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37 – Mardi 27 juin, 20 heures
Billot m’a remis ce matin son rapport sur Joseph Baldaturian. Le producteur n’a pas toujours eu...
Finement con de nuit
puisqu’on ne peut plus qu’on n’en peut plus après vingt-et-une heures traverser la rue j’arrive chez mes voisins avec mes cordes et mes tuyaux de poésie d’improvisation de composition instantanée ils me reçoivent au fond de leurs pantoufles
Jean d’Ormesson au-delà des Thermopyles
Confidence glissée par notre Jean d’O national dans une interview donnée à Vogue Paris quelques mois avant sa mort : “J’aurais beaucoup aimé écrire des livres érotiques sous pseudonyme mais c’est impossible : on me reconnaîtrait immédiatement.” Il y avait dans cette phrase un demi-mensonge ainsi qu’une vérité et demie. Le demi-mensonge : Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d'Ormesson se trouve être l’auteur de quelques pages, jamais publiées, sur ses amours homosexuelles – réelles ou fantasmées, on ne sait. La vérité et demie : chaque phrase de ce texte est à ce point frappée du sceau d’ormessonnien que la foule de ses lecteurs ne s’y serait pas trompée une seule seconde. Le style Jean d’O, c’est comme le Chanel n°5, vaguement écœurant mais reconnaissable à cent mètres. La preuve... (Lire l'article)
L’épilogue
« Maintenant je vais dormir », disait-il chaque soir à celle d’entre nous qui quittait la...
XIX. Intimité de Tigrovich et de son dompteur
Sous la conduite du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, la carrière et l'art de Tigrovich touchent des sommets jamais atteints dans l’histoire mondiale du cirque. On va de tournée en tournée et partout c’est le succès, la gloire, le firmament de l’art. Ce qui n’empêchait pas Tigrovich et Ali d’avoir des moments plus intimes. Attention : certaines descriptions de cet épisode sont susceptibles de choquer les jeunes spectateurs du cirque. (Lire l'épisode)
XXXIII. Des pirates vont au cirque
Bientôt, un pirate subalterne entra dans le cachot et s’approchant du dompteur qui était le tigre lui jeta un peu de pain sec et quelques arrêtes de poisson. Puis, considérant le tigre qui était le dompteur, il sembla réfléchir ou tout comme. Se tournant de nouveau vers le tigre qui était le dompteur, il lui demanda alors en égyptien, gageant sur son apparence qu’il comprendrait cette langue que les pirates berbères maîtrisent assez bien, de quoi se nourrissait le tigre (qui était le dompteur). Le dompteur qui était le tigre resta muet et c’est dans le dos du pirate que la réponse fusa, précise : "Il ne dédaigne pas le pâté de tête, indeed". (Lire la suite)
Pandémie
Un virus venu d’Asie, une planète malade de ses habitants et une étrange race d’extraterrestres médecins prêts à toutes les thérapies de choc. Un roman d’anticipation écrit en 2012, qui pose sur notre modèle de civilisation des questions plus que jamais d’actualité.
Sous la peau
Sa boîte à musique jouait une version métallique et aigrelette de Hey Jude tandis qu’une aube...
Pierre mot
La mer beaucoup plus agitée. Bat la digue et la rampe qui plonge vers la plage. Les baigneurs...
Fragments de l’oeil
et lorsqu’il rouvrit les yeux, il reconnut son gros Rembrandt, peintre dont il admirait les...
Création giratoire
Mais créer, n’est-ce pas un peu tourner en rond ? se demandait John H.B. Oxymoron devant sa...
Veilleur
"Tu seras le veilleur aveugle de ce mur muet." – J'y veillerai! hurla John. (Fécamp, 02...
Pousse encore hier
peser aussi les mots
que l’on adresse aux morts
— ils sont un peu de notre poussière et
les entendent chacun le sait
ou tout au moins s’émeuvent
à leur manière
Alexandre Vialatte et un marronnier en fleurs
Alexandre Vialatte est cet homme qui écrivit un jour : “L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau”. Le talentueux chroniqueur de La Montagne écrivit aussi : “Les arbres sont pleins de sève, jusques et y compris le grand marronnier en bas de chez moi. C’est le printemps sans doute”, mais cela personne ne le savait car la phrase figure dans un texte que le quotidien de Clermont-Ferrand a jugé préférable de ne pas publier, et que nous reproduisons ici en exclusivité. (Lire l'article)
XX. La Main de la Fatalité
C’est une redingote bleu pâle qu’il avait choisi de revêtir le jour où elle frappa. Il s’en souvint et, plus tard, rechigna à s’en parer, allant même jusqu’à la céder, pour rien, à un vagabond qu’il croisa de nuit. Il s’en était paré le matin, et aux petites heures du jour avait parcouru les boulevards. Il riait sous ses moustaches et ses lunettes fumées, lorsque les quidams laborieux ralentissaient leur pas à sa vue. La journée avait été banale. Et ce n’est qu’après coup que l’on tenta d’y voir, ou de chercher dans les jours qui précédèrent, quelque incident exceptionnel qui expliquât la tragédie. (Lire l'épisode)
Un accident
Arrivé au portail, un seul coup d’œil me suffit pour évaluer les dégâts : une moto broyée sur la chaussée, une voiture renversée sur le bas-côté, des éclats de verre partout. Vite, appeler les secours. Faut-il composer le 16, le 17 ou le 18 ?
I. Naissance et enfance de Tigrovich
Qui n’a pas connu Tigrovich ? Son port majestueux, son allure souple et balancée dont la cambrure arquée accentuait encore la grâce, et le soir, quelquefois, après le show, le doux frémissement d’un muscle vigoureux sous les rayures satinées ? Qui oserait imaginer que notre héros fut d’abord un jeune tigre, lourdaud, maladroit – et de rayures, point ? (Lire l'épisode)
H.G. Wells, inventeur de l’orgasmotron
L'orgasmotron est une machine qui a le pouvoir de déclencher des orgasmes quasi instantanés même chez les personnes à la libido la plus effondrée. Ce n’est malheureusement qu’une machine de fiction. L’orgasmotron est apparu la toute première fois sous ce nom en 1973 : c’était dans le film Woody et les Robots de Woody Allen. Mais c’est en réalité à un Français que l’on doit cette merveilleuse invention. L’orgasmotron est né en effet sous le crayon de Jean-Claude Forest, créateur de la BD Barbarella en 1962, et il consistait alors en un diabolique dispositif capable de provoquer des orgasmes de plus en plus violents jusqu’à mort du cobaye. Hélas, mille fois hélas, voici qu’à son tour l’Angleterre vient nous disputer la paternité de cette remarquable invention. Le véritable père de l’orgasmotron serait l’écrivain H.G. Wells.... (Lire l'article)


















