La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Archives
Man Ray, Le Cadeau, réplique de l’original disparu, 1921
Arts plastiques, Bansky vs Marcel

Banksy vs Marcel : un siècle de retard sur l’art en morceaux (3)

Depuis les expériences duchampiennes très élaborées et les complicités du hasard auxquelles l’artiste savait rendre grâce, la problématique artistique de la machine et du débris – ou celle de la machine et du débris artistiques – a ensuite régulièrement trouvé des exploitants plus catégoriques. Le pop art, dans ses variantes britanniques, françaises, américaines ou japonaises, investit résolument l’univers béant des vitrines, de la publicité, des cartoons et comics, pour enchaîner des productions assumant l’empiètement de la marchandise sur l’œuvre d’art et réciproquement. (Lire l’article)

F. Hyber et ses oursons © DR
Arts plastiques

Le jaune est mis

L’histoire de l’art offre maints exemples d’une relation initiale « inspirante » avec les mouvements sociaux indisciplinés. Bien avant les complicités mondaines de l’art contemporain et de « tout ce qui compte » en banque à la FIAC, cette relation s’est fondée sur une dépense somptuaire où création et destruction sont étroitement nouées. Le vandalisme semble d’ailleurs la contrepartie politique récurrente de toute création qui accède à l’espace public. Récemment, une main criminelle mit le feu à la sculpture de l’artiste Francis Guyot, installée au beau milieu du rond-point du péage Châtellerault-nord. L’œuvre monumentale représentait une autre main, jaune celle-là, tendue vers le ciel, sur laquelle circulait un chapelet d’automobiles noires. (Lire l’article)

Ex Machina, Sciences

Ex Machina #16: Quatre nuances de gris

[Ex Machina #16] Si tu ne distingues pas les concepts “bâtonnet 1 actif” et “bâtonnet 3 actif”, c’est sans doute que ce ne serait pas utile à ta survie. Du coup, ton cerveau a évolué pour te simplifier la vie et te présenter simplement un niveau de gris. En revanche, distinguer les couleurs les unes des autres doit être essentiel à la survie, et cela vaut le coup de conserver des concepts distincts pour chacune.

Beth Hart, Fire on the Floor
Musiques

Hart attaque

Beth Hart est une interprète tout en finesse, en puissance et en justesse. Pour son dernier album, Fire on the Floor, la chanteuse californienne s’est entourée des plus grands (Michael Landau, Waddy Wachtel, Jim Cox, Ivan Neville, Dean Parks…). Elle attaque dès le mois prochain une tournée en France, qui se conclura à l’Olympia le 13 décembre. À ne pas rater. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Frac-ti-on, piège à…

On demande aux sondeurs de préciser la taille de leur échantillon et leur marge d’erreur. Ne peut-on exiger de nos institutions et de notre presse qu’elles appliquent quelques règles comptables de base en période électorale ? Avant d’interpréter ce que veulent dire l’abstention et les votes blancs, avant d’argumenter d’un désengagement citoyen ou d’une faiblesse de l’offre politique, ne devrait-on pas décider une fois pour toutes d’offrir en premier lieu un reflet fidèle de ce qui s’est passé dans les urnes ? Assainir la démocratie, c’est aussi cela, et peut-être d’abord cela. (Lire l’article)

Footbologies J18. Une chronique de Sébastien Rutés
Foot, Footbologies 2016-2017

J18 – Retour à la nature

Un match décalé d’un jour, un autre reporté et deux qui se sont joués dans la purée de pois : le brouillard a sévi ce week-end sur les pelouses de Ligue 1. L’occasion de se souvenir que la nature existe. Les origines du football sont rurales. Héritiers du harpastum romain, la soule française et le hurling over country anglais mettaient aux prises des villages entiers rivalisant les jours de fête pour porter une balle dans des camps distants de plusieurs kilomètres. On franchissait des haies, on sautait des fossés, on traversait des rivières, on pataugeait dans la boue. On luttait contre l’adversaire autant que contre la nature. Désormais, le football n’est plus que le combat de l’homme contre l’homme. (Lire l’article)

Une Maison © Christian Rizzo
Danse

Christian Rizzo en terre de lumière

Dans Une maison, sa nouvelle création, Christian Rizzo convie quatorze danseurs emportés dans un flux continu de mouvements ponctués par de nombreuses entrées et sorties. On est tantôt sous un chapiteau avec des personnages qui portent des chapeaux pointus, turlututu !, dans une boîte de nuit pour un slow, dans une mascarade basque, dans un carnaval masqué où les mains se saisissent pour une ronde et autres farandoles. Le spectacle, créé après résidence à Bonlieu, Scène nationale d’Annecy, part pour une tournée internationale avant qu’on ne le retrouve en France avec de nombreuses dates l’an prochain et en ouverture du prochain festival Montpellier Danse en juin. (Lire l’article)

Ex Machina, Sciences

Ex Machina #29: Vaste programme

– Mes amis, nous sommes plus qu’enchantés de votre enthousiasme et reconnaissants de vos excellentes suggestions. Il me semble cependant, au vu de leur richesse, que nous pourrions peut-être nous interrompre ici et reprendre un peu plus tard, quand l’équipe aura progressé sur ces différents sujets.
– Un peu plus tard, par exemple dans dix ans, écrivit Corty – mais je fus le seul à le lire.

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Allemagne-Pologne : et à la fin, l’Allemagne n’a pas gagné

Nous revoilà embourbés dans la logorrhée habituelle : “les joueurs de foot doivent être exemplaires, un exemple pour la jeunesse” et autres variantes. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les joueurs de foot, eux et eux seuls, devraient être exemplaires. Nous acceptons sans broncher qu’un célèbre escroc préside notre Conseil Constitutionnel pendant cinq ans, nous réélisons sans faiblesse des députés connus pour détourner l’argent public et frauder le fisc… mais nos footballeurs devraient être exemplaires ? Mystère. (Lire l’article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Belgique-Italie : proposition indécente

Lucien De Girolamo avait fait un rêve ; il avait rêvé que sainte Rosalie lui disait le résultat du match Italie-Belgique. Elle ne le lui avait pas vraiment dit : c’est lui qui avait eu une vision, la vision de la sainte avec sa couronne de roses sur la tête et, à côté d’elle, trois drapeaux de l’Italie qui claquaient au vent et d’innombrables drapeaux belges qui retombaient tout flasques sur leur hampe. Le lendemain matin, il avait raconté ce rêve à sa femme et Maria l’avait interprété pour lui : ça signifiait que l’Italie allait battre la Belgique par trois buts d’écart. (Lire l’article)

Anne Percin, Sous la vague, éditions du Rouergue, août 2016. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

Sous la vague pour Bernard Arnault

Tout ne va pas pour le mieux dans le royaume de Bernard Arnault car, c’est officiel, l’homme n’est plus le plus riche de France. De quoi envisager une sévère déprime pour celui qui, en 2014, gagnait 1 million d’euros par heure. Bon moment, sans doute, pour se mettre à la lecture : les éditions du Rouergue publient en ce mois d’août un roman d’Anne Percin, Sous la vague, dans lequel un milliardaire, Bertrand Berger-Lafitte, héritier et directeur des cognacs du même nom, s’en tape une, de déprime. (Lire l’article)

Bande dessinée

Le temps des humbles

Les mille jours de l’Unité Populaire au Chili racontés par Soledad, une narratrice de quinze ans : « le Temps des humbles », deuxième volet de la saga chilienne de Désirée et Alain Frappier, publiée en 2020.