Guanajuato, musiques en tous genres
À Guanajuato, ancienne ville minière du centre du Mexique, le festival Cervantino fête sa 43e édition. Dirigée par le romancier Jorge Volpi, la manifestation, l'une des plus importantes d'Amérique latine (3000 artistes invités en provenance de 27 pays), fait la part belle à la danse et au théâtre, mais aussi à la musique. De la flûte andine au répertoire contemporain en passant par le bel canto et les bandas de villages, l'envoyé spécial de délibéré, qui est aussi musicien dans un orchestre symphonique, livre ici le résultat de ses écoutes. (Lire la suite)
Véronique Ellena, pose et vertige
L’œuvre de Véronique Ellena possède une étrange capacité à ouvrir au spectateur un espace mental peu exploré. Les scènes du quotidien qu’elle photographie sont pour la plupart « posées ». Leurs protagonistes se prêtent au jeu, se montrent dans des postures figées qui pourraient être emblématiques (d’un geste usuel, d’une action à réaliser…), mais sont bien plus que cela : des arrêts sur image qui échappent au quotidien pour devenir improbables, fruit d’un équilibre subtil entre le concret et la figuration d’une réalité qui, du coup, échappe. (Lire l'article)
Chassez le naturel, il s’en va en courant
Qui d'autre que Néron peut chanter comme une soprano? Mais alors quand, comment et pourquoi s'est-on avisé qu'en fin de compte les rois, dictateurs et pères cruels devaient chanter très bas comme des barytons, des basses, à l'extrême rigueur, des ténors?
Pierre Charpin en villégiature
Le designer est l'invité du 10e Festival international Design Parade organisé à la Villa Noailles, folie moderniste conçue de 1923 à 1933 par l'architecte Robert Mallet-Stevens à Hyères (Var) et nourrie par l’esprit mécène et extravagant de ses propriétaires Marie-Laure et Charles de Noailles. Un festival au croisement de la mode, de la photographie, du design et de l'architecture, toutes ces disciplines, ici souvent indisciplinées, des arts appliqués. (Lire la suite)
La thèse
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 1
Au fond du trou, l’Europe
1993, le spectacle que met en scène Julien Gosselin avec des acteurs tout juste sortis de l'École du Théâtre national de Strasbourg, interroge les racines d'un malaise européen, à partir de deux symboles de la construction européenne dans les années 1990 : le tunnel sous la Manche, l'accélérateur de particules conçu par le CERN à la frontière franco-suisse. Signé Aurélien Bellanger, le texte du spectacle reprend aussi aussi plusieurs extraits de La Fin de l'histoire et le dernier homme, l'essai polémique de Francis Fukuyama. (Lire l'article)
Ce sont vos yeux qui vous empêchent de voir
Il est venu de nulle part, parle peu et le pouvoir est vide, faute de meneurs ayant une vision. Le roi vient d’être assassiné sans que personne vraiment ne cherche la vérité, comme un ultime renoncement. L’ennemi est diffus, il est partout, personne ne l’a vu, il est le frère et le voisin. L’inconnu arrive de Delphes. Il n’a pas traversé la Méditerranée, mais il va ouvrir la seule porte qui semblait à jamais condamnée : celle de l’espérance. (Lire l'article)
Céline le Narratéen et L’école des caves (1/3)
Gallimard a publié il y a quelques mois les Cahiers de prison de Céline. Un auteur qu'il serait presque obligatoire d'aimer aujourd'hui. Pourquoi ne pas retourner y voir de plus près ? Et au fait, qu'est-ce qu'un grand écrivain ?
Théophanie
Nous avons lu qu’Heinrich Kley dessinait sans modèles. C’est possible après tout, il n’avait...
Hospitalière Chartreuse
Du 20 au 23 juillet, la Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon (Centre National des Écritures du Spectacle) accueille avec la Maison Antoine Vitez un cycle de lectures et de rencontres intitulées "De l'urgence de l'hospitalité".
Quo vadis, Nicanor ?
Nicanor Parra vient de nous quitter. En 103 ans de vie, il aura eu le temps d’être mathématicien et physicien, d’appartenir à une illustre famille d’artistes qui compte aussi parmi ses rangs la chanteuse folklorique Violeta Parra, sœur cadette de Nicanor, mais, surtout, d’être un énorme poète, ou plutôt anti-poète, ainsi qu’il aimait se définir. (Lire l'article)
Sur la ligne de crête, deux enfants juifs
Deux frères cachés pendant l’Occupation kidnappés par la femme qui les a recueillis : Comètes et Perdrix de Marie Cosnay, un récit aux accents mythiques.
Le design, Now et maintenant
De Bastille à Barbès, la Design Week parisienne a fermé ses boutiques. Après une semaine de présentations diversifiées, du meuble le plus léché classique aux bidouillages numériques de toutes sortes. Entre réfugiés sous la Cité de la mode et du design, rentrée économique maussade et questionnements sur l’avenir d’un métier qui se redéfinit, se re-cherche vers des démarches plus locales et mutualistes. Tour de piste, de fêtes en débats, de cette manifestation qui est un des reflets d’un design désarticulé. (Lire la suite)
Le sens de l’équilibre
En lisière des platanes de l’île Piot, des chapiteaux, petits et grands : c’est la Région Occitanie qui fait son cirque en Avignon et les deux formes dont il est question ici rappellent s’il est nécessaire qu’il ne faut pas confondre tourner rond et tourner en rond : Dad is Dead (Mathieu Ma Fille Foundation) et Un Soir chez Boris (solo de cirque sous yourte d'Olivier Debelhoir et Pierre Déaux), ça continue après Avignon... (Lire l'article)
Angélica Liddel, lumières dans la nuit
Les trois actes du dernier spectacle de l'Espagnole Angélica Liddell vont et viennent entre Paris et Tokyo et entre deux événements sanglants : le meurtre, en 1981 à Paris, d'une étudiante hollandaise, dépecée et mangée par Issei Sagawa, le “Japonais cannibale”, et la tuerie du Bataclan, le 13 novembre 2015. L'horreur et la douleur du monde, c'est ce qui nourrit l'écriture de Liddell et son engagement physique sur le plateau. Ce qu'elle y fait de son corps tient de la performance – et de l'offrande, dans un rituel où la beauté est le contrepoint de la souffrance. (Lire l'article)
Les débuts
Né le 15 avril 1863 à Karlsruhe, Heinrich Kley étudie de 1880 à 1885 – à part un bref détour...
Faire la vie
Dans Faire la vie, carnet de notes et livre de photos, Arno Bertina revient sur ses séjours au Congo et la gestation de L'Âge de la première passe, son ouvrage paru en début d'année. Des images sans artifices, au cœur de son questionnement d'écrivain.
IA et traduction littéraire
Deux associations de traducteurs, l'ATLF (Association des traducteurs littéraires de France) et Atlas (Association pour la promotion de la traduction littéraire) ont publié une tribune conjointe intitulée "IA et traduction littéraire: les traductrices et traducteurs exigent la transparence". Elle alerte sur la propagation de l’IA dans le domaine de la traduction.


















