La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
Lithographie de Charles Motte. Illustration tirée de l'ouvrage de Corréard et Savigny - Naufrage de la frégate La Méduse, 1821
Diogène en banlieue

Sans sommation

Nous ne croyons plus en l’égalité des chances. Trop d’élèves quittent l’école sans diplôme, trop d’enfants des milieux populaires n’accèdent pas aux études supérieures. Nos examens eux-mêmes ont perdu de leur valeur. Ce qui importe aujourd’hui est moins la réussite au bac que la mention qui l’accompagne. (Lire l'article)

Insultologie appliquée

Connard à virus

La planète fait donc face à deux épidémies : celle du virus et celle de la peur. La seconde tue rarement mais fait plus de victimes que la première. On s’en défend comme on peut. Par l’humour éventuellement, mais cela donne pour l’instant des résultats désastreux...
El Jaleo, de John Singer Sargent, 1882
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Olé !

Il paraît que la musique de Scarlatti est dans le goût espagnol. Les musicologues s'ingénient à y distinguer les jotas des fandangos et des séguidilles. À quoi bon ? Ayant vécu en Espagne, Scarlatti a certes utilisé le matériau local, d'autant que le clavecin se prête mieux que tout autre instrument à l'imitation. Dans les sonates, on entend l'Espagne du XVIIIe siècle comme si on y était, ses cris de rues, ses guitares, ses jets d'eau et ses fanfares, mais on entend surtout une musique qui transcende tous les régionalismes. C'est elle qui compte. (Lire l'article)

"Voilà": le traducteur d'Emmanuel Macron en langue des signes
Le coin des traîtres, Traduction

Voilà

Le soir du premier tour, arrivé en tête, il a dit : « Voilà. » Deux fois. Qu'a-t-il voulu dire par là ? Pour mieux comprendre, essayons de traduire. Oui mais comment traduire « voilà », ce « verbe défectif réduit à la forme unipersonnelle du présent de l'indicatif de l'aspect inaccompli », qui semble vouloir dire pas mal de choses et leur contraire ? (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

J’en suis tout retourné

Solution de la petite énigme posée la semaine dernière... Rappelons les faits : j’ai préparé un jeu de 52 cartes dont j’ai retourné un certain nombre face visible, avant de vous laisser mélanger le paquet. Après m’être bandé les yeux, j’ai alors pris une partie de ce paquet, je vous ai laissé compter – sans me le dire – le nombre de cartes face visible qu'il vous restait, je l’ai lu dans vos pensées, je vous ai tourné le dos et grâce à mes pouvoirs psychiques j’ai moi-même retourné dans mon paquet ce qu’il fallait de cartes pour avoir exactement le même nombre de cartes face visibles que vous. Comment ai-je fait ? (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Ceux qui comptent

Un oiseau, deux oiseaux… tous ces oiseaux ! La chasse sera bonne. Tout a commencé ainsi, et nous en sommes longtemps restés là. Que veut dire compter, quand chaque jour apporte ce qu’il faut de nourriture – ou pas ? Quand ni hier ni demain ne comptent, justement, et que vous ne trouverez plénitude ou famine que dans l’éternel aujourd’hui, sans devoir ni pouvoir thésauriser, sans chercher à prévoir l’imprévisible ? (Lire la suite)

Le nombre imaginaire, Sciences

J’ai eu les jetons !

Juste après avoir publié ma précédente chronique, je me suis précipité sur Internet pour vérifier si ma solution à l’énigme des cinq cartes tenait la route ou si j’avais négligé un détail. J’y ai découvert quelques faits intéressants. Tout d'abord la confirmation que cette solution fonctionne. Je n’ai pas trompé mes lecteurs, ouf ! Une autre observation faite à la lecture des forums spécialisés est qu'on y trouve beaucoup de solutions tentantes mais fausses, parfois de manière subtile, et qu'on observe une corrélation notable entre l'arrogance du commentateur et la qualité “presque juste mais pas tout-à-fait” de sa solution. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

La Diagonale du Fou

Hilbert n’avait jamais eu de problème jusque là pour libérer des chambres de l’hôtel Aleph à la demande, en nombre infini même si nécessaire ; et le voilà pourtant coincé sur une affaire qui ne paraît après tout pas plus monstrueusement déraisonnable, au point où nous en sommes, que les autres. Impossible de trouver une chambre pour chaque club de résidents ; on a beau pousser ou tirer : rien à faire, ça ne rentre pas. Que peut-il bien se passer ? Et tout d’abord, est-on bien sûr qu’il y a un problème ? (Lire la suite)