De 1962 à 2018, Michel Urbain et Françoise Urbain-Lambert ont envoyé à leurs proches des cartes de vœux. Moitié chronique familiale, moitié dessin d’actualité, elles offrent un parcours à travers cinquante ans d’histoire politique, sociale et humaine.

 

Les vœux des Z’Urbains

 

1980

Carte de vœux 1980

Carte de vœux 1980

En 1980, les urbains vont au ski et, après le vélo cinq places de 1974, inventent le monoski pour cinq, sept si l’on compte Maïka et Fifi. Franck, le plus jeune, mène la troupe et, comme en 1974, regarde vers l’arrière tel l’ange de l’Histoire sur le tableau de Paul Klee. C’est qu’on a bien besoin d’un guide quand on slalome entre la pénurie, Barre, Chirac, l’inflation ou la déflation, sans oublier l’Ayatollah Khomeiny rentré en Iran en février 1979 et l’empereur Bokassa dont le Canard Enchaîné vient de révéler qu’il a offert en secret des diamants au Président de la République, un cadeau empoisonné qui pourrait bien conduire Giscard d’Estaing à descendre la dernière année de son septennat sur une périlleuse piste noire. Pour les Z’Urbains dont les pieds sont solidement attachés au monoski par des fixations d’un autre âge, la pente heureusement semble beaucoup plus douce, même si, pour la première fois, Éric porte des lunettes.

 

Les vœux des Z’Urbains

© Famille Urbain
Reproduction des images soumise à autorisation

Texte : Sophie Rabau