Le pourboire et le contrat (Cam4)
Il n’était plus temps de se cacher derrière son petit doigt, ni son petit stylo. Après plusieurs épisodes sur la vie en conserve (clips vidéos, youtubeurs, vineurs, etc.), il était temps d’affronter la vie en direct sur le web. Des gens qui montrent leur corps en même temps que vous les regardez, à qui vous pouvez même éventuellement demander de faire des trucs. Par exemple sur Cam4, un site où tout un chacun peut chatter, s’exhiber (c’est le principe, mais vous pouvez juste discuter, si vous préférez) ou se prostituer virtuellement. (Lire la suite)
En guerre : corps à corps
Cette entreprise de démolition que mène une élite en sécession, Brizé choisit de nous y projeter comme le ferait un film de guerre au milieu de l’apocalypse. D’en faire le principe de sa dramaturgie, en racontant cette histoire de plan social et de grève syndicale, dans une usine automobile que veut bazarder un groupe allemand, à la manière d’une épopée âpre et amère. Chanson de geste d’aujourd’hui, où l’on ferraille dur pour reconquérir des territoires et franchir des frontières… (Lire l’article)
Roms, ville fermée
C’est par les réseaux sociaux que Juliette Keating et moi-même avons appris le 28 juillet 2016 au soir l’expulsion par la police de treize familles Roms qui habitaient depuis plusieurs années au 250, boulevard de la Boissière à Montreuil. Le lendemain, les familles s’étaient installées devant la mairie. Le 30 juillet la police chassait les Roms de la place de la mairie, puis de la place Anna Politkovskaïa où ils s’étaient réfugiés. C’est à ce moment que commence mon travail de photographe accompagnant quotidiennement les familles pendant quatre mois et demi… (Lire l’article)
Anaïs Charras, graveuse
Anaïs Charras développe un univers onirique que j’avais déjà beaucoup aimé dans ses dessins. La finesse de son trait l’a logiquement conduite à la gravure et je lui ai rendu visite dans son atelier.
Ordonnance pour les naufragés
Un homme se réveille nu, naufragé sur une plage. “Que lui était-il arrivé ? Une semaine plus tôt à peine (une semaine ! était-ce seulement possible ?), il rectifiait son nœud de cravate et présentait devant son équipe un plan d’action qui n’omettait aucune éventualité, dans lequel chaque risque avait été pallié, chaque heure prise en compte. Et maintenant ?”. Dans Sans oublier la baleine (traduit par Christine Barbaste, Stock, 2016), John Ironmonger raconte l’histoire d’un naufrage. D’où il ressort que si le pire est sûr, les conséquences ne sont pas toujours celles que l’on croit. Le récit prémonitoire de ce qui attend François Hollande l’année prochaine ? À lire dès maintenant, ou à garder sous la main pour 2017, dans votre kit d’urgence anti-gueule de bois.
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Voulez-vous produire avec moi ?
Pour financer la production du film La Uruguaya, l’écrivain et éditeur argentin Hernán Casciari a fait du crowdfunding. Les donateurs sont co-producteurs et participent aux décisions.
Maroc, la danse se manifeste
Depuis onze saisons, le festival On marche consacré essentiellement à la danse contemporaine avance à petits pas obstinés, en tentant de s’inscrire pleinement dans la société au même titre et au même niveau que d’autres disciplines reconnues par les pouvoirs publics comme la musique, le cinéma, les arts visuels ou le théâtre. Le corps – et ses représentations, enjeu politique et social – fait-il peur ou est-il tout simplement ignoré par le ministère de la Culture ? Un forum réunissant de nombreux artistes, toutes générations confondues, s’empare de la question par la production d’un premier manifeste, présenté publiquement le 13 mars. (Lire l’article)
Les tragédies
Quand Harper’s passe à E.A. Abbey une nouvelle commande d’illustrations pour les tragédies de...
Les conquêtes de l’espace
Au commencement de la peinture, il y a l’espace. Le peintre se préoccupe de placer ce qui sera le point de fuite et cette ligne qui marquera l’horizon puis de tracer le plan quadrillé qui transformera la surface de sa toile en un espace illusoire : une perspective. La figure ne viendra qu’en second et détournera le regard du spectateur. Mais il arrive qu’elle ne vienne pas, que la scène demeure déserte et que l’espace ait alors tout loisir de déployer aux yeux ses artifices et les rigueurs de ses géométries. Artifices et géométries dont deux artistes exposées à la galerie de Roussan s’emparent : Juliette Mogenet et Claire Trotignon. (Lire la suite)
Manuel
Si l’entomologiste se doit de n’oublier aucun des coléoptères d’une famille pour compléter sa boîte de merveilles, le photographe qui fait de son mur une entomologie photographique se complait à associer les auteurs qu’il aime, qui l’inspirent, dans le choix des tirages accrochés. Quand, en mai 1980, Agathe Gaillard exposait Manuel Álvarez Bravo et son épouse Colette Urbajtel, elle revenait depuis peu de New York où elle était allée rendre visite à André Kertész pour préparer la biographie qu’elle avait décidée d’écrire. En 1978, Manuel et André s’étaient retrouvés aux rencontres d’Arles. Ce n’est donc pas un hasard si Manuel suit André dans les colonnes de délibéré. (Lire l’article)
Rocío Molina, la divine comédienne
Dans un solo couillu, Caída del Cielo, Rocío Molina, danseuse et chorégraphe espagnole de 32 ans, tombe de l’Olympe pour rejoindre les mortels afin de mener une vraie sarabande avec quatre compagnons musiciens. Du flamenco au rock, de la lumière à l’obscurité, de la stature debout à la reptation.
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Big Bad Wolf chez Ibn al-Haytham
Le regard, chez Tex Avery, c’est toute une histoire… On a déjà vu les yeux du méchant loup palper Droopy pour s’assurer de sa présence. Bien plus souvent, ils vont palper le petit chaperon rouge ou Cendrillon avec des buts moins avouables. Grande est la variété graphique des représentations du regard — de l’œil exorbité et “sonnant et trébuchant” à l’onde impalpable mais transportant de l’énergie. Cette obsession visuelle est-elle un simple fantasme avéryen ? Pas du tout. La fixation pathologique de Tex Avery sur le regard a, comme son homoncule sensoriel, de très anciennes racines historiques. (Lire l’article)
Femmes en attitudes
Contre les poses que la société leur impose pour faire du corps féminin un objet propice au commerce, les chorégraphes de DañsFabrik, festival organisé jusqu’à samedi par le Quartz de Brest, érigent des postures, des attitudes politiques frontales et quasiment guerrières. Ainsi Arranged by date, solo où la Grecque Lenio Kaklea dit beaucoup sur notre dépendance à de simples chiffres, sur notre identité sociale construite sur ces chiffres et sur le corps déboussolé qui ne sait plus quelle attitude adopter : la grimace, l’agitation, le tremblement, le “faire face” dignement dans une sublime cambrure… jusqu’à l’acte final d’avaler les chiffres, de les incorporer. (Lire la suite)
11 – Affaires de famille
Les histoires de famille tournent mal en général. Surtout dans les séries américaines. Il y a mille manières de détruire un foyer et autant d’entretenir un brasier, ce qui fait que les séries familiales alignent un nombre conséquent de saisons.
Tout est bien qui finit bien
Impossible de déterminer dans quel ordre Abbey a réalisé les illustrations des quatre comédies...
Robert Delaunay aux sources du pop
Pascal Rousseau publie chez Hazan un ouvrage de 300 pages, richement illustré : Robert Delaunay, L’Invention du pop. Et rend hommage à l’originalité d’un précurseur passionnément moderne.
Comme il vous plaira
Après Mesure pour Mesure, Abbey nous entraîne avec Célia et Rosalinde dans la forêt d’Arden...
L’écho des résistances
Pierrette Turlais, fondatrice des éditions Artulis, publie des livres “rares et précieux” qui rendent hommage à l’esprit de résistance. Des textes que l’on peut aussi lire, gratuitement, en ligne.


















