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Couloirs
L’anecdote remonte à une douzaine d’années. La salle où j’enseignais se trouvait à l’entresol d’un lycée construit sur une pente. On avait installé dans cet endroit sinistre la plupart des salles réservées aux classes techniques. Un jour, alors que mon cours était déjà bien avancé, je fus surpris par une odeur de brûlé. (Lire l'article)
La fin du monde du siècle
Marée du siècle, tempête du siècle, ouragan du siècle... Nous n'étions pas au bout du sensationnalisme...
JO 2024, dernière chance
250000 billets pour les jeux olympiques ont été mis en vente ce mercredi 17 avril. C’était donc la toute dernière chance de ne pas en réserver.
Guerre civile
Ce soir, Victor Hugo est de sortie. Petit nuage dodu de cendres, vapeur de défunt, brume de génie, il s’est glissé hors de son caveau pour aller voleter dans l’air humide de la crypte du Panthéon à la recherche d’un camarade à qui parler. Passant devant le cercueil de pierre où sont allongés les restes de Jean Jaurès, le poète entend ce dernier l’interpeller : “Salut mon vieux Victor. Nom de Dieu, as-tu lu l’interview d’Alain Juppé dans le Monde il y a quelques jours ?” Hugo : “Bonsoir, Jean. Non, je ne l’ai pas lue, je ne reçois plus la presse. On parlait de moi ?” (Lire l'article)
La folie ordinaire
Il est aujourd’hui à la mode d’être contre. Il y a quelque temps, une chanteuse en vogue déclarait qu’elle était contre le Sida. Une autre fois, une écrivaine de renom se disait contre la guerre. Les Gilets jaunes sont contre le gouvernement, contre Macron, contre le capitalisme et accessoirement contre les banques qu’ils brûlent et contre le Fouquet’s qu’ils saccagent. Les Anglais sont contre l’Europe. D’autres sont contre le réchauffement climatique. D'autres encore contre la souffrance animale. Mais si beaucoup savent vaguement ce qu’ils ne veulent pas, peu connaissent ce qu’ils désirent. (Lire l'article)
Castles Made of Sand
À quel moment l’avenir a-t-il cessé d’être désirable ? Quand a-t-on perdu foi en de meilleurs lendemains ? À quel instant la catastrophe a-elle commencé à se dessiner ? Certains répondront les années 1970, avec les premières crises pétrolières, les pantalons à pattes d’eph’ et l’invasion du disco. D’autres diront : les années 80 et leurs efforts pathétiques pour nous redonner le goût de la modernité (“nouveau et intéressant” était le motto de la période, qu’il fallait évidemment lire à rebours). D’autres enfin affirmeront : les années 90 et leur cynisme cocaïné. Pour ma part, je situerais plutôt le début de la fin au 31 décembre 1969, à minuit exactement. Ce jour-là, à cette heure-là, Jimi Hendrix débarque sur la scène du Fillmore East... (Lire la suite)
Que des bonnes nouvelles!
Afin d’en finir une fois pour toutes avec la dérive mortifère des “ambianceurs“ anxiogènes de...
Connard à virus
La planète fait donc face à deux épidémies : celle du virus et celle de la peur. La seconde tue rarement mais fait plus de victimes que la première. On s’en défend comme on peut. Par l’humour éventuellement, mais cela donne pour l’instant des résultats désastreux...
[scoop] Fugue américaine
SCOOP EXCLUSIVITÉ LE PINARISE Fugue américaine, le roman de Bruno Lemaire aurait été...
J31 – Les divins enfants
Pépite, petit prince, diamant brut : chacun y va de sa métaphore pour qualifier Killian Mbappé, le joueur monégasque de 18 ans qui a connu la semaine dernière sa première sélection en équipe de France. Ce sont les mêmes qu’on a appliquées avant lui à d’autres jeunes promesses tombées dans l’oubli depuis. D’où vient la fascination du football pour les jeunes prodiges ? La conjonction du talent et de la précocité n’explique pas tout. Entre scandales sexuels, évasion fiscale et corruption, ce qui fascine dans le jeune prodige, c’est l’innocence. (Lire l'article)
Voltaire gentil, Voltaire muet
Si, par malheur, vous avez traversé par temps de pluie une place récemment réaménagée par les travaux publics parisiens, vous me comprendrez : tenir debout sur ces revêtements étrangers à toute humidification automnale est digne d’exploit. Passant récemment de la pyramide du Louvre à sa place Carrée, il m’arriva ce qui devait m’arriver : un choc attendu mais sévère. C’est alors que j’eus une vision que je pris pour un effet de mon imagination contrariée par la chute : devant moi, tandis que je me relevais péniblement, se tenait Voltaire en personne, souriant gentiment. Quelque commisération devant mon triste sort ? (Lire l'article)
Pourvoi
Un prédateur sexuel condamné plus lourdement en appel se pourvoit en...
En vacances
La peur que notre société éprouve à l’égard du chômeur, du migrant, du sans domicile fixe, du vagabond et du romanichel vient sans doute de ce que ces catégories échappent, au moins en partie, au contrôle de l'État. La grande question qui revient sans cesse à propos des chômeurs est de savoir ce qu’ils font tout au long de la journée. À quoi s’ajoute la question de savoir où ils vont. Se promènent-ils ? Les vacances devraient nous délivrer au moins une fois l’an des chaînes du travail. Elles devraient être un temps de liberté et de désordre. Éloigné des centres de contrôle (usine, entreprise, atelier, administration), l’homme devrait pouvoir souffler un peu et faire ce qui lui plaît, aller où ça lui chante, avec qui il l’entend ou bien seul s’il le préfère. Un rapide coup d’œil sur l’organisation des congés payés montre que nous sommes loin d’une pareille liberté. (Lire l'article)
Comment ça, tout va bien ? (Antonio Altarriba & Keko : Moi, fou)
“Comment ça, vous allez bien ?” Quand les patients dérapent... À lire alors d'urgence : Moi, fou d’Antonio Altarriba et Keko (traduction Alexandra Carrasco), en noir (et blanc), chez Denoël Graphic. C’est l’histoire d’Angel Molinos, docteur en psychologie et écrivain raté, qui travaille pour un centre de recherches affilié à un labo pharmacologique spécialisé dans les maladies mentales. Le centre de recherche travaille à identifier, ou plutôt à créer, de nouveaux profils “pathologisables”, qui, bien sûr, pourraient être traités avec les médicaments produits par le labo. (Lire l'article)















