La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Archives
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Un baiser osé

Rien de tel qu’une apocalypse pour faire dérailler le train-train quotidien. Les factures en souffrance s’envolent au vent mauvais comme des feuilles d’automne, les problèmes de couple ne valent même plus que l’on casse la plus petite des assiettes à dessert. La perspective de la table rase balaye tous les soucis, sauf un : on va tous mourir, les amis. Last Night, du Canadien Don McKellar, est mon film apocalyptique préféré. Qui finit sur un baiser. Un premier baiser, n’est-ce pas le début d’un nouveau monde ? Ce n’est pas Alain Souchon qui me contredira. (Lire l’article)

Affiche du film “Journey to the West: The Demons strike back”
Cinéma, Écrans

L’Empire du Milieu contre-attaque

Le cinéma chinois va-t-il dévorer Hollywood ? Cela fait en tout cas longtemps qu’il est parti à la conquête du monde. Dès les années 1920, les frères Shaw étendaient leur empire sur toute l’Asie. Journey to the West, The Demons Strike back, blockbuster réalisé par Tsui Hark et présenté dans le cadre du 7e Festival du cinéma chinois en France, raconte la lutte d’un jeune moine contre les démons. Il ne s’agit pas de tuer le mal, mais de le faire revenir au bien. Ce n’est pas gagné… (Lire l’article)

Bande dessinée, Livres, Ordonnances littéraires

Fabcaro, pour Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières, et ses sympathisants

M. Boris Ravignon, premier édile carolomacérien et disciple sarkozien, n’est pas content car le gouvernement lui a demandé d’accueillir cinquante migrants dans sa ville. Qu’il lise donc de toute urgence le road-movie” graphique à large spectre de Fabcaro : Zaï Zaï Zaï Zaï. Le postulat de ce chef-d’œuvre en 35 pages bichromatiques pourrait sembler absurde, même à nos patients : un dessinateur de bande dessinée oublie un jour sa carte de fidélité de supermarché, doit en conséquence fuir, devient l’ennemi public numéro 1 et déclenche l’implacable mécanisme politique, social et médiatique qui nous est depuis trop longtemps déjà si familier. (Lire l’article)

Passage frontalier - “Everything architecture” par l'agence belge basée a Bruxelles OFFICE, Kersten Geers et David Van Severen
Architecture

Office déplace les murs

En invitant l’agence belge Office, le centre Arc en Rêve de Bordeaux revient aux fondements de l’architecture. « Everything architecture, affirment ces minimalistes dans leur exposition monographique, en défendant une écriture simple, des formes géométriques, une économie de moyens et de judicieux déplacements de frontières, de limites des containtes. Pour mieux se situer avec rigueur dans le monde bavard et confus, avec leur « presque rien d’architecture » tel un nuage illusionniste. (Lire l’article)

Écrans, Séries

Famille, humour et patrimoine

Dans la série danoise Les Héritiers diffusée sur Arte, il est bien sûr question d’argent, de pas mal d’argent : un manoir de belle taille avec terres, et les œuvres de Veronika Grønnengaard, artiste contemporaine cotée au plus haut. Mais quand on parle d’argent, surtout en famille, on parle toujours d’autre chose.

Ex Machina, Sciences

Ex Machina #21: La fin de tout ?

[Ex Machina #21] – Nous avons fait tout cela pour rien? Tout est vide, rien n’existe, rien n’a plus de sens?
– Sauf, dit sombrement Galois, si nous ne sommes tous que des concepts dans l’infinie conscience de Dieu. René sera ravi.

Coloriage - L’hippocampe resplendissant © Philippe Mignon
Coloriage, Zoologie

L’hippocampe resplendissant

Sa capacité à luire dans l’obscurité a valu le surnom de “luciole des mers” à cette espèce aujourd’hui éteinte, mais a peut-être contribué à sa disparition en signalant sa présence à ses prédateurs. Une fois sorti de l’eau, en revanche, il devenait noir comme l’ébène.
Maguy Marin, l'urgence d'agir. Un film de David Mambouch.
Cinéma, Danse, Écrans

Maguy Marin ou l’urgence

Œuvre d’amour, d’admiration, Maguy Marin : l’urgence d’agir, le film de David Mambouch sur sa mère chorégraphe n’a rien de convenu. Le réalisateur travaille l’épaisseur et la densité du vécu, sait laisser parler, prend lui-même la parole. Et l’on sent qu’il y a, de son côté, une exploration des origines, que le ballet May B, conçu par Maguy Marin alors qu’elle était enceinte de lui, est pour lui un second ventre maternel. 
Ex Machina, Sciences

Ex Machina #38: Ce que pense Delta

Franchement, je ne pense pas avoir de toute ma vie jamais pensé que je pensais à penser à quelque chose. L’idée me donne le tournis. D’ailleurs je ne vois même pas comment penser à la pensée d’un lézard sans penser avant tout au lézard.

Colette en faune
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Wanda et ses amies

Scarlatti a couvé sous la cendre pendant tout le XIXe siècle ; c’est une jeune pianiste et claveciniste pas comme les autres qui s’est chargée d’allumer le feu et, vestale attentive, de l’entretenir. Nul attendrissement cependant : Wanda Landowska était énergique, sans concessions, et assumait pleinement ses contradictions. Une des plus anodines est que cette grande musicienne fit construire à Pleyel les monstres ferraillants qu’elle joua fièrement : elle pensait qu’il fallait à la musique ancienne un instrument moderne. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Au bout de la Nationale 7

Les mathématiciens détestent les nombres imposés arbitrairement, et parmi eux le nombre de dimensions de l’espace : trois. Hauteur, largeur, épaisseur (ou bien : latitude, longitude, altitude). Ce diktat de trois dimensions, pas plus pas moins, est insupportable au matheux, qui va immédiatement se faire un plaisir d’imaginer autre chose. Pourquoi pas deux dimensions, ou quatre ? pourquoi pas une infinité ? Pourquoi pas, même, 3/2 ou Pi ? Et un espace à zéro dimension ? Pas très excitant, on s’y sent vite à l’étroit. Et un espace de dimension un ? Tout point y est identifié par une seule coordonnée, par exemple un nombre. C’est ce qui se passe sur la mythique Nationale 7. (Lire l’article)