1990

De 1962 à 2018, Michel Urbain et Françoise Urbain-Lambert ont envoyé à leurs proches des cartes de vœux. Moitié chronique familiale, moitié dessin d’actualité, elles offrent un parcours à travers cinquante ans d’histoire politique, sociale et humaine.

 

Les vœux des Z’Urbains

 

1990

Les vœux des Z´Urbains - 1990 © Famille Urbain

Les vœux des Z´Urbains - 1990 © Famille Urbain

Les vœux des Z´Urbains - 1990 © Famille Urbain

En 1968 on écrivait des slogans sur les murs. En 1989, le 9 novembre, on a abattu un mur qui séparait deux mondes et scindait la ville de Berlin. Les Z’Urbains semblent bien décidés pour 1990 à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Nous voilà avec une liste de murs à abattre — le racisme et tous les esprits de clocher (juifs, arabes, franchouillard sont tous dans le même sac), la religion (le mot « intégrisme » est arrivé dans les vœux de l’année précédente), l’armée, la police et au passage le nom d’un ministre de l’intérieur de triste mémoire : Charles Pasqua ennemi numéro 1 des amis de la liberté au début des années 1990. Et parce que la maison de Bénédigues participe depuis longtemps à la vie politique mondiale, Michel dessine un mur aux belles trouées pour sa famille passe-muraille : Franck joue de la guitare, Éric est parti à Paris abattre d’autres cloisons, Michel cultive des plants de salade et regarde Françoise, qui le regarde. Faites l’amour, pas le mur.

 

Les vœux des Z´Urbains - 1990 © Famille UrbainCliquer pour agrandir

Les vœux des Z´Urbains - 1990 © Famille Urbain

Les vœux des Z’Urbains

© Famille Urbain
Reproduction des images
soumise à autorisation

Texte : Sophie Rabau