La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Critiques
Photographie

Daniel Barraco, suite

Le photographe argentin Daniel Barraco publie Artes & Oficios, nouveau livre de photos. Où l'on retrouve l'image, déjà évoquées dans délibéré,  d'un marchand de balais de Mendoza...
Martine Planells, Anna Pavlova. L’Incomparable, Gremese, 2019
Danse

La Pavlova

Elle fut la première véritable diva du ballet. La star des tsars. Mondialement connue elle contribua à faire passer la danse de l'artisanat à l'industrie du rêve. Un livre, signé Martine Planells, retrace la vie d'Anna Pavlova, danseuse et chorégraphe de légende.
Cinéma, Écrans, Guide

Chili, cinéma obstiné

Jusqu'au 18 décembre, la Cinémathèque du documentaire à Paris présente une rétrospective du cinéma documentaire chilien. Une manifestation exceptionnelle par son ampleur et sa qualité.
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

I-Feel-Like-I’m-Fixin’-To-Die Rag

Le 28 mars, nous étions dans le bureau d’Emmanuel Macron à l’Elysée, interviewant le Président sur ses ambitions pour la francophonie, lorsque, soudain, Édouard Philippe est entré, le visage blême, et, sans même nous saluer, il a tendu un document au chef de l’État. Emmanuel Macron s’en est saisi aussitôt, l’a parcouru rapidement, a blêmi à son tour et nous a priés de quitter les lieux, reportant le rendez-vous sine die. Nous n’avons pu récupérer notre magnétophone qu’une demi-heure plus tard après l’avoir réclamé à un huissier. Il avait été laissé sur le bureau en mode enregistrement. C’est ainsi que nous pouvons proposer ci-dessous un extrait de la conversation qu’ont eue le Président et le Premier ministre.
(Lire la transcription de l'enregistrement)

Théâtre

Montévidéo dans l’impasse

Drôle de dernière semaine au festival Actoral fondé par Hubert Colas en 2001 à Marseille. Dans la salle de Montévidéo, la performance de Grand Magasin, programmée samedi 14 octobre à 21h et intitulée “Comment commencer”, pourrait bien se transformer en “Comment finir”.

Niko Pirosmani, Truie blanche avec porcelet. Musée national de Géorgie, Musée des beaux-arts Shalva Amiranashvili, Tbiliss
Arts plastiques, Expo

Niko Pirosmani ou le naïf clairvoyant

Le peintre géorgien Niko Pirosmani (1862-1918) est un de ces artistes dits “naïfs” qui, leur vie durant, ont œuvré dans le périmètre de leur environnement immédiat et peint leur quotidien, celui des petites gens. Mais aussi, pour Pirosmani, quelques grands événements de l’histoire et des aperçus de la vie des couches aisées de la société. À Arles, jusqu'au 20 octobre, la fondation Van Gogh expose une trentaine de ses toiles. C’est un éblouissement où tout voisine avec une égale dignité et une même importance, hommes, bêtes et plantes. (Lire l'article)

Livres, Ordonnances littéraires

Jérôme Baschet pour un gouvernement victime d’hyperactivisme frénétique et d’étouffement présentiste

Parce qu’une “sortie du présentisme” est possible, parce que “sortir du présentisme, c’est aussi et avant tout rouvrir le futur”, nous recommandons l’ingurgitation par tous les adhérents à La République en Marche ainsi qu’à ceux qui, d’une façon ou d’une autre, s’y sont frottés, l’ingestion complète de l'ouvrage de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, qui, nous l’espérons, pourra percer une brèche, fût-elle modeste, fût-elle lointaine, dans notre avenir un peu bouché. (Lire l'article)

Anaïs Nin
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Le papa d’Anaïs

“Le grand concert donné mercredi 27 par Joaquín Nin a été la plus savante fête musicale de la saison d'hiver. Dans un public de cent dilettanti, nous citerons Gabriele d'Annunzio” relate L'Avenir d'Arcachon en mars 1912. Ce soir-là, il joue Couperin, Rameau, Bach et Scarlatti. Pour d'Annunzio, Scarlatti est une révélation fulgurante. Quant à Nin, c'est le grand intercesseur : “Par l'art merveilleux de ses doigts et de ses esprits, il révélait en lui un vrai maître claveciniste digne du XVIIIe siècle, digne du divin Napolitain.” À ceci près que le clavecin était un piano, et que c'est précisément pour avoir dit que le second était préférable au premier que Nin a subi les foudres de Wanda. (Lire l'article)

© Julien Devaux, Into the pool
Écrans, Machines à voir

Into the pool

Une piscine, un paysage presque vide avec la mer en ligne de fond. Dans Into the pool, le cinéaste Julien Devaux se jette à l'eau, au propre comme au figuré. Et rend hommage avec humour à l'artiste néerlandais Bas Jan Ader.
Terri Weifenbach - Des oiseaux, éditions Xavier Barral, 2019
Photographie

Terri Weifenbach ou la symphonie des oiseaux

La photographe américaine Terri Weifenbach vient de publier aux éditions Xavier Barral un ouvrage somptueux dans la collection ”Des oiseaux”. Des photographies prises au fil des saisons entre 2015 et 2018 dans le jardin de sa maison, à Washington D.C., montrant une nature familière, humble, qui pourtant s’ouvre sous son objectif à une dimension inconnue et troublante.
Julien Discrit ENSAPC Ygrec Territoire Hopi exposition
Arts plastiques, Expo

Lignes d’empreinte – Julien Discrit à la galerie Ygrec

C’est d’abord une exposition où les images échappent. Peut-être est-ce surtout une exposition sur l’empreinte ? Ou une exposition sur la réversibilité des lignes ? Échappements, réversibilités, images, empreintes et lignes : c’est une exposition sur tout cela ; c’est une exposition de Julien Discrit à la galerie Ygrec (École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy) ; c’est une très belle exposition – enthousiasmante parce qu’infiniment complexe, mais sereine parce que cette complexité accepte d’être approchée simplement. Et ceci est une des formes de la beauté. (Lire la suite)

Danse

El Farru, pile et face

Le festival Arte Flamenco de Mont-de-Marsan attire des amateurs du monde entier et réserve de drôles de surprises. Ce fut le cas avec ces deux prestations d’El Farru. Côté pile, Flamenconcierto : spectacle de son cru, super show bling-bling où ne manquait qu’un feu d’artifice final. Côté face, le spectacle &dentidades de Pastora Galván, où il a rendu un hommage à son grand-père El Farruco, complètement habité par son fantôme. (Lire la suite)

Danse

Night Fevers pour clore la Biennale de la danse de Lyon

Des jaillissements, des collectifs qui isolent une figure intemporelle, de la sueur juste pour le plaisir de la dépense, des danses “anonymes” qui côtoient les savantes: la 17ème Biennale de la danse de Lyon qui s'est achevée le 30 septembre a ouvert de nombreuses pistes de réflexion, désenclavant la danse contemporaine, la libérant de son image prétendument élitiste. La preuve par trois spectacles hors norme : Le syndrome Ian de Christian Rizzo, Auguri d'Olivier Dubois et Sunny d'Emmanuel Gat et Awir Leon. (Lire l'article)