Les brèves refusées
Notre collaborateur dédicacera son 3ème exemplaire dans un lieu qui n’a pas encore été trouvé et à une date qui reste à déterminer. Nous vous tiendrons bien sûr au courant dès que la lumière sera revenue.
Grâce à Dieu et la confusion des genres
Dans trois jours, Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, sera fixé sur son sort judiciaire. Cité à comparaître avec cinq autres responsables ou proches du diocèse pour « non dénonciation d’atteintes sexuelles », il sera probablement relaxé. La condamnation, elle, est dans les 414 salles, où l’on projette le film de François Ozon, Grâce à Dieu. Intéressant chassé-croisé, qui voit un cinéaste filmer comme une partie civile et précéder la justice, tandis que des magistrats se font plus de souci pour le manque à gagner éventuel des producteurs que pour la présomption d’innocence. (Lire l’article)
Les temps qui courent (3)
Il est rapporté que l’impact de l’ambiance Covid-19 sur les rêves est notable chez beaucoup, bien sûr selon les modalités propres aux histoires de chacun. De quoi avertissent ces rêves ? Qu’il n’y aura pas d’“après” ?
Des cornets contre les masques
À défaut d’avoir l’esprit civique, certains créateurs ont de l’imagination. Voyant que la police faisait preuve d’indulgence vis-à-vis des mangeurs de glace qui ôtaient leur masque, un entrepreneur a eu une idée pour le moins inattendue…
Entre écriture et traduction : la langue étrangère d’Elena Ferrante
“Les beaux livres sont écrits dans une sorte de langue étrangère”, affirmait Proust. Étrangement, cette phrase pourrait s’appliquer à la littérature d’Elena Ferrante, plus étrangère qu’il n’y paraît : elle brouille les pistes en rendant troubles les confins entre traduction et écriture. Ferrante, en effet, traduit le napolitain dans une langue apparemment incolore, inodore, surveillée, voire étouffée. Mais l’effacement du napolitain le rend plus présent que jamais. (Lire l’article)
Axiomatique
Au regard des mouvements sociaux en cours et des réponses qu’y apporte le gouvernement, une formule étrange me vient à l’esprit : nous faisons face à une crise axiomatique. Un axiome, en logique, c’est une assertion supposée vraie et dont on pourra déduire d’autres énoncés appelés théorèmes. Une fois défini un jeu d’axiomes et les règles de déduction que nous entendons lui appliquer, n’importe qui, en théorie, doit en déduire le même ensemble de théorèmes ; et un ordinateur bien programmé pourra vérifier que ce que nous présentons comme un théorème en est bien un. Or, si l’on écoute les politiques de tout bord, on sera frappé de la prégnance le plus souvent inconsciente du système d’axiomes qui nourrit leur discours. (Lire l’article)
J31 – Les divins enfants
Pépite, petit prince, diamant brut : chacun y va de sa métaphore pour qualifier Killian Mbappé, le joueur monégasque de 18 ans qui a connu la semaine dernière sa première sélection en équipe de France. Ce sont les mêmes qu’on a appliquées avant lui à d’autres jeunes promesses tombées dans l’oubli depuis. D’où vient la fascination du football pour les jeunes prodiges ? La conjonction du talent et de la précocité n’explique pas tout. Entre scandales sexuels, évasion fiscale et corruption, ce qui fascine dans le jeune prodige, c’est l’innocence. (Lire l’article)
Lapi-not dead at all
Après avoir été laissé pour mort dans le dernier album de la série des “Formidables aventures de Lapinot”, le héros éponyme de Lewis Trondheim est à présent ressuscité, pour le plus grand bonheur de ses fans. Ce n’est pas seulement le célèbre lapin que nous avons le plaisir de retrouver mais aussi ses amis, l’immature Richard, Titi ou Pierrot, dans une histoire où le fantastique se mêle à une lecture de notre société contemporaine et de ses dérives, qu’il s’agisse du terrorisme ou des sites de rencontre pour célibataires. C’est surtout l’occasion de découvrir, pour ceux qui ne le connaîtraient pas déjà, un des plus grand auteurs de la BD française contemporaine. (Lire l’article)
Le menuet des sens
La 17e édition du festival Actoral (arts et écritures contemporaines) fondé par Hubert Colas s’est ouverte le mardi 26 septembre au Théâtre du Gymnase à Marseille avec une création lumineuse, rigoureuse et emblématique de ce pourquoi le festival existe : faire parler les corps avec et sans les mots. Interprété par trois danseurs et une comédienne, Ensemble Ensemble de Vincent Thomasset, spectacle total et euphorisant sera repris en octobre au Théâtre de la Bastille à Paris, dans le cadre du Festival d’Automne. (Lire l’article)
On y va, oui ? J’travaille, moi !
Nous vous avons laissée la semaine dernière, le doigt sur votre téléphone, prête à appliquer la brillante stratégie aléatoire symétrique de votre invention qui ouvrira cette maudite route à vous comme à votre brillant collègue d’en face. Il ne vous reste qu’à choisir au hasard une heure dans les treize prochaines minutes et demie, puis à vous engager dans la chicane le moment venu ou si vous voyez l’autre véhicule en sortir. C’est alors que vous vient à l’esprit une nouvelle idée : votre stratégie n’est peut-être pas la meilleure possible pour minimiser votre temps moyen d’arrivée. Cette solution, contrairement à la précédente, ne vous garantit plus un temps de traversée maximal, mais elle abaisse d’une dizaine de secondes le temps moyen d’arrivée. (Lire l’article)
Ray Davies, un Kinks de retour
Americana était déjà le titre de son livre autobiographique publié en 2014. C’est aujourd’hui aussi le titre du dernier album solo du leader des Kinks, ce groupe britannique légendaire des années 60. A 73 ans, Ray Davies, n’a rien perdu de sa voix qui redevient vite familière dès qu’il entonne Americana, son ode à la mythique Amérique de sa jeunesse, véritable muse des compositions des Kinks. (Lire l’article)
V’là le printemps (de la traduction)
ATLAS, l’association pour la promotion de la traduction littéraire, va fêter le printemps et,...
Hijo de puta
Il y a quelques années, des pancartes ont fait leur apparition dans des manifestations organisées en Espagne, demandant à ce que l’on cesse d’attribuer à des prostituées la maternité des pires salauds de la terre, plus particulièrement celle des hommes politiques. La traduction de l’argot, des insultes, des grossièretés nous invite aussi à réfléchir au sens des mots, à leur emploi, aux sous-entendus véhiculés, à ce qu’ils disent de la société qui les galvaude ou les bannit. Alors comment traduire « hijo de puta » ? (Lire l’article)
Un nouveau siècle des Lumières
Emmanuel Macron a pris la décision de dissoudre l’Assemblée car “les défis exigent la clarté...
J1 – La fontaine de Canathe
Dans l’ombre de championnats plus fortunés et plus renommés qui attirent sans cesse les nouveaux talents étrangers, la Ligue 1 a pris depuis quelques saisons l’habitude de faire du neuf avec du vieux. On recycle. Voilà qui tombe bien, l’époque est à la chasse au gaspillage. Fini les emballages jetables, les sacs sont désormais réutilisables : les joueurs et les entraîneurs aussi. Crise oblige, les Français se mettent à la récup’ et les présidents de club au système D. Après tout, pourquoi jeter un vieux footballeur qui peut encore servir ? (lire l’article)
L’avocat et les assassins
En 1996, deux immigrants kurdes sont condamnés par la cour d’assises du Jura pour le meurtre sauvage d’une femme de vingt-cinq ans laissée pour morte après avoir été violée. Peu de choses ensuite, dans ce roman aux faux airs de récit pénal, sont entièrement imaginaires. Un avocat en proie à des phobies et bien loin du prestige des joutes oratoires, se retrouve malgré lui dans les coulisses de ce drame. Souvent, les romans de genre exposent l’indicible et décrivent le chaos avant de ramener l’ordre. Conservateurs et rassurants. Après la peur et le frisson triomphe la normalité. La morale est rappelée. Parfois aussi un texte est tout simplement bon et décale les règles. (Lire l’article)
Calendrier de rentrée
Après la réouverture des écoles, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, a déclaré que le 22 juin serait désormais la date officielle de la rentrée scolaire.
Le haka smoothie de Daniel Linehan
Pourtant fort bien composée, comme les précédentes, la dernière pièce de Daniel Linehan dbddbb qui s’appuie sur la marche et la poésie sonore dada, ne parvient pas à nous entraîner plus loin que dans le bel exercice de style. Doucereux. (Lire la suite)

















