- Tous les articles
- Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique
- D'épitaphes
- La Terre n'est pas assez ronde
- La vie sexuelle des philosophes
- Les aventures de Tigrovich
- Les Nouvelles aventures extraordinaires de John H.B. Oxymoron
- Microscopies
- Nouvelles d'un monde ancien
- Quelque chose là-haut
- Science-fiction
- Sept histoires de la mémoire
- Ubu Trump
13 – Mercredi 17 mai, 20 heures
Le colonel Fritz Reinhardt vient d’être identifié. Né à Hambourg en 1906, il a 27 ans lorsque...
45 – Vendredi 14 juillet, 13h.
L’événement s’est produit ce matin. Je ne pensais pas intervenir sur votre antenne mais les...
XXXII. Prisonniers des pirates
Bientôt, tremblant de froid, de douleur et de faim (le tigre), ils se retrouvèrent, fers aux pieds, dans une cale humide et sombre, d’autant plus sombre qu’à tous les deux on avait, selon l’usage, recouvert les yeux d’un bandeau. D’abord, les sanglots de l’un répondant aux sanglots de l’autre, ils pleurèrent le sort du pauvre Demetrios, fidèle ami qui les avait réunis, avant de payer de sa vie l’accomplissement de son devoir. Or, comme ils pleuraient, des sanglots tiers se firent entendre dans l’obscurité. Le tigre et son dompteur se turent, oreilles dressées. (Lire la suite)
22 – Mercredi 31 mai, 20 heures
J’ai reçu le résultat du relevé des empreintes effectué au domicile de Jo Baldaturian lundi...
Trahir
et le 17 novembre 1925, pensant peut-être par-là attirer sur son fils nouveau-né la gloire dont il avait rêvé pour lui-même, Thomas Shelley, hôtelier londonien enrichi, convainquit sa jeune épouse, Ann Godwin, de donner à l’enfant les mêmes prénoms que le fameux poète Shelley, Percy Bysshe.
Lecture
mais sans soute avais-je pensé impensable qu’on privât une femme de son prénom, le seul mot qui ne fût pas amarré à la bite d’un homme, son père ou son mari...
XXIV. La pub
Malgré son grand retour sous le chapiteau, le tigre doute, s’alcoolise puis retrouve l’inquiétant Irénée, artiste du négoce en substances illicite. Ça ne va pas du tout, et ça ne va pas s’arranger. (Lire l'épisode)
27 – Vendredi 9 juin, 20 heures
Bartier a été interpelé mardi alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Jersey. Je pistais...
9 – Dimanche 7 mai, 13 heures
Les Brésiliens nous ont donné du fil à retordre le mois dernier. Vous allez comprendre pourquoi...
Jean d’Ormesson au-delà des Thermopyles
Confidence glissée par notre Jean d’O national dans une interview donnée à Vogue Paris quelques mois avant sa mort : “J’aurais beaucoup aimé écrire des livres érotiques sous pseudonyme mais c’est impossible : on me reconnaîtrait immédiatement.” Il y avait dans cette phrase un demi-mensonge ainsi qu’une vérité et demie. Le demi-mensonge : Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d'Ormesson se trouve être l’auteur de quelques pages, jamais publiées, sur ses amours homosexuelles – réelles ou fantasmées, on ne sait. La vérité et demie : chaque phrase de ce texte est à ce point frappée du sceau d’ormessonnien que la foule de ses lecteurs ne s’y serait pas trompée une seule seconde. Le style Jean d’O, c’est comme le Chanel n°5, vaguement écœurant mais reconnaissable à cent mètres. La preuve... (Lire l'article)
François-René de Chateaubriand, vie sexuelle
La vie sexuelle de Chateaubriand est le titre d’un ouvrage qui reste à écrire. À Combourg, le jeune Chateaubriand fut probablement la source d’un écoulement considérable de semence. C’est du moins la thèse développée par la chercheuse Aline Mapain en s’appuyant sur les divers manuscrits préparatoires aux Mémoires. Les plaisirs solitaires du jeune Chateaubriand ne vaudraient pas qu’on s’y arrête si longuement, admet-elle, s’ils ne permettaient de porter un regard nouveau sur l’égotisme d’un auteur que Jules Lemaître qualifiait en 1912 d’“écrivain le plus vaniteux de la littérature française, et probablement de toutes les littératures”. (Lire l'article)
Éloge du glissement
être une valeur peusûreprendre le temps de navrerles espérancesavoir entendu de l’humain le...
29 – Mercredi 14 juin, 20 heures
Le profil de l’assassin se précise. Bartier est revenu me voir de sa propre initiative. Il...
Socrate et Alcibiade
Découverte d'une page inédite de Platon qui montre un Socrate ayant bien du mal à résister aux avances insistantes du fougueux Alcibiade. Le père de la philosophie avait donc d’abord écrit une toute autre fin pour son célèbre Banquet.
Chivite
"Double-le! Double-le! hurla Jean-Pierre Liégeois. Tu vois bien qu'il ment!" John mâchonna...
46 – Vendredi 14 juillet, 20 heures
Bonsoir Anne. Le procureur Poisson m’a demandé d’intervenir une nouvelle fois dans le journal....
XVII. L’attente (et ses heureuses conséquences)
Comme elle est loin à présent l’enfance de Tigrovich, tigre, prince et artiste, dans sa native Taïga orientale, comme elle s’éloigne sa première jeunesse sur les rivages ostréicoles du bassin d’A et dans le petit cirque des Romanès-Volovitch où il avait connu la gloire et l’amour avec la belle Emma. Car maintenant notre héros est à Paris, sous la férule du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, qui lui a fait signer un contrat, pas si malhonnête que ça, et a pris en main la promotion de sa carrière et le progrès de son art. Or, après un premier éclatant et succès, voici qu’Ali a décidé de faire attendre le public. Où l’on verra qu’il a bien raison… (Lire l'épisode)
XXVIII. La traversée
Le moteur, dont Youssef et ses trois marins corses alimentaient les pistons de divers carburants (navets, graisse d’oie et de baleine, colza déshydraté, chocolat blanc, café en grain et autres produits laissés à bord par les précédents armateurs), fit jouer ses rouages et propulsa le Circus vers l’avant. Bientôt Marseille disparut. On ne vit plus, tout autour du bâtiment, que des vagues dont le gris rivalisait avec les couleurs de la coque qui les fendait. Le début du périple acheva de guérir Tigrovich de ses récents excès. Les trois premiers jours, il ne quittait guère l’avant du bateau et sous le vent, où une main prudente l’avait placé, vomissait sans discontinuer tripes, boyaux, substances psychotropes et graisse de pâtés de tête, sans oublier son désespoir et sa honte... (Lire l'épisode)












