De 1962 à 2018, Michel Urbain et Françoise Urbain-Lambert ont envoyé à leurs proches des cartes de vœux. Moitié chronique familiale, moitié dessin d’actualité, elles offrent un parcours à travers cinquante ans d’histoire politique, sociale et humaine.

 

Les vœux des Z’Urbains

 

1970

Carte de vœux 1970
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En 1969, l’homme a marché sur la lune. Les Z’Urbains aussi, qui ont revêtu leurs combinaisons spatiales. Amstrong, Aldrin et Collins, les astronautes américains d’Apollo 11 étaient trois. Plus ambitieuse la famille Urbain a formé une expédition de quatre membres pour explorer l’espace : Michel, Françoise, Anne, née en 1962, et Éric, né en 1966. Des vœux envahis par de jolis mots alors familiers, moins connus aujourd’hui : périgée — la distance, variable, de la terre à la lune voisine — rime avec santé ; apogée — l’éloignement maximal de l’astre — avec la traditionnelle prospérité. La lune aurait-elle fait oublier la révolte de 1968 ? Pas tout à fait, car ces cosmonautes semblent préférer l’apesanteur à la conquête spatiale… Et puis, regardez-la bien cette lune : rouge comme un petit livre alors fort célébré. En 1969 l’homme a marché sur la lune et parfois, aussi, il est maoïste…

 

 

Les vœux des Z’Urbains

© Famille Urbain
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Texte : Sophie Rabau