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46 – Vendredi 14 juillet, 20 heures
Bonsoir Anne. Le procureur Poisson m’a demandé d’intervenir une nouvelle fois dans le journal....
Racines d’Orphée
je suis les arbres dans leur procession
leur bousculade immobile
et bruissante je ne veux
dans mon paysage défait d’homme
être rien d’autre
et leur âme éparpillée
dans les pages des livres
Vert piéton
Au bord de traverser, John H. B. Oxymoron s'arrêta net. Mais qui est ce vert piéton ? Un...
X. Épiphanie d’un dompteur
Il y a eu la tendre enfance en sa Taïga orientale native, le dur travail de l’huître chez les gentils humains qui l’avaient adopté.e en France occidentale, l’art, l’amour et la débauche au cirque Volkovitch-Romanès. Bref, Tigrovich se cherche, mais il a récemment trouvé sa voie et la solution à tous ses problèmes : il lui faut un dompteur, et un dompteur ça se rencontre à Paris. Pour l’instant, l’artiste a chu en descendant du train. Il se remet au buffet de la gare. (Lire l'épisode)
François Rabelais débraguetté
À l'époque de la Renaissance, la braguette ne se résumait pas à une simple et commode fermeture Éclair mais se présentait sous la forme d’une pièce de tissu de proportions impressionnantes, rembourrée qui plus est par divers objets, des oranges par exemple, et constituait ainsi un élément central de la parure masculine. Elle est un motif récurrent dans l’œuvre de François Rabelais, peut-être même son point nodal. Ses personnages en parlent beaucoup, au point de vouloir consacrer de doctes essais au sujet. D'après certains exégètes inspirés, elle serait même une clé susceptible d'ouvrir l'ensemble de l'œuvre rabelaisienne. (Lire l'article)
Marcel Proust, d’une main
La découverte d’un inédit de Proust, c’est un événement. Et quand en sus cet inédit est un texte érotique, l’affaire devient tout à fait considérable. Un tel joyau a été déniché par l’universitaire américaine Kathryn Salmann-Bagels, qui s’est empressée de faire publier sa découverte aux éditions Illinois University Press en l’accompagnant d’un imposant appareil de notes et d’une longue introduction. Titre (contestable) choisi par la découvreuse : Praise of Masturbation (Éloge de la masturbation). (Lire l'article)
Johnny Hallyday, lourd comme un cheval mort
La chanson la plus torride du répertoire français a été composée en 1969, comme il se doit : c’est la célébrissime “Que je t’aime”. Les paroles équivoques de cet énorme succès de Johnny Hallyday ont affolé une ou deux générations d’adolescents ; elles sont dues à Gilles Thibaut, pseudonyme de Lucien Thibaut, mort en 2002 sans livrer tous ses secrets. Toutefois cet excellent parolier a eu le temps de confier, dans une interview au magazine Je Chante, que la version initiale de “Que je t’aime” ne comprenait pas quatre couplets — ceux qu’a chantés notre Johnny national — mais six. Pourquoi deux couplets ont-ils donc été censurés ? (Lire l'article)
43 – Mercredi 12 juillet, 20 heures
La police allemande commence à réagir, bien que timidement à mon goût. Billot est à Hambourg où...
13. La Guerre des Mondes
J’aime les maths, elles ont un pouvoir incroyable. Il y a quelques années, j’ai calculé mes chances de trouver la femme de ma vie en utilisant une équation relativement simple, nourrie de paramètres comme l’âge, les goûts, l’apparence physique, etc. Résultat : douze partenaires potentielles dans tout le pays. Puis j’ai évalué la probabilité de rencontrer l’une de celles-ci. Eh bien elle était à peu près nulle, inférieure à un sur dix mille. Pourtant, deux petites années après avoir démontré scientifiquement que je ne trouverai jamais l’âme-sœur, j’ai convolé en justes noces. Depuis, je me dis que les statistiques sont pessimistes, ou que j’ai bien mal estimé les paramètres. (Lire la suite)
Raymond Queneau et le 100ème exercice de style
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Raymond Queneau avait publié 99 et non 100 Exercices de style? La réponse à cette question a surgi des archives de Gallimard soixante-dix ans après la publication du livre (1947). Elle se résume à ceci : l’éditeur a tout simplement jugé inopportun de publier la centième, laquelle existait bel et bien.
Alphonse Allais, ah fonce, allez !
Parmi les choses qui foutent le camp, il y a l’art des vers holorimes. Ce divertissement en vogue au XIXe et XXe siècles consistait à se faire succéder des vers parfaitement homophones, c’est-à-dire se prononçant de la même manière mais racontant des choses fort différentes. Un des distiques holorimes les plus célèbres est dû à la plume d’Alphonse Allais, lequel fut un grand spécialiste du genre... mais pas le seul. (Lire l'article)
Descartes et la princesse Élisabeth
“Ne m'en voulez point si j'ai failli...” Une lettre inédite de Descartes à la princesse Élisabeth met quelque peu à mal l’image vertueuse de l’auteur des Méditations.
Une saison d’élégie
les yeux mi-clos à la chute des feuilles on les dit mortes on confond
la mort et le détachement
c’est qu’on les envie
qu’on ne sait
passer la main légère
entre les cuisses qu’égrène le temps
Jane Austen et James Joyce, pleins gaz
Les écrivains sont des hommes et des femmes comme les autres : ils et elles pètent. Ce n’est pas la partie la plus passionnante de leur activité, il est d’ailleurs extrêmement rare que pets et écriture soient produits de manière coordonnée. Ceci étant posé, le pet a tracé dans la littérature un fil plus ou moins rouge qui permet de revisiter les grands classiques depuis, mettons, Aristophane (Ve siècle avant notre ère) jusqu’à René Fallet (1927-1983), l’auteur de La Soupe aux choux, en passant par Madame de Staël, Jane Austen et James Joyce... (Lire l'article)
Raccroché
Ce coup-ci, pensa John H.B. Oxymoron, je crois qu'oui, Il a vraiment raccroché. (Chapelle d'Au,...
Matin blême
Cent personnes ! Un sixième de l’effectif ! Un massacre social. Il est 7h30 ce jeudi de décembre. Jamais Paul n’a convoqué un comité directeur aussi tôt. On se doutait bien que ce ne serait pas pour annoncer de bonnes nouvelles.
7. Eux (c’est-à-dire nous cinquante ans plus tard)
Ils s’étaient fabriqué des tee-shirts où l’on pouvait lire sur le devant : “Nés pour perdre”, et dans le dos : “Mais pas pour négocier”. Ils avaient appris qu’une chose telle que la “victoire finale” n’existe pas, que tout n’est qu’une succession de victoires et d’échecs qui nous obligent à accepter que la guerre contre l’État et ses démons doit se livrer à perpétuité. (Lire la nouvelle)
Dessus Dessous
Au vu de cet oxymoroneux vaisseau à roulettes, John H.B. Oxymoron s'interrogea:Est-ce là un...

















