La porte Dorée à sens renversé
Elle semble toujours un peu excentrée la porte Dorée, au bout d'un XIIe arrondissement qui ne fait pas de bruit. Une place de villégiature, un peu intemporelle, inchangée pendant les années 1970, 80, 90. On respire son enfance dans ce quartier du Bel-Air, aire de loisirs, une échappée...
Niko Pirosmani ou le naïf clairvoyant
Le peintre géorgien Niko Pirosmani (1862-1918) est un de ces artistes dits “naïfs” qui, leur vie durant, ont œuvré dans le périmètre de leur environnement immédiat et peint leur quotidien, celui des petites gens. Mais aussi, pour Pirosmani, quelques grands événements de l’histoire et des aperçus de la vie des couches aisées de la société. À Arles, jusqu'au 20 octobre, la fondation Van Gogh expose une trentaine de ses toiles. C’est un éblouissement où tout voisine avec une égale dignité et une même importance, hommes, bêtes et plantes. (Lire l'article)
Picasso illustre
Le musée des Beaux-Arts de Tourcoing rouvre ses porte le 19 octobre avec une expo intitulée Picasso illustrateur, qui recense son travail d’interprétation d’œuvres littéraires mais aussi les diverses techniques illustratives développées par le peintre.
L’État libre de Bavière
En 1913, Franz Joseph Brakl inaugure une nouvelle galerie avec une grande exposition d’environ...
Pour une nouvelle architecture
Grand lecteur d’Alain Robbe-Grillet, l’architecte Philippe Rahm l’a rencontré en 2006 après lui avoir commandé des textes pour accompagner son installation “Météorologie d’intérieur” (Canadian Centre for Architecture, 2006).
2018 en séries
De toutes les addictions qui nous minent, celle aux séries TV est sans doute la plus bénigne. Elle peut même être bénéfique quand ces séries nous embarquent vers le côté face de décors dont nous n’aurions même pas songé à explorer le côté pile. Si le contour des nouveautés 2018 reste un peu nébuleux, on peut déjà recommander les prochaines saisons de séries qui ont fait leur preuves tant par leurs qualités que leur capacité d'accoutumance. (Lire l'article)
Jérôme Baschet pour un gouvernement victime d’hyperactivisme frénétique et d’étouffement présentiste
Parce qu’une “sortie du présentisme” est possible, parce que “sortir du présentisme, c’est aussi et avant tout rouvrir le futur”, nous recommandons l’ingurgitation par tous les adhérents à La République en Marche ainsi qu’à ceux qui, d’une façon ou d’une autre, s’y sont frottés, l’ingestion complète de l'ouvrage de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, qui, nous l’espérons, pourra percer une brèche, fût-elle modeste, fût-elle lointaine, dans notre avenir un peu bouché. (Lire l'article)
Einsenstein le terrible
Dans la foulée de la récente exposition sur Eisenstein au Centre Pompidou de Metz et du catalogue publié à cette occasion, retour sur des épisodes clés de la carrière du cinéaste, notamment sa rivalité avec Dziga Vertov, autre "géant" du cinéma soviétique.
Et mort
Le 11 août 1911 Edwin Austin Abbey meurt d’un cancer à Londres, Chelsea Lodge, 42 Tite Street,...
Flics debout ?
Mais que fait cette police, place de la République, habillée en racaille ? Comme les profs, les infirmiers, les jeunes, les chômeurs, les ouvriers… elle fatigue et tape les pavés qu’elle se prenait dans la gueule quand elle ne les lançait pas elle-même dans les vitrines pour décrédibiliser et faire des images. Mai 68 en 2016. Une guerre des pauvres contre les pauvres. Derrière le sarcasme affleure l’inquiétude. Demeure une réalité profonde et partagée par tant de gens : celle de la souffrance au travail dont Hugo Boris parle dans Police, son dernier roman. Le manque de perspective. Le besoin de s’inscrire dans le collectif. (Lire l'article)
Christine Montalbetti pour Jean Echenoz
La littérature contemporaine a peu de goût pour l’espace. La dernière incursion notable dans l’orbite terrestre fut celle de Jean Echenoz dans Nous Trois (1992, Minuit). Nous y voici de retour grâce à La vie est faite de ces toutes petites choses (2016, POL) de Christine Montalbetti.
No(rma) means No
Adalgisa (une prêtresse, une Gauloise) dit non à Pollione (un Romain, un ennemi, un salaud ou à peu près). Non, elle ne le suivra pas à Rome. Sauf que Pollione insiste, tellement qu'elle finit par dire oui, ou peut-être. Et de ce oui arraché naît tout un opéra.
José Triana de l’autre côté du miroir
L'écrivain José Triana (1931-2018) vient de mourir. Comme nombre de ses compatriotes, il est mort loin de Cuba. À Paris, en l'occurrence. Mais il n'aura jamais cessé d'être un auteur cubain. Une façon de rester au pays : ne jamais cesser de l'écrire. Sans nostalgie. Sans rêver de retour. (Lire l'article)
Vostok
“Vostok” de Leticia Ramos explore les profondeurs du plus grand lac sub-glaciaire de l'Antarctique, à cinq cents mètres en dessous du niveau de la mer. Vérité documentaire ou illusion d'optique?
Féminismes, l’auto-défense au quotidien
Pour l’auto-défense féministe, Princesa, Feu! Abécédaire des féminismes présents: trois livres abordant la question de l’auto-défense des femmes contre les violences sexistes et sexuelles.
Silence, on danse
Hanté, propulsé par le silence, les silences de sa propre danse ou de celle de comédiens qui pourtant interprétaient un texte, comme Gérard Philipe ou Jean-Louis Barrault, le danseur et chorégraphe Dominique Dupuy a initié une année de Silence(s) avec la collaboration du Collège International de Philosophie, projet porté par le Théâtre National de Chaillot et de nombreux partenaires. Prochain rendez-vous en janvier au Théâtre national de la Colline à Paris avec une soirée consacrée à Alain Trutat, fondateur de France Culture. (Lire l'article)
Un musicien mécaniste
Le Scarlatti astronome n'est jamais évoqué en musicologie, pas davantage que le philosophe naturel ou l'amateur d'art. Or, l'énigme de la lentille de télescope rapportée par Scarlatti a trouvé sa solution dans les travaux d'une historienne d'art sur la collection d'estampes rassemblée par Jean V, et il est certain que notre musicien était au courant des derniers développements de la science dont les progrès étaient alors stupéfiants et passionnaient tout “honnête homme”. Comment douter que Scarlatti – dont les sonates sont des petits mécanismes musicaux ajustés comme des horloges de précision – se soit passionné pour la nouvelle science qui allait générer la révolution industrielle et profondément modifier nos modes de vie ? (Lire l'article)
“On n’est pas couché” dehors…
Prie-Dieu, La Mergez et Amédée, sont des clochards établis sur les quais de Seine, jusqu’au jour où ce dernier apprend qu’il est l’héritier de sa tante Adélaïde, qui lui lègue son pavillon en banlieue. Mais il ne pourra occuper ce domicile fixe que s’il prend en charge son neveu Nicolas, un jeune trisomique fasciné par Gagarine et les étoiles. Les fugues de Nicolas ou les frasques des amis plus ou moins honnêtes des SDF seront les moteurs d’une odyssée citadine où s’accumulent les rencontres de personnages hauts en couleur, sans jamais tomber ni dans le pathos larmoyant ni dans la glorification idéalisée de la marginalité. (Lire l'article)


















