Gilles Marchand pour François Hollande (oui, encore)

Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne

François Hollande défend le social-libéralisme parce que, voyez-vous, “c’est le libéralisme sans la brutalité”. Voilà qui rappelle vaguement ce qui se dit de l’édulcorant (le goût du sucre sans les calories), les plats allégés (le plaisir sans les kilos), les régimes miracles (la perte de poids sans les privations)… Notre Président en campagne s’arrange encore une fois pour passer à côté de la réalité et même des rêves. Qu’il lise donc le roman de Gilles Marchand, Une bouche sans personne. On ne sait jamais, il pourrait en tirer quelque chose sur le sens et la valeur des rêves, des espoirs et de la façon de contrer certaines réalités douloureuses. (Lire l’article)

Roy Assaf, Six ans après © Gadi Dagon. Une critique de Marie-Christine Vernay dans délibéré

17ème Biennale de la danse de Lyon : chemins de traverse

par Marie-Christine Vernay

Ils n’ont franchement rien à voir l’un avec l’autre. Les uns du collectif Petit Travers proposent un jonglage scénique où la trajectoire de la balle est plus visible que le jongleur. Les autres de la compagnie Roy Assaf Dance mêlent les danses religieuses, militaires ou de couple. Leur vocabulaire intrigue dans cette Biennale très touffue. (Lire l’article)

L’Amérique de Wendell Phillips

par Hélène Quanquin

Le 5 juillet 1915, plus de 5000 personnes se massent dans le jardin public de Boston pour assister à l’inauguration de la statue en bronze de Wendell Phillips, œuvre du sculpteur Daniel Chester French, qui, quelques années plus tard, sera l’auteur de la statue imposante d’Abraham Lincoln à Washington, D.C. L’ouvrage a été commandé par la ville en novembre 1911, à l’issue des cérémonies du centenaire de la naissance de Wendell Phillips. Une citation de celui-ci surplombe la statue : “Qu’elle soit enchaînée ou couronnée la liberté est toujours victorieuse”(Lire l’article)

Sur les traces des Camisards, une chronique de Thomas Gayrard dans délibéré

Les Cévennes, pays-palimpseste

par Thomas Gayrard

Dans ce spectaculaire monument de schiste, de calcaire et de granit que constituent les Cévennes, s’est déposée aussi par strates toute une geste des hommes, les mémoires mêlées des camisards, des maquisards, des Celtes… Alors, comment donner à voir le territoire, quand il est une telle puissance de l’espace et du temps ? (Lire l’article)

Entretien d’embauche

par Yannick Cras

Un aspect amusant ou effrayant de la culture geek d’Internet  est la manière dont ses membres se cooptent. S’il est un domaine où la sélection par les maths est reine, c’est celui-là. Google (comme d’autres) utilise régulièrement des techniques de recrutement du type jeu de piste : une énigme est posée à la communauté internet et les petits génies qui la résoudront en premier se verront envoyer un lien secret leur offrant la possibilité d’en résoudre d’autres, puis d’être recruté. Voici une très jolie énigme posée régulièrement, paraît-il, en entretien d’embauche. (Lire l’article)

2017_Année_terrible

Cerfs-volants

2017, Année terrible : une chronique d’Édouard Launet 

Victor Hugo n’a pas d’antipathie pour Jean-Luc Mélenchon. Mais, lisant et relisant la désormais célèbre interview que ce dernier a donnée à Gala (celle de la salade au quinoa), le poète s’interroge. Qu’a donc voulu signifier Mélenchon en disant : “La cuisine est quelque chose de trop sérieux pour être confiée à Emmanuel Macron. C’est un cerf-volant : il vole haut mais on voit les ficelles” ? Hugo se tourne vers ses voisins de caveau Alexandre Dumas et Émile Zola : “Les amis, je crois que je vieillis. La politique du XXIème siècle m’échappe complètement…” (Lire l’article)