Aux Hivernales, une mécanique bien huilée
En ouverture du Festival Les Hivernales d’Avignon, 39e édition, le spectacle La Mécanique des ombres de NaïF Production s’est imposé par sa troublante beauté et son étrangeté. Dans une autre tonalité, les Fragments mobiles d’Yvan Alexandre, d’abord dispersés, se rassemblent dans une fresque étirée. Et dans De(s)genération, du danseur et chorégraphe hip hop Amala Dianor, la new school rivalise joyeusement avec la old school. (Lire l’article)
Brest 1982 : la ville, les pauvres, le port (1)
À dix ans d’intervalle, en 1982 et 1992, je me suis rendu à Brest pour honorer deux commandes à l’initiative du ministère de l’Équipement. Deux travaux documentaires, l’un dans le cadre d’une campagne de réhabilitation de logements insalubres, l’autre autour du thème « Le port et la ville ».
L’Ukraine entre crainte et tremblement
Paru en 2019, L’Ukraine, une histoire entre deux destins de Pierre Lorrain permet de mieux comprendre le passé complexe d’un pays pour lequel le droit à exister n’est jamais allé de soi.
Un documentaire réparateur
Ce n’est pas l’histoire d’un taulard, ni l’histoire de ce qui a fait de lui un taulard (1). C’est l’histoire de portes qui ne se sont jamais ouvertes et qui se referment sur un jeune homme de 17 ans et 6 mois, qui s’entrouvriront pour une libération conditionnelle en 2003 et s’ouvriront à la fin de sa peine en 2013. Le film (56’) Vers une inconditionnelle liberté, de Vartan Ohanian et Serge Challon, ne pose aucune question directement, il fait confiance à son sujet, Jean-Marc Mahy, pour les poser. (Lire l’article)
Emmanuel Adely pour ceux qui perdent le fil (financier)
Si certains sont affligés d’une phobie administrative, d’autres peuvent bien avoir à se coltiner une phobie pécuniaire. Nous leur recommandons donc, en cette période où les jours rallongent et où donc des ouvrages plus longs peuvent être plus facilement prescrits, le livre imposant d’Emmanuel Adely, Je paie, publié aux éditions Inculte. (Lire l’article)
Frédéric Fiolof pour ceux qui nous font toucher (et dépasser) le fond
“Toucher le fond n’est pas toujours si simple. Il a pu le constater”, écrit Frédéric Fiolof dans La Magie dans les villes (Quidam éditeur). “Soudain, il a remarqué que son pied s’enfonçait encore. Le fond, c’était de la vase. Il s’est senti happé dans un monde plus bas et a pensé ça ne se peut pas”. Et pourtant…
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Un viking de pacotille
De passage dans la ville de Solvang en Californie en 2009, la photographe Naomi Harris a capturé l’image d’un homme déguisé en viking. Ce cliché sert aujourd’hui de point de départ à une drôle d’enquête exclusive pour comprendre quels sont les déterminismes du déguisement viking. Que nul n’entre ici s’il ne porte de casque à cornes!
À Bagnolet, elle conte, elle conte la banlieue
Si l’effet frontière se dissipait entre Petit Paris et Grand Paris ? Comme à Bagnolet. Si on s’y promenait, dans le sillage de l’association Cités m’étaient contées ? A la Maison du Parc, elle déroule l’exposition La ville à l’épreuve du paysage. 600 photographies prises par des habitants de deux quartiers de la ville représentent leurs lieux de valeur. Magnifiant une banalité regardée et appréciée, entre passé et quotidien, où l’on mate Paris d’en haut. (Lire l’article)
L’entrepôt Macdonald, une ville décorative
Au Nord du XIXe arrondissement parisien, l’immense entrepôt Macdonald a été transformé en socle pour soutenir bureaux, logements, hôtel d’entreprises et bientôt des commerces. Est né un impressionnant nouveau morceau de ville en forme de parallélépipède dense, entre voies ferrées et canal saint Denis, déjà desservi par le tram et le RER. Mais les quinze architectes qui ont participé à cette méga opération de 23 projets n’ont pas pu casser les normes ni les programmes qui régissent l’habitat en France. Certains ont donc joué la décoration de façade. Et exploité toutes les vues vers ce nouveau Paris. (Lire l’article)
Indépendances et liberté
Indépendance, le mot sonne si bien qu’il peut être mal utilisé, galvaudé en simple image de marque. Nous avons interrogé des éditeurs et des éditrices sur leur définition de l’indépendance, la vraie.
Ce sont vos yeux qui vous empêchent de voir
Il est venu de nulle part, parle peu et le pouvoir est vide, faute de meneurs ayant une vision. Le roi vient d’être assassiné sans que personne vraiment ne cherche la vérité, comme un ultime renoncement. L’ennemi est diffus, il est partout, personne ne l’a vu, il est le frère et le voisin. L’inconnu arrive de Delphes. Il n’a pas traversé la Méditerranée, mais il va ouvrir la seule porte qui semblait à jamais condamnée : celle de l’espérance. (Lire l’article)
L’Énéide
De toutes ses illustrations de livres, celles qu’Heinrich Kley a imaginées pour une adaptation...
Emmanuelle Richard, pour ceux qui traversent beaucoup la rue
À Emmanuel Macron, une success story enragée d’Emmanuelle Richard qui n’a pas attendu la présidentielle admonestation pour traverser les rues. Pas le choix, à vrai dire. Ainsi le premier magistrat de France pourra-t-il remédier à sa coupable désinvolture et apprendre qu’il faut toujours regarder à gauche avant de traverser.
Agrippine vs canicule
“Et ne connais-tu pas l’implacable Agrippine ?”, “J’embrasse mon rival, mais c’est pour l’étouffer”, c’est dans Britannicus de Racine, la pièce dont le héros n’a jamais été Britannicus, mais Néron qui en est le centre, le metteur en scène et le moteur. Et s’il en était l’unique personnage ? Britannicus, de Racine, mise en scène de Christine Joly, avec Philippe Lebas, à l’Artistic Théâtre (Paris), jusqu’au 31 juillet 2019. (Lire l’article)
Au cœur du voyage interdit, par Dennis Kamerun
Dans « Les héros du quotidien », l’auteur camerounais Dennis Kamerun nous entraîne dans le voyage migratoire vers l’Europe que tant entreprennent au risque de leur vie. Ce roman-témoignage est le tableau effarant d’un monde que l’on voudrait hors de ce monde, mais qui est bel et bien le nôtre.
L’École des soignantes pour ma dentiste
La dentiste du Dr R. voit tout en noir quand elle pense au futur de la médecine extralittéraire et elle n’est pas la seule. Fort heureusement, la médecine littéraire a sous la main ce qu’il faut pour soigner ce malaise : L’École des soignantes, un traitement magistralement élaboré, aux laboratoires P.O.L., par le Dr Martin Winckler. Ce praticien complet, qui pratique la médecine extralittéraire et littéraire, a inventé un monde où soignantes et soignées se portent vraiment mieux. Utopie ? Par exactement : ce remède pourrait bien avoir une action directe sur notre présent médical. (Lire l’article)
Molitor-Auteuil, Modulor et sport en serre
Dans Molitor, il y a or, comme le jaune du mobilier urbain. Or comme Modulor, ce système de proportions fondé sur le nombre d’or et le corps masculin adopté par Le Corbusier… Hasard ou pas, c’est au 24, rue Nungesser-et-Coli que l’architecte réalise avec son cousin Jeanneret son seul immeuble de rapport, le 24 N.C…
Samuel Delmas, les murs en fuite
Le jeune architecte a exposé (trop brièvement) à la galerie de l’architecture parisienne. Mais il publie une monographie (durable) consacrée à seize projets. Et depuis décembre 2015, il livre un bâtiment, l’EHPAD Broussais dans le XIVe arrondissement de la capitale. Trois étapes pour découvrir une pensée précise et un dessein “Sensible”. Des réalisations à la fois ouvertes et intimes, riches de matière mais épurées. D’une maison privée dans la montagne à une Unité d’hospitalisation de psychiatrie infantile, le bois fait traversant, le blanc y rayonne particulièrement. Les bâtiments de l’agence a+samueldelmas créent de belles échappées vers l’extérieur. (Lire la suite)


















