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Jules Verne, au rayon X
Les lecteurs de Vingt mille lieues sous les mers ignoraient que la bibliothèque du Nautilus possédait un imposant rayon de livres érotiques. Ils l’ignoraient parce que Jean-Jules Hetzel, l’éditeur de Jules Verne, a coupé d’autorité les paragraphes où l’écrivain faisait un inventaire gourmand du rayon rose du capitaine Nemo. Fort heureusement, un éminent vernien a retrouvé une version du manuscrit où figure le passage manquant.
47 – Vendredi 14 juillet, 23 heures
Quelle journée! Ce pauvre Poisson. Il savait. Émile m’avait prévenu de l’imminence d’un...
Sade lost in translation
Partant du principe que les langues charrient de manière souvent clandestine des éléments profonds des cultures qui leur sont associées, Julia Vagrot et Bernard Mongin ont eu l’idée de soumettre des textes érotiques à la moulinette de la traduction automatique, afin de voir ce qui passait ou ne passait pas à travers ce filtre. Ainsi, la traduction de Sade en tamoul, puis sa retraduction en français déborde de surprises édifiantes… (Lire l’article)
In fine
on se tient à la table dans la compagnie des légumes qu’on entretient la main lente et le fil...
Une journée particulière
Samedi 20 mars 2021, 7h45. Marie vient s’asseoir à la table du petit-déjeuner avec son...
Jane Austen et James Joyce, pleins gaz
Les écrivains sont des hommes et des femmes comme les autres : ils et elles pètent. Ce n’est pas la partie la plus passionnante de leur activité, il est d’ailleurs extrêmement rare que pets et écriture soient produits de manière coordonnée. Ceci étant posé, le pet a tracé dans la littérature un fil plus ou moins rouge qui permet de revisiter les grands classiques depuis, mettons, Aristophane (Ve siècle avant notre ère) jusqu’à René Fallet (1927-1983), l’auteur de La Soupe aux choux, en passant par Madame de Staël, Jane Austen et James Joyce… (Lire l’article)
Gauche
Il était clair que son camp allait encore se faire piétiner. John H. B. Oxymoron choisit...
Chasse interdite sur 20 mètres
Enfin on agit ! L’effondrement de la biodiversité avait donc fini par pénétrer profondément les...
Roland Barthes, le langage comme peau
Le 25 février 1980, vers 15h00, Roland Barthes sort d’un déjeuner avec François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle autour duquel Jack Lang a voulu réunir quelques intellectuels. A 15h45, le philosophe et sémiologue se fait renverser par une camionnette de blanchisserie devant le 44 rue des Écoles, tout près du Collège de France. Les secours le récupèrent inconscient, saignant du nez, et le transportent à la Salpêtrière. Il y meurt le lendemain, à l’âge de 64 ans. Tout a été dit sur cette mort, et même imaginé — voir La septième fonction du langage, de Laurent Binet. Tout sauf ceci : qu’est-il advenu du cartable en cuir noir que Barthes avait avec lui au moment de l’accident ? Et que contenait-il ? (Lire l’article)
Rue Dieu
Oui, car Tu es ma belle impasse, pair et manque, et en plus tu es mort; mais au moins tu as un...
À l’horizon
bientôt le sentiment se mit à prévaloir qu’on ratait tout qu’on ne manquait pas seulement à...
5 – Lundi 25 avril, 20 heures
Parfaitement. Une révélation. Un scoop? Je n’irais pas jusque-là. Enfin puisqu’il faut le dire....
XXIX. Histoire de la chanteuse égyptienne
À bord du Circus, une mystérieuse passagère clandestine raconte son histoire. « Je suis née, dit la chanteuse égyptienne, en Égypte, non loin d’Alexandrie. À ma naissance, serins, canaris et colibris firent entendre un chant de joie, comme il m’a été dit. Ma famille était puissante et noble ; elle règne encore sur Alexandrie et ses alentours. Aussi vous faudra-t-il il souffrir, si vous désirez que je dise la suite de mon histoire, que je taise son nom et le mien. » Tous, Tigrovich, Démétrios, Youssef et ses trois marins firent signe qu’ils souffriraient… (Lire l’épisode)
2. Un taxi pour Tobrouk
J’ai rejoint l’équipe de Libération le 16 août 1994. Son directeur Serge July s’était mis en tête de faire un quotidien de plus de quatre-vingt pages, une cinquantaine de journalistes avaient été recrutés (dont moi), quelques fonds avaient été réunis (pas suffisamment, hélas), des idées grandioses avaient été jetées sur le papier (il s’agissait de faire une sorte de New York Times français, rien de moins). Au pied du mur, l’équipe doutait, rechignait, trépignait, et c’est dans cette mêlée confuse que je débarquai. (Lire la suite)
2. La petite fourmi
En me servant un coca glacé, j’ai découvert une petite fourmi qui flottait dans le verre. Deux options s’offraient à moi : la gastronomique, après tout, c’est des protéines, et hop j’avale ; ou la franciscaine : lui tendre un crayon pour l’aider à sortir. La deuxième option a pris le dessus et j’ai déposé le petit animal ivre sur le rebord de la fenêtre pour qu’il sèche au soleil, même s’il devait rester tout poisseux. J’ai lancé un regard aimable à la petite fourmi, qui était complètement bourrée au coca et j’ai bu une longue gorgée que j’ai savourée.
(Lire la nouvelle)
Par notre ombre portés
ce qui nous heurtait alors dans le fait que les industriels programmassent l’obsolescence de leurs produits, c’était que cette planification de la panne, ce paramétrage de l’accident, cette organisation du vieillissement nous renvoyait sourdement et en la déplaçant sur des objets
16 – Lundi 22 mai, 20 heures
Un drame. Mais pouvait-il en allait autrement? Le producteur devait partir dans la tourmente....
Bords de mère
mais je rêvai cette nuit-là que je descendais le flanc d’une montagne, hors de tout sentier, le...
















