Un saltimbanque sérieux, Jacques Nichet
Parmi les mille monts et merveilles que nous a offerts Jacques Nichet, il en est un qui les rassemble tous. C’est un livre intitulé Je veux jouer toujours. Et Jacques Nichet a joué tant qu’il a pu.
Mort d’un consonantiste
Le monde de l’édition perd en la personne d’Aimé Oiseau un de ses représentants les plus singuliers. Toute sa vie, il aura défendu l’écriture consonantique, ne récoltant souvent que l’incompréhension, voire l’hostilité, de ses professeurs d’abord, puis de ses pairs.
Si l’archi m’était contée
Dans la fastueuse « ville nouvelle » créée par Louis XIV, trônent les futures gares du Grand Paris, des parcours historiques, de nouveaux bâtiments locaux, et des expositions menées par les écoles d’architecture et du paysage de Versailles. La première BAP, Biennale d’architecture et de paysage d’Île de France, se dessine et balance sur deux pieds. Des plus politiques et polémiques aménagements, aux projections « Augures » plus rêveuses de jeunes concepteurs et artistes. Entre ville et nature, particulièrement au Potager du Roi. Une première biennale, c’est alléchant, une certaine liberté pionnière devrait s’y exprimer… (Lire l’article)
Winy Maas à Bordeaux, ou comment sortir de la ZAC
Allons nous continuer à construire des ZAC qui se ressemblent toutes ? À Bordeaux, quai des Queyries, l’architecte néerlandais Winy Maas construit un ensemble de logements en rupture avec les choix habituels.
Les temps qui courent (4)
Le président de la République, absent à lui-même dans un trop plein de mise en scène, produit de l’angoisse. Le Premier ministre, présent à son inquiétude dans son “être au charbon”, produit de l’incertitude.
Les temps qui courent (2)
Le réel revient frapper à la porte des semblants avec lesquels tout le monde circule dans un rêve éveillé, et les agents de service de la domestication, les premiers. Les tentatives de dissimulation de l’absence massive de masques virent à la pantalonnade…
Jérôme Bosch à la loupe
Les éditions Hazan republient, en version “compacte”, l’ouvrage de l’historien de l’art Till-Holger Borchert consacré au peintre qui a transformé “la terre en antichambre de l’enfer”.
J31 – Internationaux et binationaux
Décidément, les binationaux posent problème. Abandonné cette semaine par François Hollande, le projet de loi sur la déchéance de nationalité du gouvernement Valls avait commencé par les cibler, comme s’ils n’étaient que ces “demi-Français” depuis longtemps objets du mépris de Jean-Marie Le Pen. Précurseur comme souvent, le football met en lumière le phénomène binational et participe de son acceptation, dans un climat de stigmatisation. Pacifiste et internationaliste par nature, le football affirme désormais que l’avenir est à la binationalité, à la trinationalité, et plus encore. (Lire l’article)
Héros de survie
Des îles, Lesbos 2020 les Canaries 2021 : le dernier livre de Marie Cosnay est tissé de récits que l’autrice recueille auprès d’exilés, rencontrés à Lesbos, aux Canaries ou à la frontière espagnole.
Roumanie-Suisse : des femmes qui jouent
Je pense alors au superbe documentaire de la réalisatrice Carmen Butta. Des femmes qui jouent au foot à 4000 mètres d’altitude. Dans les Andes péruviennes, des femmes quechuas du village Churubamba allaitent leur bébé à la mi-temps puis retournent courir après le ballon sandalettes aux pieds. Elles dribblent avec une habileté réjouissante pendant que des lamas grappillent quelques rares pousses vertes dans la terre brune. Gagner le match c’est la possibilité de rapporter au village des cochons d’Inde ou des sacs de semence de pomme de terre que les maris espèrent avec fébrilité. (Lire l’article)
Mont-de-Marsan, terra flamenca
Avec la création il y a 29 ans du festival Arte Flamenco, Mont-de-Marsan est devenue la deuxième patrie du flamenco. C’est pour les artistes un lieu de rendez-vous car ils ne font pas qu’y passer mais sont invités à y séjourner, à participer à des rencontres publiques, à y donner des stages et des master classes. La programmation équilibrée n’oublie rien des maîtres du genre tout en s’ouvrant aux nouveaux talents. Et pas des moindres. La jeune Patricia Guerrero a ébranlé le Café Cantante avec son spectacle Catedral. (Lire l’article)
Ça dégomme à Uzès
Julian Hetzel, performeur, musicien et artiste visuel né en Allemagne, actuellement basé à Utrecht (Pays-Bas) et associé au CAMPO de Gand en Belgique, présente The Automated Sniper, un spectacle qui tire sur tout ce qui ose encore bouger. Dans cette chasse à l’homme, les interprètes vont vite réaliser qu’ils sont des cibles, tandis que deux spectateurs deviennent des tueurs. Un jeu terrible et sacrément bien foutu. (Lire l’article)
Pompes à chaleur hybride
Les pompes à chaleur hybride dont le gouvernement facilite le financement et l’acquisition sont-elles utilisables par celles et ceux qui sont sujet-te-s à la transpiration des pieds?
Einsenstein le terrible
Dans la foulée de la récente exposition sur Eisenstein au Centre Pompidou de Metz et du catalogue publié à cette occasion, retour sur des épisodes clés de la carrière du cinéaste, notamment sa rivalité avec Dziga Vertov, autre « géant » du cinéma soviétique.
Viva Aravena !
Le Chilien Alejandro Aravena monte cette année sur les deux plus prestigieux podiums internationaux de l‘architecture. Il est le commissaire de la biennale de Venise 2016, et le lauréat du Prizker Prize. Bluffant ! Jeune, social, écolo, le fondateur de l’agence Elemental de Santiago s’est surtout fait repérer en 2004 avec ses demi-maisons à bas coût, conçues dans une démarche collective pour éradiquer un bidonville. Il est le représentant de jeunes bâtisseurs latino-américains ou africains qui revivifient l’architecture. (Lire la suite)
Guanajuato, musiques en tous genres
À Guanajuato, ancienne ville minière du centre du Mexique, le festival Cervantino fête sa 43e édition. Dirigée par le romancier Jorge Volpi, la manifestation, l’une des plus importantes d’Amérique latine (3000 artistes invités en provenance de 27 pays), fait la part belle à la danse et au théâtre, mais aussi à la musique. De la flûte andine au répertoire contemporain en passant par le bel canto et les bandas de villages, l’envoyé spécial de délibéré, qui est aussi musicien dans un orchestre symphonique, livre ici le résultat de ses écoutes. (Lire la suite)
L’or du Brésil
Dès le tout début du XVIIIe siècle, il est de notoriété publique, à Naples, que le fils d’Alessandro Scarlatti, Domenico, touche le clavecin mieux que personne. Alessandro le premier, qui écrit que son fils est un aigle qui doit déployer ses ailes. L’aiglon ira donc à Venise puis à Rome, où il servira la princesse de Pologne, puis au Vatican, qui a gardé trace de son passage en tant que maître de chapelle. Il se fait d’autres relations à l’académie d’Arcadie, hébergée par le cardinal Ottoboni, futur pape. L’un des membres de ce club très select est le roi Jean V de Portugal, immensément riche de l’or et des diamants du Brésil, qui désire s’attacher les services de Scarlatti junior, 34 ans, pour sa cour de Lisbonne qu’il veut la plus illuminée d’Europe. (Lire l’article)
Kyoto forever 2 : la COP est vaine
Frédéric Ferrer a installé sa compagnie Vertical Détour dans les cuisines désaffectées de l’hôpital psychiatrique de Ville-Évrard, en Seine-Saint-Denis, où depuis 2004 il poursuit un travail qui tourne autour du thème du dérèglement, envisagé du point de vue psychique – les figures de la paranoïa – et climatique – le réchauffement planétaire. Ferrer affectionne une forme théâtrale : la conférence scientifique qui dégénère. Kyoto forever 2, le spectacle qu’il présente à la Maison des Métallos à Paris, est de ce point de vue particulièrement réussi. (Lire la suite)


















