Au cœur du voyage interdit, par Dennis Kamerun
Dans « Les héros du quotidien », l’auteur camerounais Dennis Kamerun nous entraîne dans le voyage migratoire vers l’Europe que tant entreprennent au risque de leur vie. Ce roman-témoignage est le tableau effarant d’un monde que l’on voudrait hors de ce monde, mais qui est bel et bien le nôtre.
De Broadway à Venise
Edwin Austin Abbey quitte l’ambiance des campagnes anglaises pour celle de la Sérénissime. Une...
The Naked Director
Pop objets par excellence, les séries s’emparent de la représentation des sexualités et des corps, thématiques ô combien contemporaines. Retour sur cinq propositions aux angles variés. Et pour commencer : The Naked Director.
Musique, amour et vacheries
Dans Sans Tambour, Samuel Achache poursuit avec brio son pas de deux entre théâtre et musique, cette fois à partir de lieder de Schumann. Au programme, gags et quiproquos, images et temps forts, même si le propos n’est pas toujours à la hauteur de son habillage…
À Bordeaux, une Maison de la poésie très ouverte
La toute jeune Maison de la poésie de Bordeaux réunit un collectif de passionné·e·s du livre. Entretien avec l’un de ses initiateurs et président de l’association, l’écrivain Patrice Luchet, déterminé à faire tomber les préjugés.
Costumes
Edwin Austin Abbey ne s’est pas contenté d’illustrer les comédies et les tragédies de...
David Mitchell pour les patients en fin de campagne électorale
Le 7 mai 2017, ce sera la fin, enfin, d’une interminable campagne électorale qui n’aura, au bout du compte, accouché que d’une jeune souris en marche et aux dents longues. Notre service de médecine littéraire vous accompagne pour vous aider à passer au mieux ce tout dernier cap. C’est un très gros livre écrit par un Anglais, David Mitchell, mais l’aspect massif du traitement ne doit pas vous effrayer. Vous l’entamerez le 7 mai au réveil : au lit, c’est une journée où toute activité dynamique et constructive est à proscrire. (Lire l’article)
Un certain je-ne-sais-quoi
Au moins autant que de Leibniz, le Scarlatti espagnol — Don Domingo Escarlate — dut subir l’influence des philosophes et médecins locaux qui s’exprimaient volontiers sur les effets physiologiques de la musique. Le musicologue anglais Thomas Burney, qui avait longuement interrogé Farinelli sur Scarlatti, rapporte une réponse du maître à qui l’on reprochait son mépris des règles : “Scarlatti demanda si ces écarts offensaient l’oreille. Comme on lui répondait que non, il disait penser qu’il n’y avait guère d’autre règle digne de l’attention d’un musicien que de ne pas déplaire au seul organe des sens qui soit l’objet de la musique.” (Lire l’article)
Le virus des objets
Martine Bedin et Claude Eveno se sont rencontrés en 2000, ont beaucoup correspondu. Au fil de leur amitié, à travers textes et lettres, ils retracent leurs souvenirs respectifs, leurs initiations croisées, leurs constats actuels. Se répondent leurs relations aux lieux, à l’espace, aux voyages, aux maisons, à l’art, à l’architecture, à la photographie… Au design finalement, dans Objets, nos amis. Une conversation, un livre où ils dressent un état du monde des choses subjectif, joyeux et désenchanté. (Lire le guide)
Ricardo Piglia : le souffle de la fiction
Y a-t-il une histoire ? » C’est ainsi que s’ouvre Respiration artificielle, œuvre indispensable de l’Argentin Ricardo Piglia, qui vient de nous quitter. L’histoire familiale du jeune écrivain Emilio Renzi, alter ego aussi évident que mensonger de l’écrivain, s’entrelace avec l’histoire agitée de son pays. Dès les premières pages, il met en garde le lecteur : « Tout est apocryphe ». (Lire l’article)
8 – Professionnels de la profession
Certaines professions sont surreprésentées dans les séries: avocat, médecin, homme et femme politique et bien sûr policier (on croise aussi moult tueurs en série mais cette occupation peut difficilement passer pour un métier). Ces professionnels ont en commun de côtoyer beaucoup de monde, de passer sans cesse d’une affaire à l’autre et d’être aux prises avec une large palette des maux de la société.
Montpellier Danse, édition spéciale female (2)
Le festival Montpellier Danse révèle des corps entièrement remodelés par la question du genre et des positions politiques qu’elle implique. Phia Ménard, qui fut le jongleur Philippe Ménard, en est l’exemple le plus criant. Dans sa nouvelle création Belle d’hier, devenue femme et féministe, elle fait fondre les figures patriarcales dominantes.
Vieux comme le monde
En Navarre, pilier de l’Église et de forces mythologiques païennes à travers les siècles, dans la vallée de Baztán, une petite fille décède étouffée dans son berceau. Mort subite du nourrisson. La grand-mère pourtant, dans son demi-sommeil, a bien entendu de légers bruits. Dans la chambre, décorée d’une profusion de rubans, de dentelles roses et de fées, se trouve au pied du berceau une peluche répugnante. Le père est arrêté. La mythologie et les légendes basques s’invitent dans une enquête où le merveilleux, l’indicible et l’horreur côtoient un monde contemporain en peine d’apporter des réponses. (Lire l’article)
Dancing is a real job, Donald
L’entrée du couple : pas en rythme du tout, pas ensemble ! Il tient la main de Mélanija par-dessus, il ne sait pas marcher avec elle, il n’a pas le sens du rythme, on s’en doutait un peu ! Deux mouvements de recalage des bras, par contact des mains, pour être sûr de bien se tenir. Petite bise d’elle de profil, elle le cache côté gauche, un peu de confusion des appuis ! Quart de tour vers le fond. Elle se dégage un peu, dos public, petit geste de la main pour recaler la robe... (Lire l’article)
Le Ver à Soie fête ses dix ans
La maison indépendante fondée par Virginie Symaniec célébrera ses dix années d’édition les 24, 25 et 26 mars à la boutique éphémère du 19, rue de la Mare dans le vingtième arrondissement de Paris.
Arnaud Meunier ou le théâtre optimiste
Arnaud Meunier met en scène un Candide pimpant, à la fois près du texte et inventif, proche de la comédie musicale. Dans un entretien, le metteur en scène revient sur ce spectacle et sur sa conception du théâtre.
Bernardines, suite et pas fin
Directeur du théâtre des Bernardines à Marseille de 1987 à 2015, Alain Fourneau travaille à la réalisation d’un « livre-outil » à partir de l’histoire d’un lieu majeur pour le théâtre d’essai en Europe.
Une autre vie
Supposons que la date et l’heure de la fin du monde soit connue et qu’il n’y ait plus rien d’autre à faire que de s’y préparer. Dès lors, la grande question serait : avec qui vais-je passer mes ultimes minutes ? Avec ma chère épouse ou mon cher époux ? Avec mes enfants, s’ils ne préfèrent une fête entre copains ? Avec mon chat, mon chien, mon poisson rouge, mon iPhone ? Avec personne, puisque dans le fond chacun vit seul et meurt seul ? Ou avec une ou un ami(e) ayant assez d’humour pour transformer ces derniers instants en vaste blague. Ce type d’individu ne court pas les rues. À quoi ressemble-t-il ? À Deborah Mitford, alias la duchesse de Devonshire ? À Richard Gere ? À Alain Robbe-Grillet ? Et Alain Barrière, dans tout ça ? (Lire l’article)


















