La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Fictions
Alexander Lacey performs with lions and tigers during the final farewell staging of the Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus on May 21, 2017 at the Nassau Veterans Memorial Coliseum in Uniondale, New York, the circus that has entertained crowds for 146 years with its "Greatest Show on Earth". / AFP PHOTO / TIMOTHY A. CLARY
Fictions, Les aventures de Tigrovich

XIX. Intimité de Tigrovich et de son dompteur

Sous la conduite du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, la carrière et l’art de Tigrovich touchent des sommets jamais atteints dans l’histoire mondiale du cirque. On va de tournée en tournée et partout c’est le succès, la gloire, le firmament de l’art. Ce qui n’empêchait pas Tigrovich et Ali d’avoir des moments plus intimes. Attention : certaines descriptions de cet épisode sont susceptibles de choquer les jeunes spectateurs du cirque. (Lire l’épisode)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXXII. Prisonniers des pirates

Bientôt, tremblant de froid, de douleur et de faim (le tigre), ils se retrouvèrent, fers aux pieds, dans une cale humide et sombre, d’autant plus sombre qu’à tous les deux on avait, selon l’usage, recouvert les yeux d’un bandeau. D’abord, les sanglots de l’un répondant aux sanglots de l’autre, ils pleurèrent le sort du pauvre Demetrios, fidèle ami qui les avait réunis, avant de payer de sa vie l’accomplissement de son devoir. Or, comme ils pleuraient, des sanglots tiers se firent entendre dans l’obscurité. Le tigre et son dompteur se turent, oreilles dressées. (Lire la suite)

Microscopies : Trois destins du beau © Frédéric Teillard
Microscopies

Trois destins du beau

que dire de ce qui sitôt saisi s’évanouit et du panier où le parfum puissant des roses mures se mêlait à l’odeur tenue du poisson montaient une haleine de massacre et des cris de couleur on ne voulait pas le manger on désirait seulement que cela fût

Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Jean Cocteau en enfer

Comme la BNF, la belle bibliothèque de l’Institut de France possède un « enfer », c’est-à-dire un rayon regroupant des ouvrages naguère jugés licencieux ou contraires aux bonnes mœurs. La chose peut sembler étonnante pour une institution aussi policée que celle du quai Conti, mais elle ne surprendra que ceux qui ignorent que l’Académie française a vu défiler sur ses fauteuils bon nombre de polissons — occasionnellement de polissonnes. L’accès à cet enfer est strictement réservé aux Immortels, et pour cause : il renferme pour l’essentiel des textes écrits par les académiciens eux-mêmes. Des textes légèrement égrillards, dont certains ont une histoire cocasse. (Lire l’article)

Fictions, Les aventures de Tigrovich

XXXI. Les pirates

Et pas n’importe quels pirates. Youssef et Ali échangèrent un triste regard. Ils avaient reconnu, à ses voiles dorées, le skif rapide de Malo ibn Malich, le célèbre voleur d’artistes. En voulait-il à Tigrovich dont il aurait appris l’embarquement par l’un des nombreux espions qu’il égrenait, tel un fléau, de Babylone à Massilia ? Avait-il plutôt eu vent de la clandestine présence à bord d’une cantatrice égyptienne, fausse mais il l’aurait ignoré, dont il tirerait bon prix, pensait-il, dans ces infâmes bouges du Caire où se revendent les artistes ? Venait-il plutôt au hasard, confiant à sa bonne étoile le soin de le mener à quelques nouveaux forfaits cruels autant que lucratifs ? Qu’importe… Il venait, menaçant, effarouchant, batailleur et querelleur, pirate de la pire espèce. (Lire l’épisode)

D'épitaphes

Saint Léger

et je me souviens très bien de ses paroles, ce jour-là, où il a parlé de son projet de livre. C’est resté un projet. On entendait par le conduit de cheminée les voisins crier. Ça je n’en veux plus ! On ne comprenait pas tout.