Traduire n’est pas / ne doit pas être autre chose que créer
Et l’inattendu est survenu, la surprise qui te saisit toujours quand la poésie surgit : je pouvais inventer n’importe quel mot, j’étais libre, il n’y avait pas de normes, j’habitais la frontière de tous les croisements où les mots résonnent de toutes les couleurs imaginables. Ma vengeance était enfin venue : le castrapo, cette langue misérable, cette chose inutilisable, pouvait me servir à écrire l’un de mes meilleurs livres. (Lire l’article)
Romance
Des mains féminines repassent une chemise d’homme: Romance de Helen Grace, épouse la durée et le rythme d’un mouvement célèbre de Chostakovitch. Sept minutes simplement vertigineuses.
Chiharu Shiota, un fil après l’autre
Artiste travaillant sur la mémoire, sur l’absence, la Japonaise Chiharu Shiota rappelle, à l’occasion de son exposition “Destination” visible à la galerie Daniel Templon (Paris) jusqu’au 22 juillet, que ses embarcations sont avant tout une représentation de la vie en tant que “voyage incertain et merveilleux”. Une barque encerclée d’immenses tissages, source de fascination et de peur. (Lire l’article)
Londres, août 1976
Chaque année à Londres, à la fin du mois d’août, se déroule le carnaval de Notting Hill. En 1976, le photographe Gilles Walusinski y était. Le 30 août, des émeutes éclatent, inspirant aux Clash un single et un album :White Riot. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce carnaval.
J18 – Retour à la nature
Un match décalé d’un jour, un autre reporté et deux qui se sont joués dans la purée de pois : le brouillard a sévi ce week-end sur les pelouses de Ligue 1. L’occasion de se souvenir que la nature existe. Les origines du football sont rurales. Héritiers du harpastum romain, la soule française et le hurling over country anglais mettaient aux prises des villages entiers rivalisant les jours de fête pour porter une balle dans des camps distants de plusieurs kilomètres. On franchissait des haies, on sautait des fossés, on traversait des rivières, on pataugeait dans la boue. On luttait contre l’adversaire autant que contre la nature. Désormais, le football n’est plus que le combat de l’homme contre l’homme. (Lire l’article)
Rodolfo Walsh en 36 vignettes (1-16)
Une drôle de note, glissée entre les cahiers saisis par la dictature peu avant ta mort, dit ceci : “On m’appelle Rodolfo Walsh, quand j’étais enfant, je n’arrivais pas à trouver ce nom convaincant, je me disais par exemple qu’il ne m’aiderait pas si je voulais devenir président de la République.” (Lire)
¡ Venceremos !
Désirée et Alain Frappier publient le dernier volet de leur roman graphique sur le Chili, qui entremêle magistralement l’intime et le politique.
Orléans, un désir d’architecture
La première biennale d’architecture animée par Abdelkader Damani, nouveau directeur du Frac Centre-Val de Loire, propose de “Marcher dans le rêve d’un autre”. En s’appuyant sur les visions de trois architectes, Guy Rottier, Demas Nwoko et surtout Patrick Bouchain.
IKEA
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 3
Twitter : tabassez, il en sortira bien quelque chose
Il fut un temps où on prenait la température d’une population dans un bar. En lieu et place du zinc aujourd’hui, les réseaux. Certains usages font de ces lieux les réceptacles d’une grande violence.
Jean Tardieu pour mon banquier
La “gamification”, vous connaissez ? Ce concept à la mode dans les entreprises, les universités ou la communication gouvernementale est une version modernisée du pain et du cirque, avec peu de pain et beaucoup de cirque. Concrètement, on applique au citoyen, au client, au collaborateur – disons au “peuple” – des méthodes qui sont celles que l’on utilise par ailleurs avec les enfants de maternelle : des activités incessantes encadrées par des consignes régulièrement répétées, très simples et très claires, de la pédagogie, le tout sous une forme qui doit toujours être ludique. Illustration à partir des techniques bancaires actuelles, et avec Jean Tardieu. (Lire l’article)
Le marabout zoophobe
Les scientifiques s’accordent sur l’existence de trois espèces de marabout, deux en Asie, la troisième en Afrique. Mais il en est une quatrième : le marabout zoophobe, également misanthrope et agoraphobe. Il fuit toute vie et toute compagnie, dont il n’a d’ailleurs nul besoin.
Mark Twain pour le cas Donald Trump
Un Yankee du Connecticut à la cour du roi Arthur, le roman de Mark Twain récemment traduit en français par Freddy Michalski et publié en 2013 aux éditions L’Œil d’Or, est le récit d’un brave Yankee du XIXe siècle qui se trouve brutalement projeté au VIe siècle, à la Cour du roi Arthur. Le choc est rude, car tout, dans sa façon d’être et même dans son accoutrement, détonne en ces lieux anciens, un peu comme la choucroute bien laquée et étrangement teinte du candidat Trump perturbe, sidère ou amuse de par chez nous. Il est différent, donc. Et décide d’exploiter cette différence, de devenir “Le Boss” :“en l’espace de trois ans, je serai le patron de tout le pays.” Sauf que tout cela, chez Mark Twain, finit bien mal. Et Donald Trump ferait bien de relire ses classiques. On en tire toujours quelque chose. (Lire l’article)
La conteuse aux pieds nus
« Une nuit à travers la neige » est adaptée de « L’Homme qui rit » de Victor Hugo par Ariane Pawin. Du conte, du théâtre-récit, du mime, de la peinture aussi grâce aux lumière de Marien Tillet. Et une petite forme qui n’a rien de mineure.
“Un territoire, c’est ce que tu peux partager”
“La mort, notamment en mer et dans l’océan. Personne n’en parle. En Europe, c’est un sujet qui n’existe pas.” Écrivaine engagée dans la solidarité avec les réfugiés, Marie Cosnay en parle.
Bientôt des ovicapres!
Curieusement, personne ne s’est encore vraiment interrogé sur le fait que des brebis galeuses...
Le drame de la rue des Cloÿs
Des locataires d’un immeuble de la rue des Cloÿs (Paris XVIIIe), incommodés par une “forte odeur de fumée” provenant de l’appartement voisin, ont alerté le commissariat le plus proche. Sur place, une surprise attendait les policiers…
Dugenou en Antartique
Pas la peine de se moquer de la démarche des manchots, raides comme des piquets et oscillant comme des bateaux ivres. C’est juste qu’on les croit debout alors qu’anatomie oblige, ils sont accroupis.


















