2004

De 1962 à 2018, Michel Urbain et Françoise Urbain-Lambert ont envoyé à leurs proches des cartes de vœux. Moitié chronique familiale, moitié dessin d’actualité, elles offrent un parcours à travers cinquante ans d’histoire politique, sociale et humaine.

Les vœux des Z’Urbains

2004

2004 - Les Zurbains vous souhaitent une excellente nouvelle année © Famille urbain

Sous la présidence d’un Jacques Chirac vieillissant et moins fringant, l’année 2003 a été marquée d’une part par une grève particulièrement dure des enseignants contre la réforme des retraites de la fonction publique (le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin est resté inflexible), d’autre part par une vague caniculaire qui a fait un nombre de morts exceptionnel dans toute l’Europe. Il y a de quoi formuler des vœux quelque peu énervés pour 2004, surtout quand on se bat depuis un certain nombre d’années pour que tout cela n’arrive pas et que l’on voudrait bien passer une retraite tranquille dans sa maison de Bénédigues. Mais non… Il faut râler, engueuler les vœux un peu comme on gronde ses petits-enfants quand ils font trop de bruit, gentiment mais fermement : les vœux du monde entier vont se donner la main et nous foutre la paix ! Il faut une nouvelle fois ressortir son art du slogan – « Un Chirac de plus en plus sourd de lui » : de la haute couture – et dessiner des vœux dans toutes les calligraphies du monde pour que le trait et la plume mettent tout le monde d’accord. Des vœux strictement politiques ? Pas si sûr : le mot « bronchiolite », qui traîne dans la liste des maux auquel il nous faut résister, évoque une maladie infantile apparue massivement au début du 21èmesiècle. Michel et Françoise sont des grands-parents un peu gauchistes sur les bords, et attentifs aussi…

2004 - Les Zurbains vous souhaitent une excellente nouvelle année © Famille urbain

 

Les vœux des Z’Urbains

© Famille Urbain Reproduction des images soumise à autorisation

Texte : Sophie Rabau