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Montre ta b… et tu verras la tour Eiffel
Un homme, culturellement, a-t-il autre chose de caché que son pénis ? Chez la femme, chaque partie du corps étant investie par le désir et la pulsion scopique masculine, il y a tout à découvrir. Chez les mecs, à peine un slip. Tel usager de site porno a donc philosophiquement raison de dire“mon petit sexe” : le tout de l'homme est par définition réduit. L'homme pourra toujours demander à la femme de tout montrer sans être jamais satisfait, et la femme, devant l'homme qui “montre tout” n'aura jamais rien d'autre à dire que : “c'est tout ?” De fait, jemontremabite.com est d'un ennui mortel. Courtes, longues, trapues, pointues, rondes, bronzées, livides ou écarlates, on s'en fout. C'est, d'une certaine façon, toujours la même bite. Une explication de ce phénomène d'annihilation de l'intérêt a été tentée par les antimodernes de la fin du XIXe siècle. (Lire la suite)
On aura ta peau, Socrate !
Socrate est humain. Tous les humains sont mortels. Donc Socrate est mortel. Logique? Non, bon sens n'est pas logique. L’évidence n’est pas plus une preuve en logique qu’elle n’en est une en droit ; il nous faut une règle. Voire plusieurs. Dans le cas de Socrate, on pourra faire appel à la règle d'élimination du quantificateur universel et au modus ponens avant de conclure que Socrate est mortel et qu’il peut donc en toute légalité prendre sa ciguë comme l’en ont aimablement prié les autorités. Tout ça pour ça me direz-vous. Sans doute. Mais ce formalisme, ce rigorisme, ce sens du détail, sont tout ce qui sépare les maths d’un vague agrégat de croyances et de raisonnements approximatifs. (Lire l'article)
Machiavel pour les neutres
Facebook a récemment fait une annonce surprenante : ses employés vont devoir suivre des cours de “neutralité politique”. Parce qu’aujourd’hui, il est de mauvais ton d’être engagé. La respectabilité implique la neutralité, l’objectivité, réelles ou supposées. Ainsi, le gouvernement n’a plus vraiment d’idées politiques, il est “pragmatique”, il est neutre, comme le Medef, que Pierre Gattaz veut “apolitique”, ou le mouvement lancé par Emmanuel Macron, “pas à droite, pas à gauche”. Ceux qui dirigent, de plus en plus, déclarent être indépendants, impartiaux, sans engagements, ils aiment tout le monde et leur cœur ne penche ni vers les uns, ni vers les autres. Promis, juré. À tous les apôtres de la neutralité politique, et aux dirigeants de Facebook en particulier, je recommande fermement la lecture du Prince de Machiavel... (Lire l'article)
Va te faire foutre
Voilà une injonction que l’on adresse rarement à son patron, sauf à avoir sa lettre de licenciement en main. À éviter aussi entre conjoints s'il reste un peu d'amour dans le foyer. Mais à lancer sans trop d’appréhension à la face des dirigeants politiques.
J22 – Le pouvoir de l’image (poétique)
Personne ne représente mieux la pensée cartésienne que ces commentateurs sportifs pour qui la raison se veut l’unique mode d’accès à un réel dont la description bannit tout recours à l’imagination au profit du seul prisme de la statistique. Leur discours sur le football se veut objectif, leur lexique lorgne du côté de la science jusqu’à l’hypercorrection (la « technicité » plutôt que la « technique ») et toute approche poétique de la réalité est bannie. Or, par la grâce d’un commentaire sportif imagé, le match peut se transformer en parabole ou en fable, avec la possibilité d’une morale. Le match au sommet entre le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco offrait la possibilité d'une telle approche déréalisante. (Lire l'article)
Un Général russe abattu
La Confédération Paysanne et la Coordination Rurale s’opposent à l’abattage de tout le...
J2 – Naissance de la tragédie
René Girard avait raison. Pas l’ex-entraîneur de Lille : son homonyme, le philosophe. Pour l’auteur de La violence et le sacré, tout ordre social se fonde sur la violence exercée par le groupe contre un bouc-émissaire. Il n’en va pas autrement du football : un championnat a besoin d’une victime expiatoire, contre laquelle s’exerce la vindicte collective. Explication parmi d’autres à la popularité du football : pour le supporteur, le spectacle de cette violence est exutoire, d’autant plus qu’elle tend à l’injustice et à l’arbitraire. (Lire l'article)
Sade lost in translation
Partant du principe que les langues charrient de manière souvent clandestine des éléments profonds des cultures qui leur sont associées, Julia Vagrot et Bernard Mongin ont eu l’idée de soumettre des textes érotiques à la moulinette de la traduction automatique, afin de voir ce qui passait ou ne passait pas à travers ce filtre. Ainsi, la traduction de Sade en tamoul, puis sa retraduction en français déborde de surprises édifiantes... (Lire l'article)
Suffrage
Si, au Panthéon, le caveau de Victor Hugo est vide depuis près d’un mois, c’est parce que son locataire est parti à Guernesey. Si Hugo s’en est allé à Guernesey, c’est parce qu’il voulait retourner sur les lieux de son dernier exil. S’il voulait retrouver l’exil insulaire, c’est parce qu’il brûlait de contempler la mer à nouveau. (Lire l'article)
Coincer la bulle
Au milieu d’un parterre de chef-fe-s d’états et de têtes couronnées*, c’est Gérald Darmanin,...
Sous la vague pour Bernard Arnault
Tout ne va pas pour le mieux dans le royaume de Bernard Arnault car, c’est officiel, l’homme n’est plus le plus riche de France. De quoi envisager une sévère déprime pour celui qui, en 2014, gagnait 1 million d’euros par heure. Bon moment, sans doute, pour se mettre à la lecture : les éditions du Rouergue publient en ce mois d’août un roman d’Anne Percin, Sous la vague, dans lequel un milliardaire, Bertrand Berger-Lafitte, héritier et directeur des cognacs du même nom, s’en tape une, de déprime. (Lire l'article)
Vous habitez chez vos parents?
Une brève collector: la n°8 pour étui, créée par Gaston Sylvestre en 1991 au tout jeune Opéra-Bastille, sur son étui de trompette.
Le grand consultan
Grâce à une indiscrétion bien innocente, notre envoyée spéciale à Matignon a eu accès à la...
Houellebecq dans les brumes écossaises
Gavin Bowd, écrivain, professeur de littérature française à l’université de St Andrews en Écosse, est le traducteur en langue anglaise de plusieurs ouvrages de Michel Houellebecq. Dans un entretien avec Agnès Villette, il se confie sur les difficultés que pose la traduction de cet auteur, ainsi que sur les relations chaotiques qu’il entretient avec lui, dont il était devenu l'ami avant que les deux hommes ne se brouillent. (Lire l'entretien)
Rappel à la loi
Il n’est pas inutile de rappeler à nos lectrices que la loi est très stricte en ce qui concerne...
Les épinards de Darwin
“Elle porte plainte parce que son ex-conjoint oblige ses enfants à manger des légumes.” Oui, cette mère de famille reprochait à son ancien compagnon de forcer leur progéniture à manger haricots, concombres, brocolis, courgettes, épinards, endives, salsifis et autres vertes horreurs. La plainte, déposée à la gendarmerie de Briec dans le Finistère, n’a eu aucune suite : le parquet ne l'a pas jugée recevable car, pour les services du procureur, être obligé d'ingurgiter des légumes n'est pas assimilable à un acte de violence, du moins tant que ça ne passe pas par un entonnoir. L'Organisation mondiale de la santé elle-même ne préconise-t-elle pas de consommer cinq fruits et légumes par jour ? (Lire la suite)
















