Ukraine-Irlande du nord : audiogénie
L’histoire retint que l’Irlande du Nord remporta ce jour-là sa première victoire dans un championnat d’Europe (2-0) grâce, notamment, au défenseur central McAuley qui, en reprenant de la tête un coup-franc en début de seconde mi-temps, fut le deuxième joueur le plus âgé à marquer en phase finale (36 ans). McGinn assura la victoire dans le temps additionnel. Quant au jeu ukrainien, il s’avéra aussi attrayant que la perspective d’une escapade touristique dans la zone interdite de Tchernobyl… (Lire l'article)
Obscur Oracle
L’intelligence artificielle est partout ces temps-ci. Selon qui vous en parle, elle va révolutionner notre vie, nous piquer nos jobs, gouverner le monde à notre place, nous rendre surhumains ou obsolètes, assurer la sécurité de nos routes, mettre fin à nos libertés, nous faire rois ou esclaves, inventer son propre successeur (et le nôtre) dans une singularité récursive infinie… la boîte de Pandore est ouverte – mais que contient-elle de fantasmes, de mythes anciens modernisés, de réalité exaltante ou effrayante ?
Simplicissimus
Passée la quarantaine, Heinrich Kley espérait toujours être reconnu comme peintre. Il avait...
Clap de fin
Depuis la création, il y a plus de 50 ans, des diaboliques Havaianas, Ybert Acouzy s'est battu avec énergie et une grande partie de sa fortune pour faire interdire cette invention dont “le bruit rend fou”.
Une revanche du bon sens
Le bon sens mérite d’être réhabilité, surtout en cette phase où le citoyen recouvre sa légitimité à intervenir dans les débats politiques, économiques et sociaux. Afin d’y contribuer, voici trois énigmes dont le seul bon sens offre la clé.
Si la danse était contée
Les chorégraphes ont toujours aimé la fantasmagorie tout en ayant une vraie appréhension de la narration. Comment dire sans illustrer ? Comment conter sans livret ? Autant de questions dont la danse contemporaine jugea bon de se débarrasser afin de ne plus être soumise au texte. Mais le merveilleux n’a pas fini d’œuvrer. Exemples à la 17ème Biennale de la danse de Lyon, avec Thierry Malandain et Olivia Grandville. Et à Aix-en-Provence, avec Angelin Preljocaj. (Lire l'article)
L’avocat et les assassins
En 1996, deux immigrants kurdes sont condamnés par la cour d’assises du Jura pour le meurtre sauvage d’une femme de vingt-cinq ans laissée pour morte après avoir été violée. Peu de choses ensuite, dans ce roman aux faux airs de récit pénal, sont entièrement imaginaires. Un avocat en proie à des phobies et bien loin du prestige des joutes oratoires, se retrouve malgré lui dans les coulisses de ce drame. Souvent, les romans de genre exposent l’indicible et décrivent le chaos avant de ramener l’ordre. Conservateurs et rassurants. Après la peur et le frisson triomphe la normalité. La morale est rappelée. Parfois aussi un texte est tout simplement bon et décale les règles. (Lire l'article)
Ex Machina #2: Alarme à l’âme
[Ex Machina #2] Que m’a dit Descartes ? Que si la conscience s’appuie sur des fonctions non calculables, alors elle ne peut pas s’incarner dans un système purement physique ; l’existence de l’âme en découle logiquement. Clarifions un peu cela.
Une belle occasion manquée
Reconstruire le Sacré-Cœur sur une butte érigée au fond du parc du château de Versailles, grâce à une importante partie des déblais engendrés par les travaux du Grand Paris Express, tel était le pari.
Oona Doherty, gestes recueillis
Après un solo entre performance et écriture ciselée au-delà des genres, la danseuse et chorégraphe irlandaise propose à la Biennale de la danse de Lyon une création en quatre mouvements que l’on peine à relier entre eux. Artiste associée cette saison 2018-2019 à la Maison de la danse de Lyon, Oona Doherty devrait avoir l’occasion d’imposer sa signature, même si l’on comprend son attention pour les gestes et les propos recueillis. (Lire l'article)
Roma d’Alfonso Cuarón :
des sous-titres polémiques
Une polémique inattendue est née autour du dernier film d'Alfonso Cuarón, Roma. Elle est apparue en Espagne, où le film a été programmé dans cinq salles, accompagné de sous-titres en espagnol. Tollé sur les réseaux sociaux, très vite relayé dans la presse. Les réactions sont vives, le débat est riche. (Lire l'article)
Les temps qui courent (4)
Le président de la République, absent à lui-même dans un trop plein de mise en scène, produit de l’angoisse. Le Premier ministre, présent à son inquiétude dans son “être au charbon”, produit de l’incertitude.
Johnny Cash dans le texte
John Carter Cash, fils de John Cash et June Carter, dévoile une série de poèmes et de lettres écrites par l'auteur de “Folsom Prison Blues”, mis en musique et interprétés par plusieurs de ses plus talentueux disciples dans Johnny Cash Forever Words.
Le Souci de souffrir
Pourquoi vouloir souffrir ? Mais peut-on seulement vouloir souffrir ? Telles sont les principales questions qui rythment le dernier livre du philosophe Bertrand Binoche.
Slovaquie-Angleterre : le droit de saigner
Le mercredi précédent, peu avant onze heures du soir, c’était une clameur qui l’avait fait sortir de son trou. Il avait posé ses livres et ses fiches, avait enfilé ses baskets et était sorti sur le port. Il faisait doux. Du match qui se jouait ce soir-là, il ne savait rien mais se douta, à la ferveur générale, que la France était sur le terrain. Le bar était comble et bruissant, un but venait d’être marqué. Ils étaient ensemble, eux, cent jeunes autour de cent bières, réjouis, emplis de vibrations semblables. Cent visages inconnus. (Lire l'article)
J10 – Terrain de manœuvres
La globalisation du football n’a rien d’un thème nouveau. En France, un joueur sur trois est étranger, pour environ cinquante nationalités représentées. Et pourtant, qui aurait imaginé que la Ligue 1 offrirait une modélisation aussi précise de la situation géopolitique internationale ? Dimanche se jouait PSG-OM. La saison passée, le Paris Saint-Germain s’était imposé grâce à deux pénaltys, car force devait rester à la loi. Hier, on s’est séparé sur un match nul et vierge, au bout de l’ennui. Est-ce parce que les États-Unis et le Qatar sont officiellement des alliés stratégiques qu’on s’est battu dimanche à fleuret moucheté ? (Lire l'article)
The Naked Director
Pop objets par excellence, les séries s'emparent de la représentation des sexualités et des corps, thématiques ô combien contemporaines. Retour sur cinq propositions aux angles variés. Et pour commencer : The Naked Director.
J10 – “Et puis est retourné, plein d’usage et raison”
De Joachim du Bellay, le footballeur ne retient que le premier vers : “Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage”. Une carrière est une fuite en avant, une suite de départs vers de meilleurs championnats, de plus grands clubs, de plus hauts salaires, des trophées. La mondialisation n’a fait qu’accentuer le mercenariat. Jadis on achevait sa carrière dans son club formateur, on s’en va aujourd’hui au Qatar, s’assurer une retraite. Or c’est précisément à ce panorama qu’on doit l’apparition du mythe du retour. Le joueur qui revient, ce serpent de mer, ce monstre du Loch Ness, cette arlésienne. Une légende surgie du passé, au même titre que le joueur d’un seul club, parce que le retour est une des formes de la fidélité, cette valeur absolue du football. Drogba reviendra-t-il à l’OM ? Gourcuff à Bordeaux ? Ulysse à Ithaque ? Mystères du mythe ! (Lire l'article)
















