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17 – Mardi 23 mai, 20 heures
Non. Vous ne pouvez pas me reprocher de broder. Les faits sont là. Kevin a joué un rôle...
41 – Lundi 10 juillet, 20 heures
Je sors du bureau du procureur. Nous avons fait le point. Émile Poisson m’a félicité sur les...
Le prix du poisson
Un peu étonné quand même, John considérait le poisson considérer son peu de...
Flaubert et Houellebecq, fouette cocher !
Il n’y a guère de raisons de rapprocher la littérature de Michel Houellebecq de celle de Gustave Flaubert, si ce n’est celle-ci : les romans du premier mis en regard avec ceux du second permettent de mesurer l’évolution considérable des mœurs en un siècle et demi. (Lire l'article)
5 – Lundi 25 avril, 20 heures
Parfaitement. Une révélation. Un scoop? Je n’irais pas jusque-là. Enfin puisqu’il faut le dire....
12 – Mardi 16 mai, 20 heures
L’enquête a pris du retard. Nous n’avons pu interroger les Brésiliens que ce matin. Leur...
Encore toujours
on avait répudié de longtemps
les cinq sens légitimes
on s’épilait avec des précautions félines
les poils des yeux
on en tressait des nids minuscules
aux mouches de l’entendement
XXX. Une surprise
Or les choses se télescopèrent. Comme Youssef s’approchait de la femme éplorée, l’assurant que nul ne la jetterait par-dessus bord, lui capitaine du Circus, et invitant chacun à se restaurer et à retenir ses larmes car il n’est pas bon, quand on partage le pain, de se laisser aller à des pleurs, le plus costaud des trois marins le poussa contre le grand mât et se rua vers la cantatrice, en brandissant bien haut une médaille qu’il portait à son cou : « Hélas, maman, ne reconnais-tu pas tes trois fils ? », mais il se heurta au dos de la cantatrice qui, s’étant retournée, fixait Tigrovich, les yeux secs, lequel tigre semblait troublé mais hésitant. (Lire l'épisode)
XXXIV. La tempête
Or ce nuage n’était rien, simple et modeste avertissement, amuse-gueule de tornade. Bientôt le vent, puis les vents, se levèrent, suivis de peu par une houle déchaînée qui tantôt couchait sur le flanc la frégate pirate, tantôt la redressait poupe sur proue, proue sur poupe, le tout à l’avenant. La mer furieuse se faisait trombe, montagne, volcan, puis, dans sa rage renouvelée, abîme, crevasse, canyon d’écume, défilé rugissant. Fanfare elle bruissait d’un tintamarre infâme, orchestre désaccordé que ne dirigeait plus qu’une main affolante, sortie tout droit des profondeurs de l’Enfer pour faire jouer sur les flots une partition démoniaque. Les flots, quant à eux (c’était vraiment une tempête réglementaire), se brisaient et battaient l’air comme les mille bras d’un monstre décapité qui cherche en tous sens sa proie. (Lire le chapitre)
XXIII. Sur la mauvaise pente
Tigrovich, tigre, prince et artiste aurait tout eu pour être heureux si la main de la fatalité n’avait frappé à la porte de sa merveilleuse carrière : ce fut l’accident, puis, bien pire, la mélancolie de l’artiste, étrange langueur dont on ne se remet jamais tout à fait. Notre artistique héros a tenté un grand retour sur la piste du chapiteau, mais un soir il fuit s’alcooliser dans un bouge : il se trouve moins bon. Autant dire qu’il n’est pas exactement sur une bonne pente. (Lire l'épisode)
Planté-déplanté
Planté-déplantéGâché du piedL'arbre qui assassinait les forêts ? (Paris, 2, avenue de...
Les ongles de Picasso
« Tu as seize ans, me dit-il. Figure-toi que c’est l’âge qu’avait Duguay-Trouin lorsqu’il...
1. Eux (c’est-à-dire nous il y a 45 ans)
Eux, bien sûr, se croyaient immortels. Absolument convaincus que le passé, le présent et le futur étaient des éléments interchangeables dans un cycle de 24 heures. Ils avaient l’intuition que rien n’était vraiment impossible. La faute peut-être au climat, à l’atmosphère irréelle régnant à Mexico dans les années 1960, aux pluies pernicieuses de ce mois de septembre. C’étaient des jours où les illusions s’évanouissaient sans laisser l’amertume de la défaite, parce qu’elles avaient été rapidement remplacées par d’autres illusions nouvelles, tout aussi attirantes. (Lire la nouvelle)
28 – Dimanche 11 juin, 14 heures
Je comprends que le public ait inondé la chaîne de questions et de commentaires à la suite de...
L’épilogue
« Maintenant je vais dormir », disait-il chaque soir à celle d’entre nous qui quittait la...
XXXVII. La belle dame brune de la banque
Ils marchèrent longtemps dans ce qui se révéla être une ville construite au bord du rivage et au-delà vers les montagnes. Et dans leur marche ils doublaient des maisons neuves et des maisons vieilles, des maisons tout écroulées et d’autres toutes pimpantes, des ruines et des chantiers, des chantiers et des gratte-ciels, des murs lépreux et d’autres rutilants, empruntant tantôt des ruelles, tantôt des avenues, se perdant plus que de raison, mais se retrouvant sans cesse, à en juger par la main ferme du petit qui savait bien où il allait. Tandis qu’ils progressaient, les sucs digestifs faisaient leur office et dissipaient l’engourdissement du tigre. (Lire l'épisode)
Attendre hors-sol
nous aimions les allumettes qui bientôt ne seraient plus nous aimions les arbres aussi les animaux de toutes les manières les regarder leur parler les manger nous faisions à la vie de tremblantes dévotions et de furieuses à la mort nous nous préparions à la catastrophe
Rimbaud et Verlaine autour d’un trou du cul
En 1869 était publié à Paris un court recueil, "L’Idole", dans lequel un poète Parnassien aujourd’hui quelque peu oublié, Albert Mérat, célébrait le corps féminin en dix-huit sonnets. Chacun était dédié une partie de l’anatomie féminine. N’y manquait que l’anus. Deux ans plus tard, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud se sont employés à réparer cette lacune.














