De 1962 à 2018, Michel Urbain et Françoise Urbain-Lambert ont envoyé à leurs proches des cartes de vœux. Moitié chronique familiale, moitié dessin d’actualité, elles offrent un parcours à travers cinquante ans d’histoire politique, sociale et humaine.

 

Les vœux des Z’Urbains

 

1971

 
Pour 1971, le mot d’ordre des Urbains est clair et sans équivoque : résister. Résister comme en 40 ? Peut-être… Comme en 1971 ? Sans doute, tant ces vœux semblent délicieusement datés avec cette caisse enregistreuse d’un autre âge pour représenter le pouvoir de l’argent, ce curé en soutane – on en voyait encore quelques-uns dans les rues, ou ce poste de télévision (on disait encore T.V.) qui est bien loin de l’écran plat. Mais résister, aussi , comme en 2019 : violences policières, pouvoir religieux, forces de l’argent… les ennemis ont moins changé que la forme des postes de télévision et on en vient presque à souhaiter que les vœux de 1971 soient un peu moins d’actualité. Un changement toutefois : le nom de Frank, né en 1970, apparaît pour la première fois. Les Z’Urbains vont maintenant résister à cinq.
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Les vœux des Z’Urbains

© Famille Urbain
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Texte : Sophie Rabau