De 1962 à 2018, Michel Urbain et Françoise Urbain-Lambert ont envoyé à leurs proches des cartes de vœux. Moitié chronique familiale, moitié dessin d’actualité, elles offrent un parcours à travers cinquante ans d’histoire politique, sociale et humaine.

 

Les vœux des Z’Urbains

 

1984

1984. Les Z'Urbains vous souhaitent une bonne année © famille Urbain

À un certain moment de l’histoire mondiale, dans les dernières décennies du XXe siècle, s’est formée une frontière invisible entre ceux qui savaient programmer, n’avaient pas peur de gros mots comme mémoire extensible, code ou programme et les autres qui regardent de très loin et avec circonspection ces nouvelles machines appelées ordinateurs ou, en une manière de diminutif rassurant, micro-ordinateurs. Chez les Z’Urbains, on affronte la machine et son écran transformé illico en carte de vœux : basic ou pas basic, on nous souhaite toujours santé et bonheur et Michel a déjà appris à dessiner de ce trait en pointillé si caractéristique de nos premiers écrans. L’ordinateur a peut-être 4K de mémoire, mais en matière de dessin, il faut bien reconnaître qu’il n’est pas très doué.

 

Les vœux des Z’Urbains

© Famille Urbain
Reproduction des images soumise à autorisation

Texte : Sophie Rabau