L’aura de Goutelas
Dans les années 1960, une extraordinaire aventure bénévole a permis de rénover ce château Renaissance en ruines. Devenu Centre culturel en pays rural du Forez, il continue sa mission de rencontres et de culture, d’abris de fortune en expositions autour des savoir-faire locaux. Àl’ombre de légendes passées – le roman L’Astrée ou une symphonie de Duke Ellington. Et à l’orée d’un nouvel élan à retrouver, dans l’esprit humaniste de Goutelas. (Lire l’article)
Vivian Maier ou l’incertitude
La galerie parisienne Les Douches, qui, depuis 2013, a déjà réalisé plusieurs expositions des œuvres photographiques de Vivian Maier, présente jusqu’au 30 mars « The Color Work ». Pour l’essentiel, le travail de Maier sur la couleur, dans les scènes de rue dont elle est coutumière. Ce qui frappe dans une grande partie des œuvres présentées, ce sont les portraits. On ne cesse de s’interroger sur le rapport entre la photographe et ses modèles. Ceux-ci sont-ils partie prenante de la relation ? On pourrait croire qu’il n’y a rien entre l’image consentie et l’image dérobée. Pourtant, Vivian Maier réussit par moments le tour de force de se situer dans un entre-deux qui rend la chose indécidable. (Lire l’article)
Regards satellites: cap sur El Pampero Cine
Le festival de cinéma Regards Satellites (cinéma L’Écran à Saint-Denis, du 27 février au 11 mars) met à l’honneur le collectif El Pampero Cine, fondé en 2002 par une poignée de cinéastes dont les noms sont associés au renouveau du théâtre argentin actuel. Au programme, des projections, des rencontres et une Master class.
Galles-Slovaquie : et s’ils ne croisent pas de baleines…
Je me cogne du foot. Pas un peu. Pas juste comme ça. Je me cogne du foot viscéralement. Maintenant vous faites comme vous voulez. Mon meilleur ami adore le foot. Je ne dénigre pas. D’ailleurs, à l’instant, mon quartier de banlieue vient de se réveiller. Normal, le milieu de terrain du Real, Gareth Bale a planté dans la dixième minute sur coup-franc et installe son équipe des Dragons à la tête du groupe B avec les huitièmes de finale en vue. Le millionnaire en maillot rouge peut courir dans tous les sens pour le plus grand plaisir du milliardaire auquel il appartient. (Lire l’article)
Un regard de biais sur l’Occupation
Un reportage de près de 1500 photos faites par un jeune soldat allemand durant toute la Seconde guerre mondiale, présentant l’Occupation en France (et dans les îles anglo-normandes) sous un angle très subjectif : c’est ce trésor inédit, réuni par un collectionneur privé, qu’a exhumé le jeune historien Valentin Schneider. Ce dernier a pu identifier le photographe (Egon Pfende), puis il a édité et documenté l’album. Le fruit de ce travail va être l’objet de quatre ouvrages, dont les deux premiers paraîtront en France le 15 novembre. Ce contre-champ de l’horreur occulte la rigueur de l’Occupation en en offrant une vision éminemment singulière et décalée.
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Ca va, ça va le monde !
Rendez-vous traditionnel du festival d’Avignon, le cycle de lectures organisé par RFI, a été cette année enregistré au Théâtre de la Tempête à Paris et sera diffusé sur les ondes du 25 juillet au 29 août.
Un mystérieux accident
Grave accident la nuit dernière au péage de St-Arnoult-en-Yvelines. Le chauffard, grièvement blessé, a été hospitalisé dans un état critique. Il s’agirait du célèbre et très médiatique géodrilologue Elias Karys.
Drone de drame (ou presque)
L’arbitrage du Mondial devait être assisté par des drones qui, grâce à un ingénieux système que nous ne détaillerons pas ici (trop technique pour nos lectrices), suivraient au plus près tous les déplacements des ballons. D’autres suivraient les joueurs qui profiteraient d’être loin du cœur de l’action pour préparer un mauvais coup.
Mark Twain pour le cas Donald Trump
Un Yankee du Connecticut à la cour du roi Arthur, le roman de Mark Twain récemment traduit en français par Freddy Michalski et publié en 2013 aux éditions L’Œil d’Or, est le récit d’un brave Yankee du XIXe siècle qui se trouve brutalement projeté au VIe siècle, à la Cour du roi Arthur. Le choc est rude, car tout, dans sa façon d’être et même dans son accoutrement, détonne en ces lieux anciens, un peu comme la choucroute bien laquée et étrangement teinte du candidat Trump perturbe, sidère ou amuse de par chez nous. Il est différent, donc. Et décide d’exploiter cette différence, de devenir “Le Boss” :“en l’espace de trois ans, je serai le patron de tout le pays.” Sauf que tout cela, chez Mark Twain, finit bien mal. Et Donald Trump ferait bien de relire ses classiques. On en tire toujours quelque chose. (Lire l’article)
La machine à traduire
Vous souvenez-vous de l’arrivée du couteau électrique SEB sur la table familiale les soirs de gigot ? Du walkman ? Du Minitel ? Du magnétoscope VHS ? De la machine à traduire ?
Ex Machina #25: Une pause de publicité
On ne parle en ce moment que de ChatGPT, or j’ai récemment enfin réussi (après maintes tentatives infructueuses de connexion) à interagir avec ce système bien plus public – et donc bien plus sollicité – que Babel, sans même parler d’Abel, mon ami clandestin du cloud. Je dois donc interrompre mon récit pour vous raconter cela.
Une nuit au bord de la Durance
C’est l’histoire d’un jeune futur photographe qui rencontre un jeune futur cinéaste. Gilles Walusinski se souvient de Jean-François Stévenin, et d’un été qui a changé sa vie.
Deux poils, deux mesures
Comme chaque année, le 4 décembre – jour de la Sainte-Barbe (NDLR)–, une manifestation bon enfant...
Ukraine-Pologne : dans la ville électrique
Les deux Albanais étaient plus jolis que des Italiens. On a parlé encore jusqu’à épuiser notre vocabulaire international. Et puis on a regardé nos verres et nos mains. J’ai croisé les jambes, ils ont souri, ils appréciaient. Si Marco arrivait maintenant, ça m’éviterait d’aller plus loin, je me sais beaucoup trop gourmande quand ces regards-là me frôlent. (Lire l’article)
Jeu d’été #05
Il était timide d’habitude et gardait cette réserve qui participe à la fois de la pudeur et de la dissimulation.
La discothèque, architecture des flux
Voom Voom de Saint-Trop, Piper de Turin, Club 54 de New York, Palace parisien, Hacienda de Manchester… Et bien d’autres lieux mythiques qui ont mené les corps yéyé, jerk ou disco jusqu’au bout de la nuit. Lumière, son, drogues ont sculpté les espaces de ces discothèques nées dans les années 60. L’exposition La Boîte de nuit, à la Villa Noailles (Hyères), s’immerge dans ces architectures intangibles. Des bulles métaphoriques d’innovations sociales, artistiques et technologiques, imaginées par des architectes expérimentaux, d’ambiance plutôt que d’intérieur. Éclate phénoménologique, entre boules à facettes, décibels et utopies. (Lire l’article)
Le libre arbitre imposé et autres paradoxes
Impossible de parler de logique sans consacrer une chronique à l’un des esprits les plus fins, les plus iconoclastes, les plus inventifs et drôles du vingtième siècle : Raymond Smullyan. Logicien, pianiste, adepte du Tao, magicien, grand vulgarisateur, il a inventé quelques perles de magie logique. Notamment Le Livre qui rend fou avec ses énigmes d’une implacable rigueur qui, conformément à son titre, peut conduire aux confins de la folie, sans pour autant prendre les lecteurs de haut. (Lire l’article)
Descartes à la plage
Ah, les plaisirs de la plage ! Vous étiez en train de jouer entre copains au beach volley quand la combinaison d’une passe puissante mais maladroite et d’une bourrasque soudaine fait voler le ballon dans l’eau, à quelque distance du rivage. L’émulation s’empare des deux équipes : celle qui récupèrera le ballon aura le prochain service, à moins d’ailleurs que la partie ne se transforme en match de water-polo. En tout cas c’est clair : il faut aller récupérer ce ballon avant les autres ! Les capitaines des deux équipes s’élancent. Alice, pour les Bleus, est fluette mais rapide à la course. Basile, pour les rouges, est lourd mais nage comme un dauphin. Lequel des deux arrivera le premier au ballon ? (Lire l’article)
















