Le virus des objets
Martine Bedin et Claude Eveno se sont rencontrés en 2000, ont beaucoup correspondu. Au fil de leur amitié, à travers textes et lettres, ils retracent leurs souvenirs respectifs, leurs initiations croisées, leurs constats actuels. Se répondent leurs relations aux lieux, à l’espace, aux voyages, aux maisons, à l’art, à l’architecture, à la photographie… Au design finalement, dans Objets, nos amis. Une conversation, un livre où ils dressent un état du monde des choses subjectif, joyeux et désenchanté. (Lire le guide)
Skizzenbuch (2)
Le succès du premier recueil de dessins Skizzenbuch I fut tel que le deuxième, Skizzenbuch II,...
Banksy vs Marcel : un siècle de retard sur l’art en morceaux (3)
Depuis les expériences duchampiennes très élaborées et les complicités du hasard auxquelles l’artiste savait rendre grâce, la problématique artistique de la machine et du débris – ou celle de la machine et du débris artistiques – a ensuite régulièrement trouvé des exploitants plus catégoriques. Le pop art, dans ses variantes britanniques, françaises, américaines ou japonaises, investit résolument l’univers béant des vitrines, de la publicité, des cartoons et comics, pour enchaîner des productions assumant l’empiètement de la marchandise sur l’œuvre d’art et réciproquement. (Lire l’article)
Night Fevers pour clore la Biennale de la danse de Lyon
Des jaillissements, des collectifs qui isolent une figure intemporelle, de la sueur juste pour le plaisir de la dépense, des danses “anonymes” qui côtoient les savantes: la 17ème Biennale de la danse de Lyon qui s’est achevée le 30 septembre a ouvert de nombreuses pistes de réflexion, désenclavant la danse contemporaine, la libérant de son image prétendument élitiste. La preuve par trois spectacles hors norme : Le syndrome Ian de Christian Rizzo, Auguri d’Olivier Dubois et Sunny d’Emmanuel Gat et Awir Leon. (Lire l’article)
Lyrique maintenant
Quelques très bonnes raisons d’assister au Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence, dont l’édition 2019, sous l’impulsion de Pierre Audi, son nouveau directeur, est en route vers l’avenir…
Fais dodo, Colas mon p’tit frère
Qui nous pleurera ? Qui se souviendra de nous ? Ne faudrait-il pas d’ores et déjà empailler quelques spécimens de la race humaine au cas où des visiteurs d’une autre galaxie viendraient, quelque temps après la catastrophe, à passer par là et chercheraient à satisfaire une curiosité bien naturelle ? Derrière une vitrine ultrarésistante, nous pourrions présenter un échantillon aussi complet que possible de l’humanité, façon muséum d’histoire naturelle : un pygmée, un trader de Wall Street, un conchyliculteur, un éditorialiste de la presse nationale, un chauffeur de VTC, un bouilleur de cru… (Lire l’article)
Mesure pour mesure
De 1888 à 1894, E.A. Abbey illustrera pour Harper’s 14 comédies de Shakespeare. Ces dessins...
555
Les plus numérologues parmi les superstitieux que nous sommes tous savent que 333 est le nombre de la divinité, 666 celui du diable et 444 le nombre des deux à la fois : il semble qu’avec le code a = 6 ; b = 12, etc., Jésus et Lucifer donnent tous deux 444 ! On n’arrête pas le progrès. Quant à 555, c’est bien sûr le nombre de sonates de Scarlatti. Que Scarlatti se retrouve numériquement quelque part entre Dieu et le diable n’est peut-être pas un hasard : plusieurs critiques l’ont aussi mis dans cette situation. Proust parle du “divin” Scarlatti tandis que d’Annunzio lui trouve quelque chose de maléfique. Cela participe sans aucun doute du charme indéfinissable des sonates. (Lire l’article)
Jean Paul Gaultier, freak et chic
Jean Paul Gaultier : freak et chic, un documentaire de Yann L’Hénoret (90′), mercredi 19 décembre à 20h55 sur iCanal +, puis en replay. (Lire le guide)
Sharon Eyal, du tac au toc
Dans OCD Love de la chorégraphe israélienne Sharon Eyal, les “personnages” sont comme électrocutés à la base, dès qu’ils entrent en scène. Puis, tout est question de doigté, dans la gestion des ensembles, comme dans celle de deux duos millimétrés, l’un masculin, l’autre féminin. Inutile de chercher un sens : les corps sont renversés au point que l’on ne sait plus s’ils se présentent de face ou de dos et offrent le tableau d’une société stressée sans issue de secours. C’est dans la sensualité, dans les cuisses qui se frôlent, ou dans les gestes réparateurs, comme les mains qui passent et lavent les visages que l’on quitte la noirceur. (Lire l’article)
Beth Hart et Joe Bonamassa, un “Black Coffee” de qualité
Revoilà Beth Hart et Joe Bonamassa dans Black Coffee, une production prolifique et énergique qui livre un blues de choix puisé dans l’American Songbook. La chanteuse californienne a déjà montré tout le talent qui l’habite. Mais à chaque fois que Joe Bonamassa vient l’accompagner, cette voix inimitable s’en retrouve transcendée, comme si le guitariste virtuose sacrifiait le devant de la scène pour mieux servir le feeling exceptionnel de Beth. (Lire l’article)
La possibilité d’un DeLillo
Encore un marathon organisé par Julien Gosselin, qui s’attaque cette fois à trois des romans majeurs de Don DeLillo. Inégal, moins maîtrisé que son adaptation du roman de Roberto Bolaño 2666, ce spectacle est aussi plus intéressant. C’est que les fils narratifs sont moins faciles à suivre, tant le style de DeLillo, riche en ellipses et surtout en silences suppose des lecteurs qui acceptent de s’égarer en chemin. La scénographie d’Hubert Colas est une boîte fermée – un grand livre au cœur duquel on se retrouve. On en retiendra de grands moments d’humour, de mélancolie, de cruauté, de complexité. (Lire l’article)
La bande sauvage
Où sont ces mystérieux cavaliers, ces Rimbaud de la roue, l’haleine chargée de haschich et les yeux clignotants comme s’ils venaient de traverser le désert avec un savoir secret, où sont-ils maintenant ? Les poètes d’antan ou de demain, où sont-ils passés ?
Monument au mort
Le puissant mutant Wolverine, devenu l’ombre de lui-même, refugié à la frontière mexicaine et chargé d’un Docteur Xavier gâteux, reprend du service pour une ultime mission : protéger une enfant prodige qui semble avoir hérité de ses pouvoirs. Singulier opus, à nul autre pareil dans la saga X-men. Bienvenue dans un film âpre, sobre, rugueux, qui mêle les ruines du western, du thriller et du road-movie dans la même poussière crépusculaire. (Lire l’article)
Pour le coup de blues des confiné·e·s: Disparaître
En ces temps de confinements, vous aurez besoin, pour faire face avec dignité, non pas de PQ mais de livres (à commander, télécharger). Alors lisez Evan Ratliff!
L’Autre de l’Arabe mis à nu
Jetant dans une revue confectionnée à la hâte et avec soin ses poèmes oniriques ou acides, un collectif d’émigrés sans foi ni loi, divines ou politiques, explore les potentialités poétiques de la langue arabe et s’en prend à l’héritage qu’il refuse. Ces auteurs revendiquent pour cela un autre legs, qu’on croyait taillé à la seule mesure d’un Occident traversé par ses propres crises, celui du surréalisme. Poèmes en vers ou en prose, pièces littéraires et contre-points théoriques de cette revue ont été traduits de l’arabe et rassemblés par Abdul Kader El Janabi dans un volume intitulé Le Désir libertaire. Le surréalisme arabe à Paris. 1973-1975, publié aux éditions L’Asymétrie. (Lire l’article)
Pablo de Ségovie
On l’aurait presqu’oublié, mais Daniel Vierge est espagnol. Il n’a d’ailleurs jamais cessé...


















