La Pavlova
Elle fut la première véritable diva du ballet. La star des tsars. Mondialement connue elle contribua à faire passer la danse de l'artisanat à l'industrie du rêve. Un livre, signé Martine Planells, retrace la vie d'Anna Pavlova, danseuse et chorégraphe de légende.
Bob Dylan
Enfant, Bob Dylan était toujours en train de courir. Il fugue pour la première fois quand il a 10 ans, part de la maison définitivement à l’âge de 18 ans pour s’installer à New York. “C’était comme si j’avais toujours été à la poursuite de quelque chose, quelque chose en mouvement – une voiture, un oiseau, une feuille qui s’envole – quelque chose qui pourrait m’amener vers un endroit mieux éclairé, une terre inconnue en aval”, écrit-il dans le premier volume de ses Chroniques, publiées en 2004. Lorsque l’un de ses profs lui dit que son fils a “la nature d’un artiste”, son père demande : “Un artiste, c’est pas un gars qui peint ?” Soixante ans plus tard, Bob Dylan est prix Nobel de Littérature. (Lire l'article)
Vous avez dit curieux ?
Vous souvenez-vous de l'invasion de sponks qui avait failli changer définitivement le visage de...
Ettore Sottsass, émaux, émois
Le maestro italien a créé à toutes les échelles, entre art et design, pour “parler de la vie”. À l'Institut cultuel italien à Paris, on peut découvrir Smalti, ses joyaux assez méconnus en émail, de 1958, présentés par les collectionneurs Fulvio et Napoleone Ferrari. Des petits totems qui nous émeuvent comme des grands. Pour poursuivre la conversation avec Sottsass, ce parleur. Qui est aussi présent à la biennale d'architecture d'Orléans, avec sa série d'armoires Superbox et ses photographies de désert. (Lire l'article)
La porte Dorée à sens renversé
Elle semble toujours un peu excentrée la porte Dorée, au bout d'un XIIe arrondissement qui ne fait pas de bruit. Une place de villégiature, un peu intemporelle, inchangée pendant les années 1970, 80, 90. On respire son enfance dans ce quartier du Bel-Air, aire de loisirs, une échappée...
Cyrano de Bergerac pour nos responsables politiques au verbe bas
L’insulte en politique est une arme banale mais redoutable. La manier avec habileté et brio permet dans bien des cas de prendre l’avantage, de pousser l’adversaire à la faute, de porter l’estocade. Chères et chers compatriotes, n’allons pas jusqu’à exiger l’usage de l’alexandrin dans le débat politique, mais demandons au moins à nos candidats un peu d'agilité verbale. Un peu d’esprit (cyranesque), aussi. (Lire l'article)
Ce qui reste
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 7
Trotsky, complément d’enquête
Depuis la parution, le 23 février dernier, de notre dossier accompagnant les photos inédites de Trotsky prises au Mexique en 1939, nous avons reçu plusieurs documents qui nous permettent d'en savoir plus sur ces images et sur les circonstances du voyage entre Paris et Mexico de Seva Volkov, le petit-fils de Trotsky, alors âgé de 13 ans. Et d'abord, une lettre, écrite au verso de deux cartes postales dont l'une représente une vue de Taxco, la petite ville à 170 kilomètres au sud de Mexico où Trotsky se rendait volontiers en villégiature. Signée de Marguerite Rosmer, adressée à Daniel Martinet, cette lettre que nous reproduisons livre une précision importante : le séjour à Taxco, pendant lequel les photos ont été prises, date non pas de septembre 1939 comme nous en avions émis l'hypothèse, mais d'août 1939, soit quelques jours après l'arrivée à Mexico de Marguerite et d'Alfred Rosmer, et de Seva qu'ils s'étaient chargés de convoyer depuis Paris.
Léda sans cygne
Parmi les personnages hauts en couleurs du XXe siècle, Gabriele d'Annunzio est le plus contradictoire. Poète et guerrier, séducteur et solitaire, amateur d'art et de moteurs V12, ce héros borgne (accident d'avion) du nationalisme italien vit un peu sur la fortune de son père, davantage sur celle de ses amies, et entretient une meute de barzoïs blancs. Grand prêtre du modernisme décadent, il traite le futuriste Marinetti de “crétin phosphorescent”, et c'est sans doute pour échapper à une injure aussi géniale que Mussolini le fait enfermer dans son kitchissime Vitoriale du lac de Garde, où il meurt en 1938. Trente ans plus tôt, à l'occasion d'un concert, il avait découvert Scarlatti. (Lire l'article)
Les Hivernales, entre heures sup et licenciement
Alors qu’Emmanuel Serafini, directeur du Centre de développement chorégraphique d’Avignon, organisateur de la manifestation, vient d’être licencié, la 38è édition des Hivernales aborde justement le thème du travail, de ses enjeux futurs, de ses effets directs sur les corps, pour certains épuisés.
Sur la ligne de crête, deux enfants juifs
Deux frères cachés pendant l’Occupation kidnappés par la femme qui les a recueillis : Comètes et Perdrix de Marie Cosnay, un récit aux accents mythiques.
Wanda et ses amies
Scarlatti a couvé sous la cendre pendant tout le XIXe siècle ; c'est une jeune pianiste et claveciniste pas comme les autres qui s'est chargée d'allumer le feu et, vestale attentive, de l'entretenir. Nul attendrissement cependant : Wanda Landowska était énergique, sans concessions, et assumait pleinement ses contradictions. Une des plus anodines est que cette grande musicienne fit construire à Pleyel les monstres ferraillants qu'elle joua fièrement : elle pensait qu'il fallait à la musique ancienne un instrument moderne. (Lire l'article)
Des effets figuratifs
Si l'on suppose un émetteur (à peu près) stable, et une prégnance qui atteint sa cible, qu'advient-il du récepteur, troisième élément de la chaîne sémiophysique, et dernier élément de la syntaxe avéryenne ? Il subit des "effets figuratifs" d'une grande variété...
Angoulême, du coq à l’âne et vice versa
46e Festival de la bande dessinée à Angoulême. Nestor Burma y côtoie des pin-up, des pétroleuses, des guerrières sanglées de cuir échappées du polar, de l’heroic fantasy, des années 40, des jeux vidéos, des comic books américains : du fantasme à l'état pur...
Georges Monti, ou l’indépendance à l’épreuve du Temps
Fondateur en 1981 des éditions Le Temps qu'il fait (700 livres au catalogue), Georges Monti revient, sans illusion et sans amertume, sur les quarante ans de sa maison et son combat permanent pour l'indépendance.
6 – Exercices de style part III
Après le cinéma, certaines séries se sont laissé aller aux joies du jump cut, du montage-son sophistiqué, des ellipses narratives et de quantité d’autres techniques, que l’on ne verra certes pas dans “Dallas” ni même dans “Downton Abbey”.
Il était dix-huit négatifs…
Pendant plus de quarante ans, Gilles Walusinski a conservé la pochette que lui avait remise son père et qui contenait dix-huit négatifs représentant Trotsky et ses proches au Mexique. Pour lui, ces photos ne sont pas seulement des documents historiques mais une clé qui ouvre sur sa propre histoire, sur celle de son père, Gilbert Walusinski, et de toute une génération de militants révolutionnaires anti-staliniens, regroupés autour du journal La Révolution prolétarienne, animé par Pierre Monatte et Alfred Rosmer. Vieil ami de Trotsky, Rosmer avait prêté en novembre 1938 sa maison de Périgny en région parisienne pour la réunion de fondation de la IVe Internationale. Une maison où Gilles Walusinski enfant a souvent séjourné dans les années cinquante.
Credo fide esse veram…
Après avoir hérité de son oncle d’un stock de cierges, Manu, accompagné de sa copine Sam et de Jordan, le frère pénible de celle-ci, prennent le volant d’un van afin de les vendre et se faire de la « thune ». Au travers d’un road trip qui les conduit dans différents lieux de culte des provinces françaises, ils vont découvrir un autre monde, celui des religieux et des croyants, aux pratiques de vies très éloignées des leurs. Et ce périple sera aussi spirituel pour Manu : sous la conduite d’un étrange prêtre débonnaire, il va se remettre en question et découvrir la foi. (Lire l'article)


















