« Hey!#4 », l’art de s’émouvoir
Du stylo, de la mosaïque, des perles… Il n’y a qu’à voir les matériaux, variés, inattendus – et également les techniques, plurielles, pour comprendre pourquoi ce quatrième opus de « Hey! modern art & pop culture » se tient à nouveau à la Halle Saint-Pierre à Paris jusqu’au 2 août. Les œuvres montrées par Anne & Julien ne sont en effet pas loin de l’art brut qui traditionnellement réside ici, au pied du Sacré-Cœur. (Lire l’article)
Eugène Atget en zones libres
Dans son livre « Eugène Atget. La photographie des hommes libres » (éditions LOCO), Yannick Le Marec éclaire la dimension politique du travail réalisé par le photographe auprès des chiffonniers des « zones » en périphérie de Paris, à la veille de la Première Guerre mondiale.
Brest 1992 : le port et la ville (2)
Arriver à Brest en plein cagnard d’un mois d’août particulièrement chaud, se confronter à une ville déserte et se replier vers le port de plaisance pour trouver un hôtel, c’était en 1992. Se résoudre à arpenter les rues vides et regretter l’accompagnement dont j’avais bénéficié en 1982.
Roland Barthes, le langage comme peau
Le 25 février 1980, vers 15h00, Roland Barthes sort d’un déjeuner avec François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle autour duquel Jack Lang a voulu réunir quelques intellectuels. A 15h45, le philosophe et sémiologue se fait renverser par une camionnette de blanchisserie devant le 44 rue des Écoles, tout près du Collège de France. Les secours le récupèrent inconscient, saignant du nez, et le transportent à la Salpêtrière. Il y meurt le lendemain, à l’âge de 64 ans. Tout a été dit sur cette mort, et même imaginé — voir La septième fonction du langage, de Laurent Binet. Tout sauf ceci : qu’est-il advenu du cartable en cuir noir que Barthes avait avec lui au moment de l’accident ? Et que contenait-il ? (Lire l’article)
Giovanni Domenico Tiepolo: “La Fuite en Égypte”
À qui se rendrait pour la première fois à Venise et serait en quête de lieux plus secrets que le...
Nouvelle épreuve et renaissance
Daniel Vierge étant à présent incapable de lire, c’est souvent Clara qui lui lit les textes qu’il...
Le sens de l’équilibre
En lisière des platanes de l’île Piot, des chapiteaux, petits et grands : c’est la Région Occitanie qui fait son cirque en Avignon et les deux formes dont il est question ici rappellent s’il est nécessaire qu’il ne faut pas confondre tourner rond et tourner en rond : Dad is Dead (Mathieu Ma Fille Foundation) et Un Soir chez Boris (solo de cirque sous yourte d’Olivier Debelhoir et Pierre Déaux), ça continue après Avignon… (Lire l’article)
Héros de survie
Des îles, Lesbos 2020 les Canaries 2021 : le dernier livre de Marie Cosnay est tissé de récits que l’autrice recueille auprès d’exilés, rencontrés à Lesbos, aux Canaries ou à la frontière espagnole.
Scripts plastiques
“Pictures seemed not to know how to behave” à la galerie Jérôme Pauchant : une galerie qui ne se contente pas d’être l’intouchable et immuable contenant des œuvres mais qui assume son caractère d’espace plastique ; une exposition qui n’est pas une simple juxtaposition d’objets déliés les uns des autres, mais qui s’est élaborée comme une “zone d’activité”, selon les mots de l’artiste qui y présente son travail, Quentin Lefranc. (…)
Doggerland, beau comme la météo marine
Doggerland dure soixante siècles, vingt-deux ans et quarante-huit heures. Temps géologique et temps des amours humaines. Écriture de haute précision avec souffle poétique, aventure prométhéenne, rêverie insulaire : on embarque. (Lire l’article)
J15-16 – Les compagnons d’Ulysse
Le football est le plus individuel des sports collectifs. Les joueurs auraient-ils besoin de réitérer que “c’est la victoire de toute l’équipe” ou que “l’important, c’est le collectif” sinon ? Une équipe de football a besoin d’un leader. “Il faut que j’assume mon statut”, répètent parfois les joueurs comme un mantra, “le coach me demande de prendre mes responsabilités”. Disons les choses, ce mythe de l’homme providentiel n’affecte pas ces derniers temps que les footballeurs en mal de leadership. L’ambition est dans l’air du temps. En politique, d’autres se déclarent prêts à “prendre leurs responsabilités”… (Lire l’article)
Ex Machina #20: Pauvre pyrite
[Ex Machina #20] Après quelques heures de sommeil profond et réparateur, nous nous retrouvâmes Corty et moi dans le bureau de Galois. Le caillou était en train de raconter à ce dernier son expérience dans la bouche de Démosthène.
Les doubles faces d’une Maison magique
À la Maison de la culture du Japon à Paris, l’Atelier tokyoïte Bow-Wow et le Franco-Portugais Didier Faustino proposent deux concepts de maisons très différentes. L’une est un toit accueillant, aux parois en gradins. L’autre est une sorte de grosse lanterne, fermée, inquiétante. Opposées, ces deux installations se rencontrent en faisant l’éloge du bois venu de la forêt du Portugal. Mais l’une met les humains en réseau pour recréer du commun, l’autre provoque l’usager, crée de l’incertitude. Deux visions critiques et oniriques de la relation tendue entre corps et architecture. (Lire l’article)
Là où se termine la terre
Premier tome de la trilogie sur le Chili de Désirée et Alain Frappier, publié en 2017, « Là où se termine la terre » retrace la vie d’un militant de gauche, de sa naissance en 1968 à l’élection de Salvador Allende en 1970.
Le syndrome de Sporgersi
Pendant longtemps mon atavisme marseillais m’a empêché de jouir des richesses des langues étrangères. Je pense que c’est dû à l’accent prononcé que nous nous trimballons. […] Depuis, tentant comme je pouvais de combler ce retard, mais sans grand progrès à l’oral, je me suis mis pendant quelques années à traduire certains textes de théâtre et puis de fil en aiguille, je n’ai pu m’empêcher de traduire tout ce que je pouvais. Ma folie m’a donc amené ces derniers jours à tenter de traduire en français un tableau de Jean-Michel Basquiat intitulé All Colored Past Part III. (Lire l’article)
Jean-Jacques et Maman
Les liens unissant Madame de Warens à Jean-Jacques Rousseau et Claude Anet, ses deux jeunes protégés partageant sa vie aux Charmettes, sont connus. Mais cette page inédite de l’auteur des Confessions les détaille avec une sincérité remarquablement explicite.
Festival Paris ne finit jamais
Du 15 au 30 juin, un festival pour promouvoir la littérature hispanique avec de nombreux invités, écrivains mais aussi cinéastes, universitaires, traducteurs, éditeurs… à retrouver tous les soirs sur Internet.
Dimitris Papaioannou, rolling stone
On l’avait raté au Théâtre de la Ville en octobre 2015, on s’est précipité à Montpellier Danse pour redécouvrir avec bonheur le Grec Dimitris Panaioannou. On avait gardé un souvenir clair de sa mise en scène, en images et en danse de sa Medea en 1998 à la Biennale de la Danse de Lyon, laquelle s’ébattait dans une pataugeoire. Car, ce n’est pas la première fois qu’il vient en France, même si on voudrait le voir plus souvent. L’occasion se présentant, on l’a retrouvé avec une autre figure de la mythologie grecque : Sisyphe. Still Life (Nature morte) est une allégorie de la Grèce, du peuple grec qui reconstruit sur les ruines, les désastres économiques. (Lire l’article)


















