la gloire et l’amour avec la belle Emma. Car maintenant notre héros est à Paris, sous la férule du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, qui lui a fait signer un contrat, pas si malhonnête que ça, et a pris en main la promotion de sa carrière et le progrès de son art. Or, après un premier éclatant et succès, voici qu’Ali a décidé de faire attendre le public. Où l’on verra qu’il a bien raison… (Lire l’épisode)

Nouvelles d'un monde ancien

Noël en mer

Un bruit de chute me réveille. C’est Olivier qui vient de se vautrer en descendant dans le carré. Il fait nuit noire, le bateau danse sur une houle confuse comme un éléphant ivre, et mon ami se met à lâcher une bordée de jurons tout à fait inédits dans sa bouche.
Fictions, Les aventures de Tigrovich

XV. Nuançons

Comme elle est loin l’enfance douloureuse de Tigrovich, tigre, prince et artiste, arraché dès l’âge tendre à sa Taïga orientale native. Il a presque oublié le grand humain à la grosse moustache et son épouse, ces ostréiculteurs qui l’adoptèrent. Il se souvient à peine d’Emma la belle écuyère qui fut son premier amour. C’est qu’il est monté à Paris où il a rencontré le plus merveilleux des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El-Fahed et autres noms et a signé un contrat qui marque le début de sa grande période. On a pu croire que ce contrat était au désavantage du tigre. Il faut nuancer. Nuançons. (Lire l’épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XLII. Éléments d’histoire de la Taïga occidentale

« Je me nomme Augustus von Tigrovich, fils d’Augustus von Tigrovich, Empereur des toutes les Taïgas. Mon père, monarque juste et aimé, eut deux fils, moi-même, aîné et héritier de l’Empire et Raymond, mon puîné. Il nous éleva dans l’amour de l’Empire, me formant avec douceur et fermeté à mes futures charges, tandis que Raymond excellait dans les arts équestres et la musique, se préparant à tenir son rang de prince de sang. Un tigre-chambellan, Tortovich, avait reçu la charge unique de notre éducation… » (Lire l’épisode)

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Marcel Proust, d’une main

La découverte d’un inédit de Proust, c’est un événement. Et quand en sus cet inédit est un texte érotique, l’affaire devient tout à fait considérable. Un tel joyau a été déniché par l’universitaire américaine Kathryn Salmann-Bagels, qui s’est empressée de faire publier sa découverte aux éditions Illinois University Press en l’accompagnant d’un imposant appareil de notes et d’une longue introduction. Titre (contestable) choisi par la découvreuse : Praise of Masturbation (Éloge de la masturbation). (Lire l’article)

D'épitaphes

Érato

par un jeu de mots qu’elle savait qu’on trouverait facile et peut-être même de mauvais goût, indigne en somme d’une poétesse, mais qui exprimait selon elle parfaitement, c’est-à-dire dans une forme imagée, précise et économique comme un proverbe, un dicton, une épitaphe, la manière singulière dont elle s’abandonnait à l’inspiration, elle disait…

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Jane Austen et James Joyce, pleins gaz

Les écrivains sont des hommes et des femmes comme les autres : ils et elles pètent. Ce n’est pas la partie la plus passionnante de leur activité, il est d’ailleurs extrêmement rare que pets et écriture soient produits de manière coordonnée. Ceci étant posé, le pet a tracé dans la littérature un fil plus ou moins rouge qui permet de revisiter les grands classiques depuis, mettons, Aristophane (Ve siècle avant notre ère) jusqu’à René Fallet (1927-1983), l’auteur de La Soupe aux choux, en passant par Madame de Staël, Jane Austen et James Joyce… (Lire l’article)