Le pacte d’Adriana
Le Pacte d’Adriana, premier film réalisé par Lissette Orozco, intime, bousculé, avec vidéos familiales bancales, où certains parents ont fait flouter leurs visages, avec longues conversations par Skype, portables… est une investigation erratique et cruelle au sein d’une famille portée sur le silence, et d’un pays qui oublie.
Centaures
Giovanni Domenico Tiepolo a réalisé entre 1771 et 1791 plus de cent quarante dessins à l’encre,...
Seyhmus Dagtekin pour les faiseurs de chiffres
La pandémie sévit depuis des années. Les journalistes traduisent notre monde en calculs, montants, tableaux, pourcentages, camemberts ou diagrammes. Qu’ils nous disent donc combien de chiffres ils nous obligent à avaler chaque jour, quel pourcentage de lecteurs, téléspectateurs ou d’auditeurs les digèrent vraiment, quelle proportion de ces mêmes chiffres ont un sens, au fond, et quand, mais quand donc cette valse de signes abscons prendra fin, pour qu’enfin ils se mettent à analyser, expliquer, raconter. Les chiffres ont chassé les mots. Chers journalistes, essayez donc de lire de la poésie. Les éditions du Castor Astral viennent justement de publier un très beau recueil de Seyhmus Dagtekin, À l’ouest des ombres. (Lire l’article)
La der… d’André Walusinski (1915)
Ce 11 novembre 2018 marque un centenaire: cent ans pendant lesquels aucune autre trace que le document officiel de 1920 confirmant le décès d’André Walusinski “à l’ennemi” n’est parvenue, pas même une lettre de poilu qui aurait pu faire de lui quelqu’un d’autre qu’un soldat inconnu.
La quête du Graal
Nous allons terminer cette série consacrée à Edwin Austin Abbey tout d’abord par quelques uns...
Emmanuelle Richard, pour ceux qui traversent beaucoup la rue
À Emmanuel Macron, une success story enragée d’Emmanuelle Richard qui n’a pas attendu la présidentielle admonestation pour traverser les rues. Pas le choix, à vrai dire. Ainsi le premier magistrat de France pourra-t-il remédier à sa coupable désinvolture et apprendre qu’il faut toujours regarder à gauche avant de traverser.
Wait Until Tomorrow
Quelle musique pour la fin du monde ? Jean-Sébastien Bach ou Jimi Hendrix ? Te Deum ou Machine Gun ? Concert live ou MP3 ? L’orchestre du Titanic est réputé avoir joué jusqu’au bout. La légende prétend que son dernier morceau fut My God, To Thee (Plus près de toi mon Dieu). Rescapé du naufrage, un des deux opérateurs radio du bord affirme, lui, avoir entendu les huit musiciens interpréter le cantique Autumn. Certains érudits penchent plutôt pour Songe d’Automne, une valse composée par Archibald Joyce. D’autres enfin assurent que tout cela n’est qu’une belle histoire : en réalité, les musiciens auraient tenté de sauver leur peau comme tout le monde. (Lire la suite)
Lignes d’empreinte – Julien Discrit à la galerie Ygrec
C’est d’abord une exposition où les images échappent. Peut-être est-ce surtout une exposition sur l’empreinte ? Ou une exposition sur la réversibilité des lignes ? Échappements, réversibilités, images, empreintes et lignes : c’est une exposition sur tout cela ; c’est une exposition de Julien Discrit à la galerie Ygrec (École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy) ; c’est une très belle exposition – enthousiasmante parce qu’infiniment complexe, mais sereine parce que cette complexité accepte d’être approchée simplement. Et ceci est une des formes de la beauté. (Lire la suite)
Window Water Baby Moving
Window Water Baby Moving (1959) est l’un des films les plus célèbres du cinéaste expérimental américain Stan Brakhage (1933-2003). Il y montre la naissance de sa première fille. Le film fit scandale à l’époque à cause de la représentation du corps de la femme.
Jérôme Bosch à la loupe
Les éditions Hazan republient, en version “compacte”, l’ouvrage de l’historien de l’art Till-Holger Borchert consacré au peintre qui a transformé “la terre en antichambre de l’enfer”.
Le Souci de souffrir
Pourquoi vouloir souffrir ? Mais peut-on seulement vouloir souffrir ? Telles sont les principales questions qui rythment le dernier livre du philosophe Bertrand Binoche.
Trajal Harrell, gentleman cambrioleur
Le chorégraphe et danseur new-yorkais n’a que des idées saugrenues (de celles qui font progresser l’art). Dans Le Fantôme de Montpellier rencontre le samouraï, ce gentleman cambrioleur n’hésite pas à voler chez les autres pour construire son propre langage. Et il touche à la personne la plus sacrée, Dominique Bagouet, figure emblématique de la ville où il créa l’un des premiers centres chorégraphique nationaux. (Lire la suite)
Skizzenbuch (1)
Les dessins d’Heinrich Kley étant rarement datés, il est difficile de savoir quand ont été...
Curieuse volèrution
Sur les immeubles de nos villes, disparus les volets battants pleins, à barres et écharpes, les volets provençaux ou dauphinois, les volets persiennés, simples, mixtes ou niçois! Quelle que soit la région où vous vous trouvez, depuis des années, les volets ne sont plus que roulants ou coulissants… voire postiches.
Daniel Vierge sur les pas de son père
Daniel Urrabieta est né le 5 mars 1851 à Madrid. Son père Vicente Urrabieta Ortiz (1823- 1879)...
Pirandello, plein cœur
Championne des spectacles longs, Marie-José Malis récidive au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers qu’elle dirige. Après le Dom Juan de Molière présenté à l’automne (près de cinq heures de représentation), elle étire sur une durée équivalente Vêtir ceux qui sont nus, de Pirandello, au risque de mettre à mal la patience des spectateurs. Sauf que cette fois, le parti pris de la lenteur fonctionne : le calvaire d’Ersilia, l’héroïne de la pièce, est restitué avec une intensité qui questionne et bouleverse. (Lire l’article)
Haussmann, la preuve par les pleins et les vides
Paris intramuros garde encore la structure urbaine conçue par le baron, de 1853 à 1870. Une ville au réseau de voirie très compact, aux îlots répétitifs génériques. Au pavillon de l’Arsenal, en analysant systématiquement le tissu urbain haussmannien, les architectes Umberto Napolitano, Benoit Jallon et Franck Boutté démontrent que c’est un modèle efficace pour le piéton, que la densité y est acceptable et que« l’immeuble haussmannien révèle une capacité extraordinaire de résilience : spatiale, climatique, structurelle et technique ». Bref ce système, où sont bien articulés les pleins et les vides, peut se mesurer aux constructions durables contemporaines… (Lire l’article)


















